CH176938A - Poudre balistique et procédé pour sa fabrication. - Google Patents

Poudre balistique et procédé pour sa fabrication.

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CH176938A
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L Etat Francais Represe Guerre
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France Etat
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C06EXPLOSIVES; MATCHES
    • C06BEXPLOSIVES OR THERMIC COMPOSITIONS; MANUFACTURE THEREOF; USE OF SINGLE SUBSTANCES AS EXPLOSIVES
    • C06B21/00Apparatus or methods for working-up explosives, e.g. forming, cutting, drying
    • C06B21/0033Shaping the mixture

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  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Artificial Filaments (AREA)

Description


  Poudre balistique et procédé pour sa fabrication.    La présente invention, due aux travaux  de Messieurs Rausch, Blanchard, de     Varine-          Bohan,    Fauveau et Pineault, a pour objet une  poudre balistique, caractérisée en ce qu'elle  est constituée par du fil de nitro-cellulose de  section constante comme forme et comme di  mensions.  



  Pour la fabrication de cette poudre, l'in  vention prévoit un procédé suivant lequel on  prépare une solution colloïdale de     nitro-          cellulosedans    un solvant liquide, on malaxe  le mélange, on le dégaze, on le filtre, on le  file et on "améliore" le fil en lui faisant su  bir, par exemple, un lissage ou autre opéra  tion propre à réduire la vitesse de combus  tion de la surface du fil ou à augmenter la  densité de la Bouche superficielle.  



  Les fils de poudre ainsi obtenus se     pré-          tent    bien à la confection de charges du fait  q u 'ils sont réguliers, t longs et souples, et  qu'on peut facilement les enrouler, torsader,  tresser ou tisser.    Au dessin annexé, à titre d'exemple:  Les fig. 1 à 5 représentent des appareils  pour la fabrication des fils de collodion;  La fig. 1 est une élévation d'un dispositif  de filtration et d'alimentation de la filière;  Les fig. 2 et 3 sont des schémas de deux  dispositifs de filage et de coagulation des  fils;  La fig. 4 est un schéma d'un dispositif  de réglage de la tension des fils;  La     fig.    5 est un schéma d'un dispositif  d'amélioration     -des    fils;

    Les     fig.    6 à 8 représentent .des filières  destinées à la fabrication .de fils comportant  des rainures longitudinales;       Les        fig.    6 et 7 sont     respectivement    une  coupe longitudinale, et une vue en bout d'une  filière;  La     fig.    8 est une vue, analogue à la     fig.    7,  d'une autre filière.  



  Le procédé selon l'invention peut être mis  en     oeuvre    de la façon ci-dessous     décrite    en  se servant des appareils représentés. En pré-      mier lieu, on prépare la solution colloïdale de  nitro-cellulose par un procédé approprié quel  conque. Une telle solution sera dans la suite  appelée collodion.  



  Ce collodion doit posséder une fluidité et  une concentration convenables, eu égard aux  appareils de filage qui seront utilisés et au  genre de poudre à fabriquer; de toute façon,  la fluidité doit être suffisante pour permettre  le filage à l'aide des pressions que l'on peut  produire et des appareils dont on dispose, et,  d'autre part, la concentration en nitrocellulose  doit être suffisante pour que le fil puisse se  former et être recueilli.  



  Les propriétés de la nitrocellulose utili  sée, et, notamment, sa teneur en azote, seront  choisies telles qu'elle soit complètement so  luble, ou à peu près, dans le solvant choisi.  On peut, dans certains cas, envisager l'élimi  nation par filtration des parties insolubles.  



  On pourra, par exemple, utiliser, comme  nitrocellulose, du coton-poudre, de la pâte de  bois nitrée de caractéristiques convenables,  etc., le choix de la nitrocellulose utilisée dé  pendant naturellement de l'application pré  vue, du mode opératoire et des appareils de  filage mis en     #uvre,    de même que la nature  du ou des solvants.  



  On peut ajouter au collodion des sub  stances destinées soit à améliorer les pro  priétés de la poudre (propriétés balistiques,  stabilité, reprise d'humidité, densité, etc.),  soit à permettre ou à favoriser les opérations  de filage (par exemple: en diminuant la vis  cosité du collodion) soit encore à améliorer  les propriétés du fil. Ces substances auxi  liaires peuvent être, par exemple, de la nitro  glycérine; du di- ou trinitrotoluène, du     dini-          troglycol,    des urées substituées, des esters,  de la diphényl-amine, etc.  



