illachine mouleuse continue et automatique. La présente invention a pour objet une machine mouleuse continue et automatique convenant à la fabrication de biscuits, pâtes alimentaires, intérieur en praliné de bonbons en chocolat, bonbons, tablettes et sujets en chocolat ou en .sucre et en général tous ob jets susceptibles d'être moulés à usage ali mentaire ou non.
Cette machine permet de mouler et dé mouler automatiquement et, par suite, de remplacer à peu près complètement le per sonnel.
La machine selon l'invention. est<B>du</B> type à. injection sous pression de la matière.à mou ler dans les cavités de moulage et à démou lage effectué automatiquement par ouverture du moule aussi bien en dépouille qu'en contre-dépouille. Elle est caractérisée en ce qu'elle comporte une chaîne alvéolaire sans fin présentant des éléments articulés entre eux et munis d'alvéoles ou cavités de mou lage chevauchant sur deux éléments contigus au moins, de telle façon que, lorsque la chaîne est placée à plat, les alvéoles sont bien délimités par les portions d'alvéole ac colées d'au moins deux éléments voisin,
tandis que si ces éléments voisins pivotent l'un par rapport @à l'autre, les portions d'al véole contiguës sont écartées, ce qui per met l'enlèvement ou provoque la chute des produits moulés.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de la machine mouleuse.
La fig. 1 représente une vue par-dessus d'un mode d'exécution de la chaîne articu- 1e,e@.
La fig. 2 en -est une vue par-dessous; Les fig. 3 et 4 sont des coupes par 3-3 et 4-4 de la fig. 2; La fig. 5 est une coupe par 5-5 de la fig. 1; La fig. 6 montre une forme d'exécution d'une machine à mouler, munie d'une chaîne articulée réalisée suivant les fig.. 1 à 5; La fig. 7 est une coupe par 7-7 de la fig. 6 vue dans le sens des flèches; La fig. 8 montre à plus -grande échelle la phase du démoulage;
La fig. 9 est une vue en plan d'un tron çon de la chaîne mouleuse; La fig. 10 en est une vue par-dessous; La fig. 11 en -est une vue en bout; La fig. 12 en est une vue de côté; La fig. 13 est une coupe par 13-13 de la fig. 9; La fig. 14 montre à plus grande échelle un détail de la fig. 13'; La fig. 15 est une vue d'ensemble en coupe d'une machine-mouleuse munie d'une chaîne alvéolaire telle que représentée sur les fig. 9 à 14;
La fig. 16 est une vue d'ensemble de la même machine en élévation verticale; La fig. 17 représente l'ensemble du dis positif de démoulage; La fig. 18 en est une vue partielle en plan; La fig. 19 représente à plus grande échelle le dispositif de peigne servant au démoulage des produits restés collés aux demi-alvéoles supérieurs; Les fig. 20 et 21 illustrent le fonctionne ment de ce dispositif de peigne; La fig. 22 représente le peigne servant au démoulage des produits restés collés aux demi-alvéoles inférieurs;
Les fig. 23 et 24 donnent le détail du fonctionnement de ce peigne; La fig. 25 montre en détail le nettoyage des alvéoles de la chaîne par des brosses ro tatives normales à cette chaîne, dites "goupillons" et par des brosses rotatives fixes parallèles au plan de ladite chaîne; La fig. 26 est une coupe partielle de la fig. 25; La fig. 27 est une vue en bout de la ma chine et montre les brosses de nettoyage se déplaçant transversalement à la chaîne mou leuse; La fig. 2-7a montre un détail;
La fig. 28 est une vue en plan de la fig. 27; Les fig. 29 à 32 sont des vues de détail de la chaîne porte-brosses et du mécanisme destiné à donner aux brosses un mouvement de rotation; La fig. 33 représente une variante; Les fig. 34 et 3,5 représentent deux mo des d'exécution d'une machine mouleuse combinée avec des chambres de chauffage et de réfrigération de la chaîne; Les fig. 36 et 37 représentent une chaîne alvéolaire destinée au moulage d'objets ayant une certaine dimension, par exemple de tablettes. de chocolat;
La fig. 38 montre une variante d'exé cution de la machine représentée fig. 15 et 16; La fig. 39 représente, à plus grande échelle, le montage des goupillons.
