CH145763A - Moteur à deux temps. - Google Patents

Moteur à deux temps.

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CH145763A
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Henri Tartrais Eugene
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Description


  Moteur à deux temps.    La présente invention concerne un mo  teur à deux temps dont les cylindres sont  pourvus d'une rangée de lumières d'échappe  ment .découvertes à fin de course descen  dante par le piston et d'une rangée supé  rieure -de lumières d'admission servant à l'ad  mission de la charge fraîche. Cette admission  est commandée par un distributeur cylindri  que ouvrant et fermant les lumières de la  rangée supérieure dans un mouvement ver  tical alternatif et dont la paroi intérieure est  dans le prolongement de la paroi intérieure  du cylindre. Ce distributeur agit ainsi  comme tiroir par la façon dont il :découvre  les lumières d'admission et comme soupape  par la façon dont il réalise l'étanchéité, en  venant s'appliquer sur un siège.  



  Dans le moteur suivant     l'invention,    le  distributeur est animé à la fois d'un mouve  ment circulaire uniforme autour de son axe  qui est celui du cylindre, et d'un mouvement  axial périodique commandé par une came  pour assurer la distribution en découvrant et    refermant lesdites lumières d'admission,  l'étanchéité en position de fermeture étant  obtenue, d'une part, par des garnitures ap  puyant sur la surface cylindrique intérieure  du distributeur et logées clans un guide cen  tral, et, d'autre part, par un épaulement de  la paroi interne du cylindre sur lequel la  base du distributeur vient appuyer forte  ment sous l'effet d'une force     additionnelle,     après avoir effectué la distribution.  



  Cette disposition présente comme avan  tages la possibilité .d'adaptation d'un     système     de graissage plus rationnel du cylindre, la  possibilité de faire varier à volonté le ré  glage de la distribution, la possibilité de  supprimer la pompe de balayage, et autres  avantages encore, qui seront ci-après exposés.  



  Des formes .d'exécution de l'objet de l'in  vention sont représentées, à titre d'exem  ple, au dessin annexé, dans lequel:  La     fig.    1 montre la partie supérieure du  moteur suivant une première forme d'exécu  tion en coupe verticale avec le tiroir abaissé;      La     fig.    2 montre le développement ex  terne du tiroir;  La     fig.    3 montre une coupe similaire à la       fig.    1 avec le tiroir levé:  La     fig.    4 montre une coupe similaire à la       fig.    1 d'une seconde forme d'exécution du  moteur, et  La fin-. 5 en     montre    le développement  externe du tiroir;

    La fi,-. 6 montre la partie supérieure du  moteur suivant une troisième forme d'exécu  tion en coupe verticale;  La fi-. 7 montre une pompe de lubrifica  tion     @en    coupe longitudinale;  Les     fig.    8 et 9 montrent :des variantes de  détails;  La fi-. 10     montre    la partie supérieure du  moteur suivant une quatrième forme     d'exé=          eution        :en    coupe verticale;  La fi,,,. 11 montre une coupe axiale, et  La     fig.    12 est une vue en plan d'une  forme d'exécution particulière de la came;

    La     fig.    13 montre la came     inférieure    en  coupe axiale, et  La     fig.    14 en coupe radiale suivant le  plan     H-H    de la     fig.    13;  Les     fig.    15 et 16 montrent, à plus grande  échelle, deux développements     différents    de  cames, et  Les     fig.    17 à 23 des coupes suivant     A-21,          B-B,        C-C,        D--D,        E-E.        F-F,        G-G     de ces développements;

    La     fig.    24 est une coupe verticale il-'un  moteur comportant une came suivant les  fil-. 11 à ?3;  La     fig.    25 montre, à. plus grande échelle,  un détail de came;  La     fig.    26 montre un galet antichoc en  vue, et  La     fig.    27 .en montre, à plus grande  échelle, un détail en coupe.  



  Dans la forme d'exécution représentée à  la     fig.    i, le tiroir-soupape 1 est constitué par  un corps cylindrique dont la paroi interne  prolonge la paroi du cylindre et dont la pa  roi extérieure porte une came disposée pour  engendrer des déplacements axiaux. La     fig.    2  représente le développement externe du tiroir    -et, par     -conséquent,    de la came: Le mouvement  de rotation est donné par l'engrenage 2 en  prise avec la denture 3 solidaire du tiroir 1.  Sur le cylindre se trouvent des frotteurs ou  galets 4, en nombre égal aux :,bosses" 5 de la  came     (fig.    1, 2 et 3,1a     fig.    3 représente le ti  roir levé).

