CH169494A - Dispositif pour la production de lumière et procédé pour sa fabrication. - Google Patents

Dispositif pour la production de lumière et procédé pour sa fabrication.

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Anonyme Pour Les Appli Societe
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Ets Claude Paz & Silva
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  Dispositif pour la production de lumière et procédé pour sa fabrication.         Les    dispositifs d'éclairage dans lesquels  la lumière est produite par une décharge élec  trique dans une     atmosphère    gazeuse raréfiée,  contenant au moins un gaz rare,     comportent:     <B>10</B> Un circuit     électrique;     20 Un appareil à décharge constitué par  une chambre renfermant, d'une part, la  masse     gazeuse    et, d'autre part, des     électrodes     d'amenée du courant qui traversent les     pa:     rois de ladite chambre.  



  Dans     -ces    :dispositifs, la. différence de po  tentiel appliquée aux électrodes de l'appa  reil à décharge et nécessaire à. son fonctionne  ment se répartit en une     chute    de potentiel  anodique, une chute de potentiel le long de  la     colonne    positive, et une chute de     poten-          tiel        cathodique.     



  Dans les dispositifs actuels de ce genre,  la pression de la. masse gazeuse     est    de plu  sieurs millimètres de mercure; elle est même,  dans     certains    appareils, de l'ordre du centi-    mètre, et l'intensité -du courant, de     l'ord-ré     de dizaines de milliampères est,     aux    maximum,  de plusieurs centaines de milliampères.

   La  chute anodique est     faible,    elle est de quelques  volts; par     contre;    la chute .cathodique, varia  ble avec la nature de la .cathode, a toujours  une valeur élevée, pouvant atteindre plu  sieurs centaines de volts, et ne descendant       guère        au-dessous-d'une        soixantaine    de volts.  



  L'énergie     électrique    absorbée par     ces     chutes de potentiel     constitue    une perte au  point de     vue    du     rendement        lumineux.     



  La chute -de     potentiel    le long de la co  lonne     positive    étant proportionnelle à la lon  gueur de cette     colonne,    on améliore le rende  ment     lumineux,    en allongeant autant que pos  sible la     colonne    positive, mais il     s'ensuit    une  tension     d'alimentation    élevée qui est généra  lement de plusieurs milliers de volts.  



  Ces tensions élevées ne sont actuelle  ment obtenues     couramment    qu'avec des<B>gêné-</B>           rateurs        électriques.-    à courants     alternatifs    et  les électrodes des appareils à décharge devant  alors jouer alternativement le rôle d'anode  et celui de cathode .sont     identiques.     



  Ci-après, et pour la commodité de l'exposé,  les appareils à décharge électriques présen  tant les caractéristiques générales     ci-dessus     rappelées seront désignés sous le nom     @d'"ap-          pareils    à décharge fonctionnant en régime -de       luminescence"    ou plus simplement. ,appa  reils ou tubes     luminescents".     



  Il est     extrêmement    souhaitable, pour     clés     raisons de commodité et de sécurité, de pou  voir     alimenter    les appareils - sous basse ten  sion,     notamment    sous les tensions usuelles de       distribution;    par exemple     sous    110 ou 220  volts, et en courant continu ou alternatif.

   En  même temps, il est absolument désirable  d'obtenir des rendements lumineux au moins  équivalents à ceux ,des     installations    actuelles  -de tubes luminescents, en raison, non seule  ment -de     l'utilisation    croissante de la lumière  émise par les gaz rares à la décoration et à la  publicité, mais aussi des     applications    au  balisage aéronautique et     maritime,    et surtout  à l'éclairage proprement -dit.  



  La présente invention a pour but la créa  tion d'installations d'éclairage     électrique    ré  pondant à ces desiderata.  



  On a cherché la réalisation     dans        l'utilisa-          tion    -dé la     décharge-en    régime d'arc. On- s'est  heurté à des. difficultés entièrement nouvelles       qui    paraissaient, à priori, insurmontables.  



  Il est connu que le passage du régime -de       luminescence-    au régime d'arc est caractérisé  notamment par une augmentation considérable  de l'intensité du ,courant transporté par la dé  charge: Or, on sait que la durée des tubes lu  minescents est     commandée    par     l'intensité    et  que M: Georges Claude .

   (Brevet français  no 434525 -du 28 novembre 1910) n'a pu ob  tenir des tubes luminescents ayant une -durée  de -fonctionnement     -compatible    avec- les be  soins     industriels    qu'à l'aide d'électrodes  dont la surface est supérieure à 1,5 dm' par  ampère.     On,    peut -donc craindre que l'aug  mentation de courant entraînée par le ré  gime d'arc ne     conduise    à des durées très    courtes, malgré l'emploi d'électrodes de très  grandes     surfaces.     



  De plus, en même temps que l'intensité  du courant     augmente    beaucoup, la zone       -d'émission-,de    la décharge à. la cathode se ré  duit à une très petite portion .de la surface  ,de la     cathode,        portion    dite "tache     cathodique"     qui devient le siège d'une très importante       projection    .de particules et d'un dégagement  -de vapeurs provenant de la. matière constitu  tive -de la     cathode.     



  Bien que, en général, la tache     cathodique     se déplace sur la cathode, ses dimensions sont  si petites que l'on ne peut songer à. éviter la       désintégration    de la. cathode par une aug  mentation de sa     surface,    suivant la méthode  utilisée par M. Georges. Claude, en régime     lu-          minescent.     



  En même temps, le fait :d'observation sui  vant augmente également du côté de l'anode  les     craintes    relativement à la durée -des appa  reils fonctionnant -dans     ces        conditions.     



  On a observé, en effet, que si l'on emploie,  par exemple, comme anode une     feuille    métal  lique enroulée en cylindre, on     constate,    pour  peu que le cylindre soit assez long par rap  port à son diamètre, que seule une bande plus  ou moins large -de l'extrémité du cylindre est       utilisée    par la décharge, que c'est     surtout     sur     cette.    bande et. plus     particulièrement    sur  les     bords    que le métal travaille et se vaporise.  



  Donc, non     seulement    le courant est bien  plus     intense    en régime d'arc, mais une très       petite        partie    seulement de la.     -cathode    et même  une faible     partie    -de l'anode - qui sera ap  pelée dans     ce        qui    suit zone anodique - y  servent pour     l'émission,    -de sorte que la. den  sité de courant par dm' utile d'électrode,  élément     capital    pour la durée des tubes lu  minescents à gaz rares, est énorme en régime  d'arc.

   Si l'on considère que la durée d'un ap  pareil à décharge électrique à gaz rares fonc  tionnant en régime luminescent diminue très  rapidement quand l'intensité de courant     aug-          mente,-on    est amené à penser que le régime  d'are sera intenable pour les. appareils et  qu'ils se détérioreront très rapidement.