La chaîne articulée utilisée dans les ma chines mouleuses représentées est formée d'un certain nombre d'éléments prismatiques 1, dont chacun comporte des demi-alvéoles 2, formant par leur juxtaposition avec les demi-alvéoles d'un élément voisin, des cavi tés ou alvéoles de moulage, de forme cor respondante à celle du produit que fon veut obtenir.
Four la réunion de ces éléments, leur face inférieure est découpée de manière à former alternativement des parties mâles 3, et des parties femelles 4, et l'assemblage est réalisé par les axes 5, les parties mâles et femelles ayant naturellement des formes cylindriques permettant les déplacements angulaires relatifs des éléments assemblés. De préférence, des logements seront prévus de place en place à intervalles convenables pour loger des galets de roulement 6, mon tés fous sur les axes 5.
Dans la machine mouleuse représentée fig. 6 et 7, la chaîne ainsi formée par les éléments articulés 1 est montée sans fin sur trois rouleaux 7, formant les arêtes d'un prisme triangulaire et l'un au moins de ces rouleaux, .à savoir, le rouleau inférieur qui est animé d'un mouvement de rotation par le moteur 8, possède une section polygonale et, dans l'exemple choisi, hexagonale. Les rouleaux sont montés sur les flasques du bâti 9, qui forme en même temps le support de l'ensemble de la machine.
A l'intérieur du triangle formé par la chaîne se trouve un bâti 10, de forme également triangulaire et sur les faces duquel roulent les galets 6 clé la. chaîne. Ce bâti 10 est fixé au support 9 par les barres transversales 11. Les faces de ce bâti peuvent être soit continues, soit constituées de deux ou plusieurs portions de surface plane, formant chemins de roule ment pour les galets. 6 de la chaîne, cepen dant l'une dés faces 10a est continue et re çoit la pression exercée sur la chaîne par la matière moulée contenue dans le couloir d'alimentation 12 qui prolonge la trémie 13.
La chaîne se meut dans le sens F, et ses alvéoles se remplissent de matière à mouler pâteuse ou liquide au passage devant le con duit d'alimentationÏ 12. Une vis 14 montée dans la trémie 13, entretient une certaine pression au sein de la matière pâteuse. Le bord infé rieur 15 du couloir d'alimentation -est légè rement recourbé, de manière à former ra clette assurant l'arasement des alvéoles et l'enlèvement de la matière en, excès.
Au pas sage de la chaîne sur le rouleau inférieur 7 (fi-. 8), les éléments voisins de la chaîne pivotent les uns par rapport aux autres, les alvéoles s'écartent et les produits moulés tombent sur la bande transporteuse 16 qui les amène à une autre phase de traitement. L'entraînement du rouleau peut être produit, par exemple, par l'intermédiaire d'une vis sans fin 17 -et de la roue hélicoïdale 18, de l'axe 19, des engrenages 20, 21, 212, du cou ple conique 2'3, de l'axe 24 et du couple co nique 25, dont un pignon est calé sur l'ar- bre 26 du rouleau 7; l'axe 19 qui traverse la trémie 113 porte également la vis d'ali mentation 14.
Mais il est évident que toute autre disposition mécanique pourrait être utilisée.
La machine peut comporter en outre tous organes accessoires utiles tels qu'une brosse rotative 2'7 entraînée par le moteur 28 et servant au nettoyage des alvéoles, des galets de butée 29 à la partie supérieure du bâti, ainsi que des vibreurs automatiques agissant sur la chaîne pour favoriser le démoulage. Un des rouleaux 7, par -exemple, le rouleau de droite de la fig. 6, pourra être monté dans des paliers réglables, de manière à per mettre de modifier la tension de la chaîne. Enfin, à l'intérieur de la trémie 13 pour ront être agencés des dispositifs de réchauf- fage de la matière.
Il va de ,soi que des modifications de détail pourront être apportées aux formes d'exécution qui viennent d'être données, à titre d'exemple, sans pour cela sortir du ca dre de la présente invention. On conçoit, par exemple, que les alvéoles de la chaîne pour raient recevoir toute forme appropriée au moulage que l'on .se propose d'exécuter.
Egalement la vis d'alimentation peut être remplacée par un cylindre cannelé tel que 40, représenté en pointillés fig. 6, ee qui a l'avantage de permettre la commande directe du cylindre 40 et du rouleau entraî neur 7 par des chaînes.
La machine mouleuse qui vient d'être décrite permet entre autres applications de réaliser la fabrication des bonbons de cho colat ou pralinés d'une façon beaucoup plus simple que jusqu'ici.
