Mécanisme de remontage pour pièces d'horlogerie. La présente invention se rapporte princi palement aux pièces d'horlogerie comportant un ressort moteur dont le remontage est as suré par les déplacements d'une masse. Ces dé placements peuvent être produits, par exem ple, par les secousses et déplacements subis par la pièce d'horlogerie elle-même, ou par l'action d'une source d'énergie quelconque, par exemple un courant électrique. Ils sont utilisés pour faire tourner au moyen d'un en cliquetage une roue à rochet dont le mouve ment est transmis par un train d'engrenages réducteur de vitesse à l'arbre du ressort mo teur de la montre.
L'invention a pour objet un mécanisme de remontage du ressort moteur d'une pièce d'horlogerie par un rochet et un bras à cliquet qui s'immobilise lorsque le remontage est suf fisant, caractérisé en ce qu'il comporte, pour mettre le cliquet hors d'action, un organe ac tionné par un mécanisme entrant en action lorsque l'arbre du barillet a tourné .d'un eer- tain nombre -de tours par rapport au barillet du mécanisme horaire.
On sait que les montres d'automobiles à remontage automatique .doivent comporter un ressort moteur se remontant rapidement sous l'influence des secousses et -constituant une réserve de marche importante, de façon que la montre ne s'arrête pas, même si l'automobile reste au garage pendant plusieurs jours. Une réserve de marche,de huit jours minimum est avantageuse, car il arrive fréquemment que le propriétaire d'une automobile ne l'utilise qu'une fois par semaine, ou parfois moins sou vent.
Il est indispensable qu'un système d'ar rêt empêche l'excès -de tension du ressort mo teur -de la montre et s'oppose à ce que le cou ple, qui s'exerce sur le rouage, soit augmenté d'une façon continue ou intermittente au point -de faire osciller le balancier du méca nisme horaire à une amplitude exagérée.
Les montres d'automobiles étant soumises à des trépidations et à. -des chocs très violents, il est indispensable que la construction soit très robuste et qu'en particulier les organe de guidage de la masse mobile soient prévus pour résister à des efforts très élevés, tout en ne donnant pas lieu à des frottements impor tante qui s'opposeraient aux déplacements moteurs qui assurent le remontage automa tique.
Il est très utile, d'autre part, que les or ganes assurant le remontage automatique ne nécessitent pas l'augmentation des dimensions diamétrales des boîtiers des montres d'auto mobiles courantes. En effet, les dimensions des boîtiers des instruments de bord des voi tures sont actuellement standardisées, et l'a doption de nouvelles dimensions conduirait à des complications que l'on estimerait inac ceptables, dans de très nombreux cas.
Il faut enfin que l'efficacité du remontage soit suffisante, même si la montre est placée sur une voiture très bien suspendue, se dépla çant sur une route en très bon état. Par suite, il est nécessaire que la masse mobile soit très sensible même aux oscillations de très faible amplitude et de période assez longue qui sont à peu près les seules se produisant lorsque les pneus et les ressorts de suspension de l'auto mobile neutralisent bien toutes les secousses dues aux irrégularités de la route.
Le mécanisme faisant l'objet de l'inven tion a pour but de satisfaire à ces conditions. L'excès de remontage peut être évité par un mécanisme spécialement étudié pour être applicable aux très forts ressorts moteurs qu'on utilise dans les instruments horaires comportant 8 jours ou plus de réserve de marche. Ce mécanisme immobilise automati quement le bras à cliquet recevant l'action de la masse motrice et chargé de faire tourner la roue à rochet actionnant l'arbre du ressort mo teur du mécanisme horaire. L'immobilisation se produit avec précision dès que l'arbre du ressort moteur a tourné par rapport au ba rillet du nombre de tours correspondant à un remontage complet, mais sans excès.
Dans la construction d'une pièce d'horlo gerie selon l'invention, particulièrement pour automobiles, la masse motrice se trouvera de préférence derrière le mécanisme horaire. Le boîtier de la montre aura les dimensions dia métrales habituelles. D sera simplement un peu plus épais, pour contenir la masse mo trice. Celle-ci, animée de mouvements -de translation -dans la direction verticale ou dans une direction légèrement oblique par rapport à la verticale, pourra être guidée par des chemins de roulement spéciaux là billes et les formes et proportions pourront être étu di6es pour -développer le maximum d'énergie dans l'espace très restreint dont on disposera.
La masse sera de préférence suspendue par un ou plusieurs ressorts et l'on pourra constituer ainsi un système oscillant à une certaine période propre -de l'ordre de 1/.1 à 1 seconde. La force -du ressort sera de préfé rence choisie spécialement lors -de la construc tion de la montre pour obtenir que cette pé riode propre soit très voisine -de celles -des se cousses verticales que subit le plus fréquem ment la montre. L'expérience montre que, pour une automobile, cette période :dépend principalement des ressorts -de suspension de la voiture.
On sait que le châssis est relié aux essieux par l'intermédiaire des ressorts de suspension et qu'il constitue un système os cillant plus ou moins bien amorti mais possé dant, malgré-tout, une certaine période d'os- cillation T bien déterminée qui apparaît sous l'influence des cahots et,des irrégularités -de la route, la voiture se comporte alors comme un oscillateur excité de temps en temps par des chocs.