   Il y a au moins deux galets et  bosses, mais     préférab'lemen+.    trois, et, dans ce  cas, le tiroir tourne au tiers de la vitesse du  moteur. On entend bien que bosses et galets  sont     respectivement    identiques et équidis  tants. Donc, à chaque tiers de tour du ti  roir, c'est-à-dire à chaque tour du moteur, et  au moment voulu, le tiroir, actionné par trois  points, se soulève en comprimant le ressort  6. Puis ledit ressort ramène le tiroir sur son  siège, le système     continuant    toujours à     tour-          n    e r.  



  Sur la     fi@g.    3, le     piston    est en bas de sa  course et le tiroir -est ouvert. Le balayage a  lieu; 'les flèches indiquent le     chemin    parcouru  par les fluides, air et gaz résiduels.  



  Le recouvrement 7 de la partie inférieure  du tiroir n'est pas obligatoire en ce sens que  le système peut se concevoir sans lui à la,  rigueur, par exemple pour un moteur lent.       Mais    pour un moteur rapide - que l'on     vise     ici plus spécialement -- son avantage est évi  dent. C'est lui,     .en    somme, qui permet de dire  que le tiroir 1 est bien un tiroir. Il distribue  bien comme un tiroir,     .c'est-à-dire    qu'il ou  vre et qu'il ferme en pleine vitesse.

   Il n'est  soupape que pour l'étanchéité de sa partie  "inférieure" (dans cette description, les ter  mes     "inférieur",        "supérieur",        "haut",        "bas",          "monter",        "descendre",    etc. se rapportent  simplement aux fi     l-ures).    La partie supé  rieure est rendue étanche par des garnitures  ou segments tels que 8.  



  Aucun :dispositif particulier de graissage  n'a été représenté dans ce premier exemple.  Les     fig.    1 et 3 représentent le cas général  d'un moteur à explosion avec allumage par  bougies et balayage par de l'air carburé. On  suppose que de l'huile a été introduite dans  la charge par l'un des     procédés    connus. Cette  huile tapisse les parois du collecteur et      avance peu à peu vers le tiroir, entraînée par  le courant d'air. On voit nettement sur la       fig.    3 que le tiroir l'arrête forcément.

   A  chaque course, il en "coupe une     tramhe",    si  l'on     peut        s'exprimer    ainsi, et vient     l'écraser     sur 1e siège 9 constitué ici par un épaule  ment du cylindre. Et comme le tiroir con  tinue à tourner d'un mouvement uniforme,  il la répartit également sur tout le pourtour  du siège 9, et en même temps, il l'expulse.  L'huile expulsée extérieurement sera. re  prise, elle fera partie -de la     ;,tranohe"    sui  vante. Celle qui est expulsée en dedans  forme un bourrelet que le piston, un instant  après, vient étaler et en partie capter.

   Dans  le mouvement de levée suivant -du tiroir, la  face restée grasse.     dudit    tiroir, vient en  contact avec le guidage supérieur 10 et les  garnitures 8. Cette partie supérieure -est cons  tituée et -assemblée comme dans le cas des  moteurs sans soupapes du type connu       Iinight.    L'huile qui passe - forcément -  à travers les garnitures 8, graisse la came,  les galets,     les    engrenages, et, si le     système     est étanche vers l'extérieur - et il doit  l'être - cette: huile ne peut faire autre chose  que dé revenir au tiroir.  



  On voit que le graissage du tiroir, et par  ticulièrement de son siège, est surabondant,  puisque toute l'huile destinée au cylindre  - qui en exige assurément plus -que le ti  roir - doit passer     forcément    sur le siège du  dit tiroir. En cela consiste l'artifice employé  pour rendre étanche à coup sûr un joint non  autoclave qu'on ne pourrait. étancher autre  ment que par     l'adoption        pour    le ressort 6  d'une force pratiquement prohibitive.  



  On vient de décrire la forme simple, fon  damentale. Elle comporte des variantes, qui  sont des améliorations. Au lieu de     disposer     la -came ,sur le tiroir, on peut la mettre sur  le cylindre, le tiroir ne portant alors que les  galets. Outre que cela donne un tiroir plus  léger, il va en résulter, on le verra, de très  importantes conséquences. 11 est plus léger  aussi de faire une pièce à part de l'engrenage  3 et d'entraîner le tiroir par des clavettes cou-    lissantes.

