Procédé et installation pour fabriquer des tubes, barres, etc. rectilignes en matière fusible et étirable. L'invention est relative à un procédé pour fabriquer d'es tubes, barres, etc., rectilignes en matière fusible et étirable, notamment en verre, et à une installation pour l'exécution de ce procédé.
Le procédé suivant l'invention se carac térise en ce qu'on fait porter plusieurs blocs solides ou saumons de matière fusible et étirable par -un montant-suppart, destiné à les recevoir empilés les uns sur les autres, et qu'on .chauffe, la partie inférieure de la pile de blocs à la température de fusion, de façon à permettre à la masse fondue de descendre pendant que les blocs non encore fondus sui vent ce mouvement de descente le long du montant-support, pour être soumise finale ment à une opération d'étirage.
L'inistalliatno,n pour l'-exé@Gution idu procédé suivant l'invention comprend un -montant- support -en matière réfractaire & sfné à rece voir une pile de @'blocs id!e matière fusible et étiTalble, en combinaison avec un dispositif .de chauffage -disposé au voisinage,
de l'extré mité inférieure du montant-support pour ame ner les blocs inférieurs :de la pile tour à tour à la température de fusion et permettre à la masse fondue idcdescendre et & venir -dano le oh@amp @(Yactnom -d'un dispositif d'étirae établi,pour en produire l'étirage.
Le dessin ,annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes -d'exécution, (de l'objet 4e la présente invention pour la f@a- bricaeon idée tubes.
La fig. 1 représente en élévation et en plan un bloc ide verre dénommé ,.siaumoin"; La fib. 2 représente, en élévation, quel ques parties étant coupées, un. montant- support ou "nourrice" constitué par une tige creuse prolongée par une -pièce conique;
La fib, t2 :a représente, en coupe, une va riante -d'une partie de la nourrice; La fiig. 3 montre, en perspective, un âïs- p osi 'Ef E <B>à</B> teeailles pour inaiutenir suspen- .due la nourrice,
La fig. 4 montre @en élévation (parties coupées) le dispositif représenté parla figg. <B>3,</B> ,des .saumons étant engagés sur la nourrice, cette f@g. 4 indiquant également les zones de chaleur que l'on désire obtenir; Les fig. 5 -et 6 .montrent, respectivement en élévation et en plan, une première forme du dispositif ide chauffage;
La fig. 7 montre, en élévation, une deuxième forme du :dispositif :de chauffage; Les fig. '8 et 9 montrent respectivement en élévation et @en coupe suivant 9-9-, fig. 8, un dispositif pour régler d'un tube;
Les fig. 10 -et 11 montrent, respective ment en élévation et en coupe horizontale suivant 11-11, fig. 10, un dispositif per mettant de sectionner le tube en tronçons -de longueurs voulues; La fig. 12 est une variante :du dispositif représenté ;aux fig. 10 et 11;
Les fig. 13 -et 14montrent re,s@pectivement en élévation et en plan, les moyens pour a.c- t.ionirner,d'unepart, le @dispoisitif pour ré gler l'étirage,du tube (fib. 8 et 9) et, d'autre part, celui pour sectrio.nner le tube (fi,(-. 10 à 12);
La fig. lis montre, en élévation, une vue ,d'ens,em#ble @d'une installation pour la fabri cation de tubes en verre et utilisant le pro cédé suivant l'inrvention;
Les fig. 16 et 17 montrent, en coupe axiale, deux nourrices établies conformément à deux modes ide réali@s,ahon différents dé ceux montrés aux fig. 2 et 2a, la fig. 16 in diquant également les zones idée challeur que l'on désire obtenir;
La fig. 1.8 montre, en @éléwation, la partie inférieure :de la nourrice représentée à la fi-. 17.
Pour fabriquer d'es tubes rectilignes en verre, on peut procéder comme suit: On constitue, au préia.lable, des blocs cy lindriques 1 en verre solide, -de volume ap proprié, dénommés "saumons", dans lesquels on ménage un conduit axial 1i également cy lindrique.
Ces saumons sont constitués de telle sorte (fig.l) -que, lorsqu'i'ls sont placés les uns au- dessus des .autres, ils s'-emboîtent les uns ,dans les autres par des parties en retrait et en saillie (voir fig. 4).
Ces saumons peuvent être obtenus très a :i- sément par les procédés tounus de pochage, coulage ou pressage.