Elle tend, par suite, à prendre une succession de mouvements oscillatoires, de sorte que la montre se déplace dans l'espace suivant une ligne sinueuse. Ces mouvements s'amortissent ou s'amplifient -d'une façon ir régulière, dépendant du profil de la route, mais on constate que les mouvements oscilla- toires -de période T sont ceux qui se produi sent le plus souvent et l'on a trouvé qu'il y avait grand intérêt à munir la montre -d'un mécanisme -de remontage oscillant également à cette période T, de façon que la transmis sion d'énergie s'effectue en réalisant la con dition @de résonance.
On conçoit que les facteurs qui influent sur l'efficacité du remontage sont, d'une part, cette période T, d'autre part, le poids et la course de la pièce motrice et les propriétés du ressort associé à la masse mobile. Comme on ne dispose que d'un emplacement très res treint et d'une forme bien déterminée, pour loger le système de remontage, il est extrême ment important, au point de vue pratique, de déterminer la disposition et les dimensions optima de la masse et du ressort. L'inventeur a a adopté, à la suite de nombreux essais, les formes et proportions représentées sur le des sin annexé dont l'échelle est indiquée à les gauche de la fig. 1.
En ce qui concerne la réalisation des montres de poche à remontage automatique, les conditions d'utilisation et de fonctionne ment sont analogues sur divers points à celles que nous venons d'exposer. Les montres en question sont placées dans la poche du gilet et la ligne "midi-six heures" du cadran se trouve orientée généralement suivant la ver ticale ou dans une direction très voisine.
La montre de poche n'est que très rare ment inclinée d'un angle très grand et l'on ne peut pas compter sur des déplacements aussi variés que lorsqu'il s'agit de montres- bracelets. Dans la construction d'une telle montre selon l'invention, il est avantageux de prévoir plus particulièrement l'utilisation des mouvements de la montre dans la direc tion verticale. Ces mouvements se produisent de temps en temps lorsque le corps s'abaisse ou se relève et aussi pendant la marche. Dans ce dernier cas, la montre est animée d'un mouvement périodique de petite amplitude et les conditions de fonctionnement sont ana logues à celles que l'on a exposées plus haut à propos des montres d'automobiles.
La pra tique montre qu'il est particulièrement impor tant que le mécanisme de remontage soit sen sible aux déplacements périodiques provoqués par la marche. Il faut, d'autre part, que le mécanisme de remontage n'entraîne pas d'augmentation sensible de dimension du boî tier de la montre. On sait, en effet, qu'il y a un très gros intérêt au point de vue commer cial à réaliser des montres très plates d'une forme et d'un aspect ne s'écartant pas trop de celles auxquelles le public est habitué.
Afin de satisfaire à ces désiderata, tout le mécanisme de la montre pourra être mo bile par rapport au boîtier, suivant un mouve ment de translation parallèle au cadran et dans la direction verticale. Le mécanisme pourra être associé à un système de ressort qui le fera osciller à une période voisine de celle de la marche.
Diverses formes d'exécution de l'objet de l'invention sont décrites ci-après, à titre d'exemple, et représentées au dessin annexé, dans lequel: La fig. 1 représente une montre d'automo bile vue de face; La fig. 2 représente cette montre vue en coupe, suivant un plan diamétral vertical; La fig. 3 représente une vue, par l'arrière, de ]'intérieur de la montre, cette vue montrant la masse motrice; La fig. 4 représente le levier de commande et l'encliquetage assurant le remontage auto matique; La fig. 5 représente une coupe de la mon tre suivant un plan diamétral horizontal (la masse motrice étant supposée enlevée);
La fig. 5bis représente la coupe de la pièce formant chemin -de roulement fixe; Les fig. 6, 7, 8 et 8bis sont des vues .de détail montrant le mécanisme limitant le re montage du ressort moteur; La fig. 9 représente une variante du .dis positif de commande -de l'encliquetage,du re montage; Les fig. 10, 11 et llbis représentent des variantes de la masse motrice oscillante;
Les fig. 12 ,13 et 14 représentent de face, de profil et de derrière une montre .de poche à remontage automatique; Les fig. 15 et 16 sont des vues perspec tives montrant l'aspect extérieur que l'on peut donner aux montres établies suivant l'inven tion; Les fig. 17, 17bis .et 18 montrent des va riantes de pendules à remontage automati que, pouvant être installées sur les véhicules (autobus, tramways, trains, etc.); La fig. 19 est une vue perspective mon trant une forme avantageuse de masse mo trice;
Les fig. 20, 20bis 21 et 22 représentent une montre de véhicule qui peut osciller lé gèrement par rapport à son support solidaire du véhicule, les oscillations étant utilisées pour assurer le remontage automatique; Les fig. 23, 24, 25 et 25bis montrent une variante du dispositif précédent; La fig. 26 montre l'application des or ganes de remontage représentés sur les fig. 6, 7 et 8, à une montre électrique comportant un petit moteur à mouvement rotatif ou alterna tif; Les fig. 1, 2, 3, 4 et 5 du dessin repré sentent, à titre d'exemple, une montre d'auto mobile établie suivant l'invention.