   La came, sur le tiroir ou sur le     cv-          lindre,    peut être à double chemin, de façon  que     la    commande soit     desmodromique;        mais     si     -elle    est sur le cylindre, elle se prête plus  aisément au remplacement du ressort 6 par  un ressort d'un autre système n'agissant     .que     dans la position de fermeture. c'est-à-dire  pour maintenir le tiroir sur son siège 9.  



  La     fig.    4 représente ces premières varian  tes. On y voit la came à double chemin     1L*     dont la fia. 5 représente le développement.  Cette came est maintenue en position angu  laire correcte -mais seulement angulaire   par un ergotage non     représenté.    Le tiroir 1 est  muni -de galets 12, montés.     dan:    l'exemple,  sur des tourillons lisses venus dans la     masse     du tiroir. A la partie supérieure du tiroir,  on voit des clavettes 13. venues dans la  masse,     pouvant        coulisser        axialement    dans  des rainures 14 de l'engrenage 15.

   L'engre  nage n'a plus -de déplacement axial; il est  maintenu dans ce sens par les butées 16 et  17. La commande est     desmodromique,    mais  un ressort 18, en forme de rondelle Belleville.  est disposé -de telle sorte que, prenant appui  sur la butée fixe 19, vissée dans le cylindre.  il pousse vers le bas la came 11. pièce     com-          pacte    et bien rigide, laquelle came 11 appuie       alors,    par les portions 20 (voir développe  ment     fig.    5) de son     chemin    supérieur, sur  les. galets 12, solidaire du tiroir. et. par con  séquent, appuie par trois pointa le tiroir sur  son siège 9.

   Pour que cela soit. possible, il  y a un très faible jeu en 21, sous la     pièce    à  came<B>Il.</B> Quand le mouvement de levée du  tiroir recommencera, ou tendra à recommen  cer,     le    tiroir restera un     instant    immobile  (dans le sens axial) et     c'est    la pièce à came  qui redescendra pour venir prendre appui sur  sa. face inférieure, en rattrapant le jeu 21, et  alors tout     se    passera comme si le ressort 18  n'existait pas.  



  Dans l'exemple qu'on vient de décrire,     le     tiroir soupape prend appui en 9 sur un  épaulement .du cylindre. Or, il faut du jeu  à. la partie externe du tiroir. De plus, le cy  lindre s'use en s'ovalisant. Si l'on veut. que  le piston vienne, dans son     mouvement,    re-      couvrir le plan du joint 9, comme on l'a  déjà expliqué, on éprouve une difficulté du  fait .que le tiroir et le cylindre ne se raccor  dent pas exactement. Aussi devient-il     reco-iiL-          mandable    de former l'appui 9 du tiroir, non  par le cylindre lui-même, mais par la base  supérieure d'une chemise de même épaisseur  que le tiroir, fabriquée du même métal, et  présentant le même jeu, et de faire en sort  due cette chemise ne puisse s'ovaliser.

   Et  même peut-on disposer un emboîtement de la  chemise dans le tiroir, emboîtement qui  pourra être, lui, presque sans jeu, -en raison  des dilatations pratiquement égales de ces  deux pièces. La fia. 6 représente cette dispo  sition, et c'est ici que l'on va parler .du sys  tème de graissage annoncé comme particuliè  rement avantageux.  



  On voit, aux mêmes chiffres de référen  ces, les mêmes organes -que précédemment,  mais avec en plus la chemise 22, représentée  ici avec un emboîtement tel :que 28, et sup  posée libre dans le cylindre.  



  En 24, -on voit un raccord par où arrive  de l'huile sous pression débitée     dosimétrique-          ment    par une pompe représentée f     ig.    7. Cette  pompe fonctionne de la façon suivante:  Quand le piston 25 .est au bas -de sa course,  rappelé dans     cette    position (que     représente     le dessin) par le ressort 26, l'huile pénètre au  corps de pompe par l'orifice 27. Cette huile  est, soit aspirée, soit refoulée sous pression  par la     circulaion    générale de graissage forcé  des autres mécanismes.