La chaîne mouleuse représentée sur les fig. 9 à 14 est formée d'un certain nom bre d'éléments 1, constitués par de simples barres de section rectangulaire, et dont cha cun comporte des d.emi-alvéol-es formant par leur juxtaposition avec les demi-alvéoles d'un élément voisin, des cavités ou alvéoles do moulage de forme correspondante à celle du produit que l'on veut obtenir. Sur un même élément, les alvéoles peuvent d'ailleurs être de formes différentes.
Ces éléments sont assemblés entre eux par des chaînes Galle C, ou autre organe de transmission mécanique analogue (par exem ple au nombre de 2) qui forment l'ossature longitudinale de la chaîne mouleuse. Ces chaînes pourront être, par exemple, fixée au-dessous des éléments 1 à l'aide du dispo sitif qui va être décrit.
Chacun des éléments 1 comporte, venu de fabrication, soudé ou fixé par des vis 51, un flasque ou oreille 50, formant une sorte de palier, dans lequel est fixé par une vis 53, un axe 54, dont la tête filetée 54a est solidaire de l'un des maillons 55 de la chaîne C. Chacun des maillons de cette chaîne se trouve ainsi relié par un axe médian à l'un des éléments de la chaîne mouleuse. Pour consolider l'ensemble, on pourra relier les différentes chaînes Galle C, associées à la chaîne mouleuse, par des tiges 56 formant entretoises et réunissant les maillons des chaînes C, bien que ceci ne soit pas indis pensable, par exemple de deux en deux.
Dans cette forme d'exécution, l'état de propreté de la chaîne alvéolaire est plus fa cile à entretenir que dans la forme d'exécu tion précédemment décrite, puisque les élé ments de la chaîne qui servent au moulage proprement dit, et les pièces servant à l'en traînement mécanique sont absolument sé- parées.
On pourra encore améliorer ce résultat par l'agencement au verso de la chaîne mou leuse et sous chaque alvéole, comme montré fig. 13 et 14, d'une cavité 58 formant contre- dépouille et séparée de l'alvéole par des re bords 59 de faible épaisseur. On évite ainsi que de la matière ne s'accumule dans les in tervalles situés entre les éléments de la chaîne.
En effet, la matière qui tend à s'in filtrer entre les rebords 59. . est sectionnée, après le démoulage, lorsque les maillons de la chaîne, qui s'étaient écartés, .se rappro chent à nouveau, et la matière se trouvant dans la cavité 58, tombe d'elle-même sous l'action de la pesanteur, lorsque la chaîne se trouve, au cours de son mouvement, placée recto en dessus.
Cette chaîne pourra être réalisée en toute matière convenable, par exemple en acier inoxydable, en aluminium ou alliages lé gers, ou autres.
Il y a lieu de signaler, à titre de va riante, que les alvéoles au lieu d'être taillés dans les éléments de la chaîne, pourraient être constitués par des éléments de moule rapportés sur ces éléments.
La fig. 15 montre une machine mouleuse munie de la chaîne, représentée fig. 9 à 14. Celle-ci repose par l'intermédiaire des chaî nes Galle C ou autres qui lui sont associées, sur des pignons de chaîne 57, en nombre convenable, dont les pignons 57b sont mis en rotation par le moteur de commande.
La matière à mouler est introduite dans la trémie 18 et elle est amenée sur la chaîne, qui se déplaee dans le ,sens F', à l'aide des cylindres cannelés 40a et 40b tournant res pectivement dans les sens f a et f <B>b.</B> La chaîne se charge ainsi de matière à mouler; elle rencontre ensuite un cylindre lisse 40e tour nant dans le sens de la flèche fc et dont la surface est en contact avec la surface supé rieure de la chaîne. Ce cylindre lisse a pour rôle d'empêcher que de la matière à mouler ne se colle sur la surface externe des élé ments entre les alvéoles.
Si ce fait se pro duit, la matière collée sur les éléments est arrachée par le rouleau 40c, se colle sur la surface de ce rouleau, et en est enlevée par un racleur 40a, pour être ramenée dans la trémie par le cylindre 40a.
