Machine à tailler des cames à rainures hélicoïdales.
La présente invention a pour objet une
machine à tailler des cames à rainures héli-
coïdales, telles, par exemple, que celles em
ployées dans ce que l'on appelle les méca
nismes de direction à came et levier de Ross,
comme ceux décrits dans le brevet n 109813.
Cette machine est caractérisée par la. combinaison d'une table pour supporter l'é- bauche de came, ou flan, à tailler, de moyens pour faire tourner l'ébauche pendant la taille, et d'un dispositif, commandé par une came principale, à mouvement de sens alternant, pour mouvoir la table au cours de la taille suivant un chemin en arc par rapport à l'outil de taille. De préférence, la table portepièce est horizontale et située au-dessous d'une fraise tournante, verticalement disposée, qui agit sur la came pour y tailler la rainure, et la came principale a une forme telle qu'elle fait mouvoir la table sur son chemin arqué à toute vitesse désirée au eours de la taille, de façon à produire dans la came à tailler une rainure dont on peut faire varier le pas selon qu'on peut le désirer.
Dans des
cames pour les mécanismes Ross, la rainure
varie, comme pas, du milieu vers chacune de
ses extrémités et varie également comme pro
fondeur.
On peut avantageusement établir la ma
chine faisant l'objet de l'invention de telle
façon qu'elle comprenne : 1 une table porte
pièce horizontale sur laquelle le flan ou ébau-
che de came à tailler est monté et mis en rota
tion à une vitesse constante, cependant que la
table effectue un mouvement en arc (constant ou variable d'une manière intermittente) sous une fraise rotative, longitudinalement et transversalement immobile, et par rapport à cette fraise, et 2 une tête verticale dans laquelle sont montés une broche verticale ea- pable de tourner, portant une fraise, et un mécanisme pour l'actionner, ladite tête verticale étant longitudinalement et transversalement immobile, mais portant un manchon verticalement ajustable par rapport à la table,
ces deux mécanismes étant édifiés sur un bâti principal ou base commune et reliés entre eux par une commande principale commune à laquelle de la force motrice est appliquée à une vitesse constante, la vitesse de la broche porte-fraise étant considérée comme constante au cours de la taille, et la vitesse à laquelle le flan est mis en rotation durant la taille pouvant être accélérée ou retardée par l'u- sage d'un harnais d'engrenages à changement de vitesse. Comme la vitesse à laquelle la table porte-pièce fait son mouvement en arc est sous le contrôle d'une came principale, elle peut également être constante, ou être variable, selon que cela est nécessaire.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine selon l'invention.
Fig. 1 en est une élévation en regardant vers le harnais d'engrenages de changement de vitesse de la came principale, la tête ver ticale étant en demi-coupe prise par l'axe de la broche porte-fraise ;
Fig. 2 est un plan de la table portepièce, le bâti étant coupe, au niveau de l'axe de la broche porte-pièce ;
Fig. 3 est une élévation de la-machine complète, en regardant de l'arrière, le bâti étant représenté partie en coupe suivant l'axe de l'arbre vertical de commande de l'avance ;
Fig. 4 est une élévation de la. machine complète en regardant du devant, c'est-à-dire du poste où se tient l'opérateur ;
Fig. 5 est une coupe horizontale prise à travers la table, juste au-dessus du plan des pignons-bielles 6, représentant en traits continus la position des parties au commencement de l'opération et, en lignes pointillées, la position qu'elles prennent à la fin de l'opération ;
Fig. 6 est un détail en plan de parties logées dans la cage 1e, le couvercle étant enlevé ;
Fig. 7 est un détail en coupe d'un dispositif de serrage de broche ;
Fig. 8 est un détail en coupe du dispositif pour ajuster verticalement la tête de support de la broche porte-fraise.
La machine représentée comprend une base 1, sur laquelle est fixé un banc la sur lequel est montée, de manière à pouvoir glisser dessus, une table 2 qui porte le mécanisme pour supporter et faire tourner le flan à tailler. Sur le banc la est également fixé un montant, lb, qui est de préférence arqué pour lui donner plus de force et sur lequel est montée, au-dessus du banc, une cage le dans laquelle sont montés l'arbre de comma. nde principal et le train d'engrenages par r lequel le mouvement est transmis de cet arbre aux engrenages actionnant la table et à la broche porte-fraise qui est guidée dans un manchon monté dans une tête verticale ld sur le bâti, au-dessous de la cage le.
