Appareil déchargeur de fourrages. L'objet de la présente invention est un ap pareil déchargeur de fourrages et de céré ales qui permet le déchargement rapide des voitures de récoltes à l'aide d'une seule per sonne et d'un attelage.
Cet appareil comprend un ensemble mé canique qui s'installe dans les bâtiments, au point le plus haut possible.
Cet ensemble comporte un arbre principal supporté par des paliers et sur lequel sont fixés des tambours enroulant quatre câbles de levage destinés à monter la charge; ces câ bles passent sur des poulies de retour pour leur donner l'écartement nécessaire; des con trepoids permettent la descente facile de ces câbles à un bout desquels sont fixés quatre crochets permettant d'accrocher la charge par les quatre coins.
Sur l'arbre principal est fixé un frein à tambour; ce frein a pour mission de retenir la charge à n'importe quelle hauteur; il sert également à régulariser la descente de cette charge; un volant de traction est fixé égale- ment sur l'arbre principal; de ce volant se dé roule et s'enroule le câble de traction.
L'ensemble de ce mécanisme constitue un appareil de levage dit à quatre câbles, mais pouvant être appelé autrement.
Ces appareils sont généralement mus par des bêtes de trait, lesquelles sont attelées di rectement au bout libre du câble de traction qui, passant dans le bâtiment, sur des poulies de retour, arrive au pied de ce bâtiment à portée de l'attelage.
Le fonctionnement est sommairement le suivant, en prenant, par exemple, le cas d'une voiture de foin.
La première opération consiste, avant le chargement, à disposer au fond de la voiture et en travers, deux chaînes de longueur ap propriée, sur lesquelles on place un plateau en bois, ayant environ la longueur de la voi ture; la voiture est ensuite chargée et ame née sous l'appareil.
Après avoir accroché les quatre crochets aux quatre bouts desdites chaînes, on attelle l'attelage au bout libre du câble de traction; en tirant sur ce câble, l'attelage fait monter la charge jusqu'à la hauteur voulue; les bê tes de trait sont dételées, leur mission étant terminée.
On peut laisser la charge suspendue, le frein la maintenant, ou bien la déposer sur un pont roulant formant le complément de ces appareils, pont qui circule dans le bâti ment pour y répartir la marchandise au mieux.
Ces appareils sont d'une manoeuvre assez simple et d'un rendement très avantageux, mais ils ne sont pas sans risques de graves accidents; le plus dangereux et le plus à craindre est le suivant: Si on suppose que la charge suspendue vienne à.
redescendre, soit par suite de la rupture d'une pièce du frein, soit à cause du mauvais fonctionnement de celui-ci, ou encore par suite d'une maladresse de l'opérateur, il en résulte que la partie libre du câble de traction étendue sur la terre et pouvant être très longue est rappelée avec une vitesse ver tigineuse, fauchant ainsi sur son passage tout ce qu'elle rencontre, pouvant, de, ce fait, cau ser de graves accidents matériels et très sou- -#,ent des accidents mortels de personnes ou de bétail.
Afin d'obvier à ces inconvénients, l'ap pareil déchargeur comprend suivant l'inven tion une couronne solidaire dudit volant, per cée d'ouvertures et portant des bossages, des goujons susceptibles de coulisser dans une première collerette clavetée sur l'arbre prin cipal, contre lesquels goujons desdits bossages peuvent s'appuyer lors de l'embrayage, une deuxième collerette folle sur le même arbre et présentant une gorge sans fin, une four chette pouvant pivoter autour d'un axe monté sur un support fixe et portant des ergots pa tinant dans ladite gorge sans fin ainsi qu'un tourillon, une came oscillant autour de son axe également solidaire dudit support fixe, agissant sur ledit tourillon et munie d'un doigt entrant ou sortant desdites ouvertures pratiquées dans ladite couronne,
un ressort de rappel ayant tendance à ramener la came dans la position droite et un câble à contre poids destiné â s'enrouler et se dérouler au tour du moyeu du volant, tandis que le câ ble tracteur est enroulé sur la périphérie du même volant, de sorte que, par un tirage sur le câble tracteur, le câble à contrepoids se trouve enroulé, le déroulement de ce câble sous l'effort de son contrepoids produisant l'enroulement automatique de l'extrémité li bre du câble de traction sur ledit volant lors que ce dernier est automatiquement rendu fou sur l'arbre principal.
A titre d'exemple, l'objet de cette inven tion va être décrit ci-après en référence au 'dessin annexé, dans lequel: La fig. 1 est une coupe verticale mon trant le mécanisme d'embrayage dans une po sition intermédiaire; La fig. 2 est une vue par bout du côté op posé au volant du mécanisme; La fig. 3 montre en plan le mécanisme d'embrayage dans la position embrayée; La fig. 4 représente en plan le mécanisme d'embrayage dans une position intermédiaire; La fig. 5 montre en plan le mécanisme d'embrayage dans la position débrayée.
Comme on le voit dans ce dessin, l'appa reil dont il s'agit comporte un volant de traction 21 tournant sur des paliers lisses ou à rouleaux 22.
