Dispositif de fixation de roues de véhicules: Les roues de véhicules, plus particulière ment celles de véhicules automobiles qui se fixent au tambour du frein ou contre le moyeu attenant à l'essieu, soit par un écrou central, soit par quatre ou plusieurs boulons, présentent l'inconvénient que ce dispositif de fixation, tout en constituant un progrès par rapport aux autres systèmes de fixation, par exemple par boulonnage près de la jante, nécessite une opération assez salissante et relativement longue. Lorsqu'il s'agit par exemple de remplacer une roue en cours de route, il faut démonter tous les organes de fixation, risquant ainsi de les perdre ou d'en égarer tout au moins une partie, sans comp ter qu'au reboulonnage, on peut souvent fausser les pas de vis.
En outre, le serrage par quatre ou plusieurs boulons est forcément irrégulier, du fait du serrage plus ou moins fort des différents écrous, provoquant ainsi une tension inégale qui peut avoir de fâcheux effets sur les organes de direction du véhi cule. La présente invention a pour objet un dispositif de fixation de roues de véhicules destiné à éviter ces inconvénients.
Le dessin annexé, donné à titre d'exem ple, représente deux formes d'exécution du dispositif de fixation suivant l'invention, ap pliqué à des roues à flasques plein, en acier embouti.
Dans la première forme d'exécution, fig. 1 à 7, la fig. 1 est une vue de face d'une roue à flasque en acier embouti, dont la partie centrale est convenablement découpée et ap propriée au dispositif de fixation; La fig. 2 est une coupe transversale, montrant la roue avec son essieu équipé des organes de fixation ; La fig. 3 est une vue de face de fig. 2 montrant un fragment de la partie centrale du flasque muni du dispositif à l'état fixé sur l'essieu ; La fig. 4 représente une vue semblable, dans laquelle les organes de fixation sont ramenés en regard de l'ouverture centrale aménagée dans le flasque pour permettre de retirer la roue de l'essieu ;
La fig. 5 est une vue de face de la griffe de fixation ; La fig. 6 est une coupe semblable à celle de fig. 2 à travers la partie centrale du tam bour du frein, la roue et la griffe étant en levées ; La fig. 7 est une vue en bout de fig. 6 représentant le moyeu avec l'extrémité de l'essieu après l'enlèvement de la roue de la griffe et du boulon de fixation.
Dans la seconde forme d'exécution, à une écuelle différente, La fig. 8 est une section axiale fragmen taire du tambour du frein et de la partie centrale de la roue; La moitié de droite de la fig. 9 est une vue en bout de fig. 8 et la moitié de gauche une vue semblable, le boulon de fixation . étant enlevé; La fig. 10 est une élévation du boulon avec sa bague de retenue; La moitié de droite de fig. 11 en est une vue en bout devant et la moitié de gauche une vue en bout derrière La moitié inférieure de la fig. 12 est une vue latérale de la griffe et la moitié supé rieure en- est une coupe axiale;
La fig. 13 en est une vue de face; La fig. 14 est une même coupe axiale d'un fragment de tambour du frein que celle de fig. 8, mais sans les parties du dispositif; La moitié de droite de fig. 15 en est une vue antérieure et la moitié de gauche une vue postérieure.
Dans les fig. 1 à 7, 1 représente une roue de véhicule avec bandage pneumatique et 2 la partie pleine du flasque en acier embouti, 3 est le bout de l'essieu, 4 le moyeu, 5 le palier à roulement à billes et 6 le tambour du frein attenant au moyeu 4.
La partie centrale du flasque en acier embouti présente une ouverture axiale 7 et quatre découpures 8, disposées en croix, pro longeant ainsi l'ouverture centrale par quatre entailles suivant des rayons. Quatre trous 9 sont percés dans la .partie- centrale 2 du flasque, entre les entailles 8; comme pour les roues habituelles à fixation du flasque par boulons. Correspondant à ces trous 9, le moyeu 4 est pourvu de quatre tourillons 10 qui traversent les trous 9 en dépassant légè rement le flasque lorsque la roue est en place sur l'essieu 3.
Le bout de l'essieu 3 se prolonge par une partie centrale 11 de guidage, par exem ple en forme de carré, qui se termine par un boulon 12, sur lequel est vissé un écrou 13 à capuchon, retenu sur la vis 12 par exemple par une goupille 14 qu'on monte par le trou 17 une fois que l'écrou est en place. Le serrage de l'écrou s'opère par deux papillons 17'.
Sur le carré 11, entre l'extrémité de l'es sieu 3 et l'écrou 13 est placée une griffe 15, pourvue de quatre pattes 16 disposées en croix. Lorsque la roue est montée sur l'es sieu, les pattes 16 alternent avec les entailles 8 et serrent les parties pleines du flasque. Le gabarit des entailles 8 et de l'ouverture centrale 7 du flasque est légèrement plus grand que celui des pattes 16, respective ment de la griffe 15 et de l'écrou 13, de sorte que ces pièces peuvent, dans une posi tion donnée, traverser le flasque de la roue sans qu'il soit nécessaire d'enlever la griffe 15 et l'écrou 13 pour monter ou démonter la roue sur son essieu.