        Il est très     important    de remarquer ici que       des    appareils fonctionnant sous basse tension  ne peuvent     présenter    de très grandes lon  gueurs et, par suite, un grand volume; la ré  serve de gaz qu'ils contiennent est donc, en  général,     petite,        comparativement    à celle des       tubes    luminescents, ce qui augmente encore  les     difficultés.     



  Il semble donc qu'un seul moyen puisse  permettre de surmonter ces grosses difficul  tés, c'est d'augmenter la. pression de charge  ment du gaz luminescent, car on sait com  bien l'élévation -de cette pression ralentit la.  volatilisation -des     électrodes,        toutes    choses  égales d'ailleurs.  



  Eh bien, contrairement à tout     ce    qu'on  pouvait supposer, et contrairement à     ce    qu'on  a indiqué jusqu'ici, on a. trouvé qu'il était  possible d'obtenir une durée     satisfaisante     non     seulement    aux faibles pressions indiquées  par M. Georges Claude pour les tubes     lumi-          nescents,.        c'est-à-dire    à des     pressions    de l'or  dre des millimètres de mercure, mais à des  pressions encore plus faibles, pouvant, dans  certains cas, atteindre quelques centièmes de  millimètre de mercure.  



       Evidemment,    un     -des    faits essentiels à  l'origine de la profonde différence -du régime  luminescent et du régime d'arc, c'est que la  volatilisation qui se produit aux électrodes et  la condensation     subséquente    des particules       volatilisées    de la. matière constituant les élec  trodes,     cause    essentielle de l'absorption des  gaz, est liée, non pas seulement à la.' densité  de courant, mais à la densité -de puissance  dépensée aux électrodes,     c'est-à-dire    aux  watts par dm' d'électrodes, produit de la den  sité de courant par la chute -de potentiel aux  électrodes:

   Or, -lorsqu'on passe du .régime lu  minescent au régime d'arc, la chute cathodi  que de potentiel tombe brusquement à quel  ques     volts    à peine, on peut donc en conclure  que des     densités    de courant plus fortes qu'en  régime luminescent peuvent être     acceptées    à  la     cathode.    Ce raisonnement,     toutefois,    ne  paraît pas suffire pour rendre compte d'un       état    de choses qui     constitue    vraiment un ef  fet de     surprise.       Prenant, par exemple, le cas d'électrodes. à  potassium dans le néon:

   la chute     cathodique     tombe de 60 volts environ en régime     lumi-          nescent    à 2 à 5 volts en régime d'arc, soit  au vingtième de sa valeur; donc, la densité de  courant possible en régime d'arc pourrait  être     vingtuplés.    Or, on peut faire passer pra  tiquement plusieurs     ampères    par une tache  cathodique dont la     surface    est     extrêmement     petite, ce qui correspond à des densités     cle     courant     .des    dizaines de     ,mille    fois plus  grandes que celles indiquées par M.

   Georges  Claude dans son brevet     français    no 434525 du  28 novembre 1910. Mais ce qui est plus sur  prenant encore et qui est essentiel, c'est que,  comme on l'a découvert, et contrairement à  une tendance très générale dans l'industrie  des tubes     luminescents    eux-mêmes, ces den  sités -de courant     cathodiques    extrêmement  élevées peuvent être compatibles, comme il a  été dit ci-dessus, non seulement avec les     prés-          sions    usuelles de l'ordre -des millimètres, mais  même avec des pressions si faibles, quelques  dixièmes de millimètres par exemple, et même  quelques     centièmes    dans certains cas, qu'en  régime luminescent,

   elles conduiraient     @à    des  tubes très éphémères.  



  Appliquant     ces    observations dans un but  industriel, on a réalisé un dispositif pour la  production de lumière. Ce     dispositif,    objet de  la présente invention, comporte:       1o    Un appareil à décharge électrique des  tiné à fonctionner     en    régime d'arc constitué  par une chambre renfermant des électrodes .et  une atmosphère gazeuse qui contient, au       moins,    un gaz rare;

    20 Un circuit     électrique,     et     il    est caractérisé par le fait que, d'une part,  la pression de l'atmosphère gazeuse dans la  chambre a     une    valeur comprise entre 3 mm  et     0,0:

  5    mm de mercure,     cette    pression étant  comprise entre les deux valeurs
EMI0003.0059  
   et  
EMI0003.0060  
       environ    (où p est la pression de gaz  exprimée en millimètres de mercure et d le  diamètre de la chambre exprimée en centi  mètres) et que, d'autre part, le circuit élec-      trique relié aux     électrodes    de ladite cham  bre a des     caractéristiques        permettant    le fonc  tionnement de l'appareil à décharge en ré  gime d'arc.  



  La présente invention comprend aussi un  procédé de     fabrication    d'un tel dispositif. Ce  procédé est caractérisé en     -ce    que l'on produit  dans les parois internes et les électrodes -de  l'appareil à décharge,     une    occlusion .de gaz  de l'atmosphère de l'appareil     terminé.     



  Des appareils à décharge pouvant être  utilisés ans -des dispositifs -de     ce    genre peu  vent être réalisés de     nombreuses    manières. A       titre        d'exemple,    divers moyens pouvant être  <U>mis</U> en     ocuvre    pour la     réalisation    de ces appa  reils seront décrits ci-après. .  



  Le premier moyen     concerne    la     cathode.    On       s        a-1        ît        en        eff        -et        que,        dans        lin        appareil   <B>à</B>     décharge        #D          fonctionnant    en régime d'arc, bien que la       chute        cathodique    soit très faible,

   une     quantité     notable d'énergie est absorbée à la cathode en       raison,de    l'intensité     ëlevée    du     courant    qui tra  verse l'appareil. De plus, la     tiache    cathodique,  par suite de l'élévation     locale    de la tempéra  ture, devient, comme     indiqué    plus.

   haut, le       siège        id'une        volatilisation    abondante de la  matière de la cathode,     accompagnée    de     pro-          jectïons    de     particules    de la     matière        cathodi-          que.     



  Pour supprimer les inconvénients dus à       cette        volatilisation    et à -ces     projections:          1o    La     partie    cathodique de     l'appareil    à  décharge,     c'est-à-dire    la partie     de,cet    appareil  qui     renferme    la cathode,     peut    être     constituée     de manière à présenter -des zones qui, pendant  le fonctionnement normal de l'appareil,

   se  ront à une     température    suffisamment infé  rieure à     celle    de     l'atmosphère    ,de l'appareil et  à celle des parois de la     -colonne        lumineuse    et       des    parois de la partie anodique;

   pour que les  particules de la matière cathodique     puissent     être     condensées    dans lesdites zones, ces zones  pouvant     cependant    être à une     température          suffisamment    élevée pour que la     matière        qui     s'y est condensée retombe à l'état liquide dans       la;        masse,de    la cathode.  



