CH156754A - Procédé pour retirer les phénols des goudrons obtenus par distillation à basse température et des mélanges similaires. - Google Patents

Procédé pour retirer les phénols des goudrons obtenus par distillation à basse température et des mélanges similaires.

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CH156754A
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  Procédé     pour        retirer    les phénols des goudrons obtenus par distillation à basse       température    et des mélanges     similaires.       On sait que les goudrons dits primaires  obtenus par distillation à basse température  (400   C-800   C environ) des combustibles  minéraux, charbons, lignites, schistes     bitu-          mineux,    etc., contiennent des carbures d'hy  drogène analogues à ceux que l'on rencontre  dans les pétroles, principalement des carbures  acycliques, une notable     proportion    (qui peut  aller jusqu'à 50 %)

   de constituants ayant     une          cu    plusieurs fonctions     phénoliques,    que l'on  appelle communément phénols, une faible  quantité de produits azotés,     qui    sont des ba  ses     pyridiques    et des amines aromatiques. Les       huiles,    obtenues par hydrogénation sous pres  sion des mêmes combustibles présentent des  constitutions analogues.  



  Quel que soit le traitement postérieur que       nécessaire        d'en        séparer        au        préalable        les     l'on fasse subir à ces goudrons ou à de telles  huiles, ou à d'autres mélanges     similaires,    en  vue d'obtenir des huiles neutres,     distillation,     cracking, hydrogénation catalytique, il est    qui ont une action corrosive sur les par  ties métalliques et qui ont d'ailleurs une va  leur marchande notable.  



  Plusieurs procédés ont été proposés jus  qu'à présent dans ce but. L'un deux consiste  à laver le goudron par une lessive de soude:  on sépare les     phénates    de soude formés et on  les     traite    avec du gaz carbonique pour libérer  les phénols; le carbonate de soude est traité  à la chaux, de façon à libérer la soude dont  une grande partie rentre ainsi dans le cycle  de fabrication.

   Le procédé est coûteux:  <B>10</B> En raison de sa complexité nécessitant,  pour la conduite des appareils, plusieurs ou  vriers qualifiés par poste de raffinage, et ceci  quelle que soit la quantité de produit à raf  finer par poste;  20 En raison du trop faible tonnage de  goudron susceptible d'être produit par chaque  entreprise,     qui    ne peut ainsi amortir, sur un      tonnage suffisant, ces frais élevés de     main-          d'aeuvre.     



  Un autre procédé consiste à entraîner les  phénols par la vapeur surchauffée. Ce pro  cédé est également coûteux en raison de la  très grande     quantité    de vapeur qu'il nécessite  et de la dépense élevée du combustible.  



  Un autre procédé consiste     â.    séparer les  phénols au moyen d'alcool. Dans ce procédé,  la séparation des phénols de l'alcool est en  suite difficile; les phénols sont finalement  obtenus en solution dans l'eau.  



  La présente invention comprend un pro  cédé et un appareil pour séparer les phénols  des goudrons obtenus par distillation à basse  ,température ou de mélanges similaires,     c'est-          à-dire    de mélanges naturels ou synthétiques  contenant des hydrocarbures, des phénols,  des bases     pyridiques,    des amines, etc.

      Le procédé est caractérisé par le fait  qu'on ajoute au     produit    traité de l'ammoniac  liquéfié en quantité voulue pour dissoudre au  moins la plus grande partie desdits phénols,  qu'on réalise un mélange intime, qu'on amène,  par le     choix    de la température et de la pres  sion, les deux phases produites, dont l'une  est formée d'ammoniac liquéfié ayant dis  sous au moins la plus grande par de des     phé-          nols,    .à des     é!ats    physiques tels qu'on peut les  séparer mécaniquement, et qu'on sépare méca  niquement ces deux phases.  



