Procédé de télévision et appareil pour le mettre en #avre. Cette invention concerne la télévision.
Il est bien connu qu'on peut convertir des images en modulations .d'impulsions élec triques, transmettre ces modulations par la radio ou par fil et les recevoir à des points distants où, par l'entremise d'un récepteur de télévision, ces modulations peuvent être converties en images correspondant aux images transmises. La reproduction des images, au pote récepteur, est généralement effectuée à l'aide d'une lumière pulsatoire au néon associée à un disque analyseur, et comme la quantité de lumière dont on dis pose est faible, l'image reproduite est très floue et il est. impossible de l'agrandir.
Selon le procédé suivant la, présente in vention, les images transmises électriquement servent, à l'instant de leur réception, à enre gistrer électriquement sur un support (par exemple plaque ou film cinématographique) l'image transmise, l'image sur ce support étant ensuite projetée. Grâce à l'invention il devient possible de reproduire les images de télévision reçues avec une lumière beaucoup plus intense et de les projeter sur un écran beaucoup plus grand que cela avait été pos sible jusqu'à ce jour.
Le procédé peut être exécuté en projetant les vues de télévision à travers un appareil de projection analogue à celui employé dans les salles de .spectacle cinématographique dans lesquelles l'image considérablement agrandie de la vue est projetée sur un écran situé à une grande distance de l'appareil de projection afin qu'elle puisse être. vue par un grand nombre -le personnes.
A cet effet, on peut se servir, en combi naison avec le récepteur usuel d'oscillations de télévision, que ces oscillations soient re çues par la radio ou par fil, d'un équivalent du disque analyseur ordinaire du récepteur de télévision, établi de façon que l'image re çue soit d'abord imprimée ou dessinée sur une bande de film cinématographique qui est alors aussitôt conduite à travers un appareil de projection identique à ceux dont on se sert à l'heure actuelle -dans les salles de spectacle cinématographique, de telle sorte que la vue de télévision reçue et enregistré se trouve projetée de la manière dont elle l'est usuel lement -dans le cas des films cinématographi ques et avec une lumière intense sur un grand écran placé .à un grand nombre de mètres de l'appareil de projection.
La projection des images peut être com binée avantageusement avec la reproduction de sons. Si les images de télévision arrivant du poste transmetteur sont créés par un film cinématographique, il est évident que ce film peut être d'un type ordinairement employé pour les vues parlantes qui comporte un phonogramme et que, -dans ce cas, le phono gramme pourra être reproduit sur le film à la station réceptrice. On peut faire passer un film de ce genre à travers l'appareil re producteur photoélectrique de sons du type ordinaire de façon que les sons soient repro duits en synchronisme avec l'image projetée.
Un autre procédé consiste à diffuser l'enre gistrement acoustique au poste transmetteur en faisant passer le phonogramme à travers le transmetteur .de façon que les sons soient transmis avec un certain retard ou décalage -dans le temps par rapport aux images, afin que les impulsions reçues par le récepteur soient reproduites en synchronisme, avec. l'image projetée. Lorsque l'image de télévi sion est celle d'une scène ou action réelle qui a lieu au poste transmetteur, on se rend compte que si l'on fait usage de l'équipement de radio-réception et de reproduction des sons du type usuel les sons précéderont l'image de plusieurs secondes.
S'il est dési rable, ainsi que c'est usuellement le cas, que les sons ou la voix soient transmis simulta nément -et en synchronisme avec l'image ar rivant du transmetteur, on peut surmonter cette difficulté de façons diverses, par exem ple comme cela est .décrit ci-après.
Le dessin annexé représente deux modes de réalisation d'un appareil permettant de réaliser le procédé suivant l'invention. Dans ce .dessin: Fig. 1 est une vue plus ou moins sché matique de la première forme d'exécution; Fig. 2 est une vue en plan représentant une partie de l'appareil d'enregistrement des images; Fig. 3 est une coupe verticale .à. grande échelle qui peut être considérée comme ayant été prise suivant un plan représenté par la ligne 3-3 de fig. 2;
Fig. 4 est une autre vue schématique re présentant une autre forme d'exécution. Dans le dessin, 11 ,désigne une bande de film cinématographique, dont le support peut être fait de celluloïd, .comme les films ordi naires, ou d'une autre matière diaphane con venable telle que la cellophane, cette bande étant munie des -deux rangées -de perforations marginales usuelles. Ce film est spéciale ment préparé, avant son passage à travers l'appareil d'analyse ou de reproduction d'i mages de télévision, de façon qu'une de ses surfaces soit munie d'une couche uniformé ment noircie ou opaque. Cette couche noir cie peut être faite à. l'aide de plusieurs ma tières.