  20 Une région dont la température du ré  gime est nettement plus élevée que     celle    de    la partie éclairante et à fortiori que celle des  zones de     condensation    de la. région cathodi  que peut être     interposée        entre    la région     2a-          thodique    et la colonne     lumineuse.    Une telle  disposition a pour effet de délimiter les zones  de condensation.

   Elle est particulièrement ef  ficace lorsque la     différence    entre la tempéra  ture des zones .de condensation     cathodique    et  la température de la région éclairante     est    re  lativement faible.  



  <B>30</B> Un obstacle matériel peut être interposé  entre     lacathode    .et la section     extrême    cathodi  que de la partie     éclairante    de la     colonne    ga  zeuse, afin que toute     particule    de     matière          émise    en ligne     .droite    en     tout    point de la. ca  thode ne puisse parvenir     sans    la partie éclai  rante de     cette        colonne.     



  Les dessins schématiques annexés repré  sentent, à titre     -d'exemple,    diverses formes  d'exécution du dispositif suivant l'invention.  



       Fig.    1 à 5 se     rapportent    .à plusieurs formes  d'exécution de la partie cathodique de l'appa  reil à .décharge conformément     aux    indications  ci-dessus.  



  Dans ces diverses figures, les     mêmes     signes de référence     -désignent    les mêmes élé  ments.  



       Les    zones de     condensation    ont été réali  sées en donnant à     ses        éléments    de la partie       cathodique    -des     configurations        géométriques     spéciales. Elles sont constituées par les parois  5, G, 7 et 8, 9, 10 du récipient     formant    la  partie cathodique; ces. parois n'étant pas sou  mises ou étant moins soumises aux apports de  chaleur -dus à la décharge, constituent des  zones de     condensation    pour la vapeur de la  matière -de la     cathode    contenue dans la cu  vette 11.  



       L'interpositiond'une        régiôn    à     température     élevée entre la région     cathodique    et la colonne       lumineuse    a été réalisée,     -dans    le     cas    de la       fig..    2, par le moyen de     rétrécissement    12 et,       fig.    3, par     l'addition    d'un organe     1,4        qui    peut  être,. soit un     manchon        calorifuge?    soit un dis  positif de chauffage.

   Ce     dernier    peut, par  exemple, être formé au moyen d'une     partie     .au     moins    -de la résistance de stabilisation du  circuit d'alimentation.      Enfin, l'obstacle matériel servant à     em-          pêcher    les particules de matière cathodique  projetées en ligne droite -de pénétrer dans la  colonne lumineuse est représenté, dans la       fig.    4, par le coude 15 qui limite à la sec  tion 1.6 le dépôt de ces particules et, dans le       cas    .de la     fig.    5, par l'écran 17.  



  Par l'utilisation, isolément ou en combi  naisons diverses, des moyens précités, la  masse de la cathode ne subit aucune perte  par transport hors de la région cathodique  pendant le fonctionnement et peut, par suite,  être réduite considérablement en disposant,  par exemple, dans la cuvette cathodique, des  matières inertes de     remplissage,    fragments ou       perles    de verre, de quartz, etc., .ce qui est par  ticulièrement intéressant quand la     cathode     est constituée par un métal alcalin, un al  liage de métal alcalin, ou une matière pré  cieuse.  



  En outre, toute condensation de matière  cathodique     dans    une région non cathodique  de l'appareil est empêchée et, par :suite, toute  occlusion de gaz -de l'atmosphère -de l'appa  reil par     ces    dépôts se trouve évitée de sorte  que, d'une part, la transparence -des parois  de la colonne lumineuse de l'appareil n'est pas  altérée et, d'autre part, la masse gazeuse de  l'appareil est conservée     intacte.     



  On peut également utiliser des cathodes  à oxyde métallique, par exemple des cathodes       incandescentes    du type décrit par M. Georges  Claude dans le brevet français no<B>708670</B> du  3 avril 19-30 pour     "Perfectionnements    aux  appareils à décharge électrique à cathode in  candescente.  



  Un second moyen pouvant être mis en       aeuvre        polir    la réalisation d'un appareil à dé  charge susceptible d'être utilisé dans la dis  position vise l'anode.  



  Les conditions d'établissement d'une  bonne anode ont été d'autant plus difficiles  à     déterminer    que, comme il a été dit, une pe  tite partie seulement de la -surface de l'anode  est, en général, utilisée.  



  On a     observé    que les dimensions et la. po  sition de la zone anodique sur l'anode dépen  dent .de la forme de     l'anode,    de ses dimen-         sions    et de sa     position    dans l'appareil à dé  charge, notamment -de sa position relative  vis-à-vis des     parois.    Dans le cas, par exemple,  d'une électrode cylindrique creuse, on a ob  servé que la zone anodique se compose, -sur la  surface externe, d'une bande dont la profon  deur augmente avec la     distance,de    l'électrode  aux parois.  



  Il a aussi été observé que tous les éléments  de surface .de zone anodique ne travaillent pas  également, que la volatilisation du métal est  plus particulièrement importante dans les ré  gions -de champ électrique intense     telles    que  les bords, les pointes et toutes les     parties    de       surface    fortement     convexes.     



  Il a été observé enfin que l'émission de  particules de matière anodique est particu  lièrement nuisible, au point -de vue de l'ab  sorption des gaz, lorsque les particules pro  jetées peuvent se déposer sur des parties  froides ou     insuffisamment    chauffées, et que  leur pouvoir absorbant sera, au contraire,  fortement diminué si     leur    dépôt se fait sur  des régions très chaudes si, par exemple, les  particules émises par -des points -de la sur  face clé l'anode ne peuvent se déposer que sur  la surface de l'anode elle-même.  