Cette combinaison de deux cylindre can nelés, d'un cylindre lisse et d'un racleur .est particulièrement avantageuse dans le cas où il s'agit de mouler une matière qui présente à l'état humide ou fluide un certain pouvoir adhésif. C'est. le cas, par exemple, des pâ tes de chocolat ou de pralinés dont on se sert en confiserie. Les axes des cylindres cannelés et du cylindre lisse sont tourillonnés dans les flasques latéraux de la trémie 13 et celle- ci est montée de manière à pouvoir pivoter par rapport au bâti fixe 9 de la machine, au tour des axes 13b, de manière à permettre, le cas échéant, le nettoyage des rouleaux.
Pour éviter encore plus sûrement que la matière à mouler ne se colle sur la chaîne, ce qui gênerait le démoulage, on peut sau poudrer cette chaîne d'une matière pulvéru lente empêchant ce collage. Dans le cas oit il s'agit de mouler du chocolat ou autre pro- (luit alimentaire, on peut saupoudrer la chaîne de sucre en poudre.
On utilise à cet effet un récipient 200 avec couvercle 201 monté en un endroit convenable au-dessus de la chaîne et qui est rempli de la matière pulvérulente en question; ce récipient -est percé à sa partie inférieure d'orifices 202 recouverts d'une toile tamisante convenable et il contient une brosse ou une raclette ro tative 203 qui est entraînée à une vitesse telle qu'une de ses brosses ou dents péri phériques passe devant l'orifice 202 chaque fois qu'une rangée d'alvéoles de la chaîne se trouve au-dessous de cet. orifice.
Le démoulage des produits s'opère au passage de la chaîne sur les pignons de chaîne inférieurs 57, montés autour de l'axe 57a. Ce démoulage peut être opéré par la gravité seule sous l'effet de l'écartement des éléments portant les demi-alvéoles ou aidé par des dispositifs auxiliaires de peignes ou ventouses dont le mécanisme sera exposé plus loin.
Les produits démoulés tombent sur un premier transporteur 16a, puis sur un autre transporteur 16b qui les amène à. un autre stade de la fabrication.
Il est particulièrement important de nettoyer les alvéoles de la chaîne après dé moulage, de manière à enlever les parcelles de matières qui pourraient encore y adhérer. Ce nettoyage est exécuté, dans la machine représentée, à l'aide de plusieurs brosses ro tatives. Des brosses -ou goupillons 206 sont montés par l'intermédiaire d'axes 207 sur un support 205 fixé au balancier 62 qui exé cute un mouvement d'oscillation continu de <B>là</B> position représentée en traits pleins à. la position représentée en traits mixtes, autour de l'axe 57a.
Le mécanisme d'entraînement de ce balancier sera d'ailleurs exposé plus loin. Les goupillons 206 sont en nombrf@ égal à celui des alvéoles des éléments de la chaîne, et sont disposés de telle sorte que lorsque le balancier 62 occupe la. position représentée en traits mixtes (fig. 15) et à plus grande échelle (fig. 2.5), chacun de ces goupillons pénètre dans l'alvéole qui lui fait face, son axe étant alors normal au plan de la chaîne.
Les axes de ces goupillons sont reliés entre -eux par .des engrenages 207a; ils sont animés d'un mouvement de rota tion continu par l'Intermédiaire d'un cou ple de pignons coniques 208-209 et d'une chaîne de transmission 210 entraînée -elle même par le pignon de chaîne 212 calé sur l'axe 57a, entraînant la chaîne mouleuse et recevant lui-même son mouvement de l'ar bre principal 106 par l'intermédiaire des engrenages 106a-106b.
Pour compléter le nettoyage des alvéo les, il est prévu en outre deux brosses ro tatives 27a et 27b tournant en sens con traire et dont les axes sont parallèles au plan de la chaîne.
Enfin, il -est également important de nettoyer les intervalles entre deux éléments pour enlever les parcelles de matières qui auraient pu s'infiltrer dans ces intervalles et qui empêcheraient l'application correcte des éléments les uns contre les autres. C;: nettoyage spécial sera exposé plus loin.
Les fig. 17à 24 représentent le dispo sitif de démoulage utilisé lorsque l'écarte ment des demi-alvéoles ne suffit pas à pro duire le démoulage par gravité. Dans cc. cas, les produits moulés 61 restent collés, soit aux demi-alvéoles supérieures (fig. 19 à 21), soit aux demi-alvéoles inférieures (fig. 22 à 24).
Le dispositif de démoulage comporte, pour éviter ce collage, deux peignes 65 et 74, qui servent respectivement, le premier à l'enlèvement des produits collés sur les demi- alvéoles supérieures, -et le second à l'enlè vement des produits collés sur les demi- alvéoles inférieures.