  La     nitrocellulose    destinée à la fabrication  du collodion peut être débarrassée de tout  ou partie de son eau, soit par séchage (par  exemple sous le vide) avec ou sans présence  d'un gélatinisant ou solvant ou d'un corps  avide d'eau, soit par mélange avec un sol  vant ou gélatinisant et laminage à chaud  soit par déshydratation à l'aide d'un corps    approprié (par exemple: alcool butylique) à  la presse, à l'essoreuse ou dans un autre ap  pareil, soit par tout autre procédé approprié.  



  La nitroglycérine peut être introduite  directement, ou être contenue soit dans des  poudres ou balistites à retraiter que l'on  utilise pour préparer le collodion, soit dans  des plaques laminées de nitrocellulose + ni  troglycérine, avec éventuellement un ou plu  sieurs corps auxiliaires, ne contenant qu'un  faible taux d'humidité, et que l'on utilise  pour préparer le collodion.  



  Après fabrication, le collodion subit éven  tuellement un mûrissage dans des conditions  appropriées. Il est ensuite filtré et dégazé.  



  Le filtre employé doit être à mailles suf  fisamment fines pour ne pas être traversé  par les particules     susceptibles    .de boucher les  filières. Il ne doit cependant pas être à  mailles tellement fines qu'il soit     colmaté    par  le collodion.

   Sa nature sera également     appro-          p        ri        Ïée        au        collodion   <B>à</B>     filtrer-        il        pourra        être        en     percale, soie,     toiles    métalliques (en nickel ou       monel    par exemple, ou     encore    en bronze,       bronze        phosphoreux,    etc.).  



  Ce collodion est ensuite filé, et ce filage  peut s'effectuer suivant plusieurs méthodes,  dont les deux principales vont être décrites  ci-après  10 Coagulation (en général par     voie     humide).  



  On fait passer le     colloidon    sous pression  à travers une filière, et,     @à    la sortie -de     celle-ci,     dans un bain coagulant; un fil se     forme    et  est enroulé     mécaniquement    sur des bobines.  



  Pour     obtenir    un fil de diamètre     constant,     il     importe    de prendre diverses     précautions,     et notamment d'assurer la constance du dé  bit du collodion et de la tension .d'étirage .du  fil ou de faire subir à ces deux quantités ,des  variations     corrélatives,    et .d'assurer la     .con-          stance    de la composition et de la température  du bain de trempage.

   De nombreux disposi  tifs ont été mis en     oeuvre    dans     l'industrie    de  1a scié     artificielle,    pour réaliser     ces        condi-          tions;    ils sont également applicables au pré  sent procédé.      Dans le dispositif suivant la fig. 1, le  collodion 1 passe d'abord dans un malaxeur  à double enveloppe 2, dans lequel la tempéra  ture voulue est maintenue s'il y a lieu, par  circulation d'un fluide approprié dans cette  double enveloppe.  



  Du malaxeur, le collodion passe dans un  réservoir 3, également maintenu au besoin à  la température voulue par circulation d'un  fluide dans une double enveloppe 4.  



  A la base du réservoir 3 est disposée  une pompe 5 qui envoie le collodion dans l'un  ou l'autre de deux filtres 6, 6a montés en pa  rallèle de telle façon qu'on puisse les utiliser  alternativement, et nettoyer celui d'entre  eux qui n'est pas en service (le filtre 6a dans  la position représentée).  



  La pompe 5 est placée directement au  fond du bac, sans l'intermédiaire d'aucune  tuyauterie, étant     donné    les pertes de charges  très     élevées    qui se produisent.  



  Le collodion filtré est envoyé, par un ro  binet à trois voies 7, dans des réservoirs 8,  8a d'où il est repris par des pompes volumé  triques 9, 9a, par exemple des pompes à en  grenages, et envoyé dans une batterie de fil  tres dits filtres de sûreté 10, 10a, à plusieurs  toiles de finesse croissante,     ces    filtres     étant     préférablement disposés en parallèle comme  les filtres 6, 6a.  



  Le collodion ainsi filtré une seconde fois  passe dans un réservoir-relais 11, puis dans       une    boite à clapet 12,     contenant    une soupape  tarée pour envoyer le collodion à la filière,  par un conduit 13, sous une pression bien  déterminée.  