On peut accoler sur ces saumons, :au moment où le verre est encore @suffssamvment chaud, mais déjà solide, -des baguettes idée verre de -couleur 12 .qui, à l'éti- rage, produiront, le long :
du tube obtenu, un mince filet coloré, qui peut servir, par e=xem- ple, ià l'indication de la nature -du verre ou qui peut constituer unie marque distinctive pour eaux qui ont à utiliser le tube obtenu en partant de ces saumons.
On peut également accoler sur ces sau- m-ons, au moment où le verre est encore suf- fisiaim:
ment chaud, mais déjà solide, ou bien, -une large bande d'émail #bdanc qui, à l'éti rage, pro'd'uit, le long @du tube obtenu, une large bande blanche, ce qui permet d'utiliser ce tube pour la fabrication -de niveaux d'eau, par exemple, ou bien, plusieurs bandes su perposées d'ém@aâl, de couleurs et de largeur 'différentes, ce qui, par exemple, ,
dans le cas -où l'on a recours à deux bandes superposées en émail bleu et blanc, permet d'utiliser<B>If,</B> tube obtenu pour la fabrication de tubes photophores.
Les saumons qui ne doivent pas être uti- lisès de .suite, sont recuits et refroidis. 'Si, par contre, ils :doivent être employés de suite, ils sont mis préférablement @dans un petit four d'attente, (dians lequel rè-ne une tempé rature -lui est fonction ;de la nature @du verre et dans lequel les saumons restent chauds, mais solides.
L'emploi de saumons pour la fabrication de tubes rectilignes en verre constitue, sur les procédés déjà connus, une opération préli- m,iniaire et .supplémentaire, mais qui présente des @avantages nombreux: a) si on dâs#pose @âe fours ide verrerie et si on fabrique isoi-même ces saumons, on peut, à lcisir, les fabriquer en masse et les mettre en réserve, ce qui @dlonne plus :
de souplesse à l'emploi des fours et des bassins; b) si on ne .dispose pas fde fours :de verre rie, on peut !s'approvisionner facilement et n'avoir à ti#ansp.orter que la quantité stricte ment nécessaire de matières à utiliser;
c) les saumons, étant obtenus par pres sage, etc., ,sont constitués d'une façon parfai tement homogène, ce qui permet d'obtenir, par lia .suite, des tubes @de très, bonne qualité; d) on peut vérifier et & liminer les sau mons dont la matière laisse à désirer; e) et enfin on peut, au cours d'une même journée et sans interruption, changer plu sieurs fois la nature du verre employé sans interrompre un seul instant l'opération d'étirage, ce qu'aucun procédé connu ne permet de faire.
Pour constituer le support des saumons pendant que ceux-ci sont amenés - par des moyens de chauffage décrits plus explicite ment ci-après - à la température de fusion du verre, on a recours à, une "nourrice" comprenant dans l'exemple selon fig. 2, un tube cylindrique 2 en une matière infusible à.
la température de fusion du verre, par exemple en ferro-nickel, et dont le diamè tre extérieur est légèrement inférieur à ce lui du conduit axial 11 des saumons, tube dans lequel sont ménagées des rainures pé- ii.phériques transversales 3 et t, formant des enclaves propres à permettre à des te nailles 9' et 92 (fig. 3) de venir l'enserrer.
Ce tube 2 est engagé 'sur un autre tube 5 en une matière également infusible à la tem pérature de fusion du verre et maintenu sus pendu par une bague filetée 6 vissée sur une de ses extrémités, ce qui permet de monter ou descendre à volonté un cône 7, en matière .ap propriée, de préférence en terre réfractaire, monté sur son autre extrémité et dont la sec tion transversale est celle, en plus grand, du tube qu'on désire obtenir, cette section pouvant être, au choix, circulaire, avale, triangulaire, carrée, ou avoir une autre forme polygonale.
Le cône 7 est. maintenu en place par un plateau 8 qui fait légère ment saillie sur sa paroi latérale et dont la section transversale correspond donc ÎÏ, celles de l'extrémité libre dudit cône, tout en ayant des dimensions un tout petit peu plus grandes. Le cône 7 et le plateau 8 sont. agencés de manière à permettre d'obtenir un tube de bonne qualité, sans rayures, sans bulles d'air, etc.
Pour ce faire, le cône est avantageusement constitué en une terre ré fractaire maigre à grain très fin, et forte ment cuite, sur laquelle est appliqué préa lablement un mince enduit en verre, de sorte que le verre qui coule à la surface du cône ,,enlverré", glisse sur le vernis ainsi cons titué sans que les gaz, qui pourraient se trouver à l'intérieur de la terre réfractaire. puissent se dégager et causer des troubles dans la structure du verre.