Les peignes 65 sont fixés sur un axe 66 porté par le balancier 62 déjà cité qui reçoit un mouvement d'oscillation autour de l'axe 57a sous l'action du pivot 641 d'un plateau-manivelle 64 tournant dans le sens de la flèche. L'axe 66 portant les peignes 65 peut en outre recevoir un déplacement dans le sens du levier 62, à l'intérieur d'une boutonnière 67 prévue sur ce levier, et à. l'encontre d'un ressort 68. Ce déplacement est commandé par la rampe 69, elle-même animée d'un mouvement d'oscillation autour du pivot 70 par le doigt 71 qui s'appuie sur la came 72.
Les peignes 74 sont portés par un levier 713 oscillant en 75 et commandé par la came 72 et le doigt 76.
Le fonctionnement du dispositif de pei gnes 65 est le suivant (fig. 19 à 21). Lorsque les demi=alvéoles supérieures des éléments 1 parviennent, dans le mouve ment de la chaîne, en face des peignes 65. ceux-ci sont déplacés vers ces demi-alvéoles par la rampe 69, dans le sens de la flèche FZ, de manière à venir s'appuyer sur les pro duits qui ont pu rester collés aux demi- alvéoles supérieures (fig. 20).
Ensuite, le levier 62 pivote autour de l'axe 57a, de ma nière à venir occuper la position représentée en traits mixtes sur la fig. 19, ce qui a pour effet de déplacer les peignes 65 dans le sens de la flèche F3, la commande étant telle que ce déplacement s'effectue avec une vitesse plus grande que le déplacement de la chaîne dans le sens F,.. Il en résulte que le produit moulé 61, qui a été saisi par le peigne G5 pivote en 61a autour de son sommet.
Lors que le peigne 65 revient ensuite dans sa po- it <I>s</I><B>1</B> ion primitive sous l'action du ressort<B>68</B> en se déplaçant dans le sens F4, et en même temps dans le sens F6, par suite du mouve- ment de retour du levier 62, le produit 61, abandonné par le peigne et décollé des al véoles, tombe dans le sens de la flèche Fs.
Si, maintenant, des produits moulés res tent collés aux demi-alvéoles inférieures, comme représenté aux fig. 22, 23 et 2'4, il rencontrent, dans leur déplacement dans le sens F', le peigne 74. Ce peigne 74 prend avant, et pour cela sous l'action de la came 72, un mouvement dirigé dans le sens de la flèche F7 en sens contraire du mouvement Fl de la chaîne alvéolaire. Il en résulte que les produits basculent encore autour de leur sommet 61b. Ils sont ainsi décollés des demi alvéoles inférieures et dans la suite du mou vement de la chaîne, ils sont libérés du peigne 74 et tombent.
Il va de soi que des modifications peu vent être apportées à la forme d'exécution qui vient d'être décrite. Les peignes 65 et 74 peuvent être constitués de toutes matière convenables, en matière rigide, par exemple en métal, ou encore en matière élastique, caoutchouc, etc.
A la place des peignes, on peut utiliser aussi un dispositif de ventouses, reliées, par exemple, à une pompe à vide.
On a indiqué ci-dessus qu'il était im portant de nettoyer, en plus des alvéoles eux-mêmes, les intervalles existant entre deux éléments successifs, afin d'enlever toutes les parcelles de matière qui auraient p6né- tré dans les intervalles. Ce nettoyage est réalisé à l'aide du dispositif représenté aux fig. 27 à 33.
Ce dispositif comporte deux brosses 100 fixées sur une chaîne Galle 101 passant sur les poulies 102 et animée d'un mouvement continu. La chaîne 10.1 s'étend transversa lement à la chaîne mouleuse 1 et les pou lies 1,0-2 sont placées nettement en dehors de ladite chaîne mouleuse, afin que les brosses 101 puissent parcourir de bout en bout les intervalles entre les éléments de -- la chaîne mouleuse. En outre, la chaîne Galle 101 a, comme représenté fig. 27a, une inclinaison correspondant à la composition de la vitesse de déplacement propre et de celle de la chaîne mouleuse.
