Machine pour la production des pâtes alimentaires. Jusqu'à aujourd'hui la préparation des pâtes alimentaires a été effectuée au moyen de trois machines séparées et à fonctionne ment intermittant, c'est-à-dire au moyen d'une machine à pétrir, d'une machine à rou leaux coniques dentés pour le travail de la pâte et d'une presse à vis ou presse hydrau lique pour tréfiler la pâte.
Ces machines exigent des transports manuels de la matière en travail, c'est-à-dire d e la machine à pé trir à la machine à rouleaux, et de cette der nière à la presse; il en résulte donc comme inconvénient que la production des pâtes ali mentaires exige une main-d'oeuvre trop nom breuse et que le produit est endommagé par l'action -de l'air sur la pâte pendant les transports et les repos relatifs.
En outre, dans ces machines, le pétrissage est obtenu d'une manière discontinue par ef fet des dents des rouleaux coniques sur la pâte qui est portée au-dessous de ces derniers au moyen d'un plateau circulaire tournant, tandis que la compression est obtenue d'une façon discontinue au moyen d'un piston et cylindre.
Quelques essais ont été faits dans le but d'obtenir une machine automatique remplaçant les trois machines susindiquées, mais sans aboutir à. un résultat pratique, de sorte qu'aucune machine de ce genre n'est ac tuellement en commerce. Par contre, bien nombreux ont été les essais pour créer des presses continues, c'est-à-dire des machines à tréfilage continu, mais dans de telles ma chines connues, la charge de la pâte est ef fectuée à la main et d'une façon discontinue.
Ces machines de tréfilage continu sont de trois genres: les machines rotatives qui n'ont pas eu une réalisation pratique, principale ment en raison d e la difficulté d'obtenir une parfaite étanchéité .dans la chambre de com pression pour le tréfilage; les machines à pis tons, qui n'ont pas répondu aux besoins en raison de l'impossibilité de créer des soupapes d'étanchéité correspondant au but, et n'é chauffant ni n'épuisant excessivement la pâte; les machines à une ou plusieurs vis hé licoïdales.
Ces dernières sont les seules qui ont été mises en commerce, mais elles n'ont même pas rencontré la faveur des fabricants de pâtes alimentaires, car elles présentent l'inconvénient très grave de provoquer un échauffement excessif et épuisent par consé quent la pâte, cela à cause du frottement en tre la pâte et les surfaces des vis hélicoïdales pendant le mouvement; en effet, dans de telles machines, le mouvement d'avancement et de tréfilage de la pâte est imprimé unique ment par frottement par la rotation des vis hélicoïdales et puisque cela a lieu sous une forte pression (qui est nécessaire pour vaincre la résistance du tréfilage), il en résulte un frottement très fort et par consé quent un échauffement exagéré de la pâte.
La présente invention a pour objet une machine pour la production des pâtes alimen taires, qui est caractérisée en ce qu'elle com porte une base supportant deux bâtis sur lesquels sont fixés un dispositif de dosage de farine, un dispositif de dosage d'eau, un dis positif à pétrir la pâte, alimenté par les dis positifs de dosage et comportant un bassin présentant un arbre tournant animé d'un mouvement de translation en avant et en arrière et supportant des palettes entre elles contrastantes, dans le but de faire et de pé trir la pâte,
deux cylindres dont les axes sont parallèles étant disposés à l'une des extré mités du bassin de pétrissage et amenant la pâte à un dispositif de transport de la pâte pétrie, qui comporte une vis hélicoïdale tournant à l'intérieur d'un cylindre recevant la pâte du dispositif à pétrir dans le but de produire l'avancement de cette pâte, un dis positif de compression, qui reçoit la pâte du ,dispositif de transport et qui comporte au moins une vis hélicoïdale tournant, ainsi que coulissant axialement dans les deux sens, dans le but de produire la compression et l'avancement de la pâte, un dispositif à clo che de pression comportant deux pièces, l'une qui contient les chambres des vis de pression et le cylindre de pression, tandis que l'autre porte la forme des filières,
des moyens d'é tanchéité étant prévus entre ces deux pièces et l'ensemble de ces dispositifs étant prévu de manière à ce que la machine produise au- tomatiquement des pâtes alimentaires direc tement des farines, c'est-à-dire la préparation complète de la pâte et le tréfilage de celle-ci.