Le mécanisme horaire de cette montre est le même que celui des montres habituelles à remontage hebdomadaire et il n'est pas repré senté sur les figures. L'arbre de barillet sur lequel est accrochée l'extrémité intérieure du ressort moteur est représenté sur la fig. 4 en 1. Sur l'extrémité de cet axe est monté fou un levier de remontage 2 qui porte un cliquet 3 pouvant agir sur une roue à rochet 4, mon tée folle sur l'arbre 1. Cette roue à rochet commande l'arbre du ressort moteur par l'in termédiaire d'engrenages réduisant la vitesse Ces engrenages ne sont pas représentés sur la figure; de tels organes se retrouvent d'ailleurs dans divers dispositifs connus de remontage automatique).
Le levier de remon tage 2 appuie sur un galet 5 mobile sur un axe solidaire de la masse motrice 6. Cette masse est représentée vue de derrière sur la fig. 3. Elle est guidée par une pièce 7 for mant chemin de roulement fixe. Cette pièce 7 est représentée séparément en coupe trans versale sur la fig. 5bis. La masse motrice 6 a la forme indiquée en coupe horizontale sur la fig. 5, elle porte deux chemins de roulement 8. Deux rangées de billes b sont interposées entre les chemins de roulement 7 de la pièce de guidage fixe et 8 de la masse mobile. Ces billes n'occupent qu'une partie de la longueur du chemin de roulement 8.
De la sorte, pen- dant les déplacements de la masse 6, les billes peuvent rouler librement sans glisser sur les chemins de roulement fixes et mo biles. Le roulement s'accompagne d'un dépla cement des billes parallèle aux chemins de roulement. La masse 6, tend par son poids à descendre dans le bas du boîtier, mais elle est soutenue à mi-hauteur par un long res sort à boudin 9, attaché, d'une part, au haut de la montre et, d'autre part, en bas de la masse motrice. La masse 6 est percée d'un trou vertical pour le passage de ce ressort à boudin. La masse suspendue par le ressort tend à osciller sous l'influence des secousses de la voiture, comme il est expliqué au début du présent mémoire.
Les mouvements de trop forte amplitude sont arrêtés en haut et en bas par deux res sorts à lame 10 formant amortisseurs.
Les fig. 6, 7 et 8 représentent en détail l'arbre de barillet, ainsi que les diverses pièces qui sont montées sur cet arbre. (La fig. 6 est une coupe suivant m 1, n 1 -de la fig. 7 et la fig. 8 une coupe suivant 7n 2, 7a 2 de la même figure.) Sur l'arbre 1 est monté comme d'habitude le barillet 11 contenant le ressort de la mon tre qui est attaché en son .centre, sur la bonde 12.
Une pièce d'entraînement 13 munie d'une dent (visible sur la fig. 6) est montée libre sur l'axe, mais solidaire -du barillet 11 sur lequel -est attachée l'extrémité extérieure @du ressort moteur. D'autre part, l'arbre de ba rillet 1 porte une roue dentée 14 montée à carré et par suite solidaire de cet arbre. Sur l'extrémité de l'arbre 1 sont également mon tés le levier de remontage 2 et la roue à ro chet 4 munie -d'un pignon Pis, mais les pièces 2 et 4 sont folles sur l'arbre 1.
Le pignon Pis actionne un train d'engrenages (non repré senté) qui fait tourner à faible vitesse la roue 14 calée sur l'arbre de barillet et remonte le ressort de barillet.
La roue 14 est percée d'un trou traversé par un axe<B>0,</B> portant -d'un côté une roue 15 dentée en forme d'étoile comme l'indique la fig. 6, et de l'autre côté, un petit plateau 16 (fig. 7, 8) sur lequel est fixée une goupille 17 excentrée formant petite manivelle. Sur la roue 14 pivote également en 02 un bras 18 que l'on voit sur la fig. 8. Le levier de remontage 2 porte un tambour creux 2' de forme circulaire concentrique à l'arbre de barillet. Ce tambour 2' forme la partie mobile d'un frein et le levier 18, normalement un peu écarté de ce tambour, peut venir appuyer sur lui et créer un frottement s'opposant aux déplacements du levier 2. Un petit ressort 19 fend à rappeler le levier 18 contre une butée 20 (fig. 8).
Dans cette position, il n'y a au cun freinage. Cette position correspondant au cas où le ressort moteur contenu dans le ba rillet 11 n'est pas remonté à fond. Au fur et à mesure que le remontage se produit, l'arbre de barillet 1 tourne par rapport au barillet Il. Par suite, la pièce d'entraînement 13, so lidaire du barillet, tourne par rapport à la roue 14 solidaire de l'arbre de barillet. La dent de la pièce 13 fait tourner la roue den tée satellite 15 à raison d'une dent par tour de remontage du ressort moteur. Lorsque la dent de la pièce 13 (fig. 6) n'est pas en prise, la roue satellite 15 est maintenue en position par un cliquet sautoir 21.