  La mise en contact suffisamment intime  de l'ammoniac liquéfié avec les mélanges in  diqués ci-dessus a     permis    en effet à l'inven  teur de constater que:  a) deux phases se forment     qui,    séparées,       donnent    respectivement, après évaporation to  tale du gaz ammoniac, des résidus ayant des  teneurs en huile neutre très différentes entre  elles et différentes de celle du mélange traité;

    b) la séparation de ces deux phases est, au  point de vue industriel, très facilement réali  sable du point de leurs propriétés physiques  différentes, soit     qu'on    profite de la différence  entre les     points    de congélation de     ces    deux  phases en     recueillant    l'une d'elles à l'état s0-         lide    ou pâteux à une température où l'autre  phase est encore liquide, soit que l'on profite  de la différence de leurs densités à l'état li  quide, état où elles se rassemblent en deux  couches superposées d'aspects différents, sans  former en général entre elles d'émulsion sta  ble résistant aux moyens de séparation natu  rels ou mécaniques usuels.  



  Après avoir mélangé une huile     phénolée     et une huile neutre, préalablement obtenues  toutes deux par d'autres procédés à partir de  fines de     Heinitz    (Sarre), l'inventeur a réussi  à     reséparer    complètement ces deux huiles en  agitant le mélange dans un tube .à essai avec  l'ammoniac liquide.  



  Une première forme     d'exécution    du pro  cédé est la suivante. On verse le goudron  dans un vase de Dewar contenant de l'ammo  niac liquide. A cette température de  -     33      C, le goudron se fige en une masse  plastique; on malaxe     cette    masse de façon à  amener toutes ses parties au contact de l'am  moniac liquide. Au bout d'un certain temps  de malaxage, on     recueille    le liquide que,  dans la suite, on appellera "l'extrait". Après  évaporation de l'ammoniac, l'extrait laisse  un résidu qui est une huile composée en ma  jeure partie de phénols, auxquels sont mélan  gées les bases     pyridiques    et les amines.  Celles-ci peuvent être extraites au moyen de  l'acide sulfurique.  



  Le résidu pâteux résultant du malaxage  et qu'on appellera dans la suite le     "raffiné",     ramené à la température     ordinaire,    est une  huile neutre qui ne présente plus qu'un pour  centage réduit de phénols.  



  Le procédé ci-dessus, appliqué à 60 par  ties de goudron primaire obtenu en distillant  des fines grasses de Liévin dans un four       Hereng,    et en éliminant, par distillation, les  poussières et les particules charbonneuses, de  façon :à faciliter les dosages chimiques ulté  rieurs, donne 22     parties    d'huile     phénolique    et  36 parties d'huile neutre, ne révélant plus,  au réactif habituel (chloroforme     -I-    potasse),  que des traces de phénols.      Ce mode d'exécution du procédé, tout en  étant industriellement réalisable, nécessite  une     adaptation    de l'appareillage en vue de  malaxer un produit pâteux à une     température     relativement basse.  



       (3n    donnera ici, â titre d'exemple, un autre  mode d'exécution du procédé qui ne diffère  pas essentiellement du précédent,     car    il réa  lise comme lui, bien que dans des conditions  plus économiques, un contact intime entre  l'ammoniac liquéfié et le goudron solide ou       pâteux.     



  Le produit à traiter, réchauffé s'il y a  lieu pour le rendre plus fluide, est versé  goutte à goutte dans un vase muni d'un agi  tateur à hélice et où se trouve déjà de l'am  moniac liquide. Les gouttes, en entrant au  contact. de l'ammoniac,     prennent    une forme  très divisée et déchiquetée, propre à un con  tact intime avec les molécules d'ammoniac li  quide dans lequel elles se dissolvent partiel  lement, de façon là former     "l'extrait".    Le ré  sidu solide, qui constituera le     "raffiné",        reste     sous forme de flocons plus lourds que le  bain liquide et qui ne paraissent pas avoir  tendance à se souder entre eux.

   Grâce à ce  dernier fait, d'une part la force motrice pour  le brassage se trouve réduite et, d'autre part,  la manutention et la séparation, par exemple  par filtration, des deux phases, se trouvent  facilitées.  



  En appliquant ce mode     d'exécution    du  procédé à 105 parties de goudron primaire  provenant de la distillation à basse tempéra  ture dans un four     Héreng,    de fines grasses  de     Marles    (goudron     contenant    45%     clé    phé  nols), une opération rapidement faite sous la  pression     atmosphérique,    permet de recueillir,  d'une part, 41 parties de "raffiné" ne conte  nant plus que 8 % de phénols et, d'autre part,  64 parties d'un     "extrait"        titrant    68,5  d'huile phénolique.  