  Ces     différentes    observations ont conduit  aux dispositions     suivantes    qui peuvent être  utilisées isolément ou en     combinaisons    di  verses  10 L'anode est établie de manière à pré  senter une zone anodique dont la     surface    a une  valeur minimum     .déterminée    par la pression  de la masse gazeuse dans l'appareil à dé  charge,     cette    valeur étant avantageusement,  -d'au moins 1     .cm=    par ampère, lorsque la pres  sion est de 3 mm -de mercure, et d'au moins  8 cm= par ampère lorsque la     pression    est de  0,05 mm,

   et étant au moins comprise entre  ces deux limites lorsque la pression a une va  leur comprise entre ces deux limites;  20 La surface totale de l'anode est, au  maximum, sept fois plus grande que     celle    de  la zone anodique;  30 L'anode a une forme     évidée    dont la  profondeur dans le champ électrique est, au  moins, égale à son diamètre;

        40 Les parties -de l'anode     susceptibles    -de  se désagréger, c'est-à-dire la     surface    externe  ou,     tout    au moins la partie de cette     surface     qui pourrait être émissive,     ainsi    que les bords  de l'anode, sont recouverts d'un diélectrique  convenable, par exemple d'une pellicule de       silice,    -de verre, -de quartz, etc., la protection  des bords pouvant s'étendre à une     certaine     profondeur à l'intérieur de l'anode.  



  <B>50</B> Pour :diminuer l'intensité du champ  électrique dû aux charges sur les parois de  l'appareil, ces parois et l'anode sont éloignées  d'une distance suffisante pour qu'aucun dé  pôt de matières volatilisées provenant     -de    l'a  node ne     @se    fasse sur les parois; dans     ces    con  ditions, le dépôt se fera là la surface interne  de l'anode; -de     plus,    la surface interne -de  l'anode est, en fonctionnement, à une tempé  rature suffisante poux que les gaz ne puissent  être absorbés de manière stable par     ce    dépôt.  



  Enfin, suivant un autre moyen, avant la.  mise -en service de l'appareil<B>à.</B> décharge, les  parois internes et les électrodes de cet appa  reil sont     soumises    à l'action de la décharge  et d'une pression de l'atmosphère gazeuse ca  pables de     -déterminer    au bout -d'un temps suf  fisamment prolongé une occlusion     -de    gaz  dans les parois internes et les électrodes de  la .chambre gazeuse, cette occlusion pouvant  aller jusqu'à saturation de     ces    éléments;

   de  la sorte, en fonctionnement, a     âee    à une ac  tion automatique :de régénération,     l'absorption     par     volatilisation    ne peut, à aucun     moment,     affecter sensiblement la pression du régime  et la composition .du mélange -des gaz     .dans     l'appareil. Le même résultat peut aussi     être     obtenu sous l'action d'une augmentation tem  poraire de la pression seule.     Cette    occlusion  gazeuse des électrodes et -des parois -de l'ap  pareil présente l'avantage d'augmenter nota  blement la durée de l'appareil à décharge.  



  Une fois l'occlusion     désirée    obtenue, la  pression de régime est établie dans, la cham  bre     gazeuse    de l'appareil à décharge. Celui  ci peut alors être mis en     service.     



  Les moyens qui viennent d'être décrits  sont aussi applicables     aux    appareils alimen  tés     en    courant alternatif, la cathode étant au    point neutre et les anodes en     nombre    égal à  celui des phases. L'utilisation     -du        courant    tri  phasé, par exemple,     présente    les avantages  d'une grande facilité d'allumage et d'une  grande stabilité -de fonctionnement. La lu  mière possède une grande fixité en raison de  la superposition de     trois    phases.

   Pour les ré  seaux de distribution, les     appareils    tripha  sés offrent, -en outre, l'intérêt d'un très bon       équilibrage,des        phases.     



  Par la mise en     oeuvre    des moyens     ci-          dessus    décrits, il est facile     d'dbtenir    des ap  pareils à. décharge en régime d'arc ayant .des  durées     industrielles    et fonctionnant sans     vo-          latilisation    sensible des électrodes et .sans mo  dification de     la,    .couleur de la lumière, malgré  l'emploi des faibles pressions indiquées et  qui s'étagent, suivant les conditions (à réali  ser, entre 3 mm et 5     centièmes    .de millimètre  de mercure.  



  L'emploi de     ces    faibles     pressions    présente  des avantages considérables.  



  Un a trouvé en effet, que c'est     ù,    ces pres  sions que se placent les rendements lumineux  les plus hauts, bien supérieurs, dans     certains     cas, à ceux obtenus avec les tubes lumi  nescents et pouvant même dépasser ceux des  lampes à     incandescence    usuelles     dites        "demi-          watts"    à atmosphère gazeuse.  



  C'est également pour     ces    faibles pressions  que le gradient de potentiel est en général le  plus faible; la     concordance    -du     minimum    de  volts -et du maximum de rendement en fonc  tion de la pression est d'autant plus exacte  que la section transversale de la     colonne    ga  zeuse est plus grande, de sorte que, par exem  ple, un gros tube fonctionnant en régime  d'arc, établi pour le meilleur rendement, fonc  tionnera en même     temps    sous le plus faible  voltage, ou, ce qui revient au même, avec la  plus grande longueur pour un voltage donné.  



  Ainsi, les     appareils    à     -décharge    à gaz  rares à faible pression réalisée en     mettant    en       aeuvre    les moyens .décrits ci-dessus, ou tous  autres équivalents, possèdent un ensemble de  qualités qui ne se rencontrent à la fois dans  aucun -des tubes à décharge à gaz rares réa  lisés     jusqu'ici:    grandes intensités     lumineuses,              possibilité    .d'alimentation sur bas voltages,  maximum de longueur pour un minimum de  volts, rendements lumineux très     élevés,    ja  mais atteints jusqu'ici avec les gaz rares,  grande stabilité de fonctionnement, enfin  grande durée.

   Ils ouvrent donc aux applica  tions de la. décharge     électrique    -dans les gaz  rares un domaine inespéré, notamment pour  le balisage aéronautique et maritime et sur  tout en vue de l'éclairage proprement dit.  



  La fi-. 6 ci-jointe montre le schéma d'une  forme d'exécution du dispositif conforme à la  présente     invention:     1 est un     générateur    de courant, par exem  ple une dynamo à ,courant continu à 110 volts,  reliée par un conducteur 2 à. l'anode 3 de  l'appareil à décharge 4 et par un conducteur 5  à la cathode 6     dudit    appareil; 7 est une     ré-          si.#;tance    de stabilisation calculée pour absor  ber, par exemple,     10,7/0    .de l'énergie dépensée  dans l'installation;

   la tension aux bornes de  la     résistance    sera donc de 10 volts environ et,  aux bornes -de l'appareil à décharge, de 100  volts     environ.     



  L'appareil à décharge 4 contient une  masse gazeuse formée d'un gaz rare au moins  et à une pression comprise entre 3 mm et  0,05 mm de mercure.  



  Le circuit électrique formé par le géné  rateur 1, les conducteurs 2 et 5 et l'appareil  à décharge 4 est     établi    de manière telle que  cet appareil fonctionne en régime d'arc.  