La machine objet de la présente invention permet donc d'obtenir la compression et le tréfilage de la pâte au moyen d'au moins une vis hélicoïdale, sans endommager la pâte et avec un petit effort, en utilisant un mouve ment axial de va-et-vient imprimé à ladite vis, cette dernière pouvant même être animée d'un mouvement de rotation continu ou d'un mouvement -de rotation seulement pendant la course de retour;
dans le premier cas, l'a vancement sous pression et le tréfilage de la pâte peuvent être obtenus en partie minime du mouvement -de rotation de la vis et en plus grande partie de son mouvement -d'avance ment, et, dans le second cas, du mouvement d'avancement seulement, tandis que, dans tous les deux cas, par effet de la rotation pendant la course de retour, la vis se dévisse ,de la pâte et cette dernière, en restant en place, vient se trouver peu à peu sur le de vant de ladite vis, afin d'être ensuite com primée pendant la course d'avancement sui vante. Ainsi, l'échauffement par frottement est considérablement réduit.
La machine sui vant l'invention présente donc tous les avan tages du système à piston et du système à vis hélicoïdales fixes, tandis que les défauts en sont évités, car il n'y a plus les soupapes du système ,à piston, ni l'échauffement ex cessif du système à. vis hélicoïdales figes.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution -de la. ma chine selon l'invention.
La fig. 1 en montre une vue d'ensemble; La fig. 2 en est une coupe longitudinale verticale; La fig. 3 montre un détail en coupe d'un tiroir pour doser les farines; La fig. 4 est une vue par-dessus, montrant la partie supérieure de la. machine en coupe; La fig. 5 est une vue en bout, en coupe partielle; La fig. 6 montre les détails. du joint des arbres des vis -de pression;
Les fis. 7, 8, 9 montrent les détails des organes de dosage de l'eau, la fis. 7 en vue par-dessus; la fis. 8 en coupe verticale lon gitudinale et la fis. 9 en coupe verticale transversale; La fis. 10 est un détail des tuyères indi quées à la fis. 9; La fis. 11 montre l'accouplement des or ganes de dosage d'eau et de farine; Les fis. 12, 13, 14 montrent les détails d'une variante du dispositif pour le dosage des farines; la fis. 12 en est une vue par dessus, la fis. 13 une coupe longitudinale ver ticale et la fis. 14 une vue par devant; La, fis. 15 montre le détail en coupe trans versale verticale du bassin de pétrissage avec les cylindres y relatifs;
Les fis. 16, 17, 18 montrent les détails du couteau racloir des cylindres; la fis. 16 en est une vue par-dessus; la. fis. 17 une coupe verticale longitudinale et la fis. 18 une coupe verticale transversale.
La machine représentée (fis. 1) est consti tuée par une base en fonte 1 sur laquelle ap puie un bâti 2, où sont fixés tous les orga nes et les commandes pour le dosage et le tra vail de la pâte, soit: le dispositif pour le do sage des farines, 3, celui pour le dosage de l'eau, 4, la caisse contenant le dispositif à pétrir 5; ladite base supporte un second bâti 6 supportant les arbres principaux de com mande et les mécanismes pour le mouvement de va-et-vient et de rotation des vis hélicoï dales de pression, ainsi qu'une cloche de pres sion se composant de deux pièces 7 et 8.
La machine (fis. 2 et 4) est actionnée par un moteur 9, placé à l'intérieur de la base 1 et muni d'une poulie 10 qui, au moyen d'une courroie 11, commande la poulie 12 d'un ar bre 13, ce dernier actionnant un arbre 17 au moyen de roues dentées 14, 15, et d'une chaîne 16, tandis que, au moyen de roues den tées coniques 18, 19, il actionne un petit ar bre 20 qui, à son tour, au moyen de roues dentées cylindriques 21, 22, actionne un ar bre à palettes 23.
L'arbre 17, au moyen du couple des roues dentées coniques 24, 25, actionne un arbre vertical 246, tandis que, au moyen de deux roues dentées cylindriques 27, 28, il actionne un arbre manivelle 29, avec deux bielles 30, 31 (fis. 5), cet arbre, au moyen de roues dentées 32, 33 et d'une chaîne 34, transmet le mouvement à un arbre 35 et, au moyen de roues dentées 36, 37, et d'une chaîne 38, ac tionne un petit arbre 39.