  Un autre mode opératoire, qui sera décrit  plus loin, montre que la     séparation    en deux  phases se produit aussi dans des conditions  de température et de pression où tous les pro  duits mis en présence ou     recueillis    se trou-    vent à l'état liquide, ce qui permet, dans  l'application industrielle du procédé, de souti  rer séparément, à l'état liquide, chacune des  phases, au préalable décantées en deux cou  ches par la différence de leurs densités.  



  A titre     d'exemple,    on a décrit ci-dessous  et représenté schématiquement aux dessins  annexés, en     fig.    1 et 2, deux appareils pour  la réalisation du procédé.  



  Le dispositif suivant la     fig.    1 comprend  un mélangeur 1, dans lequel une pompe 2 re  foule le goudron préalablement refroidi dans  les échangeurs 5' et 6' de température.  



  Ce mélangeur 1 est muni, à sa. partie in  férieure, d'une tubulure 3 qui s'évase et  s'arrête en 3' à la surface de séparation d'un  séparateur 4. Ce séparateur est relié, par les  pompes de refoulement 5 et 6, aux deux  échangeurs de température 5' et 6' alimentant  deux colonnes de rectification 7 et 8. Ces co  lonnes sont reliées, à leurs parties supérieu  res, à la soupape d'alimentation 9 d'un com  presseur à ammoniac 10 qui, par     l'intermF-          diaire    d'une soupape de refoulement 11, et  d'un     condenseur    12, alimente un     détendeur     13. Les soupapes d'admission et de refoule  ment de ce détendeur sont indiquées en 14 et  15. La     conduite    16 d'ammoniac liquéfié ali  mente le mélangeur 1.

   La conduite 17 et le  robinet 18     permettent    un passage direct  d'ammoniac gazeux dans le condenseur 12.  



  En 1 s'opère le mélange de l'ammoniac li  quide et du goudron. La pression régnant  dans le mélangeur est celle donnée par la  pompe 2 et par le refoulement. du détendeur  13. La température du mélangeur est d'ail  leurs choisie assez élevée pour que le goudron  .soit bien fluide et se mélange bien, pas trop  élevée cependant, afin d'éviter à l'appa  reillage des     surpressions    inutiles. Il ne     paraît     pas nécessaire, en l'espèce, de monter au delà  de 7 à 15 kg correspondant à des tempéra  tures voisines de la température ordinaire;  ces données numériques ne présentent, bien  entendu, aucun caractère limitatif.  



  La vanne l' permet de régler l'admission,       discontinue    ou non, dans le séparateur 4, où      le mélange se sépare en deux zones: l'une,,       constituée    principalement de phénols et d'am  moniac liquide, l'autre d'hydrocarbures.  



  Le contenu de chacune de ces zones est  éventuellement réchauffé séparément par le  goudron à traiter arrivant en 2' dans les       é        c        hangeurs        #D        5'        et        6',        puis,        rectifié        séparé-          ment    dans les colonnes 7 et 8, à la partie in  férieure desquelles sont soutirés, par des  vannes 7' et 8', des produits exempts de l'am  moniac employé et séparés     ainsi    sensiblement  par fonction chimique (hydrocarbures d'une  part,

   phénols et bases     pyridiques,    d'autre  part).  



  A la partie supérieure des colonnes, deux  condenseurs à reflux 7", 8" ne laissent pas  ser que de l'ammoniac gazeux dans le com  presseur 10. On peut, dans certains cas, faire  passer directement l'ammoniac gazeux dans  le     condenseur    12 par le tube 17,  La. température de ces deux condenseurs à  reflux pourra être réglée entre certaines li  mites par tout moyen approprié.  



  Le compresseur 10 élève la pression du  gaz qui se condense dans le condenseur 12  convenablement refroidi et est détendu, en dé  tente au moins partiellement humide, de fa  çon à produire la quantité d'ammoniac li  quide nécessaire pour traiter une nouvelle  fraction de goudron dans le mélangeur 1.  



  Il est bien entendu qu'il sera possible,  dans la pratique, d'apporter toutes modifi  cations de détail au procédé et au dispositif  ci-dessus décrits, sans sortir pour cela de l'es  prit de     l'invention.     