Pendant le remontage, la roue dentée sa tellite 15, entraîne dans sa rotation la petite manivelle 16 et la goupille 17 se déplace vers le levier de freinage 18. Le mécanisme est combiné pour que le levier 18 ne soit pressé contre le tambour 2' que lorsque le ressort moteur est complètement remonté. Pour que le freinage se fasse progressive ment et sans risques de coincement, le levier de freinage 18 est muni d'un petit ressort à lame, sur lequel appuie la goupille 17 comme le montre la fig. 8.
Le mécanisme reliant le levier de remon tage 2 avec la masse motrice est représenté sur la fig. 4. Le levier de remontage 2 est rappelé par un petit ressort 21, qui a seule ment pour rôle de remonter le levier et de le maintenir en contact avec le galet 5 porté par la masse motrice 6. Toutefois, lorsque le le vier de freinage 18 (fig. 8) appuie sur le tam bour 2', le levier 2 ne peut remonter et il reste en bas de sa course en se séparant du ga let 5.
Le fonctionnement est le suivant: Lorsque le ressort moteur n'est pas re monté à fond, la montre étant placée sur une voiture automobile, la masse 6 prend un mou vement d'oscillation. Le levier 2 participe au mouvement alternatif et fait tourner la roue à rochet 4. Celle-ci remonte le ressort, l'arbre 1 tournant plus vite que le barillet 11. Lors que le ressort moteur est complètement re monté, la goupille 17 de la manivelle 16 presse sur le levier de freinage 18. Le levier 2 reste alors en bas de sa course et la montre cesse de se remonter. L'arbre 1 reste immo bile.
Par suite -du fonctionnement -de la montre, 'le barillet tourne et la pièce 13 fait tourner la manivelle 16 en sens inverse 4e celui indiqué précédemment. La goupille 17 ces::e Je pr*,s- ser le levier de freinage 18 sur le tambour 2' solidaire du levier 2, et ce dernier peut être remonté par le ressort 21. Dans ces conditions, le levier 2 suit -de nouveau les -déplacements alternatifs de la masse motrice et la montre se remonte chaque fois que c'est nécessaire et sans excès -de tension du ressort moteur.
Dans le dispositif représenté sur les fig. 6, et 8, on peut apporter un petit changement pour que lorsque le ressort est remonté à fond, le levier .de remontage . s'immobilise pendant un .certain temps, jusqu'à ce que le ressort mo teur se détende d'une valeur donnée.
Il suffit pour cela d'adopter, par exem ple, la disposition représentée en perspective fig. 8bis. La goupille 17, au lieu d'être calée invariablement par rapport à la roue satellite en étoile 15, sera portée par un disque 16 tournant fou sur l'âge 0, Ce disque sera en traîné par un doigt D solidaire ,de la roue 15, avec un certain jeu latéral au moyen d'un en fourchement.
De la sorte, lorsque le frein im mobilise le bras à, cliquet 2, et que le remon tage cesse, le ressort moteur se détend; mais l'axe -de la roue satellite tourne .d'une certaine quantité avant que le doigt D agisse sur le disque 16 pour ramener en arrière la goupille 1.7 et libérer le bras 2. Le chemin perdu dé- pend du jeu du doigt D dans l'échancrure formant fourche de la pièce 16. Il peut être choisi à volonté. Cette disposition permet d'éviter que le frein fonctionne constamment en patinant lorsque le ressort moteur étant à bout de remontage, l'automobile continue à marcher sur un très long parcours.
Dans ce dernier cas, la disposition fig. 8bis permet aussi d'éviter que le ressort reste pendant longtemps constamment armé au maximum de sa tension, ce qui est nuisible pour la conservation de ce ressort et pour la régula rité de marche du mécanisme horaire.
On a bien déjà prévu des dispositifs permet tant d'éviter l'excès de tension du ressort mo teur dans les montres à remontage automa tique du type considéré, mais le mécanisme décrit ci-dessus est différent et plus avanta geux et il convient spécialement aux montres contenant un très fort ressort moteur. Dans les dispositifs anciens, ont a proposé de limiter le remontage par un embrayage à friction qui patine lorsque le ressort moteur complètement monté oppose une force exa gérée. Parfois, au lieu d'un simple embrayage à friction, on a un entraînement par un en semble de ressorts qui fléchissent et cessent de transmettre le mouvement lorsque le res sort moteur est remonté à fond.
Mais le fonctionnement de ces dispositifs est peu pré cis, car il dépend de frottements mécaniques ou de la force de ressorts. La pratique mon tre que ces facteurs sont sujets à variations pour des causes impossibles à éviter, de sorte que le déréglage empêche que le ressort soit remonté à fond ou provoque la transmission à la roue d'échappement -d'un couple anorma lement élevé, ce qui dérègle ou détériore le mécanisme horaire.
On a songé aussi à immobiliser la masse motrice au moyen d'un mécanisme comportant une pièce se déplaçant d'une quantité propor tionnelle au nombre de tours dont tourne l'ar bre de barillet par rapport au barillet. Mais ces dispositifs sont très difficiles à éta blir suffisamment robustes, car ils doivent immobiliser une masse très lourde qui tend à se déplacer avec une force considérable lors que la montre subit -de fortes secousses.