Le dispositif pour le dosage des farines 3, monts sur le bâti 2 de la machine, se com pose d'un tiroir 40 sans fond, qui est relié au moyen d'une tuyauterie articulée ou flexible 41, à la trémie ou caisse -de dépôt des farines 42, ce tiroir présentant (fis. 3), sur le côté an térieur, une ouverture 43, réglable, au moyen d'une vanne 44, ce tiroir reposant sur une base plane 45 ayant une extrémité inclinée en 45' et des bords latéraux 46, 47 (fis. 4), cette base étant fixée au bâti 2.
Au tiroir 40 se relie une tige 48 présen tant une entaille 49 dans laquelle peut être fixée le manche 50 d'une tige 51, cette der nière étant. mue alternativement en avant et en arrière par un levier 52 pivoté en 53, et actionné par un excentrique 54 qui est fixé sur le petit arbre 35. De cette façon, en te nant le manche â0 rehaussé, le tiroir 40, reste immobile, tandis qu'en abaissant ledit man che, le tiroir est animé d'un mouvement de va-et-vient.
Dans les fis. 12, 13 et 14 est illustrée une variante du dispositif de dosage des farines, se basant sur le même principe, c'est-à-dire celui d'obtenir le dosage au moyen d'un mou vement relatif entre le tiroir sans fond et une base d'appui; tandis que dans le dispositif de dosage déjà décrit le tiroir 40 est mobile et la base 445 est fixe, dans cette variante, le ti roir 40 est immobile et la base 45 mobile. Cette dernière est constituée par la surface périphérique -d'un cylindre 55 présentant des bords latéraux 46', 47' qui sont constitués par des brides.
En abaissant le manche 50 et en le fixant dans l'entaille 49@ de la tige 48, on im prime à celle-ci un mouvement de va-et-vient et, partant, au moyen d'un levier 56, articulé en 57, d'une petite dent 58 et d'un disque denté 59, on fait avancer à intermittance le cylindre 55 fixé sur un arbre 60; un cou teau 61 sert à racler le cylindre 55 et a une fonction analogue à celui du plan incliné 45' (fig. 2).
Le dispositif pour le dosage de l'eau 4 (fig. 11) est placé là côté de celui de dosage de farine 3 et se compose (fig. 7, 8, 9), d'un cy lindre 62, qui est figé au bâti 2 de la machine et présente un conduit 63 et un trou 64, pour le passage de l'eau provenant d'un ré servoir 65 au moyen d'un tuyau 65'; ce cy lindre présente encore deux trous 66, 67 et un conduit 68 percés dans sa partie supérieure et en outre un trou 69 percé à la partie supé rieure d'une de ses extrémités et servant pour la distribution de l'eau.
Le cylindre 62 est fermé à l'autre extrémité par un presse- étoupe 70 à travers lequel passe une tige 71 d'un piston 72, cette tige étant reliée au moyen d'un bras 73 au tiroir 40 du dispositif de dosage de farine 3. Au cylindre 62, à sa partie antérieure et en correspondance du trou de distribution de l'eau 69, est appliqué un distributeur 74 présentant de nombreuses petites tuyères 75, convenablement disposées.
Le fonctionnement du dispositif de dosage de l'eau est le suivant: en imprimant au ti roir 40 du dispositif de dosage de farine an mouvement de va-et-vient, le piston 72 du dispositif de dosage d'eau est aussi animé d'un mouvement de va-et-vient. Lorsque le piston 72 est à la fin de sa course d'avance ment, le trou 67 est fermé, tandis que le trou 64 pour l'introduction de l'eau est en commu nication avec la chambre postérieure 76 du cylindre, laquelle reste remplie d'eau, de même que le conduit 68.
Pendant la phase de retour, lorsque le pis ton est en train de fermer complètement le trou d'admission 64, le trou 67 commence à s'ouvrir, jusqu'à ce que le piston, en conti nuant sa course, pousse l'eau de la chambre 7 6 à travers le trou 66 et le conduit 68 dans la chambre antérieure 77 du cylindre 62, cette chambre ayant toujours une capacité plus grande que la chambre postérieure, de sorte que l'eau reste toujours à un niveau l infé- rieur à celui du trou de sortie 69. Le piston 72, pendant sa course de retour, après avoir fermé le trou 67, pousse l'eau par le trou 69, cette eau sortant alors par les tuyères 75 du pulvérisateur 74.