  L'excès de collodion retourne aux réser  voirs 10, 10a, par un conduit 14.  



  Des manomètres 15 indiquent la pression  du collodion aux différents points de l'ins  tallation. Celle-ci comporte encore des prises  16 assurant le dégazage du collodion.  



  Lorsque, comme il a été supposé, le filage       s'effectue    par coagulation par voie     humide,    le  conduit 13 aboutit à une filière 17 placée  dans un bain de coagulation 18 (fig. 2), le  fil obtenu est enroulé, soit en faible épaisseur  sur une bobine 19 de grand diamètre, soit en    épaisseur notable sur une bobine dont la     vi-          tesse    de rotation diminue     quand    l'épaisseur  de fil enroulé croît (le produit de la lon  gueur du cercle d'enroulement par la vitesse  angulaire de rotation restant constant);

   la  composition et la température du bain sont       maintenues    constantes par un apport     continu     de liquide à température     voulue,    et un départ  continu à     l'extrémité    opposée du     bain    avec  chauffage éventuel du bain par double enve  loppe. Tous autres -dispositifs appropriés peu  vent d'ailleurs être employés.  



  On peut, par exemple, employer le mode  de réception connu du fil, .dit "en centrifuge",  qui consiste là faire passer le fil .sur un rou  leau     débiteur,    et, de là, -dans un pot centri  fuge tournant à grande     vitesse        (plusieurs     milliers de tours-minutes, par exemple).  



       Le    rôle du rouleau débiteur est,     grâce    à       l'adhérence    du fil,. de régler la     vitesse    li  néaire -de     délivrance    de ce fil, et la     tension     qu'il subit. Le rôle .du pot centrifuge est -de  donner une torsion au fil, et, dans le cas d'une  filière à plusieurs trous, de torsader ensemble  les brins élémentaires, de façon à former un  cordonnet souple se prêtant bien aux opéra  tions     ultérieures.     



  On file généralement de bas en haut (fi  lière tournée vers le haut)     verticalement    ou  en oblique, mais on peut concevoir des dispo  sitifs permettant de filer horizontalement ou  verticalement .de haut en bas ou dans -des di  rections ou sens     intermédiaires;    le fil peut  suivre, du reste,     un.        trajet        quelconque    entre  la filière et la     bobine.     



  La nature, les :dimensions, la forme de la  filière dépendent de la nature -du collodion  traité et des propriétés demandées à la pou  dre à fabriquer.     Cette    filière pourra, par  exemple, être à     orifice    circulaire ou aplati  (rainure) ou munie d'une broche centrale  (pour tubes creux), ou de forme quelconque.  Elle pourra être à un ou plusieurs orifices.  



  Pour     faciliter        l'inflammation    de la poudre       ainsi    obtenue, il pourra y avoir avantage à  donner à     l'orifice    - ou aux     orifices    - de la  filière une forme     .dentelée,    étoilée, cannelée      ou, plus généralement, telle que la surface  d'inflammation du fil soit accrue dans toutes  proportions désirées par rapport à     celle    des  fils de forme lisse, ou comporte des bavures,  rugosités, "poils" et autres irrégularités qui,  au lieu d'être considérées comme des dé  fauts et évitées, comme dans l'industrie  dle la soie artificielle, pourront être systé  matiquement recherchées.  



  Dans le même but de faciliter l'inflamma  tion, on peut envisager de coaguler à l'aide  d'un bain contenant un sel approprié en dis  solution (par exemple du salpêtre), cette opé  ration pouvant être suivie d'un trempage des  tiné à éliminer le sel, de façon à créer des  pores à la surface de la poudre; suivant les  cas, ce trempage pourra être fait avant ou  après séchage.  



  Outre les formes mentionnées ci-dessus,  on peut encore, à titre indicatif, mentionner  les formes en V, ou des formes courbes rap  pelant celles des ménisques.  



  La filière pourra être faite en verre,  nickel, métal précieux, alliage monel ou tout  autre corps convenable selon le collodion à  filer.  



  Le fil produit pourra être arrosé de bain  coagulant pendant qu'il s'enroule.  



  On pourra enrouler plusieurs fils en  semble ou chacun séparément.  



  On     pourra,    par exemple, préparer des  écheveaux ou bobines par un quelconque des  procédés utilisés dans l'industrie de la soie  artificielle.  



