Installation comportant un dispositif à décharge d'arc. La présente invention concerne une ins tallation comprenant un ou plusieurs disposi tifs à décharge d'arc fonctionnant avec un dispositif d'amorçage fixe faiblement con ducteur comportant des moyens pour former une tache cathodique sur une des électrodes principales du dispositif à arc. qui peut être un redresseur à arc à vapeur, ou un disposi tif à arc ouvert ou à vide destiné à, l'emploi général pour établir ou couper un circuit., ou à un emploi spécial tel que dans les disposi tifs parafoudres.
Ce dispositif d'amorçage peut être appli qué en particulier à un type de forme plate de redresseur à arc à vapeur ou convertisseur inverse pour lequel on a forgé le mot "igni- tron" pour indiquer qu'il concerne le trans port de courant par des ions ou électrons po sitifs ou négatifs. A titre d'explication, on indiquera à ce sujet ce qui suit.
Des recherches dans les redresseurs à va peur de mercure et au sujet des causes de leurs retours d'arc ont relevé le fait que plus le courant -de retour est réduit, moins il se produira de retours d'arc pendant un laps de temps donné pendant les périodes ne pro duisant point d'arc. Ceci a amené à cons truire un nouveau type de redresseur ou ignitron dans lequel la valeur moyenne du courant de retour s'approche presqu'absolu- ment de zéro,
celle-ci étant inférieure à un à dix micro-ampères par 645 mm2 de la sur face efficace de l'anode principale d'un dis positif pour une tension continue de 600 volts avec des tolérances inférieures et supérieu res pour des tensions supérieures et inférieu res respectivement. A titre de comparaison., on indiquera que dans le redresseur à vapeur de mercure ordinaire à anodes multiples, le courant de retour est maintenu à une valeur de 10 à<B>1.00</B> micro-ampères par 645 mm' de surface d'anode seulement par l'emploi<B>d'é-</B> crans d'anode, de protecteurs et de grilles soigneusement établies, et, lorsqu'on enlève ces écrans et grilles,
le courant de retour monte jusqu'à 10'000 micro-ampères par 645 mm' ou même davantage.
Dans les types usuels de redresseurs à vapeur de mercure utilisés jusqu'à présent, un arc était maintenu dans le dispositif pen dant toute la période sans arc, et cela par suite d'arcs se terminant sur d'autres anodes ou d'arcs se terminant sur une anode d'a morçage, ou les deux. Il en résulte que l'es pace d'arc entre les anodes principales du quel on suppose qu'il est non conducteur pendant leurs périodes sans arcs, est rempli d'ions et d'électrons.
Il en résulte qu'un es pace d'arc, ou une séparation d'électrodes qui doit pouvoir résister, suivant les preuves ob tenues par suite d'essais, en l'absence d'élec trons et d'ions libres, à des tensions bien des fois plus élevées que les tensions qui y sont envoyées pendant le fonctionnement du re dresseur, se trouve fréquemment compromis en donnant lieu à la formation d'une tache cathodique, et on est porté à croire que la probabilité de la formation d'une pareille tache cathodique se trouve considérablement augmentée par suite de l'existence d'un cou rant de retour.
Le but le plus important du nouveau re dresseur ou ignitron est donc l'élimination de toutes les anodes principales jusqu'à une seule, et l'élimination de l'arc d'amorçage ordinaire qui jaillit pendant les périodes sans arc, ou, plus généralement dit, l'élimination de tous les moyens qui fournissent des quan tités notables d'ions ou électrons à l'espace d'arc pendant les périodes de retour d'allu mage. Ceci a entraîné l'invention et l'em ploi du dispositif d'amorçage susmentionné.
L'invention a pour objet une installation comportant- au moins un dispositif à décharge . d'arc comprenant deux électrodes principales, des connexions de raccordement pour celles- ci, et un dispositif d'amorçage à proximité du chemin d'arc principal pour faire jaillir un arc entre les deux électrodes principales, ce - dispositif d'amorçage comprenant une tige de matière faiblement conductrice dont une extrémité est en contact permanent avec une desdites électrodes principales pour y pro duire une tache cathodique,
l'autre extrémité de la tige étant reliée à une connexion de raccordement séparée.