  8 est un dispositif d'allumage d'un type  approprié et connu. produisant la     surtension          nécessaire    à, la. mise en route .de l'appareil à       décharge;    ce     dispositif    peut être mis hors cir  cuit, lorsque la- décharge passe à travers le  tube.  



  Dans l'appareil à décharge 4, 9 est la co  lonne lumineuse 10, la. partie anodique conte  nant l'anode 3, et 11 la partie cathodique       contenant    la cathode 6.  



  La partie cathodique 11 est, ici, conforme  à     celle    représentée fi-. 5.  



  L'anode 3 a, ici, la forme d'un cylindre  creux, fermé à l'une de ses extrémités, elle  est établie de manière à présenter une zone  anodique 12, figurée entre les lignes 12' et    12" et dont la surface a une valeur minimum  déterminée comme il a été dit ci-dessus; de  même, la surface totale de     cette    anode est:  au maximum, sept fois plus grande que celle  de la zone anodique.  



  La partie 13 de la surface externe de  l'anode -qui pourrait être émissive, ainsi que  le bord 14 de l'anode et la partie 15 de l'inté  rieur de l'anode qui est adjacente à     ce    bord,  sont recouverts d'une pellicule 16     .constituée     par un diélectrique convenable, comme il a  été indiqué plus haut.  



  Les parois internes de l'enveloppe de  l'appareil     @à    décharge sont éloignées de l'a  node d'une distance suffisante pour qu'aucun  dépôt de matières volatilisées ne se     fasse    sur  ces parois, et que les dépôts ne puissent se  former que sur la.     face    interne de l'anode 3;  cette surface interne est, -en     fonctionnement,     à une température suffisante pour que les  gaz ne puissent être absorbés .de manière sta  ble par les dépôts.  



  Avant la. mise en service de l'appareil, ses  parois     internes    et ses électrodes 3 et 6 ont été  chargées de gaz occlus, ainsi que cela. a été  exposé     ci-dessus.     



  Ayant -complètement défini le .dispositif  d'éclairage électrique décrit, nous allons  maintenant, à     titre    d'exemple, et sans que.  cela. puisse en aucune façon limiter la.     portée     de l'invention,     .décrire        l'application    de     celle-ci     à. des appareils à décharge     électrique    à at  mosphère de néon, et à     des    appareils à dé  charge électrique à atmosphère     d'hélium    et  -de néon.  



  Dans les installations d'éclairage électri  que par tubes luminescents à néon     exécutées          à-ce    jour l'on s'est surtout préoccupé de mon  ter -des tubes ayant une durée de fonctionne  ment aussi grande que possible, et l'on a été  conduit, en     vue    d'obtenir cette durée, à uti  liser des. pressions relativement élevées. La       tèchnique    devient ainsi beaucoup plus facile,       mais    cette facilité est obtenue au grand dé  triment du rendement lumineux.  



  En effet, on observe qu'aux pressions re  lativement faibles et aux régimes de courant           envisagés    dans le présent dispositif, la lu  mière du néon     atteintdes    rendements     extrême-          ment    élevés,     ainsi    que le montrent     les        courbes          jointes,    représentées -sur la     fig.   <B>7.</B>  



  Ces courbes, au nombre de     trois,    sont ex  traites d'un réseau     .de    courbes obtenues expéri  mentalement; chacune de ces courbes se réfère  à un dispositif d'éclairage à décharge dans le  quel la colonne     lumineuse    est     constituée    par  un     tube,de    -diamètre déterminé:    Courbe I d = 66 mm  Courbe II d = 36 mm  Courbe III d = 28 mm    Chacune ,de ces courbes a été     obtenue    en  portant en abscisses (0 X) les pressions en       millimètres    de mercure -de l'atmosphère ga  zeuse -du     tube    (dans le cas actuel -du néon), et  en ordonnées.

   (0     I')    les     consommations    d'éner  gie en     watts!    par bougie correspondant aux di  verses pressions considérées pour     permettre     -de se rendre compte de la consommation spé  cifique de la colonne lumineuse, à intensité  ,de courant     constante,    en     fonction    de la pres  sion.

   Ces courbes montrent que:  a) Pour .des pressions comprises ente  1     mni    et 1,5 mm de mercure, la     consommation     spécifique limite,     c'est-à-dire    la. consomma  tion de la     colonne        positive    seule,     abstraction     faite des dépenses d'énergie aux     électrodes,     est de l'ordre du     demi-watt    par bougie et  qu'elle est sensiblement indépendante (lu  diamètre -du tube;

    b) Pour     -:des    pressions supérieures. à  1,5 mm, la     consommation    spécifique aug  mente quand la pression croît et l'augmenta  tion est d'autant plus accentuée que le -dia  mètre du tube est plus grand;  c) Au contraire, pour -des pressions infé  rieures à 1     mm,    la     consommation    spécifique       diminue    quand la pression s'abaisse jusqu'à  un minimum qui est obtenu pour des pres  sions s'échelonnant -de 0,1 mm à -1 mm -de  mercure, suivant le diamètre -du tube, l'a  baissement de la consommation spécifique  étant d'autant plus marqué que le diamètre  du -tube- est plus     grand;

         d) pour chaque diamètre, il existe une  pression pour laquelle la     consommation    spé  cifique est minimum.  



       Il        s'ensuit        qu'il    est possible     d'établir    des       tubes    à. décharge du type précité et d'un  diamètre donné, dans     lesquels    l'atmosphère  gazeuse est à la pression (inférieure à 1,5 mm)  correspondant au minimum de     consommation     spécifique pour ledit diamètre, ou est à une  pression     voisine    de celle correspondant à     ce          minimum.     



       D'autre    part, l'ensemble de ces courbes  met en     évidence    l'existence d'une zone 11,       camprise        entre    1 .mm et 1,5 mm, pour laquelle  la     consommation    spécifique est sensiblement  indépendante -du diamètre -du tube.  



  D'après ces résultats, on voit qu'il y a in  térêt, pour les tubes contenant     principalement     -du néon, à utiliser des pressions. ne dépassant  pas 1,5 mm de mercure. Mais il peut arriver  que pour d'autres considérations on ait à. sa  crifier un peu le rendement lumineux. On  pourra donc utiliser un appareil à décharge  contenant une atmosphère ,gazeuse dont la       pression    sera plus faible ou plus élevée que  celle qui     correspond    au minimum de con  sommation spécifique.

   Par exemple, avec des       tubes    à. néon -de     petits    diamètres     (inférieurs    à  30 mm), la. pression qui correspond au mini  mum de la     consommation    spécifique est net  tement inférieure à la. pression sous laquelle  la tension nécessaire à l'alimentation du  tube est la. plus     basse;    on pourrait donc, dans       ce        cas,    avoir intérêt à. se     placer    à une pres  sion supérieure à 1,5 mm. En tout cas, sous  peine d'affecter par trop le rendement lumi  neux, la pression ne devra jamais. excéder  3 mm -de mercure.  



