Installation<B>pour</B> l'évacuation et l'incinération des ordures ménagères. La présente invention a pour objet une installation pour l'évacuation et l'incinération des ordures ménagères.
L'installation selon l'invention comporte d'une part, au moins un circuit clos, dans lequel les ordures mélangées à de l'eau sont transportées, au moins en partie par gravité des cuisines d'un immeuble en un point ou l'eau est séparée de ces ordures, et d'autre part, un dispositif d'incinération et des moyens permettant de faire passer les ordures sé parées de l'eau du point où a lieu cette sé paration audit dispositif, où elles sont in cinérées.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple; une forme d'exécution de l'installation, selon l'invention, une variante de celle-ci, et des variantes de détail.
La fig.l est une coupe vertical d'un évier-vidoir; La fig. 2 est la coupe verticale d'un poste de collecte; Les fig. 3 et 4 montrent schématiquement deux modes de groupement de plusieurs postes de collecte; La fig. 5 est la vue en élévation d'une station centrale, groupant une pompe à vide, un réservoir central, un réservoir doseur, une essoreuse, un four d'incinération et une chan diére récupératrice; La fig. 6 représente en coupe verticale, une installation de manutention des ordures;
La fig. 7 représente en coupe horizontale la même installation, suivant A-A de@la fig. 6; La fig. 8 représente en coupe verticale, une variante suivant laquelle les ordures passent directement du silo dans le camion.
Ainsi qu'on le voit sur le dessin (fig. l) l'évier-vidoir comporte au-dessous de l'évier proprement dit 1, pourvu d'une large ouver ture avec grille 2, une cuve 3, prolongée par un coude-pied de cuve 4, aboutissant à l'aju tage 5, branché sur le tuyau de chute 6, qui dessert les cuisines d'un même corps de bâtiment, les éléments 3, 4, 5, étant assem blés avec joints hermétiques, et le dernier, l'ajustage 5, comportant une culotte 7 avec tampon de visite 8.
Dans la partie haute de la cuve est monté fixe un voile-guide 9 constitué par un cône creux, qui est traversé librement en son centre par un tube de trop plein 10 percé d'ouver tures 11 limitant le niveau de l'eau dans la cuve.
Le tube 10, muni d'une poignée 10", porte à sa partie inférieure un clapet 12, avec joint de caoutchouc toroidal 13 qui s'appuie sur un siège conique du coude-pied de cuve.
Le clapet porte un godet-siphon 14, dans lequel plonge l'extrémité du tube 10, de telle sorte que le trop plein peut s'évacuer par dessus le bord du godet en 14$, tandis que la garde de liquide qui reste dans le godet constitue une soupape hydraulique empêchant les mauvaises odeurs venant du tuyau de chute 6 de remonter par le tube 10.
Les divers tuyaux de chute 6, d'un im meuble débouchent à leur partie supérieure au-dessus des toitures, ou ils sont pourvus d'un système quelconque de ventilation, tan dis qu'à leur partie inférieure ils sont rac cordés à une ou plusieurs canalisations 15 (fig. 2), en matériaux lisses (grès vernissé par exemple), posées avec une pente suffisante pour entraîner par seule gravité les matières solides et liquides vers un ou plusieurs postes de collecte 16 (fig. 2).
Chaque poste de collecte comporte une fosse étanche avec déversoir de trop plein 17 vers l'égout, et dont la capacité utile varie avec le nombre d'éviers-vidoirs raccordés à cette fosse.
Les ordures ménagères y arrivent par une ou plusieurs canalisations 15 et seule une partie des liquides en repart par le trop plein. Dit pied de chaque poste de collecte part un col du cygne 18, formé par des coudes en fonte, qui aboutit à une canalisation 19 (fig. 2, 3, 4). Les diverses canalisations 19 qui aboutissent à leur tour à un collecteur 20 (fib. 3, 4) et le ou les collecteurs 20 sont re liés au réservoir général 21 (fig. 5), situé dans une station centrale disposée au centre même de l'immeuble.
L'entrée du col de signe de chaque poste de collecte est fermée normalement, dans le cas des fig. 2 et 3 par titi obturateur 2?, dont la tige 23, convenablement guidée dans la fosse, peut être manaeuvrée de l'extérieur par tout levier approprié (non représenté).
L'obturateur commandé 22 peut être rern- plaqé par un obturateur automatique cons titué par une simple boule flottante 22a (fig. 4), mais dans ce cas on dispose sur chaque canali sation 19, avant le collecteur 20, un robinet d'arrêt 25 dont le rôle apparaîtra plus loin.