L'invention permet d'empêcher le com mencement des causes de retour d'allumage dans les redresseurs à arc à vapeur plutôt que d'essayer simplement d'empêcher que les causes de retour d'allumage viennent former des retours d'allumage complets. L'existence d'un courant de retour paraît être essentielle pour la production de retours d'allumage, et si le courant de retour se trouve réduit, les causes de retour d'allumage deviennent moins fréquentes et ne se produisent probablement plus du tout si le courant de retour est ré duit à zéro.
Lorsqu'on a ainsi éliminé les causes de retour d'allumage en éliminant pratiquement le courant de retour de quelques milliampè res pendant les périodes de retour d'allu mage, on élimine la nécessité de l'emploi de bien des dispositions qui ont été nécessaires jusqu'à présent dans les redresseurs à vapeur de mercure. Ainsi, on peut omettre dans bien des cas tout dispositif protecteur dans l'es pace d'arc de façon à obtenir un redresseur plus petit et à réduire considérablement la tension d'arc ou les pertes dans le redresseur. La distance entre l'anode principale et la ca thode peut être réduite, d'où résulte une ré duction. ultérieure de la grandeur et des pertes.
Puisqu'il n'y a point de courant de re tour, il n'y aura pas non plus de cause de retour d'allumage, si des particules de mer cure sont projetées sur l'anode à partir de la surface de la cathode, ou si des particules de mercure viennent se condenser sur l'anode de sorte que l'anode peut être placée très pro che de la cathode et directement exposée à celle-ci, et de façon que l'anode peut fonc tionner à une température relativement froide, en comparaison des redresseurs à va peur de mercure ordinaires, parce qu'il n'est plus nécessaire d'empêcher la possibilité d'une condensation -du mercure .sur l'anode, laquelle a certainement donné lieu à bien des causes de retour d'allumage dans les constructions antérieures.
Le fonctionnement de l'anode à une température froide, en comparaison de l'exploitation antérieure des redresseurs, pré- férablement de l'ordre de 80 ou<B>100'</B> jus qu'à peut-être 250 ou 300 , ou même davan tage, dans les redresseurs à arc à mercure du nouveau genre est fréquemment désirable également en égard à la proximité de l'anode et de la cathode, la basse température de l'anode étant en général requise afin de main tenir la pression de vapeur à la valeur dé sirée malgré que des gouttes de mercure vien nent tomber sur l'anode.
Grâce à cette pres sion de vapeur réduite, l'on obtient encore une augmentation ultérieure de la tension négative à laquelle l'espace d'arc résistera, sans préjudice, pendant les périodes sans arc.
Lors du fonctionnement du redresseur ap pelé redresseur "plat" comme susdécrit, c'est à-dire un redresseur comportant une anode plate d'une grandeur proportionnée à la ca thode et située proche de la cathode à une distance de l'ordre de<B>12,6</B> mm à 10 cm ou davantage, la surface de la cathode compre nant une matière évaporable qui revient à son état normal, telle que du mercure ou des mélanges contenant du mercure, ou du gal lium ou des mélanges contenant du gallium, il est important ou désirable de refroidir la cathode très profondément et de travailler en effet à une température aussi froide que cela peut être réalisé sans difficulté, et il est extrêmement désirable d'utiliser une sorte de moyen de fixation de tache cathodique,
et de préférence avec un bon refroidissement, puisque des essais ont relevé que la probabi lité de retour d'allumage se trouve considé rablement réduite avec un pareil arrange ment, probablement par le fait que le jet de vapeur émanant de la cathode est beaucoup moins intense lorsque la tache cathodique est fixe et peut-être parce que la coopération de ce jet de vapeur avec l'anode produit d'une manière quelconque des causes de retour d'al lumage.