A chaque course du piston 72, il est donc distribué une quantité constante d'eau. Cette quantité toutefois peut être réglée, en effet, la course utile du piston 72, pendant laquelle ee dernier pousse l'eau de la chambre pos térieure 76 à la partie antérieure<B>77,</B> est celle comprise entre la position de la fermeture complète du trou d'admission de l'eau 64 et la position de fin -de course du piston. Si donc, tout en maintenant fixe la course totale -du piston, l'on déplace vers le presse-étoupe 70 sa fin de course de retour, on augmente la course utile et, partant, on augmente la quantité d'eau poussée dans la partie anté rieure et vice-versa.
Le déplacement de la fin de course de retour est obtenu en vissant un dé 78 sur la tige filetée 71 qui est em- péchée de tourner, au moyen -d'un bras 79 fixé sur la tige par un collier 80, ce bras pré sentant une fente longitudinale 81, dans la quelle est enfilé le pivot 8'2 du bras 73, ce dernier étant relié, ainsi qu'on l'a dit, au ti roir 40 du dispositif -de dosage de farine 3.
Le dispositif à pétrir se compose (fig. 2), aïnsi qu'il est d'usage dans les machines usuelles à pétrir, d'un bassin rectangulaire 83 à fond semi-circulaire et -d'un arbre 23 disposé à l'intérieur -de ce bassin et portant des palettes 84 d'une forme convenable el: convenablement disposées à inclinaison con trastante, -de .sorte que, tandis qu'une palette tend à déplacer en partie la pâte en avant pour la mélanger avec la pâte précédente, la palette -voisine tend à la reporter en partie en arrière pour la mélanger avec la pâte suivante.
Les pa lettes peuvent être, par exemple, disposées al- ternativement selon deux vis hélico'idales oppo sées. L'arbre 23 est animé d'un mouvement de rotation au moyen -des roues dentées Cy lindriques 21, 22, mais, contrairement à ce qui a lieu dans les machines à pétrir com munes, cet arbre est aussi animé d'un mou vement axial de va-et-vient obtenu par sa ro- Cation même au moyen d'une came double 85 et d'une petite roue 86 fixée au bâti 2 de la machine au moyen d'un support 87.
A une des extrémités du bassin 83 sont placés les dispositifs pour le dosage de farine 3 et de l'eau 4 (fig. 11), tandis qu'à l'autre extrémité et au-dessous du fond du bassin sont dispo sés deux cylindres 88, 89 (fig. 15) qui sont respectivement fixés sur des arbres parallèles 90, 91 supportant des roues dentées 92, 93 (fig. 5) et actionnés par deux vis sans fin 34, 95, fixées à l'arbre 39.
Au-dessous de ces cylindres 88, 89 (fig. 15, 16, 17, 18), qui sont fermés par les ceux parois latérales 96, 97 (fig. 2), est dis posé un couteau racloir 98 qui remplit l'es pace du passage de la pâte entre les deux cy lindres et l'ouverture 99 d'une chambre cylin drique 100 (fig. 2).
Le dispositif à rouleaux dentés coniques est remplacé ici par un dispositif de trans port de la pâte pétrie, comportant ladite chambre cylindrique 100 qui peut être à sur face lisse, rayée ou cannelée, et une vis hé licoïdale 101 tournant par effet des roues dentées cylindriques 102, 103, cette dernière étant montée sur l'arbre 91 du cylindre 89 et la vis hélicoïdale portant sur le prolonge ment antérieur de son arbre 101' des doigts ou palettes de pétrissage 104.
Cette vis hélicoïdale 10l peut éventuelle ment coulisser axialement dans les deux sens. Pour quelques farines, les doigts ou pa lettes de pétrissage 104 peuvent être super flus et, dans ce cas, à la vis 101 est substituée une autre vis plus longue qui sert simplement comme vis de transport de la pâte.
Le dispositif de compression (fig. 2 à 5) se compose de deux vis hélicoïdales 105, 106 contenues respectivement dans des chambres cylindriques 107, 108 formées à la partie su périeure et traversant une chambre 109 de raccord entre le cylindre 100 du dispositif de transport de la pâte pétrie et lesdites cham bres 107, 108. Les arbres 110, 111 des vis 105, 106 sont respectivement reliés au moyen de deux joints 112, 113 à des tiges 114, 115 à sections carrées. Les deux vis de pression 105, 106 sont animées soit d'un mouvement de rotation, soit d'un mouvement axial de va-et-vient; ce dernier mouvement est im primé par l'arbre coudé 29 ayant deux ma nivelles à 190' et les deux bielles 30, 31 gui dées au moyen de deux équerres 116, 117 coulissant sur des chariots 118, 119 fixés au bâti 6 de la machine.