La chaîne Galle 101 portant les brosses, est entraînée par l'arbre principal 106 de la machine par l'intermédiaire de la transmis sion 105 et du couple d'engrenages 104. La vitesse de son mouvement -est convenable ment calculée par rapport à celle de la chaîne mouleuse et les brosses 100 sont con venablement placées sur cette chaîne 101, de manière que ces brosses s'engagent tour à tour dans les intervalles successifs des élé ments de la chaîne mouleuse. L'ensemble du dispositif de brossage -est fixé par tous moyens convenables sur le bâti 9 de la chaîne mouleuse, par exemple à l'aide d'une console 103 rapportée sur ce bâti.
Les fig. 29 et 30 représentent la fixation des brosses 100 sur la chaîne Galle 101 à l'aide de pivots 107 munis de chapes 108 et de vis -et écrous 109.
Si l'on veut augmenter l'efficacité des brosses en leur donnant un mouvement de rotation continue pendant leur déplacement dans les intervalles des éléments de la chaîne mouleuse, on peut utiliser le disposi tif représenté sur les fig. 31 et 32. La brosse 100 est fixée .sur un axe 111 pouvant pivoter dans les flasques 112 articulés en 113 sur deux éléments de la chaîne Galle 101. Autour de l'axe 111 peut pivoter une douille 114 portant un galet de friction 115 roulant sur un guide ou rail 116.
Le mouve= ment de rotation du galet 115 est transmis à l'axe 111 -et par suite à la brosse 100 par un renvoi d'engrenages multiplicateurs cons titué de la manière suivante: la douille 114 porte une roue dentée 117 en prise avec le pignon 11.8 fixé -sur l'axe 119 tourillonnant dans les flasques 112. Cet axe 119 porte une. roue dentée 120 en prise avec le pignon 121 sur l'axe 111. Pour assurer un bon contact entre le galet 115 -et le guide 116, ce guide ±st poussé contre ledit galet par des ressorts 116a agissant à la compression et prenant appui sur une butée 116b fixée au bâti.
Dans la variante d'exécution représentée fig. 33, la rotation des brosses est produite par une poulie 122 montée .sur l'axe 111. Sur cette poulie passe un câble ou une cou roie 123 entraînée par la poulie 124 et for mant en 123a une boucle compensatrice du déplacement de la poulie 12,2 avec la chaîne 101 sous l'action du tendeur 125.
Le nombre des brosses montées sur l'or gane de transmission 101, le genre même de cet organe, courroie, câble, chaîne Galle, etc., peuvent être modifiés. Au lieu de rapporter des éléments de brosses sur un organe de transmission, on pourra créer spécialement une brosse continue formée d'éléments de brosse articulés entre -eux pour constitue une chaîne.
La machine représentée fig. 34 est plus particulièrement applicable à. la fabrication, par moulage, d'objets d'une certaine dimen sion, à partir d'une matière solide à la tem pérature ordinaire. La chaîne 30 constituée comme précédemment, mais avec. des alveo- les de.dimensions et forme appropriées, est mise en mouvement par le rouleau 31. Cette chaîne traverse en 32 une chambre de réfri gération et en 33 une étuve de chauffage. L'alimentation en matière -est assurée par un conduit 34 devant lequel passe la chaîne dans .son trajet de l'étuve 33 à la chambre de réfrigération 32.
Le couloir 34 peut être chauffé pour assurer à la matière un état pâteux compatible avec un bon remplissage des alvéoles de la chaîne, ou non chauffé si le réchauffage de la chaîne par l'étuve 33 est suffisant pour obtenir ce résultat. Ces deux chauffages pourront d'ailleurs être combinés ensemble. La matière remplit les alvéoles à l'état pâteux; elle est ensuite fixée dans ces alvéoles lors du passage de la chaîne dans la chambre de réfrigération 3? et détachée de cette chaîne par gravité après passage sur le rouleau 31 pour tomber sur le transporteur - 35. Une bande 36, roulant sur -les galets 37,' peut être disposée en re gard du rouleau 31, pour éviter la chute pré- matùrée des produits moulés.
Comme pr@cé- demment, une brosse 27 assure le nettoyage de la chaîne.
La fig. 3@5 montre une variante dans la quelle l'alimentation de la chaîne 30 en mz- tière pâteuse est assurée par une couleuse 38. La chaîne passe ensuite dans la cham bre .de réfrigération 32. En 39 sont prévus des vibrateurs pour répartir sur la chaîne les produits moulés.