Avec le mécanisme qui vient d'être dé crit, l'arrêt du remontage est simplement pro duit par un freinage suffisant pour neutrali ser le rappel du petit ressort 21 (fig. 4). Il suffit donc que la goupille 17 appuie avec une force très faible sur le levier de freinage. Les pièces peuvent être petites et il n'y a pas à craindre une usure rapide ou des ruptures de pièces sous l'influence .des chocs, même très violents, reçus par la montre.
On remarquera aussi que toutes les autres pièces que comporte la montre sont très ro bustes. En particulier, les chemins -de roule ment avec rangées -de billes résistent à -des efforts très élevés dans tous les sens. Même après plusieurs années d'utilisation de la montre, il se produira seulement une petite augmentation -des jeux mécaniques qui ne peut compromettre le 'fonctionnement. Ce mode de guidage -de la masse se montre beau coup plus robuste que les pivots. De plus, ce dispositif fonctionne sans graissage.
La masse 6 peut être faite en plomb avec chemins de roulement 8 en acier ou en lai ton.
En dormant aux organes les dimensions indiquées par l'échelle des fig. 1 à 5, notam ment en donnant à la masse mobile ovale 6 une hauteur voisine -du rayon -du boîtier, on a obtenu que la montre se remonte -complète ment après seulement un parcours de 80 ki lomètres de la voiture automobile, celle-ci étant très bien suspendue et roulant sur une très bonne route. Pour ce faible parcours, le ressort moteur emmagasine une .énergie suffi sante pour faire fonctionner la montre pen dant huit jours.
Le mécanisme est suffisam ment réduit pour se loger dans un boîtier de six centimètres de diamètre seulement.
Bien entendu, divers -changements peuvent être apportés au mécanisme tout en restant dans le cadre de l'invention.
En particulier, le chemin de roulement fixe peut être fait avec du profilé en forme de U comme le représente la fi-. 10. On peut placer le ressort 9 à l'intérieur des branches de PU.
On peut aussi disposer les deux rangées de billes sur les côtés extérieurs de la masse 6', comme l'indique la fig. 11.
La pratique montre que pour obtenir un remontage très efficace, il y a intérêt à uti liser un ressort à boudin très long, de façon que les allongements et raccourcissements de ce ressort, lorsque la masse oscille, soient fai bles par rapport à la longueur du ressort. Cette condition permet de donner à la masse 6 une oscillation dont la période reste à peu près constante quand son amplitude aug mente. L'expérience indique que cette condi tion favorise la mobilité de la masse, lorsque l'automobile roule sur une très bonne route.
L'utilisation d'un seul ressort très long est impossible lorsque tout le mécanisme de la montre doit être contenu dans un très petit boîtier. On peut surmonter cette difficulté en adoptant la disposition représentée sur la fig. 11. Un levier 22 mobile en 03 permet d'a jouter les allongements de deux ressorts 9' et 9". On peut aussi utiliser un seul ressort at taché au bas de la masse motrice et au bas du boîtier et passant sur une poulie de ren voi 23 placée en haut du boîtier (fig. llbis).
Dans le but d'améliorer la sensibilité et la vitesse de remontage sans augmenter le poids ni la course de la masse motrice, on peut utiliser deux galets 5' et 5", disposés comme l'indique la fig. 9, par rapport au le vier 2 de remontage.
Lorsque la masse 6 est au voisinage de sa position moyenne (trait plein), c'est le galet 5' (le plus éloigné de l'axe 1) qui est en con tact avec l'extrémité du levier 2; si la masse 6 s'abaisse davantage, le levier 2 (position pointillée), par suite de sa forme courbe, quitte le galet 5' et vient en contact avec le galet 5" qui est plus près de son axe 1.
Les petits déplacements de la masse agissent donc sur le levier 2 par le galet 5', c'est-à-dire avec un grand bras de levier, tandis que les grands déplacements de la masse agissent par le ga let 5", c'est-à-dire avec, un petit bras de le vier qui, pour une longueur de parcours don- in de la masse, fait, en fin de déplacement de la masse, tourner le levier 2 d'un angle plus grand; on utilise donc au maximum tous les déplacements de la masse, en profitant des chocs violents pour accélérer en fin de dé placement de la masse la vitesse de remon tage.
La roue à rochet 4 est à denture fine, de sorte que le cliquet moteur 3 du bras de le vier 2 quelle que soit sa position de départ ne risque pas de parcourir un grand déplace ment avant de rencontrer la dent qu'il va pousser. On diminuera encore ce parcours perdu en doublant de la façon connue le cli- quet 3 par un second cliquet 3', disposé de telle façon que lorsque 3 est au milieu -de l'intervalle -de -deux dents 3', soit en conta-et avec une dent.
Les fig. 12 à 15 représentent une montre de poche à remontage automatique qui repose sur le même principe général que la montre d'automobile que l'on a décrite ci-dessus.
Pour une montre -de poche, on peut se contenter d'une réserve de marche de 30 heu res, mais il est indispensable -de réduire à l'extrême les -dimensions d'encombrement de tout le mécanisme, -de façon :à pouvoir réali ser une montre très plate et d'aussi faible dia mètre que les montres courantes.