Le plateau 8 est constitué en un métal qui n'est pas fusible à la température de fusion du verre, qui ne calamine pas (comme le ferait le fer), qui ne forme pas avec. 1e verre des réactions qui tendraient à colorer celui-ci (comme le ferait le cuivre) et dont la, surface reste entièrement lisse pour per mettre un arrachage du verre dans d'excel lentes conditions.
Le nickel pur convient particulièrement à cet effet et pour donner, dans le cas de son utilisation, à la plaque 8 une résistance suffisante à la traction mé canique, cette plaque peut être enserrée en tre deux contre-plaques 8' et<B>8'</B> (fig. 2a) qui ne viennent pas en contact avec le verre et qui sont constituées, par exemple, en ferro-nickel, ou en "nichrome", ces alliages possédant les qualités de traction mécanique que le nickel n'a pas.
On pourrait .également constituer le pla teau en un métal suffisamment rigide et portant un revêtement en nickel ou on, pour rait constituer seulement le bord de ce pla teau en nickel, toutefois, la solution mon trée sur la fig. 2a est préférable, car elle écarte tout danger de détérioration du pla teau pouvant résulter de dilatations diffé rentes.
Les moyens qui permettent d'enfiler suc cessivement les saumons sur la nourrice, sans que celle-ci doive être déplacée ou même re muée, sont constitués par des tenailles 91 et 9= (fig. 3) supportées en 9 et 93, ces te- railles étant engagées, en étant dans leur position fermée, respectivement dans les enclaves 3 et 4 du tube 2. Un dispositif de verrouillage (fig. 7), constitué, par exemple, par un levier 10 à deux bras en forme de fourche et articulé en un point 10', empêche d'ouvrir les deux tenailles à la fois.
On peul; également, et mieux, constituer ces moyens en ayant recours à trois tenailles dont deux sont toujours fermées, ce qui permet d'assurer une rigidité absolue à la nourrice et d'éviter, ainsi, les ballottements qui pourraient être provoqués lors de l'enfilage des saumons et, par suite, des ondulations au tube étiré.
Les moyens de chauffage sont établis de façon que la chaleur fournie aux saumons soit répartie suivant des zones<I>A, B, C, D</I> de températures différentes (fig. 4) telles que lesdits blocs. en descendant le long de ladite tige 2 par suite de la fusion des blocs inférieurs, pénètrent, d'a bord, dans une zone de chaleur A, dans la quelle ils sont maintenus chauds et solides, puis dans une zone B, plus chaude, dans la quelle ils se soudent entre eux, ensuite, dans une zone C, plus chaude encore, dans la quelle ils entrent en fusion et coulent le long de la pièce évasée 7, cette zone C étant sui vie d'une quatrième zone D :;
fans ,laquelle on peut faire varier, à volonté, la température, suivant la nature du verre utilisé et le dia mètre ou l'épaisseur du tube que l'on veut obtenir.
Les moyens de chauffage peuvent être constitués, comme montré sur la fig. 5, par des chalumeaux à gaz 11, établis dans la zone Cet répartis régulièrement autour de la nourrice, leur orifice étant dirigé vers cette dernière. L'ensemble des chalumeaux est monté sur un anneau horizontal 13 supporté lui-même par une pièce 12 sur laquelle cet anneau peut se déplacer angulairement et horizontalement - par l'intermédiaire d'une bielle 14 et d'une manivelle réglable 15 suivant un mouvement de va-et-vient dont l'amplitude correspond sensiblement à l'é cartement de deux chalumeaux consécutifs;
par exemple pour 10 chalumeaux ce mouve- ment de va-et-vient aura une amplitude de 1/. de circonférence, ce qui permet d'obtenir une chauffe très régulière sur toute la pé riphérie du saumon. La zone B est protégée par un fourreau fixe 16 et l'effet 411 chauffage de la zone D peut être modifié en -déplaçant axia.lement un fourreau mo bile 17. Par exemple, si l'on veut obtenir du tube de gros diamètres, il faut remonter le fourreau 17 jusqu'à. la partie inférieure du cône de la nourrice pour hâter la solidifica tion du verre.
Par contre, si l'on veut, obtenir du tube de petits,diamètres, il faut .descendre ce fourreau, pour que la masse pâteuse reste molle et puisse être encore étirée. Ces mou vements peuvent être combinés avec le dépla cement vers le haut, ou vers le bas de la nourrice.