   La came 28     tourne     par exemple dix fois moins vite que le mo  teur     @et    elle est calée de telle sorte que lors  que la bosse 29 vient repousser brusque  ment le     piston    25, refoulant ainsi l'huile à  travers la. soupape automatique de retenue  30, le tiroir de     .balayage    soit fermé et ap  puyé. Le siège 31 de la chemise 22 sur le  cylindre obture donc tout passage de l'huile  vers le bas du cylindre. Pour cette raison, et  aussi parce que le jeu prévu en 32 peut être  moindre qu'en 33, l'huile introduite sous  pression par le raccord 24 est .donc à peu  près exclusivement dirigée vers le tiroir.  L'afflux continuel de l'air de balayage l'em-    pêche de revenir clans la conduite dudit.

   Elle  est refoulée en nappe     mince    -et absorbée par  le mécanisme qui a déjà été expliqué.  



  Il est à remarquer que -la chemise 22  tend à être entraînée par frottement dans  le mouvement de rotation du tiroir clans les  moments où le piston ne la recouvre pas.  Si toutes choses sont en bon état, il doit en  résulter une lente révolution grâce à la  quelle -la chemise ne peut s'ovaliser. Dans  le même esprit, on a représenté ici un pis  ton pouvant aussi tourner sur lui-même  grâce à une articulation de pied de bielle à.  rotule. Tous ces mouvements ont aussi pour  effet de bien répartir l'huile de graissage.  Naturellement, le système se complète de  tous moyens quelconques propres à. empêcher  l'huile du carter de remonter     clans    le cy  lindre.  



  On remarquera aussi que la chemise  n'étant que très faiblement sollicitée à tour  ner, sa rotation implique donc que tout est  en parfait état dans le cylindre. Il est donc  avantageux de pouvoir la contrôler. A titre  d'exemple d'un des nombreux moyens de  contrôle possibles, on voit sur la     fig.    6 un  petit poussoir 34 avec en     regard    sur la che  mise une encoche qui lui     communique    à. cha  que tour un petit mouvement que l'on peut  soit observer, soit utiliser pour la. commande  d'un signal quelconque.  



  L'utilisation accessoire du mouvement  de rotation du tiroir peut enfin s'appliquer  à la culasse elle-même. On voit, sur la     fig.    6,  que dans un tel exemple. la culasse n'est plus  en une seule pièce avec le bouchon 35, mais  en deux, 35 et 36. Le joint 37 ne comporte  aucun moyen d'assemblage. Il y a, cependant  un organe ad hoc, non représenté, simple  crochet, par exemple, pour empêcher la cu  lasse de tomber dans le     cylindre.        Pendant     le temps de travail, la. pression des gaz ap  plique fortement le joint 37; mais, pendant  le balayage, il y a ou il peut y avoir un mo  ment où le système est presque complète  ment déchargé. Alors, le tiroir entraîne la  culasse par le frottement des garnitures ou      de toute autre matière.

   L'exemple de la       fig.        F    représente un moteur à injection et à  allumage spontané. Le joint 38 du siège de  l'injecteur 39 étant ici autoclave et en prin  cipe libre, rien ne s'oppose à la rotation de  la culasse, ledit injecteur restant     fixe.    Cette  rotation peut être utile dans le     -cas    d'un mo  teur refroidi à l'air, ce que l'exemple envi  sage. Pour favoriser l'entrée du vent dans  la partie     concave    40, on lui adjoint un écran  rabatteur 41.  



  On a remarqué que     1e    défaut de raccor  dement évité au joint 9 par l'emploi de la  chemise 22 se manifeste plus bas, au joint  31 .de la chemise     sur    le cylindre. Mais outre  qu'il y est moins sensible, pour des raisons  évidentes, on peut y remédier par des     av-          rondis    tels que 42, qui seraient inadmissi  bles au joint 9.  



  On a représenté     fig.    6 une chemise 22  simplement posée et libre dans le     -cylindre.     Elle n'a en effet théoriquement pas besoin       d'être    maintenue dans le sens axial, mais il  est prudent de le faire cependant.     ,On    peut       (fig.    8) la maintenir par un talon 43, très  facile à disposer si le cylindre est en deux  pièces. C'est le cas, par exemple, d'un moteur  refroidi à l'air où le bas du cylindre 44 .est  -en acier et le haut 45 en aluminium.

   Un au  tre moyen consiste     (fig.    9) à ménager dans  la chemise une gorge 46, et en face, dans le  cylindre, une gorge plus profonde 47, dans  lesquelles gorges prend place une bague fen  due, en forme de "segment" de piston 48.  La chemise ainsi maintenue présente l'avan  tage de pouvoir être aisément démontée si  la bague 48 peut se loger entièrement dans  la gorge du cylindre. Il suffit pour cela d'en  écarter la fente avec un outil approprié par  une ouverture ad hoc du cylindre.  