Sur la table 2 sont montées une poupée 3 et une contre-poupée 3x qui sont axialement alignées, la contre-poupée étant pourvue d'une broche coulissante 3r que l'on peut faire rentrer ou sortir, pour engager sa pointe dansl l'évidement axial existant dans l'extré- mité de l'ébauche ou flan de came B, ou l'en dégager, au moyen d'un levier à main 3Z qui pivote sur la table et que l'on peut manoeuvrer de la manière usuelle. Dans la poupée 3 est montée, de façon à pouvoir y tourner, une broche 3a et une ébauche ou flan
B, à tailler en came, est supporté par et entre les pointes adjacentes des broches 3a et 3Y (fig. 1 et 2).
Sur la broche t3, a est clavetée une roue à vis sans fin 3° qui est de préférence renfermée dans la poupée 3 et qui engrène avec une vis, sans fin 3d montée ou formée sur un arbre vertical auxiliaire 3e tourillonnant dans des portées prévues dans le côté de la poupée 3 (fig. 1, 2 et 3).
Sur l'extrémité inférieure de l'arbre 3e, qui est commandé comme cela sera décrit ci-après, est montée une roue à denture hélicoïdale 3f qui engrène avec une roue à denture hélicoïdale 38'montée sur un contre-arbre 3h tourillonnant dans des portées prévues dans un support venu de fon , derie, 2t, sur la table 2, en un endroit adjacent à la poupée 3. L'arbre 3h porte un pi gnon 3i engrenant avec un pignon intermédiaire 3i monté sur un axe'3.
Ce pignon 3i engrène aussi avec un pignon 4a monté sur une vis mère 4 qui tourne dans des paliers prévus dans une pièce venue de fonderie 2Y fixée sur le dessous de la table 2, au bout externe de celle-ci (fig. 2 et 3).
La vis mère 4 est immobile axialement mais peut tourner dans ses portées dans la pièce 2y et elle travaille dans un écrou 4b porté par un coulisseau 4e qui est guidé dans une rainure de ladite pièce 2Y, rainure dans laquelle le coulisseau peut aller et venir transversalement à l'axe longitudinal de la table 2, le mouvement du coulisseau dépen- dant de la rotation de la vis mère 4.
Sur le dessus du eoulisseau 4c est solidement fixée une came principale 4e (fig. 2) présentant un bord externe incliné 4f, en prise avec un galet 5a monté sur le dessous d'un coulisseau 5 qui est disposé sous la table 2 et longitudinalement à celle-ci et peut être guidé dans une rainure ménagée dans le dessus de la pièce 2Y (fig. 2 et 3). Au coulisseau 5 est reliée une crémaillère 5b qui s'étend longitudinalement à la table 2 et sous celle-ci et qui engrène avec deux pignons-bielles 6, qui sont espacés à une distance convenable l'un de l'autre et situés entre le banc la et la table 2, en étant de préférence disposés dans une rainure longitudinale ménagée dans le dessous de cette dernière.
Les périphéries des pignons-bielles 8 n'ont aucun contact avec les côtés de la rainure en question, mais un moyen d'ajustement pour maintenir une bonne action de glissement pour la crémaillère est offert par une règle ou lardon 2v, cet ajustement étant fait après que les pignons-bielles 6 sont dans leurs positions correctes. Chaque pignonbielle 6 porte deux boutons 6a et 6b, qui peuvent faire corps avec eux ou y être rapportés. L'un de ces boutons 6a (fig. 4), est situé au centre du cercle primitif du pignon et l'autre 6b, se trouve à une distance de ce centre égale au rayon de l'arc sur la came qu'on désire produire. Le pignon-bielle complet, monté, a alors l'aspect d'une manivelle avec dents d'engrenage droites à la périphé- rie d'un disque circulaire.
Dans le dessous de la table 2, il existe une rainure longitudinale en queue d'aronde qui est située au-dessus de celle dans laquelle se trouvent les pignons-bielles 6 et, dans cette rainure longitudinale, est assujettie une plaque de pivot 6e (fig. 4), dans laquelle sont disposées deux portées 6i dans lesquelles les boutons 6a des pignons-bielles 6 sont enga- gés. Dans le dessus du banc la se trouve une rainure dans laquelle une plaque de bielle 6f (fig. 4) est tenue entre les règles 1S. Dans cette plaque se trouvent deux portées 6g dans lesquelles les boutons 6b, dont il a été question ci-dessus, sont engagés.