On peut également constituer ces moyens comme le montre la fig. 7, par un four cy lindrique 18 chauffé au charbon, au ma zout, au gaz ou à l'électricité, à l'intérieur duquel est suspendue la nourrice dont l'axe se confond avec celui du four, la zone C étant celle dans laquelle règne la plus haute tem pérature, la zone B étant protégée par un fourreau fixe 16 et la zone D par un four reau mobile 17, porté par une couronne 171 elle-même supportée, par l'intermédiaire d'écrous de réglage 172, par des tiges file tées 173 fixées au plancher du four.
La pièce tubulaire 5, engagée dans le tube 2, peut, dans l'un et l'autre cas, com porter un organe obturateur permettant de faire varier la section de passage de ce tube pour le courant d'air qui s'établit, naturelle ment, dans le tube étiré, dans la masse al longée suspendue à la nourrice et dans la pièce tubulaire susdite.
On peut également faire agir dans la. pièce tubulaire 5, par l'intermédiaire d'un organe approprié, par exemple une pompe<B>70,</B> montrée schématiquement (fig. 7) une dépres sion (par aspiration) voire même une pres sion (par compression).
En ce qui concerne les moyens propres à régler l'étirage du tube, ceux-ci peuvent être constitués comme montré sur les fig. 8 et 9.
Plusieurs galets 21 (trois dans l'exemple représenté) sont @ montés respectivement sur des axes 19 établis 'les uns au-dessus des autres sur un montant vertical 25', de po sition réglable par rapport au bâti 20, ces galets ayant même diamètre et comprenant chacun, à leur pourtour, une gorge à fond plat, garnie d'amiante, le galet supérieur portant, y fixé axialement, un pignon de chaîne 22 recevant le mouvement de rotation du moteur par l'intermédiaire d'une chaîne 28 reliée à un mécanisme dont il sera parlé ci-après. Un train d'engrenages 24 communi que aux galets inférieurs, un mouvement clé rotation de mêmes sens et vitesse que celui du galet. supérieur.
Sur le montant vertical 252 il y a autant d'axes 26 qu'il y a de galets 21 et on ar ticule, à chacun de ces axes, un bras coudé 27, avec contrepoids réglable 29, et portant, y tourillonné et fou, un galet 28 de sensible ment même diamètre que celui des galets 21, le pourtour du galet 28 étant également garni d'amiante et comprenant une gorge de section triangulaire propre à venir s'ap pliquer contre le tube de verre quel que soit son diamètre.
Le tout est disposé de telle manière que premièrement deux galets 21 et 28 se trou vent à la même hauteur, de part et d'autre de l'axe vertical X-Y de la machine et puissent embrasser entre eux avec une pres sion appropriée, le tube de verre, que deuxiè mement le sens et la vitesse de rotation des galets 21, coopérant avec les galets fous 28, entraînent le tube de verre, provenant de la nourrice et engagé verticalement entre les dits galets 21 et 28, d'une façon régulière et continue de haut en bas, verticalement et suivant l'axe X-Y de la machine,
de sorte que l'étirage du verre s'effectue régulière ment sous la commande d'un unique pignon moteur 22 dont la vitesse peut être réglée à volonté, et que, troisièmement, la distance entre les galets 21 et les galets 28 est ré- glable à volonté, cela en rapprochant plus ou moins les montants verticaux 25' et 252.
Comme la face active des galets entraî neurs 21 est cylindrique, la vitesse circonfé- rentielle qui détermine la vitesse d'étirage du tube de verre est égale pour tous les points de cette surface, de sorte que cette vitesse reste constante, quel que soit le dia mètre du tube étiré, contrairement à ce qui se présenterait si la face active de ces galets 21 affectait une forme analogue à celle de la face active des galets 28,
c'est-à-dire était constituée par une gorge de section triangu laire pour laquelle la vitesse circonf6ren- tielle varierait selon la distance qui sépare les points de contact du tube de l'axe de ro- tation du galet.
En ce qui concerne les moyens pour sec tionner le tube étiré en des tronçons de longueur voulue, on peut les constituer comme montré sur les fig. 10 et 11, en ayant recours à deux couteaux circulaires 30 à axes verticaux, entre lesquels est engagé le tube à sectionner, ces couteaux étant montés sur un bâti mobile 31, dénommé "guillotine" susceptible de se déplacer vers le haut et vers le bas sous la commande d'un mécanisme dont il sera question ci-dessous, cette guillo tine étant guidée par des glissières vertica les 32 et équilibrée par des contrepoids 33 y reliés par des câbles 34, le tout de façon que, lorsque la guillotine est arrivée à sa position haute extrême,
elle descende exac tement à la même vitesse que celle du tube solidifié, entraîné à une vitesse déterminée par des galets 21, les couteaux, étant alors inactifs et que, à un certain moment de la descente de la guillotine, lesdits couteaux se rapprochent dudit tube et le sectionnent, pour, au moment où ladite guillotine arrive à sa position inférieure, se séparer l'un de l'autre.