Par exemple on peut la constituer en ,exposant, développant et fixant préalable ment et uniformément une des nombreuses émulsions existantes pour films cinématogra phiques normaux. En outre, la couche su perficielle noircie peut être composée d'encre ou de pigment graphitique conducteur ou semi-conducteur appliqué uniformément sur la surface du support du film et cette couche peut être sèche ou humidifiée.
Le film 11, ainsi préparé, arrive comme représenté<B>-</B>d'un magasin 12, passe sur des rouleaux de guidage convenables 13 et arrive à un bloc 14 en matière isolante muni d'une lame courbe 15 en matière conductrice mon tée et convenablement fixée -dans ce bloc. Dans son passage .sur le bloc 14, le film passe au-dessous de la périphérie d'un disque analyseur 16 qui est muni d'une série de pointes -de décharge 17 situées de façon à passer immédiatement au-dessus du bord su périeur de la lame conductrice 15.
La lame conductrice 15 est incorporée an bloc 14 de façon que son bord supérieur af fleure avec la surface supérieure du bloc, et l'on remarquera que ce bloc est supporté par une monture 17a dont la position peut être modifiée à l'aide d'une vis 18 et d'un engre nage à vis sans fin 19 .de façon à faire va rier la. distance entre le bord de la lame con ductrice 15 le plan décrit par les pointes 17.
Le disque analyseur 16 est monté à l'aide d'un moyeu 20 sur un arbre vertical 21 et est agencé pour recevoir un mouvement de rotation à une vitesse élevée -de toute manièr convenable, par exemple à. l'aide des engre nages amplificateurs de vitesse 22 et du mo teur synchrone 23.
Les pointes 17 sont situées à, des distan ces égales du centre du .disque 16 -et sont équidistantes, l'intervalle qui les sépare étant; égal à la largeur du cadre d'image du film 11. En d'autres termes, dans le cas du film cinématographique normal, les pointes pré vues à la. surface inférieure du disque analy seur sont séparées d'une distance de 19 mm environ. La lame conductrice 15 est recour bée ainsi qu'on l'a dit précédemment et son rayon de courbure -est légèrement inférieur à celui du disque analyseur 16, de sorte que, pendant la. rotation de ce disque, une des pointes 17( est toujours au-dessus d'une par tie de la lame conductrice 15.
Les pointes 17, appelées ci-après "pointes de décharge", sont de préférence construites de la manière représentée dans la. fi-.<B>3</B> où l'on voit qu'elles sont constituées par les par ties extrêmes inférieures de petits morceaux faits d'une matière conductrice telle que le platine, par exemple de petits fils de platine, indiqués en 25. Chacun de ces fils conduc teurs ou pointes de décharge est renfermé à l'intérieur d'une douille 27 en matière iso lante telle que le verre et leur extrémité su périeure est reliée par un conducteur 28 à une lame correspondante 29 d'un collecteur 30 monté sur la face supérieure du disque analyseur 1.6.
Un balai unique 31 est monté sur un bras 32 -et disposé de façon à entrer en contact avec celle des lames du collecteur qui est connectée à l'instant envisagé avec la pointe de décharge qui, .à .ce moment, se meut en travers du film directement au-dessus de la lame conductrice 15.
Le balai 31. est connecté par un conduc teur 34, avec une des bornes d'un secondaire do transformateur à haute fréquence 35. L'autre borne de la bobine à haute fréquence est connectée soit directement, soit à. l'aide d'un condensateur 36, avec un .conducteur 37 aboutissant à une borne 37' fixée à. la lame conductrice 15.
38 indique une lampe d'oscillateur dont les trois éléments sont connectés par un type de circuit oscillant ou de réaction. Un oscil lateur de ce genre .est par exemple repré senté et décrit dans le brevet américain no 1507016 du 2 septembre 1924. 40 désigne la source de haute tension servant à alimen ter le circuit de la plaque 41 de la lampe. 42 désigne la self de choc et 43 le primaire du transformateur à haute fréquence, induc- tivement@ associé au secondaire 35 susmen tionné.
La relation inductive entre les deux bobines 35 et 43 peut être variable comme représenté; ou bien la capacité 36 du circuit secondaire peut être variable: Ce moyen per met de régler exactement la quantité normale d'énergie à haute fréquence passant de l'os cillateur à lampe aux pointes du disque ana lyseur.
Ordinairement, lorsque l'oscillateur 38 est en service, le passage des pointes de dé charge du disque analyseur se mouvant en succession rapide sur la surface noircie du film avançant 11 a pour effet de modifier l'opacité de la surface, soit en enlevant les particules individuelles constituant la couche superficielle.
La fig. 1 représente un procédé de modu lation de la grille de l'oscillateur 38 selon lequel le secondaire 44 du transformateur 45 est branché entre la grille 46 et le filament 47 de l'oscillateur -d'une manière propre à transférer l'énergie de télévision imposée qui est reçue par une borne de sortie 48 d'un récepteur de télévision 49 eomportant le cir cuit récepteur de télévision normal.