Le volant 21 est maintenu en place sur l'arbre principal 17, d'une part, au moyen d'une bague d'arrêt<B>23</B> et, d'autre part, à l'aide de la collerette 2.5 fixée sur cet arbre au moyen d'une clavette 2i6.
Le même volant est muni d'une couronne 27 percée d'ouvertures 28 et portant des bos sages 29 qui viennnent s'appuyer, lors de l'embrayage, contre des goujons 30 suscepti bles de coulisser librement dans des loge ments 25A pratiqués dans ladite collerette 25.
Ces goujons sont solidaires d'une deuxième collerette 31 montée folle sur l'ar bre 17 et qui présente une gorge sans fin 32 dans laquelle patinent des ergots 33 portés par une fourchette 34, cette dernière pouvant pivoter autour de son axe 35 traversé par un boulon de fixation 3,6 bloqué sur le sup port 37.
Un tourillon 38, solidaire de la fourchette 34 oscille en même temps que cette fourchette dans la came 39 et suit la fente 39A de cette came. La came @3,9 oscille également autour de son axe 40 bloqué sur le support 37.
La came 39 porte un doigt 41 qui, lors qu'il est entraîné, rentre ou sort des ouvertu res 28 pratiquées dans la couronne 27 du vo lant 2.1; un ressort de rappel 42, fixé, d'une part, sur l'axe 40 et passant, d'autre part, dans un trou pratiqué dans le bossage 43, travaille à la flexion et a tendance à rame ner la came 39 dans la position droite (fig. 4).
Un câble 44, muni d'un contrepoids x, s'enroule et se déroule au moyeu du vo lant 21.
Le mécanisme se trouvant à l'arrêt dans la position débrayée (fig. 5), lorsqu'on tire sur le câble de traction 15 (fig. 2)' qui est alors enroulé sur le volant 21, on donne à ce dernier un mouvement de rotation; ce volant et la couronne 2 7 tournent et enroulent le câ ble 44 du contrepoids x.
La came 39, dont le doigt 41 est en con tact avec la couronne 27, rencontre alors l'une des ouvertures 28 et, sous l'action de son res sort 42, agissant à la flexion, s'y engage au fur et à mesure que cette couronne tourne, elle entraîne le doigt 41 jusqu'à ce que ce der nier prenne une position oblique lui permet tant de s'échapper de l'ouverture 28 dans la quelle il s'était engagé, et de patiner ensuite contre la couronne 27.
Ce mouvement de rotation de la came 39 a obligé le tourillon 3,8 à suivre la fente ,39A de cette came et à faire obliquer la fourchette 34 vers la gauche. L'axe 35 de cette four chette pivotant autour du boulon 36, les er gots 3'3, solidaires de la fourchette 34 et qui patinent dans la gorge 32, ont poussé la col lerette 3:1 vers la gauche, de sorte que les goujons 30 ont coulissé dans les logements 25A de la collerette 25 et sont venus se loger devant les bossages 2-9 de la couronne 27; lorsque ces bossages 2.9 arrivent en contact avec les goujons 30, ils entraînent ces derniers et l'embrayage se trouve ainsi réalisé par l'intermédiaire de la clavette 2,6 calant la col lerette 25 sur l'arbre 17.
La charge étant montée à hauteur voulue, le frein ordinaire sur tambour la maintient; la traction étant alors arrêtée, lorsque sous l'effort du contrepoids x, le volant 21 est animé d'un mouvement de rotation en ar rière, il entraîne la partie libre du câble de traction 15 qui s'enroule entièrement sur ce volant 21, de sorte que ce câble 15 se trou vant ainsi enroulé du côté de son extrémité libre ne risque plus d'occasionner les acci dents précités.
Pendant le premier mouvement de rota tion en arrière du volant 21, les mouvements suivant se sont produits: Le doigt 41. qui patine continuellement contre la couronne 27 rencontre des ouvertu res 2,8 et, sous l'action de son ressort 42, s'y engage; ce doigt 41 est entraîné jusqu'au Mo ment où sa position oblique lui permet d'é chapper de l'ouverture 28 dans laquelle il s'é tait engagé et de patiner contre la cou ronne 27.
La came 39, pendant ces mouvements, tourne autour de son axe .10; le tourillon 3() suit la fente 3.9A de la came et fait obliquer la fourchette 34 vers la droite; en obliquant, les ergots 33, pris dans la gorge 3 2 de la col lerette 31, font déplacer cette pièce 31 vers la droite, entraînant elle-même les goujons 30 qui lui sont solidaires.
Ces goujons 30 ont coulissé dans les loge ments 2:5A de la collerette 25 jusqu'au mo ment où ils ont été dégagés des bossages 29 solidaires de la couronne 27 du volant 21.
Ces mouvements ont eu pour effet de ren dre automatiquement fou le volant: 21 sur l'arbre principal<B>17;</B> en même temps, il y a eu enroulement automatique du câble de trac tion 15 sous l'effort du contrepoids x, relié au volant 21 par l'intermédiaire du câble 44.