Pour faciliter le sectionnement, on re froidit avantageusement les couteaux, par exemple à l'aide d'eau froide.
On pourrait également avoir recours, comme montré sur la fig. 12, à deux bras 62 et 62' mobiles l'un par rapport à l'autre et portant respectivement des pièces 63 propres, en étant rapprochées l'une de l'autre, à venir enserrer le tube étiré, ces pièces sup portées par des ressorts 631 étant constituées sous forme de pinces élastiques de façon que leur ouverture s'adapte automatiquement au calibre du verre.
Ces pinces sont maintenues froides, par exemple par un jet d'air froid fourni par un réservoir d'air comprimé. Lorsque ces pinces viennent en contact avec le verre, déjà rigide mais encore chaud, elles produisent la rup ture du verre par contact avec un corps froid.
Ces pièces pourraient également être iso lées par rapport au bâti qui les supporte et être reliées respectivement aux bornes d'une source d'énergie électrique, de sorte que ces pièces, en venant en contact l'une de l'autre produisent une sorte de court-circuit don nant lieu à un échauffement brusque pen dant que l'on souffle de l'air froid à l'en droit où les pièces sont appliquées sur -le verre, ce qui produit la rupture du tube.
Le mécanisme propre à permettre d'obte nir les déplacements en hauteur de la guillo tine est constitué de la manière suivante: Sur le bâti 20 (fig. 13 et 14) de la ma chine est montée une poulie 35 avec volant 36, entraînée par un moteur à vitesse régla ble par rhéostat et excitateur, par l'inter médiaire d'une transmission, par exemple d'une courroie 37. L'axe de cette poulie porte un pignon 38 engrenant avec une roue dentée 39, laquelle est montée sur un axe horizontal 40 supporté lui même par le bâti 20..
Sur l'axe 40 est montée une autre roue 41, dont une partie du pourtour seulement est garnie de dents, ces dents pouvant venir en grener tantôt avec un pignon 42, tantôt avec un pignon 43 établis de part et d'autre de la roue 41; ces pignons sont entraînés suc cessivement dans le même sens et lorsque l'un des pignons engrène avec la roue 41, l'autre ne subit directement. aucune impulsion de la part de cette roue.
Les pignons 42 et 43 sont solidaires en rotation respectivement des roues dentées 45 et; 46 de même diamètre, qui engrènent elles- mêmes respectivementavec deux erémaillèr(,h établies de part et d'autre ,d'une pièce 47,<I>soi</I> ï- daire de la guillotine 31.
Il résulte de cette disposition que, à supposer que le pignon 42 soit entraîné par la partie dentée .de la ï-oue 11, dans le sens indiqué par les flèches sur la fig. 13, la pièce 47 et par suite la guillo tine s'abaissent pendant que l'autre. roue 46 et le pignon 43, entraînés par la crémaillère correspondante, tournent librement jusqu'au moment où la guillotine s'arrête, moment cor respondant à celui où la partie dentée de la roue 41 cesse d'agir sur le pignon 42. On laisse la guillotine 41 pendant un temps plus ou moins long dans sa position extrême infé rieure pour réduire les effets d'inertie et. à cet effet, il suffit que la roue 41, tout en con tinuant à être entraînée par l'axe 40, n'agisse pas immédiatement sur le pignon 43.
Dès que la roue 41 engrène avec le pignon 43 qui agit sur la pièce 47 en sens inverse, la mon tée de la guillotine se produit. Pour assurer l'engagement (les parties dentées de la roue 41 et du pignon 42 ou 43, on établit en saillie et en avant .des premières dents de la roue 41 un taquet ou came .111 et en saillie sur les pignons 42 et 43 respectivement des ta quets eu cames 421 et 43s en des points tels que, lorsque la came 41' doit agir sur le pignon 42 ou 43, elle vienne d'abord en con- iact avec la.
came 42' ou 431 et roule sur celle-ci à la manière d'une dent d'engrenage et provoque ainsi, avec certitude, l'engrène ment voulu. Il est visible que les taquets 421 et 431 sont, chaque fois ramenés dans la position qu'ils doivent occuper, du fait que le pignon 42 ou 43, qui le porte, revient à. sa position première en étant entraîné en sens inverse par la crémaillère 47 par l'intermé diaire de la roue 45 ou 46 correspondante.