  Au contraire, il a été observé que dans       les    tubes à néon -de grands     -diamètres    (supé  rieurs. à 30 mm), le     minimum    de tension né  cessaire     à,    l'alimentation a lieu pour des  pressions ne     s'écartant    pas trop de celles. qui  donnent le meilleur rendement lumineux.

   Par  exemple, il est tout à fait     remarquable,    que  le minimum-<B>de</B> consommation spécifique de  0;3 watt par bougie pour un     tube    de 66 mm,  a lieu pour une pression de 0,3     mm        environ,              tandis    que, pour le même tube, la pression       correspondant    au minimum de la. tension     d'a-          limentation    est de 0,8 mm. Conformément à  l'invention, pour un tel diamètre de 66 mm.  la     pression    de remplissage sera. comprise entre  0,15 et 0,5 mm environ.  



  Ces diverses considérations montrent  qu'il est également possible d'établir des ap  pareils à décharge dans lesquels l'atmosphère       gazeuse    a une -pression égale à celle pour la  quelle la tension d'alimentation dudit appa  reil est minimum.  



  Des     résultats    similaires aux     précédents     ont été obtenus avec d'autres gaz que le néon.  L'emploi, dans les     tubes        luminescents,    de  mélanges gazeux     composés    d'hélium et de       néon,    à faible proportion de néon, a été     pré-          oonisé    par M. Georges Claude dans son bre  vet suisse     no    141419, en vue d'obtenir une  lumière blanche plus ou moins rosée, dont       l'aspect,    par observation directe, est voisin de  celui de la lumière du jour.  



  Pour la commodité de l'exposé, on dési  gnera dans ce     -qui    va. suivre, sous le nom de  "lumière blanche" une lumière qui conserve  sensiblement aux objets qu'elle éclaire la  teinte que leur donne la lumière -du jour,  c'est-à-dire une lumière qui contient des ra  diations dans toutes     les.    régions du spectre vi  sible, ces: radiations. présentant des intensités       relatives    comparables à, celles du spectre so  laire.  



       L'utilisation    de mélanges gazeux du type       précité    avec les dispositifs d'éclairage électri  que     décrits,    le néon se trouvant dans le mé  lange étant en proportion appropriée à. la- pro  duetion de lumière blanche sous une     pression     comprise entre<B>3</B> mm et     0g05    mm de mercure,  permet de réaliser une installation d'éclairage  à     arc    avec un appareil à.

       .décharge    électrique       présentant    un ensemble d'avantages techni  ques     d'importance        capitale    et jusqu'alors non       atteints    simultanément.

   Parmi ces avantages,       il        convient    de signaler:  10 La     puissance    lumineuse élevée de l'ap  pareil à décharge;  20 La qualité de la lumière     obtenue;            30    Le rendement énergique élevé de l'ins  tallation;       40        Une        .grande        -durée        de     de     l'appareil    à     .décharge,    sans diminution sen  sible des avantages     précédents.     



       Il    y a. lieu de remarquer que ces résultats  sont absolument nouveaux en raison, d'une  part, de l'extrême facilité avec laquelle les  gaz rares sont absorbés dans les: appareils à       ,décharge        actuellement    utilisés, d'autre part,  de la faible pression du mélange ,de gaz rares  ici utilisés, condition qui devrait, en outre,  exagérer l'effet nuisible précédent, et enfin,  de la     proportion    infime de néon     existant    dans  le mélange de gaz précité, proportion telle  que     :

  dans        un    tube décharge de dimensions  courantes, le volume de néon contenu dans  ledit tube est de quelques millièmes de cen  timètre cube sous la     pression        atmosphérique.     



  Les dispositifs à décharge à atmosphère  d'hélium et de néon     décrits    possèdent égale  ment diverses autres     propriétés    particulière  ment     intéressantes,    parmi lesquelles il y a  lieu de citer les suivantes:

         1o    A la     différence    des tubes à arc au  néon pur, la consommation spécifique mini  mum d'énergie aux électrodes, est sensible  ment indépendante du diamètre de     cette    co  lonne,     mais,    comme pour le néon, elle est ob  tenue pour une pression d'autant plus basse  que le     diamètre    du tube est plus     grand    et       cette    pression est, approximativement, en rai  son inverse du diamètre, par exemple, elle  est de 0,2 mm pour un tube de 65 mm et  elle est de 0,55 mm pour un tube de 20, mm;

    20 Quel que soit le diamètre, le minimum  de la tension nécessaire à l'alimentation, en  fonction de la     pression,    concorde     presque    par  faitement avec le minimum de consomma  tion spécifique, de sorte que le tube dont le  rendement lumineux est le plus élevé est aussi  celui qui, à longueur égale, fonctionne sous  la tension la plus faible, ou qui, pour     une     tension d'alimentation donnée, peut être le  plus long.  



  Sur la     fig.    8 ci-jointe sont reproduites  des courbes indiquant la variation de la con  sommation spécifique, à intensité de     courant         constante, en fonction de la pression, pour  divers diamètres -de tubes, et sur la     fig.    9       -des    courbes montrant, à intensité de courant       constante,    la tension d'alimentation en     fouc-          tion    de la pression.  



  Ces courbes sont extraites d'un double ré  seau de courbes établies expérimentalement,  chaque courbe correspondant à un diamètre  déterminé du tube.  



       Fig.    8, sur la ligne des abscisses, on a  porté les pressions en millimètres de mercure  du mélange hélium     +    néon utilisé, et, en  ordonnées, les     consommations    spécifiques de  la colonne lumineuse exprimées en watts par  bougie. Ces     courbes    montrent que, pour cha  que diamètre de tube, il     existe    un minimum  -de     consommation    spécifique et, de plus, que  ce minimum a pratiquement la même valeur  pour     tous    les diamètres de tubes.  



  Le     tableau        ci-dessous    donne les diamètres  des divers tubes qui ont servi à l'établisse  ment des     courbes    de la     fig.    8.  
EMI0010.0017     
  
    <I>Courbes <SEP> Diamètres</I>
<tb>  1 <SEP> = <SEP> 66 <SEP> mm
<tb>  11 <SEP> = <SEP> 36 <SEP> mm
<tb>  111 <SEP> = <SEP> 20 <SEP> mm            Fig.    9, sur la ligne -des.

       abscisses,    on a  porté les pressions en millimètres de mercure  ,du mélange hélium     -f-    néon utilisé et, en or  -données, le gradient de     potentiel    dans la co  lonne positive     exprimé    en     volts.    par mètre de  colonne     positive,    et     relatif    à .des intensités de  l'ordre de quelques ampères.  