  Enfin, d'une façon générale, on pourra  mettre en     #uvre    tous appareils, modes opéra  toires, etc., en usage dans l'industrie de la  soie artificielle, dans la mesure où ces appa  reils, modes opératoires et autres ne sont pas  susceptibles de nuire aux qualités du fil ob  tenu au point de vue de son emploi comme  poudre.  



  Il en est de même pour la récupération du  solvant ou des corps auxiliaires utilisés (soit  dans le solvant, soit dans le bain coagulant)  et que l'on peut extraire du liquide prove  nant du bain de coagulation ou de     1'atmo-          sphère    qui entoure les appareils.    Le procédé par voie humide est applica  ble, en particulier, aux collodions à base  d'alcool méthylique: dans ce cas, il faut dés  hydrater à fond le coton-poudre, ou utiliser  un solvant auxiliaire; le bain coagulant est  alors de l'eau froide, tiède ou chaude, addi  tionnée, ou non, d'alcool méthylique ou éthy  lique ou d'autres corps organiques ou miné  raux.  



  Le filtre pourra être en percale ou en  toile de nickel.  



  2  Filage par évaporation (voie sèche):  On fait passer le collodion sous pression  à travers une filière 17a (fig. 3) placée dans  une chambre 40, dans laquelle le fil est formé  par évaporation du solvant. Cette évaporation  peut être produite par la chaleur, le chauf  fage étant, par exemple, assuré par une dou  ble enveloppe 40c, ou par un courant gazeux  entrant, par exemple, en 40a et sortant en  40b, ou encore par le vide (l'entrée     40a    -étant  dans ce -cas supprimée et la sortie 40b, reliée  à- un appareil extracteur). On pourra aussi  utiliser une     combinaison    appropriée     quel-          conque    de deux -des moyens ci-dessus, ou dès  trois à la fois.  



  Le fil formé est enroulé à la sortie .de la  chambre 4, par exemple -de la     même    façon  que dans la méthode par coagulation; sur  un tambour 19.  



  Afin d'obtenir un fil de diamètre con  stant, des     précautions    spéciales devront être  prises .dans l'application -de ce procédé,     pré-          cautions.    analogues à -celles que l'on emploie  dans l'industrie -de la soie artificielle.   Naturellement, tout ce qui a été dit - re  lativement à l'emploi -de modes     opératôires    ou  appareils quelconques en     usage    dans l'indus  trie de la soie artificielle, à propos du filage  par coagulation, s'applique également au fi  lage par évaporation.  



  Le procédé par voie sèche est applicable,  notamment, aux collodions     acétoniques,        -ce     qui     présente    un intérêt tout particulier, du  fait que l'acétone dissout totalement, ou pres  que, une gamme très étendue de nitro  cellulose, et notamment     celle    dite ,;coton  poudre     nf        1",         La poudre est ensuite finie de la façon  suivante:  Les bobines et écheveaux de fils précé  demment obtenus sont débarrassés de l'eau et  des solvants ou corps en excès qu'elle con  tient, par essorage, séchage, trempage, etc.,  puis mis sous une forme propre à leur emploi,  par exemple par découpage et tamisage, et  triage des brins anormaux.  



  En outre, on procède à une "amélioration"  destinée, par exemple, à atténuer la vitesse  de combustion et la force de la surface des  fils de poudre, ou à modifier la densité     gra-          vimétrique    de la poudre, ou encore à obtenir  ces deux résultats à la fois. Cette améliora  tion s'obtient, par exemple, par un lissage en  tonne. On peut enfin colorer ou plombaginer  la poudre.  



  Avant l'emploi, la poudre subit un     sé-          ehage    final, puis on lui fait reprendre l'humi  dité voulue.  



  Tous modes opératoires et appareils uti  lisés pour effectuer les opérations de séchage  et d'amélioration dans la fabrication de la  poudre par les procédés ordinaires sont éga  lement applicables au présent procédé.  



  Pour obtenir des fils réguliers, il importe  de prendre un certain nombre de précautions:  en particulier, l'essorage, le séchage et le  trempage devront être effectués pour chaque  brin dans des conditions identiques: tempéra  ture, pression, tension du fil, durée de l'opé  ration (pour chacune des trois opérations), de  gré hygrométrique de l'atmosphère (pour  l'essorage et le séchage), composition du bain  et volume par rapport à la poudre (pour le  trempage), etc.  



