Moule à traitement par compression pour la fabrication de chaussures avec semelles en caoutchouc. L'invention se rapporte aux moules pour <B>le</B> traitement par compression de chaussures avec semelles en caoutchouc.
On a rencontré des difficultés d'ordre pratique dans le traitement par compression de souliers .du genre mentionné ci-dessus.<B>E</B>n général, les moules ont été faits en deux par ties, dont l'une est fixée sur une table chaude et dont l'autre est montée à charnières à l'une de ses extrémités sur la. partie fixe; le moule peut ainsi .être ouvert pour recevoir ou libérer les objets ou être fermé sur eux, des moyens étant prévus pour verrouiller l'une sur l'autre les deux parties lorsqu'elles sont dans la position fermée.
La première difficulté pratique que l'on rencontre est le fait que l'on pince les par ties supérieures des dessus, en particulier vers la pointe lorsque l'on ferme les éléments des moules. La pincée produite provoque une coupure du dessus dans beaucoup de cas, et, dans d'autres cas, laisse une trace en forme de ligne qui nuit à l'aspect des objets et sou- vent les affaiblit, de sorte qu'ils sont sus- eeptibles de se fendre. La seconde difficulté est que l'on n'a pas suffisamment de faci lités pour introduire et enlever les objets.
Il est essentiel que les objets bruts puissent être introduits dans les moules et les objets traités enlevés de ceux-ci avec le minimum de travail et avec le minimum de risque de brûler les mains de l'ouvrier; il est égale ment de grande importance d'avoir un dispo sitif de verrouillage efficace de façon à em pêcher que les deux parties du moule s'écar tent l'une de l'autre lorsque l'on applique dans les objets une pression de gonflement..
Cet écartement fait que les objets sont mar qués le long de la ligne de jonction du moule et le mauvais fonctionnement des dispositifs de verrouillage fait s'ouvrir le moule -de fa çon désastreuse quand on le gonfle.
Le moule conforme à l'invention est ca ractérisé par le fait que la partie ouvrante est articulée en son coin arrière extérieur sur la partie fixe en forme de<B>L,</B> une plaque de semelle étant fixée dans la partie ouvrante et la partie fixe du moule étant rainurée pour recevoir les bords de la plaque de semelle et maintenir celle-ci en antagonisme à la pres sion intérieure.
Cette disposition présente le grand avan tage que, lorsqu'on bascule la partie mobile pour ouvrir le moule, la chaussure traitée est retirée par cette partie mobile de la partie fixe du moule et est libérée sur toute .sa. lon gueur, de sorte qu'elle peut être enlevée avec le maximum de facilité.
De même, l'introduc tion des objets à traiter peut se faire avec le maximum de facilité, car ils peuvent être introduits .de façon convenable sur la plaque de base lorsque la partie mobile du moule est dans la position d'ouverture; grâce au fait que la partie mobile du moule est courte au lieu d'avoir comme jusqu'ici toute la lon gueur du moule et, grâce également au fait que l'axe autour duquel bascule la partie mobile est en dehors de la ligne centrale du moule, ou à, un moule très robuste et on ré duit au minimum le risque d'ouvertures.
Pour empêcher les parties supérieures de la chaussure d'être endommagées par la cha leur pendant l'opération de compression, les parties du moule peuvent comporter des ca vités cellulaires avec connexions pour circu lation d'eau, grâce auxquelles l'eau peut cir culer dans les moules pour maintenir les par ties supérieures -de ceux-ci aux températu res basses désirées tout en permettant à la plaque de base -d'être portée Ù, la, tempéra ture élevée nécessaire pour effectuer une vulcanisation satisfaisante.
Les moules peuvent être montés sur une table chaude au moyen de laquelle la chaleur est transmise de bas en haut à ces moules; la table elle-même peut être chauffée par du gaz, de la vapeur ou électriquement. Le dis positif de chauffage peut être tel que les plaques de base des moules, dans les con ditions de travail, peuvent être amenées à une température .d'environ<B>160'.</B> Une série de moules peut être montée sur une table chaude unique et les différents opérateurs peuvent travailler côte à côte;
la place laté- rale nécessaire pour la manutention des ob jets est ainsi minime de sorte -que, quoique les opérateurs soient placés près les uns des au tres, ils ne se gênent pas les uns les autres dans leur travail.