       Le    tableau     ci-dessous.        donne    les diamè  tres des divers tubes hélium     +    néon qui ont  servi à l'établissement de ces courbes  
EMI0010.0030     
  
    <I>Courbes <SEP> Diamètres</I>
<tb>  1 <SEP> = <SEP> 66 <SEP> mm
<tb>  11 <SEP> --- <SEP> 36 <SEP> mm
<tb>  111 <SEP> - <SEP> 20 <SEP> mm
<tb>  Iv <SEP> - <SEP> 1à <SEP> mm       Ces     courbes        montrent    que, pour chaque  diamètre du tube, il este une pression du  mélange hélium     +    néon pour laquelle le     fonc-          tionnement    du     tube    est assuré avec une ten  sion minimum.

      La composition du mélange hélium       -I-    néon utilisé est choisie dans chaque cas,  de manière à obtenir la même lumière blan  che; elle dépend d'un     certain    nombre de fac  teurs dont les principaux sont:  a) la pression totale du mélange gazeux,  b) l'intensité -du courant,  c) la section de la colonne positive.  



  Les travaux effectués sur divers,disposi  tifs à tubes à décharge ont     -démontré-    que  l'augmentation. de pression et     l'augmentation     du diamètre du tube agissent dans le même  sens que l'augmentation de la teneur en néon  et inversement. Les résultat     expérimentaux     obtenus se traduisent par une série complète  d'abaques.

   Les exemples suivant permettront  -de se rendre compte de l'importance des trois  facteurs indiqués relativement aux propor  tions du mélange:  
EMI0010.0042     
  
    <U>Ne</U>
<tb>  Pression <SEP> Diamètre <SEP> Intensité
<tb>  He <SEP> +Ne
<tb>  0,05 <SEP> mm <SEP> Hg <SEP> 20 <SEP> mm <SEP> 2 <SEP> amp. <SEP> <B>100/,</B>
<tb>  0,5 <SEP> " <SEP> " <SEP> 20 <SEP> " <SEP> 2 <SEP> ;

  , <SEP> 4o/0
<tb>  3 <SEP> " <SEP> " <SEP> 20 <SEP> " <SEP> 2 <SEP> " <SEP> <B>0,750/,</B>
<tb>  Intensité <SEP> Pression <SEP> Diamètre <SEP> <U>Ne</U>
<tb>  He <SEP> + <SEP> Ne
<tb>  2 <SEP> amp. <SEP> 0,5 <SEP> mm <SEP> Hg <SEP> <B>86 <SEP> mm <SEP> 50/0</B>
<tb>  4,5 <SEP> " <SEP> 0,5 <SEP> " <SEP> 36 <SEP> " <SEP> 3<B>0</B>/0
<tb>  Diamètre <SEP> Intensité <SEP> Pression <SEP> <U>Ne</U>
<tb>  He <SEP> -+- <SEP> Ne
<tb>  20 <SEP> mm <SEP> 2 <SEP> amp. <SEP> 0,5 <SEP> mm <SEP> Hg <SEP> 40/,
<tb>  36 <SEP> " <SEP> 2 <SEP> " <SEP> 0,5 <SEP> " <SEP> " <SEP> <B>30/,</B>       l'influence de la pression -est particulièrement  importante.  



  Les valeurs ci-dessus, dont certaines sor  tent du cadre -de l'invention, sont données à  titre d'exemple, étant     entendu    que par l'utili  sation de     :diamètres    et :d'intensités     différents,     mais liés à     .des    pressions de gaz rentrant  dans les limites ci-dessus indiquées, on ne  sort pas du -cadre de la présente     invention.     



  Fait important, lorsque la composition du  mélange hélium     -f-    néon varie entre les li-      mites ci-dessus indiquées, la consommation       spécifique    et la tension d'alimentation ne  changent pas d'une manière sensible.  