  On signalera en particulier qu'il sera com  mode, sinon nécessaire, d'opérer à des tempé  ratures, et par conséquent à des pressions de  vapeur saturée de dissolvant telles que le dis  positif d'agitation du dissolvant avec le corps  à épuiser ne soit pas de réalisation difficile,  du fait des viscosités ou des pressions en  jeu.  



  Il est également à noter qu'il sera possi  ble d'effectuer d'un seul coup, dans les co-    tonnes 7 et 8, un     fractionnement    par les pro  cédés connus des fractions obtenues.  



  Enfin, un cycle thermodynamique autre  que celui indiqué à titre d'exemple, peut être  adopté pour régénérer le dissolvant sous  forme liquide.  



  Si on opère à la température ordinaire,  par exemple 17   C sous la pression de vapeur  du mélange à cette température, on peut se       servir    d'un appareillage sommaire     compre-          nant    un tube de fer pouvant être fermé à  chaque extrémité par un bouchon fileté, l'é  tanchéité de la fermeture étant assurée par  des joints de cuir suiffés placés au fond de  chaque bouchon et par des mèches d'étoupe  à la céruse enroulées sur le filetage du tube  de fer. Le bouchon supérieur étant enlevé, on  remplit le tube d'une certaine quantité de  goudron à la pression atmosphérique.

   On  place ensuite le tube dans un bain-marie  d'ammoniac liquéfié et bouillant; lorsque l'é  quilibre de température est établi, on rem  plit le tube de la proportion voulue d'ammo  niac liquéfié. On ferme ensuite le tube her  métiquement par vissage du - bouchon supé  rieur. Le tube hermétiquement scellé est ra  mené ensuite à la température ambiante, puis  secoué énergiquement. On laisse reposer, le  tube étant dans la     position    verticale, puis ou  plonge le tube, maintenu dans la même posi  tion, de nouveau dans le bain-marie -d'ammo  niac liquéfié et bouillant; lorsque l'équilibre  de température s'est de nouveau rétabli, on  débouche le tube, on fait écouler l'extrait  ammoniacal, tandis qu'il reste, au fond du  tube, une masse spongieuse figée.

   La solu  tion ammoniacale est une solution "d'huile  acide" et de bases     pyridiques    dans l'ammo  niac anhydre, tandis que la masse spongieuse  figée est principalement constituée par de  l'huile neutre. Dans le mode opératoire, la  formation des deux phases et leur décanta  tion se sont     produites    à l'état liquide.  



  On a résumé, dans le tableau ci-dessous;  des résultats quantitatifs obtenus avec cet ap  pareillage (en ramenant les poids à l'unité-           gramme    et les volumes à     l'unité-centimètre     cube).  



  Produit traité: goudron primaire obtenu  à partir d'une houille grasse, et ayant subi    une distillation grossière pour éviter la pré  sence des poussières.  



  Le goudron étant soluble dans la soude à  raison de 58<B>%,</B> les 42 % restant sont par con  séquent insolubles.  
EMI0005.0003     
  
    Premier <SEP> Deuxième
<tb>  traitement <SEP> traitement
<tb>  Poids <SEP> du <SEP> produit <SEP> traité <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 60 <SEP> gr <SEP> 34 <SEP> gr
<tb>  Volume <SEP> d'ammoniac <SEP> employé <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 45 <SEP> cm3 <SEP> 75 <SEP> cm3
<tb>  Durée <SEP> de <SEP> la <SEP> décantation <SEP> à <SEP> 17 <SEP>   <SEP> C <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 20 <SEP> minutes <SEP> 10 <SEP> minutes
<tb>  Soluble <SEP> dans <SEP> l'ammoniaque <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> 45 <SEP> gr <SEP> 23 <SEP> gr
<tb>  Résidu <SEP> non <SEP> liquide <SEP> à <SEP> - <SEP> 33 <SEP>   <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 15 <SEP> gr <SEP> <B>Il</B> <SEP> gr
<tb>  Poids <SEP> de <SEP> ce <SEP> résidu <SEP> qui <SEP> peut <SEP> être <SEP> extrait <SEP> par <SEP> la
<tb>  soude <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 1 <SEP> gr <SEP> 1,5 <SEP> gr
<tb>  Huile <SEP> neutre <SEP> obtenue <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 14 <SEP> gr <SEP> 9,5 <SEP> gr       Un appareil plus perfectionné pour le  même mode d'exécution du procédé est repré  senté en     fig.    2.