Comme il a été dit, le ou les collecteurs 20 aboutissent au réservoir général 21 (fig. 5) ou tonne d'arrivée des eaux et des ordures, qui est d'une capacité suffisante pour con tenir toutes les matières amenées au cours d'une opération de ramassage, qui se fait par l'action du vide, comme il sera expliqué plus loin. Ce réservoir est traversé dans le sens de la hauteur par un conduit 26 s'ouvrant dans le voisinage du fond et qui est relié d'autre part à un petit réservoir 27, que l'on appelera réservoir-doseur en considération du fait que sa contenance utile est égale à celle du panier de l'essoreuse 28 située au-dessous.
Deux robinets à ouverture instantanée 29 et 30 sont interposés respectivement entre les réservoirs 21 et 27 et entre le réservoir 27 et l'essoreuse 28.
Une pompe à vide 31 rnue par un moteur électrique 32,à sa canalisation d'aspiration 33 reliée au dôme 34, du réservoir 27, pourvu de crépines convenables, l'une à large mailles, l'autre à mailles fines contre l'entraînement de matières solides ou de bulles savonneuses, tandis que le refoulement 35 de cette pompe est dirigé à l'atmosphère, à une grande hau teur (fig. 5).
Pour éviter les entraînements d'eau dans la pompe, la canalisation 33 forme, comme on le voit sur le dessin, titi U vertical de grande hauteur.
Les réservoirs 21 et 27 comportent chacun un dispositif de sécurité à flotteur 36, 37, reliés électriquement au circuit du moteur 39, sur le tableau 38, qui coupent le courant de ce moteur quand l'eau atteint dans ces ré servoirs titi niveau critique déterminé. De cette manière, il reste toujours dans ces réservoirs, à la partie supérieure, un espace libre formant volant de vide. L'essoreuse 28, commandée par le moteur 28m, peut être du type quelconque.
II sera avantageux d'adopter une essoreuse à axe vertical, dont le vidage se fasse par la partie inférieure dans le four d'incinération des ordures 39. Urre -conduite particulière 40 se dirige vers l'égout.
Ce four, de tout type approprié, com portera de préférence une chambre de maçon nerie pourvue, de haut en bas, d'une ouver ture d'entrée 39a,, de deux grilles de séchage et de combustion respectivement 41 et 42, disposées l'une au-dessous de l'autre, mais inclinées en sens inverse, et d'un cendrier 43.
Des canaux 44 logés dans les parois, qui sont en maçonnerie, conduisent des gaz chauds directement de la base du four à la partie supérieure, oh ils se mélangent aux gaz qui ont traversé les grilles et les ordures en com bustion avant le départ de ces gaz par la conduite 45 vers la chaudière tubulaire 46, pourvue du registre 46r, ou vers la cheminée 47, un autre registre 48 étant prévu à cet effet. Les gaz ayant traversé la chaudière sont d'ailleurs dirigés par le conduit 49 dans cette cheminée, qui comporte une ouverture infé rieure 47A, pour l'extraction des suies.
Le four 39 est complété par un ou plu sieurs brûleurs 50 alimentés en mazout par un réservoir 51, de manière que les ordures soient complètement brûlées et les fumées détruites.
Tous les appareils depuis le réservoir général 21 jusqu'à la chaudière 46 sont groupés dans la station centrale.
Le fonctionnement est le suivant: L'évier-vidoir étant dans l'état de la fig. 1, or) soulève la grille 2 et ou vide les ordures dans la cuve 3; après quoi ou soulève le sys tème 10-12 par sa poignée 10a.
L'eau et les ordures mélangées se préci pitent dans le coude 4 et le tuyau de chute 6 pour aboutir à la conduite 15 et de là par gravité, au poste de collecte 16.
Chaque fois qu'il arrive nu volume dé terminé d'eau et d'ordures dans la fosse 16 déjà partiellement remplie comme le montre la fig. 2, il repart par le trop plein 17 un volume égale de liquide. Il reste donc dans le poste des matières solides et une certaine quantité de liquide, dont l'enlèvement se fera par l'action du vide en supposant que le ré seau soit .en état.
La mise en état du réseau pneumatique s'opère de la façon suivante: Le robinet 30 (fig. 5) étant fermé et le robinet 29 ouvert, on met en marche la pompe 31 qui fait le vide dans les réservoirs 27 et 26, les collecteurs 20 jusqu'aux robinets 25, si l'on est dans le cas de la fig. 4, et aussi dans les conduites 19 et 18 jusqu'aux obtu rateurs des postes de collecte, si l'on est dans le cas des fig. 2 et 3. On ferme ensuite le robinet 29.
Si l'on soulève alors l'obturateur 22 d'une fosse 16 quelconque, l'eau et les ordures sont aspirées jusqu'au réservoir général 21.