Pour cela, tout le mécanisme de la montre représenté en 25 (fig. 14) est rendu mobile par rapport au boîtier 26. Il est muni sur ses côtés de chemins de roulement verticaux pla- eés vis-à-vis de chemins de roulement fixes 27 et 28 solidaires .du boîtier.
L'ensemble mobile est -constitué par ce mouvement rond de montre ordinaire 25, en touré par un support 25' ayant la forme -des sinée fig. 14.
Comme on est limité dans le diamètre et l'épaisseur à donner à la montre, il importe de choisir la forme de la masse motrice pour obtenir le maximum d'efficacité -de remon tage. Il y a certaines proportions optima, pour la raison suivante: les deux facteurs de l'énergie sont, .d'une part, le poids de la par tie mobile et, d'autre part, la. course de celle ci, si presque toute la surface ,disponible est occupée par la masse, la course sera forcé ment très faible et l'énergie proportionnelle au produit de la course par le poids sera éga lement très faible;
d'autre part, si l'on aug mente beaucoup la course, on ne peut donner à la masse mobile qu'une forme étroite, ce qui oblige à réduire son poids et le produit du poids par la course est encore très faible.
Ce raisonnement montre qu'il y a une proportion optimum. D'autres considérations pratiques interviennent dans le choix des formes. On a trouvé pratiquement que les pro portions indiquées sur la fig. 14 sont les meilleures. (Il est là noter que ce raisonne ment s'applique aussi aux proportions et di mensions données aux montres d'automobiles représentées sur les fig. 2 et 3 du dessin.) Les oscillations de la partie mobile 25, 25' sont obtenues au moyen d'un ressort à boudin 31 et d'un levier 29 mobile en O4 qui tend à soulever la goupille 30 solidaire du mécanisme mobile de la montre. La distance de 04 à la goupille 30 est beaucoup plus grande que la distance de O4 au point d'at tache du ressort.
On obtient de la sorte le même résultat au point de vue de la flexibi lité que si la partie mobile était soulevée di rectement par un ressort à boudin d'une lon gueur beaucoup plus grande que le diamètre de boîtier. La force du ressort 31 est réglée pour que la masse motrice se trouve à mi- course lorsque la montre est verticale. Pour cette position, la force verticale en 30 due au ressort est égale au poids P de la partie mobile.
Le mécanisme horaire est remonté par une roue à rochet 38, comme dans les dispositifs analogues. Il est muni d'une tige 33 de re mise à l'heure disposée comme dans les mon tres ordinaires (fig. 14).
Le mouvement proprement dit 25 de la montre est désaxé par rapport à la pièce 25', de façon que, lorsque la montre est placée verticalement au repos, le centre des aiguilles se trouve en Ol, comme l'indique la fig. 12. (Position des aiguilles en pointillé.) Lorsqu'on incline la montre d'un angle i comme l'indique la fig. 15, la pesanteur ne tend à déplacer la masse mobile parallèlement aux glissières qu'avec une force P. cos i plus petite que P (P étant le poids du mécanisme mobile).
Par suite, l'action du ressort 31 devient prépondérante et pour une inclinaison assez forte, la masse mobile remonte jusqu'au som met de sa course. On réalise la montre -de façon que, pour cette position, l'axe des ai guilles se trouve devant le centre 0, du boî tier 26. La montre est munie d'un cadran concentrique au boîtier comme d'habitude. Les aiguilles -se trouvent au-desssus -de ce cadran et leurs axes passent à travers un trou allongé t permettant les déplacements verticaux de l'axe se produisant par suite de la mobilité du mécanisme par rapport au boîtier (fig. 12 et 15).
Le fonctionnement est le suivant: Lorsque la montre est placée verticale ment dans la poche, tout le mécanisme 25, 25' est animé d'un mouvement -de translation al ternatif dans le sens vertical par rapport au boîtier 26, chaque fois que l'on marche, ou que le corps subit des accélérations verticales. Ces déplacements assurent le remontage de la montre grâce à l'encliquetage agissant sur le rochet 32. Le mécanisme horaire .de la montre désigné d'une manière générale par 25 est constitué comme celui de la montre d'auto dé crite ci-dessus, et comporte en particulier les mêmes organes pour la mise hors d'action -du bras à cliquet.
Le centre -des aiguilles 0,. se .déplace aussi d'un mouvement alternatif, mais comme la montre est dans la poche, cela n'a pas d'im- portance pour la lecture .de l'heure.
Lorsque l'on sort la montre de la poche pour lire l'heure, on l'incline comme l'indique la fig. 15. Dans ces conditions, le mécanisme vient se placer en haut de sa course et le cen tre des aiguilles .se trouve vi-à-vis du centre du cadran. On peut; par suite, lire l'heure avec précision.