  Pendant ces opérations, on peut, à cet  effet, tendre le fil sur des appareils assurant,  par exemple au moyen d'un contrepoids, une  tension déterminée et constante du brin.  



  La fig. 4 représente, par exemple, un ap  pareil comportant deux montants verticaux  20, 21 réunis par deux barres horizontales  22, 23 en acier nickelé. Le montant 20 est fixe  et le montant 21 est amovible.  



  La barre supérieure 22 est fixe: elle est,  par exemple, assemblée à demeure avec le    montant 20, et son extrémité opposée peut  être fixée au montant 21, de     façon    appro  priée quelconque.  



  La barre inférieure 23 peut coulisser ver  ticalement entre les deux montants: Ses ex  trémités sont à cet effet engagées dans des  glissières 20a, 21a de ces montants.  



  L'appareil étant démonté, les écheveaux  24 sont enfilés sur les deux barres 22, 23,  l'appareil est remonté, et on produit la ten  sion désirée en accrochant à la barre 23 un  poids 25 approprié au nombre d'écheveaux,  et au nombre de brins de chaque écheveau.  La barre 23 forme, à cet effet, à sa partie  inférieure, un étrier 23a auquel le poids 25  est accroché.  



       L'"amélioration"    peut être effectuée soit  sur brins découpés, par exemple par les mé  thodes usuelles (lissage ou autre), soit sur  le fil non. découpé, en faisant passer     ce    fil     dans     un liquide jouant le rôle de ralentisseur, ou  de solvant, ou de     gélatinisant,    .ou un mélange  liquide ou gazeux de     corps    appropriés quel  conques, -dont un ou plusieurs possèdent ces  propriétés. On peut aussi     ajouter    un colorant  au mélange.  



  On peut, par exemple, utiliser un dispo  sitif du type représenté à la     fig.    5.  



  Le fil 26, porté par une     bobine    27 montée  pivotante sur son axe, passe dans un bain  d'amélioration 28, dans lequel un renvoi 29  l'oblige à baigner sur une longueur détermi  née.  



  Le bain d'amélioration peut, par exemple,  être     .constitué    par une solution de camphre,  de     centralite    ou de     phtalate    d'éthyle     dans    l'al  cool éthylique (plus ou moins dilué) ou dans  le benzol.  



  A sa sortie du bain d'amélioration, le fil  passe ,dans une armoire .de séchage et .de ré  cupération 30, dans laquelle il pénètre par  un     orifice    30a qu'on peut munir .de brosses  d'égouttage. A l'intérieur de     .cette    armoire,  le fil passe sur une poulie de renvoi 31, sur  une poulie de tension ,à chape 32, puis il s'en  roule après séchage sur un tambour récep  teur 33.      La poulie 32 est lestée par un poids 32a  qui donne au fil la tension désirée.  



  L'ensemble est réglé de     telle    façon que  le séchage du fil est complètement achevé  avant l'enroulement sur le tambour 33, afin  d'éviter tout risque de collage desspires en  tre elles sur ce tambour.  



  Les produits évaporés dans l'armoire 30  sont récupérés par un dispositif approprié  quelconque (non représenté).  



  Le bain améliorant peut encore, suivant  une disposition particulière de l'invention,  être constitué par un collodion choisi pour  donner, après coagulation, un enduit ayant  une vitesse d'inflammation ou une "force",  au sens donné à ce mot dans la technique des  explosifs, moindre que celle du     c#ur    du fil.  



  On pourra utiliser, au lieu des appareils  précédents, un appareil permettant 1a fabri  cation en continu, c'est-à-dire assurant la fi  lature, l'essorage, le séchage, le trempage,  l'amélioration, le séchage final, la reprise  d'humidité, et éventuellement le découpage  ou la mise sous forme de charges telles que  celles décrites plus loin. On peut même envi  sager la fabrication du collodion en continu.  



  On peut encore donner à la poudre la  forme d'un tube fendu longitudinalement, ou  lui faire comporter une rainure longitudinale  plus ou moins profonde, et de section appro  priée quelconque.  



  Un tel     tube    peut encore comporter, au mo  ment du filage, plus d'une fente longitudi  nale, et, dans ce cas, il sera en réalité cons  titué par des éléments indépendants -en  nombre égal à celui des fentes - lesquels  éléments pourront être, par la suite, soudés,  par exemple par étirage et/ou torsion.  