   Il comporte essentiellement  une éprouvette E en verre Pyrex épais, fer  mée :à ses deux bouts par des garnitures mé  talliques munies de robinets. Un jeu de rac  cords à brides permet de remplir directement  cette éprouvette avec de l'ammoniac liquide  sous pression, provenant d'une bouteille     B'     de modèle courant. Le produit à traiter  (huile de goudron brute, par exemple, ou  fraction déjà obtenue par une opération an  térieure) est introduit par l'intermédiaire  d'une capacité de     jaugeage    V, qui peut être  mise en communication, soit avec l'atmosphère  pour être remplie, soit avec une des garni  tures     ù    robinet de l'éprouvette E, pour char  ger à son tour cette dernière.  



  L'éprouvette E, après remplissage eu am  moniac et en produit à traiter, est agitée quel  ques minutes, puis laissée .au repos dans la  position verticale représentée par la     fig.    2.  Au bout d'un temps variable suivant les cas  de quelques minutes à plusieurs heures, on  observe une séparation des produits par den  sités, en deux couches superposées d'aspects       nettement    différents. En général, la couche    supérieure constituant     l'"extrait"    riche en  phénols, se charge de la pigmentation noire  du goudron; le     "raffiné",    enrichi en huile  neutre, et qui constitue la couche inférieure,  laisse apparaître une coloration, soit jaune  miel, soit plus ou moins verte et fluorescente,  suivant le produit dont on est parti.  



  Le soutirage de la couche inférieure s'ef  fectue sans difficultés; il est commode qu'a  vant l'ouverture du robinet de communication       R',        entre    les deux capacités E et V, leurs  pressions soient équilibrées par tout moyen  approprié, par exemple par l'ouverture d'une       canalisation    C restant ouverte pendant le sou  tirage.  



  Voici les résultats obtenus en traitant  dans cet appareil une huile     paraffinique    pré  sentant les     caractéristiques    suivantes:  Origine: fractionnement industriel effec  tué par la cokerie     d'Heinitz    (Sarre) sur ses  propres goudrons primaires.

      Densité:     @à    15   C     1,0i    0  Pourcentage de phénols 42  Début de distillation 220   C  Point sec 400   C environ    
EMI0006.0001     
  
    Premier <SEP> Deuxième
<tb>  traitement <SEP> traitement
<tb>  Quantité <SEP> d'huile <SEP> brute <SEP> traitée <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 110 <SEP> gr <SEP> 117 <SEP> gr
<tb>  Volume <SEP> d'ammoniac <SEP> liquide <SEP> (mesuré <SEP> à <SEP> 12 <SEP>   <SEP> C) <SEP> utilisé <SEP> 110 <SEP> cm3 <SEP> 70 <SEP> cm3
<tb>  <I>Produits <SEP> obtenus</I>
<tb>  1  <SEP> "Raffiné" <SEP> (phase <SEP> lourde <SEP> à <SEP> reflet <SEP> vert)
<tb>  Volume <SEP> occupé <SEP> dans <SEP> l'éprouvette <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> 78 <SEP> cm6 <SEP> 54 <SEP> cm3
<tb>  Poids, <SEP> compté <SEP> après <SEP> évaporation <SEP> de <SEP> l'ammoniac <SEP> 83 <SEP> gr <SEP> 67,5 <SEP> gr
<tb>  Pourcentage <SEP> de <SEP> phénols <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> <B>295</B> <SEP> 16 <SEP>  /o
<tb>  2  <SEP> "Extrait" <SEP> (phase <SEP> légère <SEP> d'aspect <SEP> noir.opaque)
<tb>  Volume <SEP> occupé <SEP> dans <SEP> l'éprouvette <SEP> E <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 153 <SEP> <B>cm,</B> <SEP> 140 <SEP> cm3
<tb>  Poids;