Pour la remise à l'heure, on peut utiliser un bouton moleté ou couronne 34, disposé comme dans les montres ordinaires munies de remontoir et -de mise à l'heure au pendant (anneau de suspension). Il suffit pour cela de rendre momentanément l'axe de ce bouton 34 solidaire de la tige 33 (fig. 14) dont la ro tation est transmise aux aiguilles. Cet accou plement peut facilement être obtenu lorsque le mécanisme mobile est en haut de sa course, ce qui a lieu lorsque la montre est fortement inclinée comme l'indique la fig. 15. On peut, par exemple, aussi prévoir l'axe du bouton 34 mobile dans sa direction et le faire embrayer momentanément avec l'axe 33.
Pour opérer la remise à l'heure, il suffira alors de disposer la montre obliquement ou horizontalement et d'appuyer sur le bouton 34 en le faisant tourner.
On peut aussi utiliser pour la mise à l'heure un dispositif analogue à celui qui est employé dans les montres ordinaires de cons truction moderne. La mise à l'heure s'opérera en deux temps: 1 On tirera le bouton 34, ce qui provo quera le déplacement en sens opposé d'un manchon monté à carré qui viendra en prise avec la tige 33.
2 On pourra ensuite faire tourner à vo lonté le bouton 34 qui entraînera les aiguilles à remettre à l'heure.
Divers changements peuvent être apportés à la réalisation de la montre ci-dessus 4é crite.
En particulier, au lieu de faire dans le ca dran une ouverture ovale étroite comme l'in dique la fig. 15, on peut faire une ouverture ronde assez grande, comme il est représenté sur la fig. 16. Le mécanisme sera alors dissi mulé par une plaque mince décorée qui pourra contribuer à la décoration de la montre. Le cadran de celle-ci semblera présenter deux zones concentriques (comme cela se fait dans certaines montres courantes).
Les dispositions qui sont décrites ci-dessus sont applicables à tous les instruments ho raires mobiles et en particulier aux cartels pouvant être installés sur tous véhicules, tels que autobus, tramways, trains et aussi sur les navires en profitant des déplacement périodi ques tels que le tangage et le roulis. Dans le cas d'un grand cartel soumis à des secousses peu importantes, il y a intérêt à avoir une masse motrice 6 assez lourde, sus pendue par des forts ressorts à boudin très longs. Ces ressorts à boudin peuvent être lo gés dans des tubes T formant supports de la pendule, comme l'indiquent les fia. 17 et 17bis. La vue en coupe montre la disposition de ces ressorts 91 et 92.
On peut donner à la masse motrice diver ses formes. En particulier, pour faire des montres ou cartels de forme rectangulaire et réduire l'épaisseur de la boîte, on peut dan- ner à la masse motrice la forme dessinée en perspective à la fig. 19. Suivant cette dispo sition, la masse a la forme d'un U et l'on peut loger le mécanisme entre les branches de cet U. La masse se trouve donc en grande partie dans l'espace laissé libre entre les côtés ver ticaux de la boîte et le mécanisme horaire cen tral, et elle ne prend qu'une épaisseur très ré duite derrière le mécanisme.
On peut aussi se servir .du poids même -de la pendule comme masse motrice oscillante. Les fia. 20 à 25 montrent, à titre d'exem ple, des dispositions basées sur ce principe.
La fia. 21 est une vue en coupe du cartel dont l'aspect extérieur est représenté sur la fig. 20. Tout le cartel est maintenu par un support tubulaire 35, solidaire d'un autre sup port AS, servant à le fixer sur le véhicule. Le cartel peut coulisser d'une certaine quantité par rapport au support. tubulaire fige 35.
Le tube fixe 35 coulisse à l'intérieur -du grand tube 36 solidaire du boîtier du cartel. Un grand ressort à boudin 37 est attaché, d'une part, en haut -du support fixe et, d'autre part, au bas du cartel au moyen d'une tige 38 tra versant un trou t, .de forme allongée. percé dans le tube 35. Ce ressort à boudin équili bre le poids -du cartel. .Sous l'influence -des mouvements -du support, le cartel tend à s'a baisser et à remonter et il se .comporte comme la. masse motrice dans les dispositifs précé dents.
Le mouvement relatif .du cartel par rapport au tube 35 peut être utilisé pour re monter le mécanisme horaire avec les mêmes organes que ceux qui sont décrits plus haut. Pour faciliter le mouvement oscillatoire du cartel, on peut prévoir à l'intérieur du tube M et à l'extérieur du tube 35 des cannelures formant chemins, de rou lement pour 2, 3 ou 4 rangées de billes b disposées pour rouler en réduisant le frotte ment. Cette disposition est indiquée sur la fig. 22 représentant les tubes en coupe et la disposition des billes b.
Les fig. 23, 24, 25 et 25bis représentent une autre forme du dispositif précédent, ap plicable aux petites montres d'auto. Le sup port S' fixé sur l'automobile forme chemin de roulement fixe. La boîte de montre est main tenue par le support avec interposition de rangées de billes comme l'indiquent les fig. 25 et 25bis (la fig. 25 est une coupe suivant a b de la fig. 24). Cette boîte de montre peut se déplacer d'une certaine quantité dans la di rection verticale et le fonctionnement est le même que dans le dispositif précédent.
Au lieu d'utiliser les accélérations sui vant la direction verticale, on peut, bien en tendu, utiliser des accélérations, périodiques ou non, suivant une direction autre. Le choix dépend des mouvements les plus fréquents du véhicule.