50 désigne un tambour d'entraînement qui peut être actionné de toute manière con venable et est agencé pour entrer en prise avec le film 11 de façon à le faire mouvoir en travers du bloc 14 à la vitesse normale des vues animées. A sa sortie du tambour d'entraînement 50, le film passe sur le tam bour d'entraînement supérieur 51 d'un ap pareil de projection cinématographique 52 dont la plaque à ouverture usuelle, désignée par 53, est associée à une lampe à arc 55, à un réflecteur parabolique usuel 56 -et à un condensateur<B>57.</B> 58 indique un tambour d'entraînement intermittent et 59 le tambour d'entraînement inférieur de l'appareil de pro jection.
60 désigne l'objectif du projecteur, à l'avant .duquel est placé l'obturateur rota tif 61. 72 désigne l'écran distant .sur lequel est projeté l'image et 63 l'appareil photo électrique de transfert des sons ordinaire ment appliqué dans le cas du procédé de re production des sons à l'aide de films.
On voit maintenant que, à l'aide de l'ap pareil tel qu'il a été décrit jusqu'ici, dans le mouvement du film .spécialement préparé 11 sur la lame conductrice 15 et au-dessous de la périphérie du disque analyseur 16 sous l'action du tambour 50, la couche superfi cielle noircie de ce film sera attaquée et mo difiée par le champ d'énergie ou décharge électrique créé entre les pointes 17 du disque analyseur, animées d'un mouvement rapide. et la lame conductrice 15, -de sorte que la décharge à haute fréquence modulée qui passe entre les pointes du disque et le film et qui est .dirigée par la lame conductrice repro duira en noir, gris ou blanc les contours et gradations des images recueillies par le trans metteur distant de l'appareil de télévision.
Le procédé qui vient d'être décrit peut être considéré comme étant un procédé dans lequel on grave électriquement une émulsion superficielle en soumettant des parties suc cessives de cette émulsion à l'action .d'une dé charge électrostatique qui est modulée par des impulsions reçues. par un transmetteur de télévision; et lorsqu'on fait usage d'un procédé de gravure de ce genre, il -est im portant de prévoir un dispositif permettant d'éliminer par .soufflage les poussières, cen dres ou particules fines clé l'émulsion, étant donné que ces poussières, -etc. pourraient au trement s'accumuler et nuire au fonctionne ment satisfaisant -de l'appareil. 65 (fig. 2) désigne un dispositif de soufflage qui peut être prévu à cet effet.
La couche initiale "non gravée" ou "non exposée" peut consister en une couche mince et uniforme d'une substance chimique facile ment oxydable, de préférence de couleur claire et translucide. Il est bien connu qu'une décharge électrique effectuée à l'aide de pointes, que cette décharge .soit du type à haute fréquence ou à sens unique, ozonise l'air dans son voisinage immédiat. Cet air fraîchement ozonisé qui se trouve à. la pointe du fil métallique fin ou pointe -de décharge du disque analyseur oxyde instantanément, dans une mesure plus ou moins grande, la couche superficielle susmentionnée, ce qui a pour effet de la rendre plus ou moins opa que, dans une mesure proportionnée à l'in tensité du potentiel électrique existant entre la pointe et la lame à l'instant envisagé.
Dans la fig. 2, 66 représente un mode de préparation de la surface opaque du film et 67 comment le film apparaît après qu'il a été soumis au procédé précédemment décrit.
On pourrait reproduire les sons en impri mant sur un des bords 68 du film un phono gramme 69 correspondant au phonogramme du film cinématographique de la station de transmission, dans le cas où les impulsions transmises émaneraient .d'un tel film. Le dispositif reproducteur photoélectrique 63 (fig. 1) est relié à un amplificateur .à basse fréquence 70, qui est lui-même relié par l'in termédiaire d'un interrupteur 71 à un ampli ficateur de puissance 72a associé à un haut- parleur 73 qui est situé derrière l'écran 72.
Si l'image enregistrée sur le film 11 cor respond aux images d'une scène ou action réelle qui a lieu devant le disque analyseur du transmetteur de télévision et si les sons sont diffusés en combinaison avec une action de ce -enre à l'aide de l'équipement de radio diffusion usuel, il est nécessaire de prévoir un dispositif radiorécepteur et, en combinai son avec ce dispositif, un dispositif retardant les sons, afin que les sons soient finalement reproduits simultanément et en synchronisme avec les images projetées.