   <SEP> compté <SEP> après <SEP> évaporation <SEP> de <SEP> l'ammoniac <SEP> . <SEP> 25 <SEP> gr <SEP> 43 <SEP> gr
<tb>  Pourcentage <SEP> de <SEP> phénols <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 79 <SEP>  /0 <SEP> 76 <SEP> 3/0
<tb>  Perte <SEP> en <SEP> ammoniac <SEP> fixé <SEP> par <SEP> des <SEP> traces <SEP> d'acidité
<tb>  organique <SEP> de <SEP> l'huile <SEP> brute, <SEP> ammoniac <SEP> non <SEP> ré  cupérable <SEP> par <SEP> évaporation, <SEP> mais <SEP> déplaqable <SEP> par
<tb>  l'action <SEP> de <SEP> la <SEP> magnésie <SEP> sur <SEP> l'"extrait" <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> 0,067 <SEP> gr <SEP> 0,070 <SEP> gr       Les avantages du procédé, relativement à  ceux employés jusqu'à présent, sont les sui  vants    a) C'est un procédé purement physique,  qui permet une récupération facile et com  plète du solvant employé.  



  b) On peut, en opérant au voisinage de  la température ordinaire, ne consommer que  *des calories d'une faible valeur marchande  pour évaporer le solvant qui doit rentrer en  fabrication. On peut remarquer que la récu  pération de l'ammoniac contenu dans les pro  duits     ("extrait"    et "raffiné") séparés par le  procédé, peut être réalisée dans des évapora  teurs produisant des frigories utilisables (par  exemple dans les chambres froides de raffi  neries), ceci, quelles due soient les tempéra  tures respectives exigées, d'une part, par les       caractéristiques    du produit soumis au pro  cédé, et, d'autre part, par les conditions d'em  ploi des frigories produites.

   En effet, l'am  moniac se trouve en presque totalité dans  l'extrait qui est très fluide et peut     subir,    s'il  y a lieu, les mêmes détentes ou compressions  que l'ammoniac liquide subirait dans une  machine     -frigorifique    ordinaire.     La    consom-         mation    d'énergie se réduit alors pratiquement  à celle     destinée    au brassage des produits à  faire réagir.  



  c) Il ne nécessite qu'un appareillage très  simple et de conduite facile.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour retirer les phénols des gou drons obtenus par distillation à basse tempé rature, et des mélanges similaires, caracté risé par le fait qu'on ajoute au produit traité de l'ammoniac liquéfié en quantité voulue pour dissoudre au moins la plus grande par tie desdits phénols, qu'on réalise un mélange intime, qu'on amène, par le choix de la tem pérature et de la pression, les deux phases produites, dont l'une est formée du gaz am moniac liquéfié ayant dissous au moins la plus grande partie des phénols, .à des états physiques tels qu'on peut les séparer méca niquement, et qu'on sépare mécaniquement ces deux phases.
    SOUS-REVENDICATION S 1 Procédé suivant la revendication I, carac térisé par le fait qu'on malaxe le produit traité avec de l'ammoniac liquéfié ayant une température d'environ - 33 C et qu'on sépare mécaniquement la phase pâ teuse et la phase liquide qui se forment.
    2 Procédé suivant la revendication I, carac térisé par le fait qu'on mélange le produit traité avec de l'ammoniac liquéfié, ayant une température d'environ -33 C, qu'on met l'ensemble en vase clos, qu'on le porte à une température suffisante pour avoir une bonne fluidité du produit traité, qu'on agite, qu'on laisse reposer, qu'on ramène aux environs de la température de - M C et qu'on sépare mécaniquement la phase pâteuse et la phase liquide qui se forment.
    3 Procédé suivant la revendication I, carac térisé par le fait qu'on mélange le produit à traiter avec de l'ammoniac liquéfié et sous pression, qu'on porte l'ensemble à une température suffisante pour avoir une bonne fluidité du produit traité, qu'on agite, qu'on laisse reposer et qu'on sépare les deux phases liquides.
    REVENDICATION III: Appareil pour l'application du procédé suivant la revendication I, caractérisé par le fait qu'il comporte une chambre de mé lange, une bouteille de gaz ammoniac liqué fié sous pression pouvant être reliée à cette chambre, une capacité de jaugeage pour le produit à. traiter, pouvant également être re liée à cette chambre, -des moyens de souti rage permettant de recueillir séparément cha cune des deux phases liquides produites, des moyens permettant d'établir, avant le solati- rage, l'équilibre de pression entre la chambre de mélange et le récipient de soutirage.
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