  L'atmosphère gazeuse que renferme l'ap  pareil à décharge peut, par exemple, contenir  du néon en proportion au moins égale à celle  qui est     nécessaire    pour que les     -caractéristiques     électriques de cet appareil soient pratique  ment les mêmes que celles -d'un appareil con  tenant du néon pur.    La chambre     contenant    l'atmosphère ga  zeuse peut avoir le     diamètre    maximum com  patible avec l'encombrement possible de l'ap  pareil à décharge et la tension sous laquelle  l'appareil doit être alimenté.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I Dispositif pour la production de lumière, comprenant un circuit électrique, et, dans ce circuit, un appareil à, décharge électri que -destiné à fonctionner en régime d'arc -et constitué par une chambre renfermant, d'une part, une atmosphère gazeuse et, d'autre part, -des électrodes d'amenée du courant qui traversent les parois de ladite chambre, dispositif caractérisé par le fait que, :
    d'une part, la pression de l'atmo sphère gazeuse dans la chambre a une va leur comprise entre $ et<B>0,05</B> millimètres de mercure, cette pression étant comprise entre les deux valeurs EMI0011.0008 environ, p étant la pression de gaz expri mée en millimètres de mercure et d le dia mètre de la chambre exprimé en centi mètres, et que, .d'autre part, le circuit électrique relié aux électrodes de ladite chambre a des -caractéristiques permettant le fonctionnement de l'appareil à décharge en régime d'arc.
    II Procédé,de fabrication d'un dispositif sui vant la revendication I, caractérisé en ce que l'on produit dans les parois internes et les électrodes de l'appareil à décharge, une occlusion de gaz de l'atmosphère .de l'appareil terminé. SOUS-REVENDICATIONS 1 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que la partie cathodique de l'appareil à décharge est constituée -de ma nière à présenter des zones qui, pendant le fonctionnement normal de l'appareil à décharge,
    restent à une température suffi samment inférieure à celle -de l'atmo sphère de la chambre gazeuse et à celle des parois de la colonne lumineuse et des pa rois de la partie anodique pour que les parties .de la matière .de la cathode volati lisées puissent être condensées dans l'es pace cathodique, ces zones étant cependant à une température suffisamment élevée pour que la matière qui s'y est condensée retombe à l'état liquide dans la masse de la cathode.
    9 Dispositif selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que certaines zones -des éléments de la partie cathodique sont moins soumises que d'autres aux apports idechaleur dus à l'é nergie électrique dépensée à la cathode. 3 Dispositif selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que certaines zones -des éléments de la partie cathodique sont plus refroidis que d'au tres.
    4 Dispositif selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que l'appareil à -décharge présente une zone dont la température de régime est nette ment plus élevée que celle de la colonne lumineuse et, a fortiori, que telle des zones de condensation :de la région catho dique, cette zone étant interposée entre la région cathodique et la talonne lumineuse:
    5 Dispositif selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 4, caractérisé en ce que la zone dont la température de ré gime est nettement plus élevée que celle ide la colonne lumineuse est créée par un rétrécissement de la section de la chambre.
    6 Dispositif selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 4, caractérisé en ce que la zone dont la température de ré- gime est nettement plus élevée -que celle de la colonne lumineuse est créée par un manchon calorifuge entourant l'enveloppe de la chambre -dans la partie où cette zone de température élevée doit être créée.
    7 Dispositif selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 4, caractérisé en ce que la zone dont la température de régime est nettement plus élevée que celle .de la colonne lumineuse est créée par un dispositif de chauffage auxiliaire. 8 Dispositif selon la revendication I et les sous-revendications 1, 4 et 7, caractérisé en ce que le dispositif,de chauffage aUxi- haire est formé au moyen :d'une partie au moins de la résistance de sta;;
    bilisation du circuit d'alimentation de l'appareil à dé charge. 9 Dispositif selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'un obstacle matériel est interposé entre la cathode et la section extrême cathodi que .de la colonne lumineuse, cet obstacle étant établi -de telle façon que les parti cules de matière émises en ligne droite en tout point & la cathode ne puissent pas parvenir dans la partie éclairante de cette colonne.
    10 Dispositif selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 9, caractérisé en ce que l'obstacle matériel est établi de ma nière telle que lesdites particules re- viennent à la cathode. 11 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que l'appareil à, décharge pré sente une cathode incandescente à oxyde métallique.
    12 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que l'appareil à .décharge comporte au moins une anode présentant une zone anodique dont la surface a une valeur minimum déterminée en rapport avec la pression de la masse gazeuse, de telle façon que cette valeur minimum se rait d'environ un centimètre carré par am père, lorsque cette pression serait de S millimètres -de mercure,
    et qu'elle pas serait à environ 8 centimètres carrés par ampère lorsque cette pression passerait à 0,05 millimètre de mercure. 18 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que l'appareil à décharge com porte au moins une anode présentant une surface totale qui est, au plus, sept fois plus grande que celle de la zone anodique. 14 Dispositif selon la revendication I, carac térisé -en ce que l'appareil à .décharge com porte au moins une anode présentant une forme évidée dont la profondeur dans le champ électrique est, au moins, égale au diamètre -de cette anode.
    15 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que l'appareil à décharge com- porte au moins une anode présentant un revêtement diélectrique disposé sur -des parties de l'anode susceptibles -de se désintégrer.
    16 Dispositif. selon la revendication I, carac térisé en ce que l'appareil à décharge com porte au moins une anode qui est éloignée des parois internes de l'appareil @à dé charge d'une distance suffisante pour qu'aucun dépôt de matières volatilisées ne se fasse sur ces parois, ce dépôt se faisant seulement sur la farce interne de l'anode, qui est, en fonctionnement, à une tempé rature suffisante pour que les gaz ne puissent pas être absorbés d'une manière stable.
    17 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que les électrodes et les parois internes de l'appareil à décharge sont chargés de gaz occlus identiques à -ceux de l'atmosphère .de cet appareil. 18 Dispositif selon la revendication I et la sous-revendication 17, caractérisé en ce que les .électrodes et les parois internes de l'appareil à ,décharge sont chargés jusqu'à saturation de gaz occlus identiques -à ceux de l'atmosphère -de cet appareil.
    19 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce -que l'appareil à -décharge con tient une atmosphère gazeuse à une pres sion dont la valeur est pratiquement égale à ,celle pour laquelle la consommation spé- cifique de cet appareil à décharge est mi nimum. 20 Dispositif selon la, revendication I, carac térisé en ce que l'appareil à décharge élec trique contient une atmosphère gazeuse à une pression dont la valeur est pratique ment égale à celle pour laquelle la tension d'alimentation dudit appareil est mini mum.
    21 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que l'appareil à décharge élec trique contient une atmosphère gazeuse à une pression dont la valeur est comprise entre celle pour laquelle la -consommation spécifique -de cet appareil est minimum et celle pour laquelle la tension d'alimenta tion dudit appareil est minimum.
    22 Dispositif selon la revendication I, carac térisé en ce que l'appareil .à décharge ren ferme une atmosphère gazeuse contenant du néon en proportion au moins égale à celle qui est nécessaire pour que les cg, ractéristiques électriques de cet appareil soient pratiquement les mêmes que celles d'un appareil contenant du néon pur.
    23 Dispositif selon la revendication I et la sous-revendication 22, caractérisé en ce que la pression de l'atmosphère gazeuse a une valeur déterminée en fonction -du diamètre -du tube, -de telle façon qu'elle passerait d'environ 1,2 à: environ 0,3 milli mètre de mercure lorsque le diamètre :du tube varierait de 10 à 60 millimètres. 24 Dispositif selon la revendication I et la sous-revendication 22, caractérisé en ce que la chambre contenant l'atmosphère ga zeuse a le diamètre maximum compatible avec l'encombrement possible de l'appa reil à décharge et la tension sous laquelle l'appareil doit être alimenté.
    25 Dispositif selon la revendication I, carac- t6riQ4 4," re que l'appareil à décharge coîi- tient un mélange d'hélium et de néon, dans lequel le néon est en proportion ap propriée à l'obtention d'une lumière pra tiquement blanche sous l'action .d'une dé charge électrique dans ledit mélange, qui est à une pression correspondant pratique ment à la fois au minimum de consomma tion spécifique d'énergie électrique, et au minimum @de la tension d'alimentation du- dit appareil.
    26 Dispositif selon la revendication I, dans lequel l'appareil à .décharge est alimenté en .courant alternatif, caractérisé en ce que la cathode -est au point neutre et en ce que l'appareil .à décharge comporte un nombre d'anodes égal à celui des phases.
    27 Procédé selon la revendication II, carac térisé en ce que, pour produire l'occlusion de az, avant la mise en service, les pa rois" internes et les :électrodes de l'appa reil sont soumises à l'action de la décharge dans des conditions telles .d'intensité de courant et de pression -de la masse gazeuse et pendant un temps tel que l'occlusion désirée se produise.
    28 Procédé selon la revendication II, caracté risé en ce que l'occlusion .des gaz dans les parois internes et les électrodes de l'ap pareil à décharge est obtenue en augmen tant temporairement, avant la mise en ser- vice, la pression de la masse gazeuse de vant constituer l'atmosphère .de l'appa reil, après quoi on établit la pression .de régime dans la -chambre gazeuse.
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