Ces portées sont exactement espacées et sont situées, par rapport à l'axe longitudinal commun des deux plaques 6e et 6f, comme cela est nécessité par la situation du centre de l'arc requis (a dé- crire par la fraise C) par rapport à l'axe longitudinal de l'ébauche de came B, comme on le verra à la fig. 2 (fig. 1 et 2).
Pour rattraper tout mouvement perdu dans le système articulé et maintenir le contact entre le galet 5a et le bord 4f de la came principale 4e lorsque la fraise est en prise, on peut employer des ressorts ou des poids ; de préférence, un poids 5w est suspendu par une chaîne 5v qui passe sur une poulie 5u montée sur la base et est reliée à l'extrémité adjacente de la pièce 2Y (fig. 1). Pendant la taille, à mesure que la table se déplace, le poids est soulevé.
Si on le désire, une came inverse ou de retour 4g peut être montée sur le coulisseau 4e, en face de la came 4e, pour maintenir le galet 5a en position, mais il n'est pas nécessaire que la came 4g épouse le profil du bord 4f de la came principale, car elle ne fonctionne qu'à la fin de l'opération et pendant le retour de la table 2 à sa position de départ originelle.
L'arbre 3e est relie, par des sections d'ar- bre à joints universels flexibles 3m, avec l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 7 monté dans la cage le, au-dessus de la table 2. Cet arbre, auquel le mouvement est imprimé comme cela sera décrit ci-après, contrôle la vitesse et le sens de rotation de l'ar- bre 3e, les sections d'arbre 3m permettant le mouvement en arc de la table 2 par rapport à 1'arbre latéralement immobile 7, comme cela sera décrit ci-après.
L'arbre 7 tourne dans des portées fixes dans le dessus et la base de la cage 1e et, sur cet arbre, sont montés fous, prés de son ex trémité supérieure, un pignon 7a, une roue dentée 7b et une roue d'angle 7c qui peuvent faire corps les uns avec les autres ou être fixés les uns aux autres, de façon à tourner comme une unité, un coussinet 7d étant de préférence interposé entre ces roues d'engrenage et l'arbre 7.
Sur l'arbre 7, au-dessous de la roue d'angle 7e se trouve une rone d'angle similaire 7e également folle sur l'arbre ; mais, entre les roues d'angle 7c et 7e, sont interposés des pignons 7f engrenant avec ces deux roues et tournant sur des axes 7 S montés dans un palier 1 porté par un support 1P dans la cage le. Les pignons 7 font que les roues 7e et 7e tournent en sens inverse autour de l'arbre 7.
La roue d'angle 7e présente, sur sa face inférieure, des griffes d'embrayage 7h capables de prendre dans des griffes d'embrayage 8a prévues sur la face supérieure d'un organe d'embrayage double 8, monté à languette et rainure sur l'arbre ; quand l'organe d'em- brayage 8 est en prise avec la roue 7e, un mouvement de rotation est'imprimé de la roue 7e à l'arbre 7.
Sur l'arbre 7, au-dessous de l'organe d'em- brayage 8, est folle une roue dentée 9, de plus grand diamètre que la roue 7b et présentant sur sa face supérieure des griffes d'embrayage 9a capables de prendre dans des griffes d'embrayage opposées 8b, prévues sur la face inférieure de l'organe d'embrayage 8.
Les roues dentées 7e et 9 sont à un écartement tel que, quand l'organe d'embrayage se trouve exactement entre elles, il ne prend ni dans l'une ni dans l'autre mais que, en relevant cet organe, on peut le faire prendre dans la roue 7e et, en l'abaissant, on peut le faire prendre dans la roue 9.
Les griffes d'embrayage 9a peuvent être formées sur la roue 9 ou sur lm dé 9b claveté dans le moyeu de cette roue, comme c'est représente à la fig. 3. La roue dentée 9 engrène avec un petit pignon 9e qui est monté sur un axe fd supporté dans la partie inférieure de la cage 1e, et qui est formé, ou rigidement rapporté, sur le moyeu d'une roue (ieii- tée plus grande 9e, engrenant à son tour avec un pignon 9f monté sur un arbre vertical 99 qui tourillonne dans la cage le, parallèlement à l'arbre 7, et qui porte, à son extrémité supérieure, une roue dentée 9h engrenant avec une roue dentée plus petite 9i,
montée sur un axe 9i qui tourillonne dans le dessus de la cage le et sur l'extrémité inférieure duquel est montée une roue dentée 9k qui engrène avee le petit pignon 7a fou sur l'arbre 7, comme cela a été décrit ci-dessus.