Pour qu'un synchronisme existe entre la. vitesse d'étirage et la vitesse à laquelle se déplace la guillotine 31 on monte sur l'axe 40 un pignon à chaîne 48 relié au pignon moteur 22 (fig. 9) du mécanisme pour ré gler l'étirage, par l'intermédiaire d'une chaîne 23. Quant au mécanisme propre à permettre d'actionner les couteaux, on le constitue lui- même de la façon suivante, que montrent les fig. 10 et 11.
L'axe de chaque couteau 30 est fixé à un bras 49 articulé, en 50, à la guillotine 31. Chaque axe porte une poulie 55 reliée par une courroie 54 à une poulie 51 montée folle sur l'axe d'articulation 50. Cette poulie 51 est entraînée, au moyen d'une poulie<B>51'</B> et d'une courroie 52, par une double poulie 53 montée à clavette longue sur un axe verti cal 56 fixe en hauteur et portant une poulie 57 entraînée en rotation par une courroie ac tionnée par un moteur.
Le tout est tel que, lorsque la poulie 57 tourne à une vitesse sensiblement constante et que la guillotine 31 se déplace en hauteur, la<B>,</B> poulie 53 soit entraînée en rotation par l'arbre 56, cette poulie 53 communiquant, par l'intermédiaire des câbles 52 et 54 et des poulies 51, 5l1 et 55, des mouvements de ro tation aux couteaux 30.
Quant aux déplacements, dont il a été ques tion ci-dessus, que doivent avoir, l'un par rapport à l'autre, les deux couteaux 30 pour se rapprocher ou s'écarter du tube, ils sont obtenus en reliant les deux bras 49, par des bras 491 avec pivots 492 à une tringle 61 por tant elle-même un doigt articulé 59 sollicité constamment. par un ressort 59'. Ce doigt vient en contact avec une tige 58 formant une sorte de came, au cours de la descente de la guillotine. La came 58 est établie de manière telle que, lors de la descente de la guillotine, le doigt 59 entraîne la tringle 61 de façon que les bras 49 et, par suite, les cou teaux se rapprochent l'un de l'autre et vien nent sectionner le tube avant que la guillo tine ait atteint la fin de sa course descen dante.
Le point où le sectionnement a lieu est déterminé non seulement par la forme de la came 58, mais également par la position re lative de celle-ci par rapport au bâti, forme et position que l'on peut modifier à volonté.
Dès que le sectionnement a eu lieu, le doigt 59 quitte la came 58 et la tringle 61 revient immédiatement à. sa position initiale sous l'action d'un ressort 60 de sorte que les couteaux s'écartent brusquement pour venir. occuper des positions à une distance convena ble et voulue du tube pendant que celui-ci continue à descendre et que la guillotine re vient à sa position de départ. Quand la guillotine revient vers le haut, le doigt 59, avant de ;dépasser la came 58, entre en contact avec celle-ci, s'efface et reprend sa place sous l'action du ressort 591, aussitôt que la came est dépassée.
Pour faciliter le sectionnement à l'aide de couteaux, on peut combiner avec le méca nisme que l'on vient de décrire, un disposi tif préhenseur, porté par la guillotine et pro pre à venir enserrer le tube, au moment ,où le sectionnement a lieu, en un point à proxi mité des couteaux et du côté où se trouve la nourrice.
Ce dispositif préhenseur est constitué par une porte de pince comportant un organe 71 porté par la guillotine et dont la position peut être réglée à l'aide d'une tige filetée 72 et un organe mobile 73 constitué par un levier propre à être amené en contact avec le tube et à presser celui-ci contre l'organe 71 par l'intermédiaire d'un système articulé 731 relié à un point approprié de l'ensemble cons titué par les leviers 491 et la tringle 61 de façon que la commande du levier 73 dépende de la coopération de la. came 58 et du doigt 59. De préférence, on intercale dans le sys tème articulé 731 un ressort 74 pour que l'ap pui du préhenseur soit élastique.
Les faces des organes 71 et 73, en contact avec le tube, portent un revêtement en amiante. Un res sort 75 ramène le levier 73 dans sa position inactive, dés que le sectionnement @a eu lieu et au moment où les couteaux 30 s'écartent l'un de l'autre.
Dans le cas où l'on a recours, pour sec tionner le tube, à la disposition montrée sur la fig. 12, on peut actionner les pièces 63, montées respectivement sur les extrémités des bras 62 et 62', à l'aide d'un système arti culé comportant deux axes 64 et 65 montés fixes sur la guillotine dont l'un ponte le bras 621 et l'autre un levier 66 articulé par une extrémité au bras 62 et portant à l'autre ex trémité le doigt 59 avec ressort 591 pro pre à agir sur la came 58.