La mise en place et l'enlèvement de la roue s'effectuent de la manière suivante Pour le montage de la roue, celle-ci est présentée sur le bout de l'essieu 3 pourvu du moyeu 4 à tourillons 10, du boulon 12 à carré 11 et de l'écrou 13, comme dessiné en fig. 2. La griffe 15 et les pattes 16 ainsi que l'écrou 13 avec les papillons 17' passent par l'ouverture centrale 7, respectivement par les entailles 8 de la roue qui est poussée jusqu'à ce que le flasque 2 touche les tourillons 10 du moyeu 4 de l'essieu. On tourne légère ment la roue pour permettre aux tourillons de s'engager dans les trous 9 du flasque et la roue, poussée à fond, est ainsi en place.
La griffe 15 glisse sur le carré 11 jusqu'à ce que les pattes 16 touchent le flasque 2 et l'écrou 13 est serré à bloc sur la vis 12, retenant ainsi la roue dans sa position de fixation sur l'essieu. On voit donc qu'un seul serrage de l'écrou 13 suffit pour tenir en place la roue 1 et la solidariser à l'essieu 3.
Le démontage est aussi facile que le montage de la roue. Il suffit de dévisser de quelques tours l'écrou 13, juste assez pour permettre d'abord aux tourillons 10 de sortir des trous 9 du flasque. On exécute à ce mo ment les deux autres opérations, savoir on tourne la roue d'un petit angle jusqu'à ce que les pattes 16 de la griffe et les papil lons 17' se présentent en face des entailles 8 et on retire la roue dans la direction axiale.
Le dispositif décrit peut aussi être exé cuté différemment tout en conservant le même principe d'un seul serrage central et sans nécessiter l'enlèvement de ses différents or ganes adaptés au bout de l'essieu. Ainsi, par exemple, dans la seconde forme d'exécution fig. 8 â 15, le dispositif de fixation est adapté directement au tambour du frein. A cet effet, la partie antérieure 18 du tambour, faisant office de moyeu, se prolonge par un épaule ment 19 qui se termine par une partie car rée 20 sur laquelle s'adapte la griffe 21 dont les pattes 22 serrent le flasque 23 de la roue contre le moyeu 18.
Comme dans la première forme d'exécu tion, le moyeu 18 porte quatre tourillons 24 qui pénètrent dans les trous correspondants aménagés dans le flasque de la roue. La griffe 21 adaptée sur la partie carrée 20 de l'épaulement est serrée contre le flasque 23 par un boulon 25 se vissant dans l'épaule ment 19 et présentant une tête à créneaux 26 permettant le serrage et le desserrage au moyen d'une barre et facilitant ainsi la ma noeuvre. Le boulon 25 est retenu dans l'épau lement 19 par une bague 27 qui permet la manipulation du boulon sans toutefois pou voir l'enlever complètement. La bague 27 se déplace dans un logement 28 aménagé dans le moyeu 18.
La moitié de droite de fig: 9 montre la roue fixée sur son essieu, en ordre de marche. Pour l'enlever, ii suffit de desserrer le bou lon 25 afin de donner à la griffe 21 le jeu suffisant pour libérer le flasque 23 de la roue de son emprise avec les tourillons 24. A cet effet, la griffe est repoussée sur l'épau lement 19 par les ressorts 29 à boudin, au nombre de six, comprimés dans leurs alvéoles 30 pendant le serrage du boulon 25. Sitôt que le flasque peut tourner sur le moyeu 18, on ramène les entailles 31 en face des pattes 22 de la griffe et on tire la roue en avant pour l'enlever complètement de l'essieu.
Pour la remise en place de la nouvelle roue, on procède en sens inverse. On la pré sente sur la, fusée avec les entailles 31 en regard des pattes 22 de la griffe, on pousse l'ouverture centrale du flasque sur le carré 20 jusqu'à ce que le flasque dépasse les pattes, on tourne légèrement la roue jusqu'à ce que les trous arrivent en face des tourillons 24 et lorsqu'elle est engagée et touche le moyeu 18 à fond, on serre le boulon 25 à bloc et la fixation est opérée. La compression des ressorts 29 assure l'indesserrabilité du bou lon, leur action étant semblable à celle d'une rondelle élastique genre Grower.
Au lieu de donner à l'épaulement la forme d'un carré, on pourrait aussi prévoir tout autre dispositif de guidage de la griffe sur l'épaulement,. par exemple une clavette ou un organe analogue.
Les grands avantages des dispositifs<B>dé-</B> crits résident dans la simplicité et la -facilité de ïnanceuvre pour le démontage ou le mon tage des roues qui ne nécessite que trois mouvements, savoir libérer le flasque des tourillons, tourner légèrement pour amener ses entailles en face des pattes de la griffe et retirer le tout dans la direction axiale, et vice-versa pour le montage. Toutes les pièces du dispositif, adaptées à l'essieu, peuvent être manoeuvrées sans qu'il soit nécessaire de les enlever, évitant ainsi leur perte au dé montage. En outre, il y a lieu de signaler que le serrage central unique du flasque ne risque pas de déformer la partie emboutie, comme cela a lieu assez souvent par le ser rage irrégulier de plusieurs écrous.
Enfin, les opérations de montage et démontage en cours de route peuvent s'exécuter avec une grande rapidité et sans salir le conducteur du véhi cule.