Les roues dentées 9i, 9h peuvent être mobiles et changeables, de façon qu'en les changeant, on puisse faire varier la vitesse relative des mouvements en avant et en arrière de l'arbre 7.
La roue dentée 7b est représentée comme une roue à vis sans fin engrenant avec une vis sans fin 10a montée sur un arbre de commande horizontal 10, disposé dans des paliers, dans la cage le, à angle droit avec 1'arbre 7 et sur l'un des côtés de celui-ci. Cet arbre 10 porte une poulie Job (fig. 1 et 6), qui peut être reliée par une courroie à une poulie motrice, ou un moteur quelconque convenable.
L'organe d'embrayage 8 est normalement tenu dans une position intermédiaire ; mais on peut l'élever ou l'abaisser à volonté. Comme cela est représenté, il présente une gorge dans laquelle est engagée une fourchette 8e montée sur un arbre 8d qui tourillonne dans la cage 1e, parallèlement à l'arbre 10, mais sur le côté opposé de l'arbre 7, et qu'on peut actionner au moyen d'un levier à main 8e (fig. 1 et 4) mais qui est également actionné automa- tiquement lorsque la table 2 arrive à l'une ou à l'autre de ses fins de course.
Dans ce but, un bras 8f, monté sur l'arbre 8d (fig. 1), est relié par une bielle 8g à un bras 8h monté sur un arbre oscillant 8i qui tourillonne dans un support lu assujetti au montant 1b (fig. 1 et 3) et sur lequel sont fixés deux doigts de déclenchement pendants 8i et 8k, qui sont ca pables, respectivement, d'être rencontrés par des oreilles 8l et 8, respectivement, existant sur des bras 3t et 3s fixés sur le bout externe de la broche 3a (fig. 1 et 3).
Au moment où la table 2 s'approche ! de la limite extrême de son mouvement vers l'in- térieur (vers la droite à la fig. 1), l'oreille 81 vient en prise avec le doigt 8 et fait que l'embrayage 8b se dégage de la roue dentée 9.
Au moment où la table arrive à la limite extrême de son mouvement vers l'extérieur (vers la gauche à la fig. 1), l'oreille 8m vient en prise avec le doigt de déclenchement 8i et fait que 1'embrayage 8a se dégage de la roue dentée 7e. Ainsi, la table 2 sera automatiquement débrayée de l'arbre de commande 7 à la fin de la course de la table vers la droite ou vers la. gauche.
Sur l'arbre de commande 10, se trouve une roue d'angle 10e qui engrène avec une roue d'angle 11e convenablement clavetée sur la broche porte-fraise 11 qui tourillonne dans des portées lia et 11b que lui offrent les ex trémités supérieure et inférieure d'un manchon verticalement ajustable I2 glissant dans un support supérieur li et la tête 1d, assujettis au côté du montant 1b (fig. 1 et 4).
La broche 11 est pourvue, à son extrémité inférieure, d'une fraise C. On peut faire usage de tout moyen convenable (indiqué en lls) pour assujettir, de manière à permettre de l'en détacher, la fraise à la broche.
Le manchon 12 est pourvu sur le devant, d'une crémaillère 12a qui engrène avec un petit pignon 13a monté sur un arbre 13 qui tourillonne dans des portées que lui offre la tête ld et qui porte, à son bout externe, une roue à vis sans fin 13b engrenant avec une vis sans fin 13e portée par un arbre 13d qui tourillonne dans une cage 1kX assujettie à la tête 1, et que l'on peut actionner au moyen d'un volant à main 13e (fig. 1,4 et 8).
On peut élever et abaisser le manchon 12 et la broche
11 en tournant le volant 13e et, par ces dispositifs, ajuster exactement et minutieusement, dans le sens vertical, la broche dont on peut déterminer l'ajustement au moyen d'un cadran convenablement gradue 13f, assujetti à la cage 1k.
Le manchon 12 peut être pourvu d'un arrêt 12S (fig. 4) qui peut y être serré entre la tête 1d et le support li. Une fois le manchon et la fraise ajustés à la position la plus basse qui convient, au moyen du rouage à vis sans fin susdécrit, on doit ajuster l'arrêt 12S en contact avec le dessus de la tête 1d, puis le serrer fermement sur le manchon.