Bien que la construction en question aie pour but de faire en sorte que le retour d'al- lumage se produise moins souvent en rédui sant la valeur du courant de retour, il y a des moments transitoires dans certains cas où la construction spéciale ne permet pas d'atteindre ce résultat: Lorsqu'un redresseur conduit un courant, ce courant croit jusqu'à une valeur maximum et ensuite, à la fin de la période d'arc, et cela particulièrement au cas où le circuit de courant continu contient une inductance considérable, le courant du redresseur décroit rapidement jusqu'à zéro<B>'</B> et la tension appliquée croit rapidement à une valeur élevée dans la direction négative.
Im médiatement après ce zéro de courant, l'es pace d'arc-entre l'anode et la cathode reste dans une condition hautement ionisée et le courant de retour est également très élevé, d'où résulte une grande probabilité de retour d'allumage. Pendant peu de micro-secondes, l'espace d'arc regagne sa condition diélectri que et son état de faible probabilité de retour d'allumage parce que les ions disparaissent par suite de leur diffusion dans les parois du récipient.
Si une tension négative est en voyée à l'anode immédiatement après que le courant a été conduit, en particulier quel ques micro-secondes après, il y a le danger d'un retour d'allumage parce que le courant de retour subsistera pour une courte période de temps pendant cette période de transition d'un état ionisé à un état non-ionisé.
Si le circuit à courant continu alimenté. par le redresseur contient une grande induc tance, il est ordinairement nécessaire d'intro duire des circuits de retard pour retarder la mesure à laquelle des tensions négatives se forment sur l'anode aux terminaisons des pé riodes d'arc du dispositif.
De pareils ph6no- mènes n'ont pas été observés en général dans les types antérieurs de redresseurs à vapeur de mercure, parce que dans ces dispositifs un ou plusieurs ares jaillissaient quelque part dans l'espace vide pendant toutes les pério des sans arc de chaque anode particulière de sorte qu'il n'y a en général point de tendance au retour d'allumage considérablement plus grande pendant la période de-transition sus- mentionnée immédiatement après- la -période d'arc qu'à tout autre moment pendant la pé riode sans arc,
puisqu'il n'y avait effective ment point de transition d'un état ionisé à un état non-ionisé, l'espace d'arc étant tou jours ionisé, avec les grilles et protecteurs situés autour de l'anode qui réduisaient la valeur du courant de retour émanant de l'es pace ionisé.
Lors de l'emploi pratique du dispositif, en particulier pour la transmission d'énergie électrique, dans chaque direction entre un système triphasé ou un autre système poly phasé et un système à courant continu, il est désirable, du fait que chaque arc redresseur est placé dans un récipient séparé, d'amener les arcs à jaillir pendant une période d'arc aussi longue que possible de façon à obtenir d'un dispositif redresseur ou ignitron la plus grande capacité, et à cet effet, on a em ployé et perfectionné un couplage à triple transformateur biphasé comportant un trans formateur polyphasé intermédiaire comme décrit par la suite.
Dans certaines formes d'exécution, on em ploie un récipient dans lequel on a établi le vide et lequel est composé entièrement de métal, toutes les portions du métal étant en contact électrique l'une avec l'autre, la ca thode étant disposée dans un réceptacle de cathode isolant en quartz ou une autre ma tière isolante disposé dans le fond dudit ré cipient, et l'anode principale étant formée sur la paroi de dessus du récipient.
Il faut que le redresseur ou ignitron plat soit particulièrement bien protégé contre les composés de mercure qui semblent être des oxydes ou nitrures de mercure, ou possible- ment des composés organiques qui sont ins tables et qui peuvent se décomposer dans des intervalles arbitraires en libérant des poches de gaz localisées qui réduisent les qualités isolantes de l'espace d'arc pendant les pério des sans arc de façon à provoquer des re tours d'allumage. C'est pour cette raison que les anodes ne devraient de préférence pas être refroidies au-dessous d'environ 80 ou 100 C, parce qu'il paraît que ces composés de mercure instables ne se forment pas si la température est maintenue au-dessus des li mites susmentionnées.
Dans ce redresseur ou ignitron il est donc nécessaire de prendre particulièrement soin de bien préparer le dis positif avant son emploi, et de prévoir un récipient qui n'a pas de fuites de façon que l'azote et l'oxygène de l'air ambiant ne puis sent pas y pénétrer. Si ces précautions sont prises, le récipient ne demandera point de pompage pendant son fonctionnement.