Dans le cas de la fig. 4, il suffit d'ouvrir le robinet 25 pour- vidanger à la fois tout en groupe des postes de collecte. Les boules flottantes 22. descendent en même temps que le niveau du liquide et viennent s'appliquer sur leur siège, empêchant ainsi toute perte vide.
Les ordures étant dans le réservoir géné ral 21, on vide ce réservoir par fractions suc cessives, en remplissant chaque fois le réser voir doseur 27, ce qui s'obtient en ouvrant simplement le robinet 29.
Quand le réservoir 27 est plein, on ferme le robinet 29 et on ouvre le robinet 30 de telle sorte que l'essoreuse 28 est remplie d'un seul coup. On met en marche le moteur de celle-ci et quand l'essorage est terminé on vidange les ordures dans le four 39, tandis que les eaux s'écoulent par le tuyau 40.
Les ordures sèchent sur- la grille 41 et brûlent sur- la grille 42, on fait passer les résidus dans le cendrier 43 par- une manoerrvre à la main. Les gaz chauds sortant du four sont dirigés soit vers la chaudière tubulaire 46, soit directement vers la cheminée 47 par urne manaeuvre convenable des registres.
On voit que dans l'installation qui vient d'être décrite qu'une fois que les ordures ont franchi le clapet de l'évier-vidoir, elles ne sont plus jamais en contact avec l'atmosphère jusqu'à ce qu'elles soient réduites en cendres. Cette installation donne par conséquent toute satisfaction au point de vue de l'hygiène et du confort des habitants.
Sur les fig. 6, 7, 8, ou à représenté une variante de la forme d'exécution de l'instal lation selon l'invention, dans laquelle les ci - dures essorées sont conservées soit dans des bennes, soit dans des silos d'une capacité dé terminée suivant l'importance de l'ensemble du ou des groupes d'immeubles, d'où les or dures passent dans les camions.
En dessous de l'essoreuse 28, mue par un. moteur 28m et située au-dessous du ni veau du sol, est prévue une trémie 50, dans laquelle tombent les ordures.
Comme représente<B>fi-</B> ' 6, une cavité est prévue dans la maçonnerie, laquelle peut re cevoir une benne 52 dont le mouvement de translation vertical est assuré par un monte- ordures à chaires 53, commandé par un treuil 54. De manières que les ordures situées dans la benne tic produisent pas de poussières, la partie du ni on te-ordtires, située au-dessus du niveau du sol, est enfermée dans un bâtiment 55, fermée lui-même par une porte, dont seule l'eiribrasure 56 est figurée.
Au-dessus de la trémie 50 est prévue une plaque amovible 57 permettant (le nettoyer la trémie 50 à l'aide de tout dispositif con venable. Une porte coulissante verticalement par exemple 58 ferme la trémie 50.
Le fonctionnement est le suivant: Les ordures étant convenablement essorées tombent dans la trémie 50 et y sont conservées, la porte 58 étant fermée ainsi que la plaque 57.
Quand arrive le camion 59, la porte 58 est ouverte et la benne 52 qui se trouve dans sa position inférieure représentée par le poin tillé sur la fig. 6 en 52', se remplit; une fois celle-ci pleine, la porte 58 se referme et la benne 52 est remontée jusqu'à sa position supérieure oit elle bascule et déverse les or dures dans le camion 59.
En inversant le sens de la marche du treuil, la benne redescent à sa position 52' et ainsi de suite. Sur la fig. 8, on a représenté un autre mode de réalisation, dans lequel la station centrale groupant la pompe à vide, le réser voir doseur 27, l'essoreuse 28, la trémie 50 qui est fermée par une porte coulissante 58, sont au-dessus du niveau du sol dans le bâtiment 55. Dans ce cas, il est inutile d'avoir recours au système de bennes, les ordures stockées en 50, après essorage, ,passent direc tement, quand la porte 58 est ouverte, du silo au camion 59.
En cas de substitution d'un gazogène au four d'incinération, les grilles de séchage sont seules conservées, le gazogène étant par ail leurs conservé tel quel, d'un type quelconque, la seule modification à son fonctionnement étant l'enrichissement éventuel au point de vue calorifique des ordures par un combustible à pouvoir calorifique plus élevé, ceci dans le but d'obtenir un gaz pauvre de pouvoir ca lorifique suffisant.
Il va de soi que sans sortir de la présente invention, des modifications dans la réalisa tion de l'essoreuse, des canalisations, des postes de collecte, du silo de stockage et l'installation de manutention pourront être prévues telles par exemple que l'utilisation d'un silo assez profond, dans lequel les or dures peuvent passer par gravité dans les bennes ou le camion, l'avancement des or dures, dans des silos peu profonds vers la porte 58 sous l'action d'titi dispositif méca nique quelconque ou encore la substitution ait système à bennes simples, d'un système à bennes multiples ou de chaînes à godets.