  On a exposé plus haut     certains    avantages  découlant de l'emploi d'une came .disposée  sur le cylindre. Il y en a d'autres. On peut  supprimer l'ergotage de ladite came et la     re=     lier par un moyen ad hoc à une     commanda          extérieure,qui    permet d'en modifier le calage  à volonté. La     fig.    10 représente, à titre    d'exemple, un tel dispositif.

   Mêmes chiffres  de références générales, mais en plus on voit  une denture .d'engrenage 49. solidaire de la  came, et un engrenage 50 sur lequel on peut  agir au moyen, par exemple, d'un levier     151.     Ici, à titre de nouvel exemple toujours, le  ressort 18 ne     prend    plus appui sur une pièce  fixe, mais sur l'engrenage 15 de commande  du     tiroir.    Cet engrenage appuie lui-même sur  le bouchon 35, qui fait ici corps avec la cu  lasse,     l'exémple    représentant un moteur re  froidi à l'eau (la commande du tiroir et l'en  trée d'air de balayage, non représentés, sont  supposés, pour simplifier la figure, se trou  ver     dans    un autre plan de coupe).  



  En décalant plus ou moins la came     dans     le sens de la marche à l'aide du levier 51.  on peut -décomprimer le moteur pour faci  liter sa mise en marche. En la décalant d'un  demi-tour, on     transforme    le moteur en frein.  En effet,' au point mort bas, le cylindre  s'emplit d'air par les orifices d'échappement.  Cet air est comprimé par le retour du piston  et s'échappe dans la conduite de     halayage     quand le tiroir s'ouvre au point mort haut.  Ce frein est très puissant et réglable à vo  lonté par la commande du levier 51. Il est  principalement intéressant. pour les. applica  tions automobiles. Naturellement, la conduite  de balayage est pourvue d'une soupape de sû  reté 52.

   Une disposition     recommandable     consiste à la faire refouler clans l'échappe  ment par un conduit tel que 53     débouchante     en 54 avec une orientation telle que l'huile  provenant du tiroir soit projetée violemment  en 55 et n'ait pas tendance à     revenir    au cy  lindre, car elle y     parviendrait    après s'être  souillée de charbon.  



  Les dispositions qui     précèdent    se rappor  tent aux cas où la simplicité mécanique est  avant tout recherchée. On va maintenant dé  crire     une    dernière variante de la. came, qui  permet de modifier séparément le réglage  du point d'ouverture du tiroir et celui de sa  fermeture; et l'on montrera que les avantages  techniques qui résultent de cette disposition  peuvent dans certains cas en justifier large  ment la légère complication.      La came est maintenant en deux pièces.  Les     fig.    11 à 23 représentent en détail cette  came composée.

   Les     fig.    11 à 14 représen  tent les deux pièces vues séparément (11 et 12  came inférieure, coupe axiale et vue en plan;  14 et 13: came supérieure, coupe axiale et  coupe par     11H).    Les     fig.    15 à 23 les montrent  assemblées (15 et 16 sont deux :développe  ments en deux positions de calage relatif;  17 à 23 sont .des coupes par     AA,        BB,   <I>CC,</I>       DD,        EE,   <I>FF,</I>     GG    des développements).

   La       fig.    24 les montre assemblées et installées  dans le cylindre, et fait voir, à titre d'exem  ple, un     système    convenable pour leur com  mande, système plus spécialement applicable  au cas d'un moteur d'avion du type "en  étoile".  



  On voit sur ces différentes figures que  les deux portions de came comportent cha  cune un engrenage tel que 56, 57. La portion  inférieur comporte le chemin inférieur 60  et une partie (58, 59) -du chemin supérieur,  celle correspondant à la levée du tiroir. La  pièce supérieure comporte le chemin supé  rieur moins la partie susdite. Les .deux piè  ces sont emboîtées l'une .dans l'autre et peu  vent être déplacées     angulairement    indépen  damment l'une de l'autre, dans la limite  permise par les coulisses 61. Ces coulisses       permettent    d'assurer la continuité du portage  des galets dans -la portion de trajet 62, 63,  qui correspond au temps pendant. lequel le ti  roir est appliqué sur son siège.

