Noyau pour bobine d'induction électrique. L'invention a pour objet un noyau pour bobine d'induction électrique et particulière ment pour les bobines qui sont .utilisées en liaison avec les installations téléphoniques longue distance, bobines qui sont connues sous le nom de bobines de charge.
On sait qu'on peut obtenir un noyau convenable en comprimant, dans un moule approprié, de la limaille de fer pour l'amener à l'état d'une masse cohérente. Afin que ce noyau présente les caractéristiques électro magnétiques nécessaires, on a trouvé que les grains individuels de fer devaient être sépa rés et de préférence également isolés électri quement les uns des autres; de plus, les grains de fer devaient être pressé,, aussi prés que possible les uns contre les autres.
La présente invention vise à fabriquer les noyaux précités grâce à l'utilisation d'une matière isolante convenant mieux aux néces- sités requises que les matières qui étaient utilisées jusqu'ici.
La matière à, utiliser pour produire l'iso lement nécessaire des grains de fer est une matière qui doit posséder les propriétés sui vantes. Elle doit être extrêmement capable de résister aux forces de séparation auxquelles elle est soumise lorsqu'une pression lui est appliquée. La matière doit être un bon iso lant électrique.
Une matière qui présente ces propriétés à un très haut degré est, par exemple, une certaine forme traitée de terre à porcelaine connue sous le nom de kaolin osmotique qui est _à l'état extrêmement divisé. Ce kaolin est obtenu par cataphorèse, conformément aux procédés connus sous le nom de procédés osmotiques; ledit kaolin convient particuliè rement en raison de son extrême pureté. et de son état finement divisé. L'invention a pour objet un noyau du type indiqué ci-dessus dans lequel la matière isolante est du kaolin réduit à titi état extrê mement divisé dans lequel les particules ont des dimensions correspondant à un état col loïdal, par exemple, du kaolin osmotique.
Ce noyau est obtenu sans qu'il soit besoin d'utiliser des températures élevées telles que celles auxquelles peut avoir lieu, à l'aide d'un fondant, la fusion. partielle ou titi com mencement de fusion du kaolin. On a trouvé qu'un mélange convenable pouvait contenir jusqu'à 10 % en poids du kaolin traité, cette proportion dépendant en grande partie de l'état de division de la li maille de fer.
Le mélange peut être exécuté de toute manière convenable; si le kaolin est tout à fait sec, il petit être mélangé dans cet état à la limaille de fer par agita tion mécanique; un autre procédé consiste à suspendre le kaolin dans un liquide facile ment évaporable, tel que l'alcool; à mélanger cette suspension avec de la limaille de fer et à évaporer ensuite l'alcool.
Afin d'augmenter la cohérence de la masse soumise à la pression, une petite quantité de gomme-laque ou de matière simi laire peut être introduite dans le mélange, soit par mélange à ôec, soit par évaporation à partir d'une solution, soit encore, par tout autre moyen connu. Cette gomme-laque rem plit seulement les interstices existant entre les grains de fer et les grains de kaolin et tend à lier ces . grains les uns aux autres.
Les grains de kaolin, tout en présentant des propriétés avantageuses au point de vue isolement électrique, sont extrêmement petits et rendent possible un rapprochement des grains de fer beaucoup plus serré qu'il n'a- vait été possible de le faire jusqu'ici, ces grains de kaolin maintenant cependant l'iso lement nécessaire entre les grains de fer. En outre, le kaolin ne se liquéfie pas et rie perd pas ses propriétés de résistance aux efforts de scission ; il peut être mélangé à des pres sions extrêmement fortes saris que l'on risque d'amener les grains de fer en contact les uns avec les autres.