Deux biellettes 67 et 68 sont établies entre les bras 62 et 621 et constituent avec ceux-ci un quadrilatère déformable propre à produire le rapproche ment des pièces 68 sous la commande de 1,1 came 58 et leur écartement sous l'effet d'un ressort de rappel 60, dès que le doigt a quitté la came 58 et que la guillotine est arrivée à proximité de sa position extrême inférieure.
Dans l'ensemble, les parties décrites ci- dessus sont en position superposée les unes aux autres comme représenté à la fig. 15, où l'on a indiqué un four de chauffage 18 en tourant la partie inférieure de la nourrice et fournissant la chaleur nécessaire pour le chauffage judicieux des saumons.
Le tout étant établi ainsi que le montre la fig. 15, le fonctionnement de l'installation décrite est le suivant: Ou bien, on réchauffe dans un petit four ad hoc une quantité déterminée de saumons pris sur la réserve et on les amène ainsi à une température appropriée telle qu'ils res tent encore solides, mais qu'ils facilitent les opérations suivantes, ou bien, on prend dans un four d'attente, les saumons encore chauds qui viennent d'être fabriqués.
On enfile ensuite ces saumons un à un sur une nourrice en écartant chaque fois et suc cessivement les tenailles qui maintiennent la nourrice et on les laisse descendre, en les sui vant les uns après les autres à l'aide de cro- ^r1ets, jusqu'à. .ce qu'ils forment une -colonne de verre dont la base vient buter sur le cône 7, en terre réfractaire, qui termine la nour rice. Le poids de cette colonne doit être suf fisant pour aider les saumons, engagés sur la partie conique 7, à s'écouler au moment du ramollissement. .
Dès que le premier saumon est entré en fusion, il coule tout au long de la nourrice, la déborde et cette masse débordante entraîne en descendant le verre ramolli jusqu'à cons tituer, au-dessous de la nourrice, une masse de verre annulaire, cylindrique ou polygonale, qui cst encore cri fusion et dont l'extrémité inférieure se durcit au contact de l'air froid à la sortie du four, réalisant, d'abord, une niasse tubulaire informe, et ensuite, un tube dont la section transversale a la forme vou lue, la, solidification pouvant être accélérée au moyen de ventilateurs ou d'air froid com primé.
La masse informe du début est sectionnée à la main avant qu'elle arrive au niveau où est établi le mécanisme d'étirage et est re jetée, et l'.eltrémité du tube qui descend @de lui-même à sa. suite, est introduite entre les galets d'entraînement 21 et 28 qui assurent la récularité,de l'étirage et, par suite, l'obten tion d'un tube ayant un diamètre constant, la vitesse de ces galets étant réglable à volonté, ce qui permet d'obtenir des tubes ayant IA diamètre voulu.
A la sortie du mécanisme d'étirage, le tube pénètre dans le mécanisme qui sert à son sectionnement et dont la vitesse est. con ditionnée par celle des galets d'entraînement, mécanisme qui divise le tube en tronçons de longueur déterminée, tronçons qu'on re cueille ensuite en les faisant glisser le long d'un plan incliné 811 vers l'endroit où ils sont rassemblés.
Entre temps, le deuxième saumon, qui s'est collé au premier et est entraîné par celui-ci, fait place au troisième saumon qui se colle à lui et ainsi de suite, les saumons fondus étant remplacés au fur et à mesure par de nouveaux saumons.
On peut ainsi, si on le désire, faire suc céder des saumons, par exemple en verre jaune, à des saumons en verre blanc. Même dans le cas où la composition des saumons n'est pas la même, ils se collent entre eux pendant qu'ils sont chauds, la rupture, si elle se produit, ne se faisant qu'après refroi dissement et sur une faible longueur de tube, celle-ci pouvant être rejetée.
En suite de quoi, on obtient une fabrica tion de tubes rectilignes, en matière fusible et étirable, qui répond entièrement au but sus-indiqué, et présente, entre autres avan tages, les suivants: a) Possibilité de s'approvisionner en sau mons de composition différente; b) Possibilité de limiter la production aux besoins journaliers et de l'interrompre à volonté; ç) Possibilité de faire, sans interruption, succéder des fabrications de tubes de compo sition et couleurs différentes; d) Possibilité d'utiliser une installation de peu d'importance;
e) Possibilité de faire varier rapide ment le calibre des tubes à obtenir, cela en changeant seulement la vitesse de rotation des galets d'entraînement et la puissance calorique des chalumeaux ou du four; f) Possibilité d'obtenir des tubes de seo- tion transversale quelconque, par exemple au tres que cylindriques notamment des sections ovales ou polygonales; g) Possibilité d'obtenir des tubes portant un filet ou une bande de couleur, voire les deux, apparaissant dans la masse du tube; h.) Possibilité, grâce à l'emploi de sau mons constitués en une matière très homo gène, d'obtenir des tubes de constitution par faite.