Les deux équerres 116, 117 sont reliées aux tiges 114, 115 au moyen de manchons 116', 117' (fig. 6) qui sont fixés au moyen de filetage aux tiges 114, 115; ces manchons peuvent tourner librement sur la partie verticale des équerres 116, 117 en vertu des coussinets à billes 116'', 117'' et cela pour permettre le mouvement de rotation des tiges 114, 115 et partant des vis 105, 106. Ce mouvement de rotation est imprimé par l'arbre vertical 26 (fig. 2), qui au moyen de deux roues dentées 120, 121 actionne res pectivement des roues dentées 122, 123, pré sentant un trou à section carrée et enfilées sur les tiges 114, 115, ayant la même section carrée; de cette faon, l'engrenage 122, 123, n'étant pas fixé aux tiges 114, 115, permet à ces dernières un mouvement de va-et-vient.
Les vis hélicoïdales 105, l06 portent aussi sur leurs arbres 110, 1-1l -des palettes ou doigts de pétrissage 107', 108' et en outre une ou deux spires 107", 108" qui servent à em pêcher la sortie de la pâte -de la chambre 109 vers le haut, le long -des arbres 110, 111.
La cloche de pression se compose de deux pièces 7, 8 dont la supérieure, 7, présente, comme on a déjà dit, les deux chambres 107, 108 débouchant dans l'a partie supé rieure du cylindre de pression 124, formée dans la cloche même, tandis que la pièce infé rieure 8 présente un appui circulaire 125, sur lequel s'appuie la filière 126. Ces pièces 7, 8 présentent dans leurs surfaces vis-à-vis l'une de l'autre respectivement une entaille <B>127</B> à section trapézoïdale et une saillie 128 ayant la même section.
En serrant fortement les pièces 7 et 8 l'une contre l'autre, au moyen de des filetés<B>129,</B> 130 se vissant respective ment sur des montants 131, 132 fixés à la pièce supérieure 7 et traversant la pièce infé rieure 8, les surfaces vis-vis l'une de l'autre viennent se toucher et la saillie 128 pénètre dans l'entaille 127 en réalisant de cette fa çon la parfaite étanchéité du cylindre de pression 124.
Le fonctionnement de cette machine est le suivant: On met en mouvement le moteur électri que 9 et on abaisse le manche 50 en le fixant dans l'entaille 49 de la tige 48. Le tiroir 40 du dispositif de dosage de farine 3, étant de cette façon actionné par un mouvement de va-et-vient, passe de la position indiquée à la fig. 1 è la position de la fig. 2 en faisant descendre la farine par devant ce tiroir, sur le plan incliné 45' de la surface d'appui 45.
Pendant son mouvement d'avancement, le tiroir 40 actionne en même temps, au moyen du bras 73 et de la tige 71, le piston 72 du dispositif de dosage de l'eau 4. Ainsi, tandis que les farines descendent sur le plan in cliné 45', l'eau sort sous pression des tuyères 75 disposées sur ce plan incliné 45' et baigne uniformément la farine.
En retournant à sa position initiale, le tiroir 40 laisse devant lui et sur la surface d'appui 45 une quantité constante de farine.
En faisant varier la hauteur de la couche de farine, ce qu'on obtient en abaissant ou soulevant la vanne 44, on fait varier la dose de farine, tandis qu'en vissant ou dévissant le dé 78 sur la tige 71 du dispositif de do sage de l'eau 4, on fait varier la dose de l'eau.
Ainsi, au moyen des dispositifs de do sage de farine 3 et de dosage de l'eau 4, il est possible, soit de varier la quantité de fa rine à pétrir, soit de varier l'arrosage de la farine et, partant, la dureté de la pâte.
Pendant que la farine uniformément bai gnée descend sur le plan incliné 45', pour pas ser dans le bassin 83 du dispositif à pétrir, l'arbre à palettes 23, qui est animé d'un mou vement de rotation et d'un mouvement axial de va-et-vient, se déplace en avant en déplaçant en avant toute la masse de la pâte déjà pétrie, de façon que la nou velle pâte baignée tombe dans l'espace vide formé entre la pâte déjà pétrie et la pa- roi du bassin, tandis qu'une partie de la pâte pétrie est portée sur les cylindres 88, 89 et pénètre entre ces derniers. Pendant le mouvement de retour de l'arbre 23, la pâte ne peut plus être reportée en arrière par les palettes 84, étant donné que l'espace vide a été rempli; les palettes 84 se déplacent donc à travers la masse de la pâte.