Sur le dessin annexé qui représente, à, titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention: La fig. 1 est une vue en plan par dessus d'un moule-en position partiellement ouverte, une partie de la table chaude sur laquelle il est placé étant représentée; La-fig. 2 est une vue analogue représen tant ce moule en position complètement fer mée et verrouillée; .
La fig. 3 est une coupe transversale sui vant la ligne 3-d de la fig. 2, et La fig. 4 est une coupe longitudinale par tielle suivant la ligne 4-4 de la fig. 2.
Le corps du moule est en métal, de pré- férente en aluminium. Il comprend quatre parties principales. La partie B est l'élément fixe. Elle est fixée à la table A -par des vis b. La partie C, où se trouvent les doigts com plétant la, première, est boulonnée à la, par tie<I>B</I> et est fixée à la table<I>A</I> par une vis c. Les boulons de fixation de la partie C à la.
partie B sont désignés par c' et c2. Les par ties B et C pourraient être venues de fonde rie en une seule pièce, mais l'ajustage et la finition sont facilités en les faisant comme représenté, et en les boulonnant l'une sur l'autre. L'extrémité avant D clé la partie fixe est articulée en<I>d à.</I> l'élément principal<I>B</I> de cette partie. Cette partie D peut tourner sur le pivot d, de façon à échapper la partie du talon de la chaussure, dans le mouvement d'ouverture et de fermeture du moule.
La par tie ouvrante E du moule est portée par un pi vot robuste F porté par le coin avant de la partie C correspondant aux doigts, complé mentaire de la partie fixe du moule. Cette partie E est munie d'une poignée G pour fa ciliter le mouvement d'ouverture. et de ferme ture. La plaque métallique P de semelle, qui présente des saillies ou des creux de la fa çon voulue pour obtenir la surface portante de la, semelle, est fixée sur la partie ou- vrante E du moule.
Elle est encastrée dans une rainure formant joint, et les parties du moule<I>B, C et</I><B>D</B> sont rainurées sur le pour tour du pied de façon à. assurer la. fermeture et l'étanchéité du joint, comme on le voit sur la. fig. 3. Le joint X, fig. 1, doit être chan- freiné légèrement pour laisser du jeu.
Comme la plaque P de semelle pénètre dans les rai nures des parties du moule, on prévoit une butée correspondante pour la pression qui pousse vers le bas et on évite ainsi l'inconvé nient de voir la semelle en caoutchouc se ré pandre dans le joint lorsqu'on .applique la pression dans la partie intérieure, par gon flement du coussin flexible Q. V sont des ca vités, destinées à. recevoir de l'eau, prévues clans le corps du moule.
Ces cavités sont mu nies de connexions flexibles appropriées v pour permettre la circulation de l'eau, de fa çon à refroidir les parties du moule, lorsque l'on traite des chaussures dont le .dessus est en cuir, afin d'empêcher que ces dessus en cuir ne soient abîmés du fait de la, trop grande chaleur. La. partie -des doigts de la chaus sure s'ajuste dans la poche Y constituée par les deux parties fixes B et C du moule. Le joint est parfaitement ajusté, de façon à ce qu'il ne fasse aucune marque sur la partie des doigts de la chaussure.
La partie ouvrante E du moule est, lors qu'elle est fermée, verrouillée sur la partie B et la, partie D par des crochets à étriers mu nis de pivots à. excentriques. Le crochet H pi vote sur une cheville <I>J</I> et l'extrémité<I>h.</I> cons tituant le crochet proprement -dit, est taillée en oblique, de façon à mordre sans glissement sur une plaque fixe dure h'. La. douille j qui porte l'axe J est également en métal dur et est ajustée sur le côté de la partie fixe B du moule. L'axe excentrique J est actionné par un levier à main K et il est prévu un ressort k pour ouvrir mécaniquement le crochet à.