   Mais pendant  une partie de ce trajet, les galets ne portent  que sur une moitié de la largeur de leur  chemin de roulement (voir     fig.    21, 22, 23).  



  Le ressort 18     (fig.    24) se trouve .disposé  comme dans l'exemple précédent. La com  mande reste     desmodromique    pour la levée,  sauf dans l'insignifiante portion terminale 59  (voir détails), dont l'angle vif est abattu.  Par contre, dans la position représentée       fig.    15 (développement), la descente 65, 66,  67 n'est commandée qu'à moitié,     c'est-à-dire     clans la portion 65, 66, correspondant au  mouvement accéléré (ce n'est pas forcément  juste la moitié comme sur les figures, et on  peut aussi avoir au milieu une portion de    mouvement uniforme). Dans la portion 66.  67, le tiroir continue son mouvement en  vertu de la vitesse acquise. Il atteint donc  son siège avec un choc.  



  On remarquera, que ce choc n'a. pas lieu  entre les valets et la. came, mais entre le ti  roir et son siège, car le     ressort    18 agissant.  la came est en ce moment en contact. avec la.  butée 21. Le chemin 68, 69 (fi,,. 16) se.  trouve donc en un plan plus bas que celui  qui passe par les     génératrices    inférieures des  galets. Donc, le choc se produit sur le siège  -et il n'en résulte aucun dommage parce  que la surface du siège est considérable eu  égard au poids du tiroir, et le choc se fait  sur un matelas d'huile.  



  On remarquera aussi que le profil de  came peut être tracé de façon à réaliser     une,     commande positive jusqu'au point où le ti  roir arrive au niveau du     recouvrement.    7, la  seule chose qui importe pour la distribution.  



  La commande du réglage de .la position  angulaire     des.    cames se fait par les engrena  ges 70 et 71, qui peuvent être seulement des  secteurs dentés de même que les engrenages  56 et 5 7 (c'est ici le cas pour les premier).  Les engrenages 70 et 71 sont, dans l'exemple  représenté, solidaires de tiges creuses 75, 76,  concentriques à la commande 72 du tiroir.  Un ressort tel que 73 assure ici l'étanchéité  de tout l'ensemble et empêche l'huile qui se  trouve en 74, et qui vient du cylindre     par     les faites, comme il a été dit, de revenir au  carter par l'intérieur des tubes 75 et 76.

    Par contre, le     coussinet:    7 7 est graissé à  l'huile propre amenée sous     pression    par le  canal 78, et -qui retourne au carter en s'é  chappant par la rainure de détente 79. Les       différents    arbres 72, T5, 76 sont sectionné  en 80, 81, 82, pour permettre le montage.  En 83 et 84, sur une partie en somme fixe,  sont des presse-étoupes empêchant aisément  toute perte d'huile. Les tiges creuses 85, 86,  prolongement de 75, 76, sont solidaires de  secteurs dentés coniques<B>87,</B> 88, en prise avec  deux engrenages 89, 90, dont l'axe coïncide  avec l'axe du moteur.

   Sur le côté .du carter,  ces deux engrenages sont en prise avec deux      secteurs dentés 91, 92, identiques à 87, 88,  mais reliés extérieurement à des leviers de  commande 93, 94, grâce     auxquels    on modifie  à volonté la position angulaire des     couronnEs     89, 9(1, et, par conséquent, par 87, 88, etc.,  le réglage -de la distribution de tous les -cy  lindres à la fois dans la même mesure.  



  La possibilité de faire ainsi varier très  commodément ledit réglage va avoir des     con-          équences    particulièrement intéressantes,  dans le cas d'un moteur d'avion, notam  ment:  En effet, dans une telle application, il est  possible de disposer de longs tuyaux d'échap  pement et d'en avoir un pour chaque cylin  dre. Or, il est bien connu que dans un mo  teur à. deux temps à échappement libre par  un long tuyau, il existe un régime pour     lequ-3l     le balayage se fait tout seul, par un effet  d'inertie.

   Mais cela n'a lieu qu'à un régime,  parce qu'il faut que l'orifice d'entrée .d'air  s'ouvre au moment précis où les conditions  sont optima pour l'obtention du phénomène,  et ce moment, considéré au point. de vue de  s a détermination mécanique, varie énormé  ment avec la vitesse du moteur, avec sa  charge, avec les pressions, températures et  densités des gaz     résiduels    et de l'air am  biant. Grâce à la commande qui vient d'être       décrite,    on pourra toujours ouvrir l'entrée  d'air au moment voulu, et on la fermera aussi  quand il faut, ce qui n'est pas moins indis  pensable, évidemment.  