Par effet du mouvement de va-et-vient de l'arbre à palettes 23, on obtient donc un avancement graduel de la pâte.
Les palettes 84, par effet de leur mouve ment de rotation et des inclinaisons entre elles contrastantes (c'est-à-dire que, tandis qu'une palette tend à mélanger une partie de pâte avec celle précédente, la palette voisine tend à la mélanger avec celle suivante), pro duisent une pâte pétrie uniformément, tan dis que, par effet de leur mouvement de va- et-vient, elles donnent lieu à un pétrissage plus rapide et, partant, à une pâte plus tra vaillée et cela par l'action transversale des- dites palettes sur toute la masse de pâte.
La pâte, comme on a déjà dit, passe peu à peu entre les cylindres 88, 89 qui servent à alimenter d'une façon régulière et continue le dispositif de transport de la pâte pétrie et est guidée par le couteau racloir 98 à tra vers l'ouverture 99 .du cylindre 100, où elle est saisie par la vis hélicoïdale 101 qui la comprime dans sa partie antérieure;
là, les doigts -ou palettes de pétrissage 104, tournant avec la vis, en passant à . travers la. pâte -com primée, provoquent un frottement des petits grains de farine l'un contre l'autre, ce qui produit leur désintégration, c'est-à-dire pé trissent la pâte. La pâte pétrie, poussée par la vis 101 à l'intérieur de la chambre 109, entre ainsi dans les chambres cylindriques 1i07, 10:8, d'où elle est saisie par les vis de pression 105,<B>106</B> qui, par effet de leur mou vement de rotation continue, pousse conti nuellement la pâte vers le cylindre de pres sion 124.
Les deux vis hélicoïdales 105, 106, comme on l'a déjà. dit, sont animées d'un mou vement -de va-et-vient et, puisqu'elles sont actionnées par un arbre à, double manivelles 29, dont les deux manivelles sont à 180 l'une par rapport à l'autre, il s'ensuit que, pendant qu'une vis descend, l'autre monte, et que, lorsqu'une vis est à la fin de sa course de retour, l'autre est à la fin de sa course de compression.
Le fonctionnement des deux vis hélicoï dales de pression 105, 106 est le suivant: La vis 106, qui est à la fin de sa course de retour, a été dévissée de la pâte et a laissé dans la chambre 108 et devant son extrémité antérieure une quantité de pâte de hauteur correspondante à sa course. Pendant la course de compression, la vis 106 comprime cette quantité de pâte à l'intérieur du cylindre de pression 124, aidée en cela par le mouvement de rotation de ladite vis, au moyen duquel mouvement on obtient aussi une action analo gue à celle d'une soupape, étant donné que la pâte ne peut plus retourner en arrière à travers les spires de la vis, car celle-ci, en tournant, tend au contraire à pousser en avant l'autre pâte contenue dans ces spires.
D'une façon analogue, pendant la com pression de la vis 106, la vis 105 retourne, en se dévissant de la pâte, pour effectuer en suite la course de compression.
Etant donné que la portée des vis héli coïdales est constante et que leur mouvement de va-et-vient est déphasé de 180 , il s'en suit que la pression à l'intérieur du cylin dre de pression 124 est constante; on obtient par conséquent un tréfilage à vitesse uni forme.
Le dispositif comprimeur pourrait être z aussi constitué par une seule vis hélicoïdale, en obtenant cependant dans<B>ce</B> cas une dé charge intermittante, ou bien par plusieurs vis convenablement déphasées, par exemple au moyen de trois vis, dont l'angle de dépha sage serait de 120'.
Les vis 105, 106 pourraient être aussi animées d'un mouvement de rotation seule ment pendant la course de retour; dans ce cas, pendant la course de retour, elles se dévisse raient de la. pâte, tandis que la compression de la pâte, à l'intérieur du cylindre de pres sion 124, serait obtenue uniquement par effet de la course d'avancement desdites vis héli coïdales; de cette façon, on éviterait en plus grande partie l'échauffement de la pâte sous l'effet du frottement, mais une partie de la pâte pourrait retourner en arrière à travers les spires des vis hélicoïdales 105, 106.
Si on doit changer les filières, il suffit de desserrer les dés filetés 129, 130 et d'a baisser la pièce 8 de la cloche qui est guidée et retenue par les montants 131, 132.