étriers lorsque la, poignée K a été amenée, par rotation, dans la position d'ouverture. L'excentrique J est réglé de façon à ce que la. ligne de traction soit presque transversale à la ligne des centres dans la position de ver rouillage, ce qui réduit au minimum la. ten- dance au déverrouillage. La partie ouvrante E est également verrouillée, à l'extrémité avant, à la partie de talon D de l'autre côté du moule. Ce verrouillage est constitué par un étrier L qui est également porté par un pivot excentrique M; N est la poignée au moyen de laquelle on effectue le mouvement d'ouverture et de fermeture.
Il est prévu un ressort auxiliaire rt pour assurer l'ouverture automatique do l'étrier L quand ,son extrémité en forme de crochet a été dégagée de la pla que fixe 1 en tournant l'axe M. L'axe M est porté dans une console en métal dur fixée sur le côté de la. partie D du moule et le crochet. de l'étrier L est incliné intérieurement et vient en prise avec la plaque en métal dur fixe 1. Cette plaque est fixée sur la partie extérieure de la. partie ouvrante E -du moule. L'étrier L bascule dans un plan horizontal. L'étrier H bascule dans un plan vertical. La partie ouvrante E bascule dans un plan ho rizontal.
Les étriers<I>H</I> et<I>L</I> se logent dans des rainures (voir fig. 4) ménagées dans la partie du moule, de façon à. ce que l'assujet tissement se fasse aussi près qu'il est possible pratiquement du centre de pression provoqué par le gonflement du coussin Q. L'ajutage <B>S</B>, pour le gonflement, est muni d'une bride s qui porte sous une pièce transversale q pré vue pour recevoir la poussée verticale du coussin de gonflement Q.
La forme -de la plaque de semelle du moule est prévue de façon à ménager une surépaisseur à l'endroit du talon, comme on le voit sur la fig. 4. En pratique, on place une plaque libre PJ, en acier, sur la. semelle inté- heure de la chaussure et sous le coussin de gonflement Q, afin que la. partie inférieure de la. chaussure soit plane et afin d'obtenir une meilleure distribution de la chaleur de vul canisation dans toute la masse de la. semelle.
Lorsque la. partie ouvrante du moule E est basculée, pour venir .dans la position ou verte au moyen de la. poignée G, et après que les étriers<I>H</I> et<I>L</I> ont été libérés en manoeu- vrant les leviers à mains<I>K</I> et<I>N,</I> la, partie D du moule (dans le cas d'un moule pour pied droit) est tournée vers la gauche, de fa- çon à pouvoir donner une meilleure facilité d'entrée pour les chaussures. Dans le cas de moules pour pieds gauches, cette partie bas cule vers la droite.
Les chaussures sont por tées sur la plaque de semelle P et sont dis posées de façon à être accessibles à l'opérateur lorsque le moule est ouvert, afin qu'elles puissent être facilement détachées de la pla que de semelle et enlevées du moule. De même, dans la position ouverte du moule;
les chaussures à traiter peuvent être placées fa cilement sur la plaque de semelle P et en fer mant la partie ouvrante E, on les déplace vers l'intérieur et latéralement, de sorte que la partie correspondant aux doigts pénètre dans la poche Y et les parties latérales et de ta lon dans les cavités complémentaires des par ties du. moule<I>B</I> et<I>D.</I>
Le mouvement latéral vers l'avant de la partie ouvrante résultant de son articula tion en un coin extérieur est important pour IF, bon fonctionnement du moule. Les parties correspondant aux doigts de la chaussure ne sont pas abîmées du fait que le joint s'y trouverait marqué, car la poche correspon dant à. la partie des doigts est, pratiquement, sans joint. On a une plus grande facilité qu'on ne l'avait jusqu'ici pour introduire et enlever les chaussures, du fait que celles-ci sont portées par la plaque de semelle P et du fait que cette plaque de semelle est fixée sur la partie ouvrante et que ses bords, sur tout leur pourtour, pénètrent dans des rainures de la. partie inférieure des éléments du moule.