Dans les machines représentées fig. 34 et 35 et en général chaque fois que l'on aura à effectuer le moulage d'objets présentant cer taines dimensions, comme, par exemple, les tablettes de chocolat, on utilisera la chaîne mouleuse représentée en regard des fig. 36 et 37 du dessin annexé. La chaîne alvéolaire est toujours consti tuée par des éléments 1 articulés entre eux, mais le moule, au lieu de s'étendre sur deux éléments contigus de cette chaîne, s'étend sur trois éléments la, lb, le, l'élément la comportant la presque totalité du moule et les éléments lb comportant de petits alvéo les 2b qui forment les bords de la tablette.
Ce perfectionnement permet d'éviter les ba vures de moulage qui se produiraient au centre de la tablette si le moule s'étendait seulement sur deux éléments contigus et fa cilite également l'usinage de la chaîne. En outre, il permet de rapporter facilement con tre les parois des alvéoles une matière inter médiaire 80, inattaquable par la matière à mouler.
La machine représentée sur la fig. 38 ne diffère de celle décrite en regard des fig. 15 et 16 que par une position différente des organes. Au lieu d'être soutenue par quatre axes portant des pignons de chaîne, la chaîne mouleuse passe seulement sur trois axes.
L'alimentation de la chaîne est effectuée comme ci-dessus au passage devant la tré mie 13 munie de ses cylindres cannelés 40a. 40b et du cylindre lisse 40e avec racleur 40d.
Le démoulage est opéré à l'aide du même dispositif de peignes mobiles 65, 74. Les produits démoulés tombent sur un unique transporteur 16b qui les amène à un autre stade de la fabrication.
Le nettoyage de la chaîne a lieu comme précédemment en trois phases successives: goupillonnage des alvéoles par les gou pillons 206, nettoyage complémentaire des alvéoles par les brosses rotatives 27a, 27b, nettoyage des intervalles entre éléments successifs par les brosses 100 portées par l'organe de transmission 101 à déplacement transversal à la chaîne mouleuse.
On remarquera que les goupillons 206 ne sont plus portés par le balancier 62, mais par un ,support spécial 250 monté pivotant autour de l'axe fixe 251 et animé d'un mou vement d'oscillation par la came 252 com mandée à partir de l'arbre principal de la machine par une transmission non repré sentée. Ce support oscillant. 250 porte égale ment les brosses rotatives 27a, 27b entraî nées à partir de l'arbre 251 par les engre nages 253, 254, 255, 256.
Le montage des goupillons 206 est re présenté fig. 39. Chaque goupillon 206 est fixé sur une broche 257 qui est guidée dans une douille 2'58, à l'aide de deux ergots 259 s'engageant dans des boutonnières 260 de ladite douille. Un ressort 261 tend à ex pulser de la douille la broche 257. Sur cha cune des douilles 25e8 qui est montée de maniére à pouvoir tourner dans un palier 262 du support 250 est calé un pignon denté 263 et les différents pignons 263 de toutes les douilles .258 sont en prise entre eux (comme indiqué ci-dessus pour les pignons 207a, fig. 26).
Une des douilles 258 porte en outre un pignon conique 208 en prise avec un se cond pignon conique 209 monté sur un axe 2.64 du support 250. L'axe 264 porte un en grenage 265 en prise avec un engrenage 26.6 monté sur l'axe de la brosse 27a et en traîné en rotation à partir de l'axe 251 par le mécanisme d'engrenages précédemment in diqué. Les goupillons 206 reçoivent ainsi un mouvement de rotation continu en même temps que le support 250 est entraîné dans un mouvement d'oscillation, dans lequel il approche et éloigne les goupillons de la chaîne mouleuse.
La machine qui vient d'être décrite dans différentes formes d'exécution présente de nombreux avantages. Elle permet de dimi- nuer notablement le personnel qui était jus qu'ici nécessaire pour la fabrication des bon bons de chocolat.
Les pralinés formant le noyau des bon bons moulés ou découpés par la mouleuse à partir de la pâte introduite dans la trémie peuvent être déversés directement de la ma chine sur le tapis de l'enrobeuse. La fabrica tion des bonbons pralinés qui s'effeotuait jusqu'ici en au moins deux étapes distinctes peut donc s'effectuer, grâce à l'invention, dans un seul et même ensemble de machines, sans aucune intervention du personnel, ni ma nutention intermédiaire entre le moment où l'on introduit la masse de praliné dans la trémie et celui où l'on recueille les bobons fi- nis.