  A remarquer que clans le cas spécial d'un  moteur d'avion, on pourra     profiter    de la  pression produite par la vitesse de l'appa  reil, en disposant les entrées d'air face au  vent. Remarquer .aussi que si les tuyaux  d'échappement sont suffisamment refroidis  par une circulation intérieure d'air, suivant  un procédé connu, on peut les disposer à l'in  térieur du fuselage.  



  Il est utile de signaler que le système  de réglage variable qui vient d'être décrit  n'a pas pour utilité exclusive de permettre  la suppression de la pompe de balayage. Il  est utile, même si cette pompe existe, puis  qu'il permet d'en réduire le travail. La seule    variation du point de     fermeture    a     d'ailleurs     en soi un intérêt propre, en     offrant,    dans  des buts divers, un moyen particulier     1c     variation de charge.  



  On peut aussi employer, uniquement pour  le démarrage, une pompe de     balayage    que  l'on débraie .ensuite, ou qui se débraie auto  matiquement, ladite pompe pouvant être un  même temps moteur de lancement, suivant  un procédé connu. Dans     ce    cas, la charge  fournie par cette pompe - ou ce moteur   arrive par un raccord tel que 96     (fig.    24),  et -la buse d'entrée d'air du régime normal  est fermée par un clapet automatique tel  que 95; ce clapet se rouvre quand le     régimi-#     s'établit.  



  On remarquera enfin qu'il ne faut pas  prendre à la lettre     l'expression    >,échappement  libre" employée ci-dessus à     propos    du     ba          layage        sans    pompe, Le résultat est     prati          quement    le même si tous les longs tuyaux  d'échappement débouchent dans un pot     com-          rnun    très peu résistant..

   Et alors. si l'on com  bine une telle disposition avec l'emploi d'une  pompe de balayage à très grand débit, si l'on  dispose en outre une valve d'étranglement à  la sortie du pot, et si l'on     mana.uvre        ladite     valve pour obtenir une augmentation mo  mentanée du poids de la charge, donc du  couple, suivant un procédé bien connu, on  voit .que cet ensemble     est        avantageux    en cc  sens que, la valve étant ensuite rouverte en       grand,    la pompe de balayage, normalement       surdimensionnée,    se troue     cependant    dé  chargée.  



  Les dispositifs décrits peuvent en outre  subir les modifications de détail suivantes:  Se référant à la     fig.    6, si l'on trouve  due     l'entraînement.    par friction de la chemise  22 et de la culasse 36 n'est pas suffisant,  on peut le réaliser d'une façon positive, par  tout dispositif mécanique quelconque, à ac  tion     continue    ou discontinue.  



  On peut en outre éviter la suppression  du profil de     came    représentée en 59     (fig.    11,  15,     16)    par la disposition de la     fig.    25, qui  s'explique d'elle-même. Le vide 101, 1112 n'a  aucune importance, puisqu'à ce     moment    le      tiroir qui n'est plus sollicité dans le sens  axial, que par sa très faible pesanteur, est  en fait     maintenu    en place dans ce sens, par  le frottement -des garnitures.  



  La fi-. 26 représente un galet antichoc,  composé d'un moyeu 104 et d'une couronne  103, entre lesquels est interposée une pièce  faiblement     déformable    telle que 105, par sa  forme ou par sa. nature.  



