Crie à effet progressif. On a souvent besoin d'exercer un effort qui soit très considérable au début et aille ensuite en diminuant: c'est par exemple le cas lorsqu'il s'agit cle soulever un tronçon de voie ferrée, l'effort du début .devant. arracher :es traverses du ballast, et la pesanteur étant seule à vaincre dans la suite.
Il est. aussi fréquemment désirable .de pouvoir ramener très rapidement un cric et l'objet qu'il ,supporte dans leur position de repos; c'est encore en particulier le cas dans les travaux sur les voies ferrées, où, après avoir soulevé un tronçon de voie, il est néces saire de le remettre immédiatement en place si l'arrivée d'un train est signalée.
L'objet; de la présente invention est un eiigiii satisfaisant à ces desiderata et caracté risé par le fait qu'il comporte une roue dentée que l'on fait tourner au moyen d'un dispositif ;i, encliquetage, une broche fixée sur cette roue supportant un balancier articulé par une d,- ses extrémités au socle de l'appareil, l'ex trémité libre servant de point d'application de la force,
de telle sorte que le déplacement subi par ce point pour un même angle de ro- t-atiou de la roue dentée est minimum lors que le levier est dans sa position la plus basse et maximum lorsque la roue a tourné de<B>90'.</B>
Dans une forme d'exécution particulière, la roue étant actionnée par un cliquet de tra vail et maintenu en place par un cliquet -de retenue, un système de verrou peut permettre d'enclencher les deux cliquets l'un avec l'au tre, de telle sorte que le cliquet de travail ne soit. plus en prise avec la roue dentée et que, en l'abaissant au moyen du dispositif de ma noeuvre, on le fasse appuyer sur le levier de retenue pouf dégager ce dernier .de la roue, qui devient alors complètement libre et per met au balancier de revenir à sa position la plus basse.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, une forme .d'exécution de l'objet de l'invention.
La fic. 1 est une coupe verticale de l'ap pareil par le plan A-B de la fig. 2; La fib. 2 est une vue en plan de l'appa reil; Les fib. 3 et 4 montrent le fonctionne ment du dispositif de verrouillabe des cli- quets.
L'appareil (fig. 1 et 2) comprend une se melle 1, qui, lorsqu'il s'agit de soulever un poids, sera posée sur le sol. A cette semelle sont fixés des flasques 2 et 2', entre lesquels est montée une roue .dentée 3, et un cliquet de retenue 4 poussé contre da roue par un contrepoids ou par un ressort non représenté.
Sur l'axe 5 de la roue 3 est pivoté un le vier 6 sur lequel est monté un cliquet de tra vail 7 appliqué aussi contre la périphérie de la roue par un contrepoids 19, lequel contre poids pourrait être, dans certains cas, rem placé par un ressort. A l'extrémité libre du levier 6 est articulée une bielle 8 qui de re lie au support 9 d'un levier de manoeuvr e 11. On fera tourner la roue pas à pas en faisant osciller le levier 11 autour de l'axe 10 sup porté par les flasques 2.
A la roue 3 est fixée une broche 12 qui passe à travers des échancrures semi-circu laires 13 des flasques 2,2' et sur laquelle re pose un balancier pivoté en 14 sur les flas ques 2, 2'. Ce balancier se compose de deux longerons 15 et 15' réunis à leur extrémité libre par une partie horizontale 16 qui forme une plateforme sur laquelle repose le poids à soulever. ,S'il s'agit, par exemple, de lever un tronçon de voie ferrée, cette plateforme 16 sera engagée sous le patin d'un rail.
Il est évident .que lorsque la roue, action née par le levier 11 par l'intermédiaire de la bielle 8, du levier 6 et .du cliquet 7, tournera dans le sens de la flèche, la plateforme 16 s'élèvera et avec elle la pièce, quelle qu'elle soit, qui reposera dessus.
D'autre part, en appelant r le rayon du cylindre décrit par l'axe 12 de la broche et a l'angle que fait avec la verticale la droite joignant le centre de la roue et celui de la broche, on voit aisément que, pour une rota tion<I>d a</I> de la roues l'axe de la broche s'é lève de: r sin .<I>a</I> X <I>d a</I> quantité nullz pour a = t) et mazinla hoir a = 90 .
Il s'ensuit que, pour un même déplacement an;ulaire de la roue dentée, le déplacement vertical -de la broche 12, et par suite celui de la plateforme 16 sera minimum lorsque cette plateforme sera -dans sa position la plus base et deviendra. sensiblement. maximum quand la roue 3 aura tourné de 90 .
Par conséquent, si l'effort exercé sur la. roue 3 reste constant, l'effort exercé par la plateforme 16 sur l'objet qu'elle supporte (un rail, par exemple) sera, bien maximum au début de l'opération.
Les fig. 3 et 4 permettent de comprendre comment se fait la libération rapide de la roue dentée 3.
La fi-. 3 montre les cliquets enclenchés entre eux, le cliquet 4 retenant la. roue 3 immobile; la fib. 4 montre la position des mêmes cliquets, après libération de la roue.
Autour de l'axe 17 du cliquet 4 peut tourner un verrou 18 qui peut alors venir s'engager sous le talon 1.9 du cliquet 7 ; ce verrou est. manceuvré de l'extérieur, par exem ple au moyen d'une pédale 21 (fig. 2). Lors qu'il se trouve rabattu dans la position repré sentée sur la fi-. 1, ce verrou n'a aucune ac tion sur le cliquet 7, mais lorsqu'il est amené dans la position montrée sur la fi-. 3, il vient en contact avec le cliquet 7 et le fait basculer autour de son axe, -de façqn à écarter son ex trémité de la denture de la roue 3.
Si on agit alors sur le levier de manaeuvre 9, pour abaisser le levier 6, le cliquet 7 pivote autour de son point de contact avec le verrou 18, son extrémité s'abaisse et vient appuyer sur le cliquet 4 avec assez .de force pour l'arracher hors de la denture de la roue 3 malgré la pression exercée par les dents sur le bec -de levier. La roue 3 étant alors complètement li bérée, le balancier 15-15'-16 retombe bruquement à sa position 1a_ plus basse, laissant le rail qu'il avait soulevé retomber à sa place primitive.
Il est évident que l'emploi -de ce cric n'est pas limité aux travaux de voies ferrées, et qu'il peut servir à soulever n'importe quel fardeau; il peut. -d'ailleurs être employé à vaincre des efforts s'exerçant dans une direc tion quelconque par exemple des efforts ho rizontaux si l'on veut riper un tronçon de voie ferrée.