Après cela, on peut élever rapidement la broche et la fraise, lorsqu'on le désire, sans avoir à tourner en arrière le rouage à vis sans fin 13a, 13b, 13c, ni à déranger son ajustement, et on peut les ramener rapidement dans la position d'activité correcte où ils sont arrêtes par l'arrêt 12s. Lorsqu'ils sont dans la bonne position, on peut tenir fixement l'extrémité inférieure du manchon 12 dans l'extrémité inférieure de la tête 1d au moyen d'un organe de serrage 14 (fig. 1 et 7) qu'on peut actionner au moyen d'une poignée 14a. La broche 11 porte un volant llw pour supprimer la vibration et maintenir une vitesse uniforme de la fraise, assurant un fini lisse de la pièce.
Fonctionnement.-Les ébauches B de cames à rainer doivent être approximativement cylindriques et pourvues, à un bout, d'un évidement axial pour recevoir l'extrémité conique de la broche 3Y de la contrepoupée et, à leur autre bout, d'un évidement similaire pour recevoir l'extrémité conique de la broche 3a de la poupée et, en outre, cette ex trémité de l'ébauche doit être pourvue d'une rainure désaxée pour recevoir une clavette 3b (fig. 2) prévue sur l'extrémité de la broche 3a, de façon que, quand l'ébauche de came, ou flan, est placée en position entre les broches 3a et 3Y, comme représenté, elle puisse être mise en rotation par la broche 3a et tourner avec elle.
La rainure et la 3 constituent une façon simple et efficace de faire tourner le flan ou ébauche avec la broche 3a ; mais on pourrait faire usage, si on le désirait, d'un autre moyen pour engager, de façon qu'elles tournent ensemble, l'ébau- che et la broche.
A la fig. 2, la table 2 est représentée à peu près au milieu de sa course ; mais, au commencement de la taille d'une ébauche de came, la table doit être amenée complètement à gauche, de façon que le galet Sa se trouve en face de la petite extrémité de la came 4e. Pendant la taille, le coulisseau 4e est mu vers la roue dentée 4a et la table 2 est mue vers la droite, à la fig. 2 ; mais il lui est également imprimé un mouvement en arc par l'action des roues dentées de bielle 6.
Lorsque la table 2 est au bout de son mouvement vers l'extérieur, et avant de commencer une opération, l'organe d'embrayage 8 doit être dégagé tant de la roue dentée 7e que de la roue dentée 9, le levier de manceau- vre 8 doit être dans une position neutre (mar quée"N") comme c'est indiqué à la fig. 4, et l'extrémité interne de la contre-poupée être adjacente à la broche porte-fraise. Pendant que les parties sont dans cette position, on place une ébauche B entre les broches 3a et 3Y, tandis que cette dernière est retirée et on engage l'extrémité de l'ébauche sur la clavette 3b, puis on amène la broche 3Y en prise avec l'autre extrémité de l'ébauche, de manière à supporter celle-ci entre les broches, comme c'est indiqué aux fig. 1 et 2.
Une fois l'ébauche en place, on abaisse le manchon et la broche pour faire pénétrer la fraise C dans un trou radial préalablement formé dans l'ébauche et, dés qu'on met la machine en route, la fraise est mise en rotation par le rouage existant entre la broche et l'arbre 10 comme décrit ci-dessus.
On amène ensuite le levier de mise en marche 8e à la position de gauche ou posi tion"d'avance","E" (fig. 4), ce qui met en prise l'organe d'embrayage 8 avec la roue dentée 9 et, alors, une rotation est imprimée de l'arbre de commande 10, par l'intermé- diaire des roues dentées 7b, 7a, gk, gi, gh de l'arbre 9g, des roues dentées 9f, 9e, 9e et 9 et de l'organe d'embrayage 8, à l'arbre 7 et de là, par l'intermédiaire des joints universels 3m, à l'arbre 3e de l'ensemble de la table.
De l'arbre 3e, un mouvement de rotation lent est imprimé à l'ébauche par-l'intermé- diaire de la vis sans fin 3d et de la roue à vis sans fin 3c et de la broche 3a de la poupée ; un mouvement également lent est imprimé simultanément au coulisseau 4c par l'intermédiaire du train d'engrenages 3f, 3g, 3i, 3i, 4a et de la vis mère 4 et, à mesure que le coulisseau 4e se meut vers la droite, à la fig. 3, la came 4e en agissant sur le galet 52 fait mouvoir le coulisseau 5 et la crémaillère 5b vers la gauche (fig.