  La     fig.   <B>27,</B> qui est une coupe partielle  du tiroir par l'axe d'un galet, montre un  moyen de réaliser le graissage sous pression       clés    tourillons desdits galets, grâce au con  duit 106. Suivant que l'orifice 107 se trouve  au-dessous ou au-dessus des garnitures,  l'huile est refoulée en 108 par la pression  des gaz ou par la seule force centrifuge. Na  turellement. toutes les précautions sont pri  ses pour qu'il n'y ait pas de fuites de gaz ou  même une expulsion trop rapide du lubri  fiant. A cet effet, l'ajustage ,du tourillon est  très précis, le trou 108 est très petit et placé  en haut, de façon que le galet appuie dessus  pendant les temps clé charge.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Moteur à deux temps dont les cylindres sont pourvus d'une rangée de lumières d'é chappement découvertes à fin de course des cendante, par le piston et d'une rangée supé rieure de lumières d'admission servant à l'admission de la charge fraîche, cette admission étant commandée par un dis tributeur cylindrique ouvrant et fermant les lumières de la rangée supérieure dans un mouvement vertical alternatif, et dont la paroi intérieure est dans le prolongement de la paroi intérieure du cylindre, ce dis tributeur agissant ainsi comme tiroir par la façon dont il découvre les lumières d'admis sion et comme soupape par la façon dont il réalise l'étanchéité en venant s'appliquer sur un siège comme soupape,
    moteur carac térisé en ce que ce distributeur est animé à la fois d'un mouvement circulaire uniforme autour .de son axe qui est celui du cylindre, et .d'un mouvement axial périodique com mandé par une came pour assurer la distri- bution en découvrant et refermant lesdites lumières d'admission, l'étanchéité en posi tion .de fermeture étant obtenue, d'une part, par des garnitures appuyant sur la surface cylindrique intérieure du distributeur et lo gées dans un guide central, et, d'autre part, par un épaulement de la paroi interne du cylindre sur lequel la base du distributeur vient appuyer fortement sous l'effet d'une force additionnelle après avoir effectué la distribution.
    SOU S-REVENTDICATIONS 1 Moteur suivant la revendication. caracté risé en ce que les garnitures sont éta blies en forme de segments de piston. 2 Moteur suivant la revendication, caracté risé en ce que la force additionnelle est fournie par un ressort. 3 Moteur suivant la revendication, carac térisé en ce que, afin due le graissage du tiroir, et particulièrement de son siège soit. surabondamment assuré, on fait ar river par les orifices d'admission au moins la plus grande partie .de l'huile destinée au graissage du piston.
    4 Moteur suivant la revendication, carac térisé en ce que la came est portée par le tiroir, .des galets, au nombre de trois, étant disposés sur le cylindre, la came répétant trois fois le même tracé sur son pourtour et tournant au tiers de la vi tesse -du moteur, par le moyen d'un en grenage porté par elle-même et partici pant à son mouvement axial, le tiroir étant rappelé par un ou plusieurs res sorts de forme appropriée.
    5 Moteur suivant la revendication, carac térisé en ce que le tiroir, entraîné par clavettes coulissantes au moyen d'un en grenage sans déplacement axial, porte des galets contraints à se .déplacer entre les deux chemins d'une came angulairement fixe par rapport au cylindre et donnant une commande desmodromique, ladite came pouvant effectuer un très léger déplace ment axial qui lui permet, grâce à un ressort puissant, mais à faible course, agissant sur elle, d'appuyer le tiroir sur son siège dans la position de ferme ture, ledit ressort ne jouant aucun rôle dans la distribution.
    6 Moteur suivant la revendication, carac térisé en ce que la paroi interne du cylin dre est constituée par la paroi d'une che mise rapportée avec du jeu dans ledit cy lindre et comportant à sa partie supé rieure un épaulement sur lequel vient reposer le tiroir soupape, le graissage étant alors assuré par une adduction do simétrique au moyen d'une pompe spéciale convenablement calée, refoulant l'huile sous pression dans le jeu susdit, des moyens étant prévus pour assurer et con trôler la rotation de cette chemise, ainsi que pour la maintenir axialement. 7 Moteur suivant la revendication, caracté risé en ce que le mouvement .du tiroir -est utilisé pour faire tourner la culasse, en vue de son refroidissement.
    8 Moteur suivant la revendication, caracté risé en ce que la came est. agencée de fa- çon à pouvoir être décalée à volonté. pour produire la décompression ou le freinage, des moyens étant prévus pour que le moteur devenu frein ne puisse aspirer dans le pot d'échappement ni recevoir de l'huile souillée de charbon. 9 Moteur suivant la revendication, caracté risé en ce que la came se compose de cl-eux pièces emboîtées l'une clans l'autre et pouvant être décalées séparément, par une commande extérieure, ce qui permet de faire varier à volonté les points d'ou verture et de fermeture du distributeur, toutes les fonctions essentielles déjà dit < ,. restant assurées.
    10 Moteur suivant la revendication et la sous-revendication 9. caractérisé en ce que la commande de la came en deux piè ces est réalisée par des engrenages montés sur des arbres creux concentriques à la commande du tiroir lui-même.
CH145763D 1928-11-26 1929-11-23 Moteur à deux temps. CH145763A (fr)

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