  De tels fils pourront être aisément obte  nus au moyen de filières appropriées.  



  Les fils 6 à 8 représentent, par exemple,       des    filières permettant d'obtenir un fil en  forme de tube fendu, ou comportant une rai  nure longitudinale.  



  La filière suivant les fig, 6, 7 comporte  un corps 37, percé d'un trou de filage 37a;  une broche 38 traverse le trou 37a, et com  porte une nervure ou ergot 38a qui vient por-    ter sur le bord du trou, ce qui donne au pro  duit filé la forme ci-dessus décrite.  



  La broche 38 est montée sur un support  39 engagé dans le corps 37, et muni de trous  39a pour le passage du produit à filer et d'un  rebord extérieur 39h qui porte sur le corps  pour immobiliser la broche dans une position  déterminée par rapport à ce corps.  



  Dans la variante suivant la     fig.    8, la  broche 38 est rapportée sur un support 40,  sur lequel elle est figée, par exemple, par un  écrou 41. Le support 40 est muni de trous  40a, et d'un rebord intérieur 40b qui porte  sur le fond du corps 37.  



  Naturellement chaque filière pourra avoir  plusieurs orifices comportant chacun une  broche, de façon à faire un tube fendu par  chaque orifice.  



  Selon la nature, les dimensions et la forme  de la filière, la nature du produit filé et les  dispositifs de filature adoptés, d'autres dis  positifs de fixation ou mise en place des bro  ches pourront être envisagés.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS: I Une poudre balistique, caractérisée en ce qu'elle est constituée par du fil de nitrocellulose de section constante comme forme et dimensions. II Un procédé de fabrication de poudres balistiques suivant la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on prépare une solution colloïdale de nitrocellulose dans un sol vant liquide, on malaxe le mélange, on le dégaze, on le filtre, on le file- et on "amé - liore" -\le fil obtenu. SOUS-REVENDICATIONS 1 Une poudre balistique suivant la reven- ,dication I,
    caractérisée en ce qu'elle est faite de fils comportant des rainures lon gitudinales. 2 Une poudre balistique suivant la réven- dication I, caractérisée en ce qu'elle est faite .de fils ayant une section en forme de ménisque. 3 Une poudre balistique suivant la reven.di- cation I, caractérisée en ce qu'elle est faite -de fils à surface non fisse. 4 Une poudre balistique suivant la reven dication I, caractérisée en ce qu'elle est faite de fils ayant la forme de tubes fen dus longitudinalement.
    5 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce que la solution colloïdale est filée à travers une filière plongée dans un milieu fluide coagulant. 6 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce que le fil produit par la filière est reçu suivant la méthode dite "en centrifuge". 7 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce qu'on prépare la solution en dissolvant la nitrocellulose dans l'al cool méthylique et on la file dans un bain coagulant comportant de l'eau. 8 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce qu'on fait passer la so lution à la sortie de la filière, dans un milieu dans lequel le solvant est éva poré.
    9 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce qu'on prépare la solution en dissolvant la nitrocellulose dans l'acé tone et on la file en évaporant le solvant. 10 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce qu'on file chaque fil en plusieurs éléments longitudinaux sépa rés, et on soude ensuite ces éléments. 11 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce qu'après filage, on amé liore les fils par lissage en tonne. 12 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce qu'après filage, on passe le fil dans un bain améliorant.
    13 Un procédé suivant la revendication II et la sous-revendication 12, caractérisé en ce que, dans le bain améliorant, on fait passer le fil sur un organe de renvoi dis posé pour le maintenir immergé dans ce bain sur une longueur déterminée. 14 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce que, après amélioration dans un bain, on fait passer le fil dans une chambre de séchage et sur un ten deur qui le soumet à une tension déter minée.
    15 Un procédé suivant la, revendication II, caractérisé en ce qu'on coagule la solution dans un bain :contenant un sel en dissolu- tio.n,@ après quoi on le soumet à un trem page dans un bain propre à éliminer le sel, de façon à créer des pores à la .sur face -de la poudre. 16 Un procédé suivant la revendication II, -caractérisé -en ce que, après filage, le fil est essoré, trempé et séché, et, pendant ces opérations, il -est soumis :à une ten sion déterminée. 17 Un procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce que les opérations qu'il comporte sont faites en continu.
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