2) et actionne les pignons-bielles 6 qui, par l'intermédiaire des boutons 6a, 6b, font que la table 2 se meut suivant un arc et entraîne l'ébauche sur un arc similaire (indiqué par la flèche ts à la fig. 2) par rapport à la fraise C qui tourue sur un axe fixe. Les pignons-bielles 6 sont établis de façon que l'arc t3 a un rayon égal à la distance séparant les centres des bou- tons 6a et 6b adjacents.
La vitesse de rotation de l'ébauche B est réglée, eu égard au mouvement en arc. de la table et de l'ébauche sous la fraise, de façon que, pendant la taille, une rainure en hélice est taillée dans l'ébauche, d'un bout à l'autre.
Lorsqu'on taille des cames pour ce que l'on appelle les mécanismes de direction à came et levier de Ross, le mouvement en arc de l'ébauche par rapport à la fraise est tel que la rainure en hélice taillée dans l'ébauche varie, comme pas et profondeur, du milieu vers chacune de ses extrémités ; mais l'inven- tion ne doit pas être considérée comme limitée à des rainures de ce genre, et, en faisant varier les dimensions et dispositions relatives des pignons-bielles et des boutons, on peut rendre l'are plus grand ou plus petit, ou bien on pourrait augmenter le mouvement en are si l'on désirait tailler dans l'ébauche une rainure en hélice droite ne variant pas.
Lorsque la rainure désirée a été taillée dans l'ébauche, la table 2 a à peu près achevé son mouvement vers la droite (fig. 2) et l'oreille 81 du bras 3s vient en prise avec le doigt de déclenchement 81f et dégage l'em- brayage 8b de la roue dentée 9.
On peut alors amener le levier 8e à la position,, de retour" "R" (fig. 4), ce qui met en prise l'embrayage 8a avec la. roue dentée 7e ; cela fait tourner l'arbre 7 en sens inverse et fait, en consé- quence, par l'intermédiaire du rouage susdécrit, mouvoir, en sens inverse la table 2 et le coulisseau 4e jusqu'à ce que la table ait été ramenée à sa position extrême de gau- che, à la fig. 2. Pendant ce mouvement inverse, l'arbre 7 est mis en rotation plus rapidement, par l'intermédiaire du train d'engrenages 7b, 7c, 7f et 7e et de l'organe d'embrayage 8.
Les pignons d'angle entre les roues d'angle 7e et 7e font que l'arbre 7 tourne en sens inverse, la roue 7b n'étant ac tionnée que dans un seul sens.
Lors du mouvement inverse, ou de retour, le galet 5a est en prise avec la came inverse 46 au lieu de la came principale 4e. Au moment où la table arrive à sa position de dé- part initiale, l'oreille 8m du bras 3t vient en prise avec le doigt de déclenchement 8i et, par l'intermédiaire de ses connexions, dé- gage 1'embrayage 8a de la roue dentée 7e, le levier 8e étant ramené à la position,, neutre" ".
On peut modifier le contour de la came principale 4e ; mais, pour faire des cames pour mécanismes de direction, la came principale doit être formée de manière a imprimer à la crémaillère 5b un mouvement longitudi- nal de la manière et dans le temps nécessaire pour que les pignons-bielles 6 fassent mouvoir la table suivant un arc de grandeur égale à celui de la came de mécanisme de direction qu'on veut obtenir, dans les limites du mouvement transversal de la table 2 que permet la construction des parties. Diverses combinaisons de rapports peuvent être produites dans les cames principales et on peut faire des progressions, en partant de chaque combinaison de rapports, en changeant les roues dentées 3i, 3i et 4a.
Aux fig. 1 à 4, la broche porte-fraise est représentée bloquée à la profondeur désirée et avec la fraise agissant au milieu de l'é- bauche ; la table est représentée dans sa position intermédiaire, mais avec le levier de mise en marche et l'organe d'embrayage à la position neutre ; en conséquence l'avance est débrayée. A la fig. 5, la table est représen- tée en coupe par un plan situé au niveau du dessus des pignons-bielles 6, et ces roues, la crémaillère, la came principale et le coulisseau sont représentés en traits continus dans les positions relatives qu'ils occupent au commencement de la course active de la table, ces parties étant indiquées en lignes pointillées, dans les positions relatives qu'elles ont à la fin de cette course.