En particulier dans les appareils précé dents, les chemins de roulement, au lieu d'être disposés verticalement, peuvent être disposés obliquement, de façon à utiliser les déplace ments latéraux ou les accélérations de vitesse et les ralentissements dans la direction de la marche du véhicule.
Sur une automobile, un autobus ou un train de chemin de fer, s'arrêtant fréquem ment, on peut profiter principalement des dé placements provoqués dans la direetion hori zontale par les arrêts ou les brusques départs et changements de vitesse. A cet effet, on peut placer, par exemple, la montre représen tée fig. 24 ou tout système analogue, de fa çon que le cadran soit disposé horizontale ment sur le plafond du véhicule, les glissières étant disposées dans la direction de la marche.
On peut aussi adopter la disposition repré sentée fig. 20bis. Les tubes 35' et 36' coulis seront l'un dans l'autre comme dans le dis- positif suivant la fig. 22; ils seront placés horizontalement dans la direction de marche du véhicule. Le ressort de rappel sera sup- primé ou remplacé par un ensemble de deux ressorts en opposition maintenant la montre H au milieu de sa course lorsque la vitesse de déplacement est uniforme. Le fonctionne ment .du mécanisme de remontage se fera comme dans les dispositifs précédents.
Il est à noter qu'avec les dispositions des fig. 20, 20bis et 24, il est possible d'avoir une pièce mobile très lourde. Dans ce -cas, de très pe tits déplacements,' se produisant seulement lors -de fortes :secousses, suffisent à assurer le remontage. Ces petits déplacements ne nui sent pas à la lecture -de l'heure. On peut en visager soit l'utilisation de déplacements peu fréquents d'une amplitude assez grande, soit l'utilisation de petites trépidations conti nuelles.
Les mécanismes de remontage précédem ment décrits sont applicables à la réalisation -l'autres systèmes de remontage utilisant un mouvement moteur autre que celui d'une masse soumise à des secousses.
En particulier, une montre fixe à, remon tage électrique peut être constituée par le mé canisme représenté sur les fig. 6, 7 et 8, dans lequel le bras 2 sera déplacé alternativement par un galet 5 ou une tige animée d'un mou vement alternatif au moyen d'un système pendulaire entretenu électriquement par pile ou par le courant lumière.
Le mouvement pendulaire peut être ob tenu en particulier au moyen d'un plongeur en fer doux se déplaçant -dans un solénoïde relié en permanence au réseau alternatif par l'intermédiaire d'un condensateur de capa cité déterminée, de façon à réaliser un mou vement alternatif sans contact d'entretien.
Le galet 5 peut aussi être commandé par un électro-aimant, une source d'électricité et un interrupteur extérieur maneeuvré indépen damment -de la pendule d'une façon quelcon que, par exemple par le mouvement. d'une porte qui s'ouvre fréquemment.
On peut aussi utiliser un moteur rotatif d'un type quelconque (moteur à collecteur, moteur à champ tournant, à rotor en cuivre, aluminium, ou rotor en acier à grand coeffi cient d'hystérésis, ou bien encore une roue phonique). La fig. 26 représente le mode d'application d'un tel dispositif. Sur cette fi- bure, on voit les pièces 2, 4 et 3, 5, qui sont les mêmes que celles représentées fig. 4; le galet 5 est mobile autour de l'axe O5, qui tourne d'un mouvement continu de sens quel conque grâce au moteur.
Bien entendu, on peut, dans ce dispositif, utiliser aussi la rotation de n'importe quel axe. Par exemple, dans une montre d'automo bile, l'axe 05 peut être actionné par le moteur de l'automobile et en particulier par le flexi ble qui actionne déjà le compte-tours.
Dans une grande pendule placée sur le bord d'une route, l'axe 05. pourrait être ae- tionné par un petit moulinet, ou hélice, tour nant sous l'action du vent.
Dans un appareil de pointage de person nel comportant un mécanisme d'horlogerie, le galet 5 pourrait être actionné par un méca nisme relié au levier man#uvré par les ou vriers lors des pointages des heures d'entrée ou de sortie.
Les montres et cartels, dont la marche est ainsi entretenue par remontage automatique, peuvent être munis de contacts électriques et d'interrupteurs pour tous usages (commande de pendules réceptrices, déclenchement de sonneries, avertisseurs horaires et interrup teurs horaires pour allumer à certaines heures les feux de position sur une automobile, dé clenchements divers).
Ces montres peuvent être associées avec d'autres accessoires montés sur un support commun. Par exemple, on peut accoler la montre au miroir rétroviseur que l'on place habituellement à l'intérieur de l'auto, en haut, devant le conducteur.
Les dispositifs ci-dessus décrits s'appli quent aussi au remontage automatique des en registreurs de vitesse et de parcours, et des enregistreurs de durée de fonctionnement pour véhicules et machines, ces instruments pouvant comporter une feuille de diagramme (ou autre moyen d'inscription) se déplaçant sous l'action -d'un mouvement d'horlogerie muni d'un mécanisme -de remontage établi conformément à l'invention