Les fig. 16 et 17 montrent en coupe axiale respectivement deux variantes de nour rice. Dans la fig. 16 sont en outre indiquées les différentes zones .de chaleur. La fig. 18 montre, en élévation, la partie inférieure de la nourrice représentée à la fig. 17.
Dans l'exemple de la fig. 16, les sau mons portés par la nourrice sont chauffés de façon à ce que la chaleur y appliquée soit répartie suivant des zones<I>A, B, C, D</I> telles que lesdits blocs, en descendant le long de ladite nourrice par suite de la fusion des blocs inférieurs, pénètrent d'abord, dans une zone de chaleur A, dans laquelle ils sont maintenus chauds et solides, puis dans une zone B, plus chaude, dans laquelle ils se sou dent entre eux, ensuite, dans une zone C plus chaude encore, dans laquelle ils entrent en fusion, cette zone C étant suivie d'une quatrième zone D, dans laquelle on peut faire varier, à volonté, la température, au moyen d'un fourreau 17 qui peut être ,déplacé axiale- ment,
suivant la nature du verre utilisé et suivant le diamètre -ou l'épaisseur cdu tube que l'on veut obtenir.
Cette masse pâteuse est alors étirée dans la direction de l'axe de la nourrice, de façon à obtenir un tube rectiligne de diamètre voulu après quoi celui-ci est sectionné en tronçons de longueurs désirées.
Ainsi on voit en fig. 16, que les sau mons munis -d'ouvertures axiales -cylin driques sont enfilés les uns au-dessus des au tres sur la tige 21 de façon à constituer une eolonne de saumons, cette dernière étant en gagée graduellement dans un tube vertical 81 en terre réfractaire, dont le diamètre in térieur est sensiblement égal au diamètre ex térieur des saumons, jusqu'à ce qu'elle re pose sur la partie inférieure étranglée 82 du- dit tube vertical, le tube 81 étant partielle ment logé dans un four de chauffage 18.
La tige cylindrique 2 peut, dans l'un ou l'autre cas aussi être supprimée afin de faci liter l'introduction de saumons additionnels dans le tube -vertical 81 après la descente des saumons en fusion. Un déplacement la téral des saumons n'est pas à craindre, du fait que ceux-ci s'emboîtent les uns dans les autres et sont guidés en outre par le tube 87. L'ouverture axiale elle-même ides sau mons suffit déjà pour imposer à la masse fluide la forme d'un tube. On peut même, si on le juge nécessaire, amener un jet d'air à travers ces ouvertures pour contribuer à cet effet.
L'ouverture de sortie de la partie infé rieure étranglée 82 du tube qui peut être, par exemple, constituée de nickel par laquelle le verre fondu s'écoule, peut être de forme quelconque, par exemple, cylindrique, ovale, polygonale, etc., suivant la section exté rieure que l'on désire donner au tube qui est à étirer. Par conséquent la forme extérieure du tube peut être, par exemple, polygonale (triangulaire, hexagonale, etc.), tandis que la forme de l'ouverture du tube est maintenue cylindo.@ique.
La paroi du tube vertical 81 adjacente à la partie étranglée de celle-ci peut être exé- entée, soit comme représenté à la fig. 16, d'épaisseur égale, soit d'épaisseur s'amincis sant vers la partie étranglée de façon que l'effet, de chaleur dans la zone C sur la masse fluide se fasse valoir en augmentant graduel lement vers l'extrémité inférieure du tube vertical.
Cet effet peut encore être augmenté en munissant la portion de paroi qui se trouve dans la zone C de trous répartis régulière ment 81 comme dans la variante des fig. 17 et 18, de sorte que la chaleur engendrée pourra agir directement sur la masse fluide. Comme on le voit en fig. 17, le support inté rieur est établi axialement de telle manière par rapport -au tube 81 qu'il laisse une ou verture annulaire entre la. paroi de sa par tie évasée 7 et le bord de la partie étranglée 82 du tube, ladite ouverture annulaire étant de grandeur appropriée pour permettre un écoulement libre de la masse pâteuse.
Il n'est pas nécessaire que la section transversale de la partie évasée 7 corresponde comme forme à l'ouverture de la. partie étranglée 82 du tube 81.