Pour obtenir ce retard dans la, reproduction des sons, on peut disposer entre le détecteur du radiorécepteur par lequel arrivent les sons émanant de l'é cran de télévision distant -et le haut-parleur situé derrière l'écran -de la station réceptrice un des types de "circuits retardés" bien con nus dans l'art de la téléphonie ou se servir d'un appareil tel que celui désigné par 74 dans la fig. 1.
Cet appareil comprend le ré cepteur usuel 75, qui est connecté avec une antenne 76 et dont la sortie est reliée à un amplificateur à. basse fréquence<B>77,</B> lui-mêmc relié à une tête de haut-parleur 78 dont l'ar mature 79, au lieu .d'être associée au type de diaphragme usuel, -est reliée à une bobine de grande longueur 80 faite d'un fil d'acier ou de bronze et dont l'autre extrémité est reliée à l'armature 81 d'une tête .de pick-up ou -dis positif de réception par induction 82.
Comme représenté, cette tête est connectée par l'in termédiaire d'un interrupteur 83 avec l'am plificateur de puissance 72a, qui est lui- même connecté avec le haut-parleur 73. A l'aide de la bobine 80, il devient possible d'ob tenir, par un dispositif purement mécanique, presque tout intervalle de temps désiré entre le moment où les impulsions acoustiques sont communiquées à l'armatum 79 et le moment où ces impulsions sont recueillies à l'arma ture 81. Cet intervalle de temps dépend des caractéristiques mécaniques du fil de trans mission, c'est-à-dire de sa longueur totale, de sa masse unitaire, de son état de tension, etc.
On constate que, par ce moyen, il n'est pas difficile d'introduire les trois au quatre se condes de retard désirées entre la réception de l'impulsion acoustique provenant de la station de transmission distante et sa repro duction dans le haut-parleur 73 de façon à établir le synchronisme parfait des sons avec l'image retardée du film, laquelle image est projetée sur l'écran .de la manière précédem ment expliquée.
Bien que le procédé qui vient d'être dé crit pour enregistrer les images de télévision présente certains avantages en ce 'sens qu'il effectue un enregistrement permanent de l'image transmise, il arrive qu'on ne désire pas établir et conserver ensuite la ou les longues bandes de film portant l'émulsion photographique exposée et noircie du type susmentionné. En ,d'autres termes, il est sou vent désirable d'appliquer un procédé moins coûteux dans lequel l'agent de réception et de support de l'enregistrement des images est constitué par une seule bande relativement courte de film sans fin ou son équivalent.
Dans la fig. 4 est représenté un mode de réalisation préféré qui peut être appliqué pour réaliser le procédé mentionné en dernier lieu. Dans cette figure, 16' désigne un disque analyseur du type décrit ci-dessus et 14' un bloc de guidage qui ,contient la lame conduc trice 15'. Le disque analyseur 16' est muni de pointes de décharge 17' qui sont excitées électriquement à l'aide d'un dispositif con ducteur analogue à celui décrit au sujet de fig. 1, lequel dispositif comprend un conduc teur 34' -et la lame conductrice 15' excitée par un conducteur 37'.
11' désigne un film sans fin qui a été muni d'une émulsion par un procédé analo gue à l'un des procédés bien connus employés dans l'impression pour munir une des sur faces .d'une feuille de papier ou tissu d'une couche uniforme d'encre ou de matière colo rante. La surface opaque fraîchement pré parée du film sans fin passe au-dessous d'un tambour d'entraînement commandé 90 et est tirée au-dessous du bloc 14' par un tambour d'entraînement 91.
A sa sortie du tambour 91, le film traverse l'appareil de projection, indiqué en 92, -d'où il passe sur des rouleaux de guidage 93, 93a et 93b servant à le trans férer du plan de l'objectif de projection à un tambour d'entraînement commandé 94, à sa "sortie duquel il traverse un dispositif encreur indiqué en 95, puis passe en regard d'une tuyère aplatie 96 à l'aide de laquelle on peut projeter sur lui un courant d'air chaud ou ozonisé servant à sécher l'encre.
Le film passe alors entre des rouleaux-buvards 97 à travers lesquels il est tiré à l'aide d'un tam bour d'entraînement 98, puis passe sur des rouleaux de guidage 99a, 99b et<B>99e</B> qui le ramènent -dans le plan du tambour 90.
Il est évident que l'application d'encre sur la surface précédemment gravée ou traitée oblitèrera les images de cette surface; mais, si on le juge préférable, on peut avant de faire passer' le film au dispositif encreur, le faire passer à travers un bac à solvant 100 .dans lequel toute la matière dont il avait été enduit est éliminée avant qu'il soit .de nou veau encré. Ainsi qu'on l'a dit précédem ment, cette façon .de procéder présente cer tains avantages sur celle décrite dans la pre mière partie de la description, mais elle pré sente cet inconvénient qu'il -est impossible, par ce moyen, d'établir un enregistrement permanent de l'image de télévision.