La construction toute métallique, avec un réceptacle de cathode en quartz se prête donc particulièrement bien à ce dispositif et son emploi est indiqué en particulier dans une construction qui est fermée en permanence sans l'emploi d'une pompe à vide pendant son fonctionnement.
Puisque l'ignitron n'est composé que d'un simple chemin conducteur ou arc à conduction asymétrique dans chaque récipient, on peut s'éloigner des redresseurs à vapeur de mer cure usuels dont les circuits emploient une pluralité d'arcs redresseurs, en reliant ensem ble les anodes de tous les arcs au lieu de disposer les cathodes en commun comme cela était absolument nécessaire dans les disposi tifs utilisant une seule cathode commune. Ceci présente des avantages particuliers dans les redresseurs avec récipient tout métallique à fermeture permanente dans lesquels le ré cipient a le même potentiel que l'anode.
En connectant les anodes ensemble, le problème de réunir un nombre quelconque de récipients à simple arc se trouve grandement simplifié, et si les ignitrons sont utilisés pour alimen ter un circuit à courant continu dans lequel le conducteur négatif est mis à la terre, comme dans les réseaux de tramways, les "récipients seront tous au potentiel de la terre ce qui présente un avantage très considérable.
Il va de soi que l'application du principe d'amorçage indiqué ci-dessus aux redresseurs à arc à vapeur a entraîné des -changements profonds de la construction et du fonction nement de ces dispositifs qui ont été briève ment indiqués, en partie, dans les précédents passages, et qui seront plus complètement ex- pliqués en concordance avec le meilleur mode suivant lequel ce principe peut être appliqué en impliquant ainsi bien des caractéristiques qui, tout en étant particulièrement établies et développées en connexion avec l'ignitron, sont en brande. partie susceptibles :
d'une ap plication générale dans les types habituels de redresseurs.
Dans sa. portée la plus générale, le dis positif d'amorçage mentionné n'est pas limité dans son application aux dispositifs évacués à. vapeur à. arc à conduction asymétrique, mais il est applicable également aux disposi tifs interrupteurs et dispositifs parafoudres, comme précédemment mentionné.
Des formes d'exécution de l'objet de l'in vention sont représentées, à titre d'exemple, au dessin annexé, dans lequel; La fig. 1 montre comme première forme d'exécution un schéma de connexion et l'ap pareillage d'une installation avec une coupe verticale d'un ignitron avec récipient tout métallique à fermeture permanente, avec un circuit à transformateur hexaphasé pour transmettre l'énergie d'une ligne triphasée à une ligne à courant continu, avec des moyens de retardement, et avec des moyens pour va rier le point dans le cycle auquel l'amorçage entre en fonction de façon à changer la ten sion de courant continu, ou, si la dernière est fixe, l'énergie de l'alimentation en cou rant continu;
La fig. 2 montre une seconde forme d'exé cution d'un schéma et de l'appareillage d'une installation avec un ignitron dans la forme préférée pour les unités de capacité plus grande, avec une connexion d'inversion spé ciale pour fournir de l'énergie triphasée à fréquence variable à partir d'une ligne à cou rant continu; La fig. 3 montre un schéma d'une instal lation dans laquelle le dispositif à arc est appliqué à un dispositif parafoudre;
La fig. 4 montre une autre forme d'exé cution d'une installation, son schéma de con nexion, l'appareillage et un ignitron en coupe verticale, et une forme modifiée du disposi tif pour contrôler le point dans le cycle au- quel les différents dispositifs d'amorçage entrent en fonction;
La fig. 5 montre le schéma de connexion d'une installation dans laquelle les disposi tifs d'amorçage sont alimentés par un dis positif commutateur rotatif actionné par un moteur synchrone alimenté par le réseau à courant alternatif ;
La fig. 6 montre le schéma de connexion et l'appareillage d'une installation avec une construction à double cathode, dans laquelle l'une ou l'autre des cathodes peut être mise en fonction en alimentant l'un ou l'autre des deux dispositifs d'amorçage pour amener l'ignitron à fonctionner soit comme redres seur, soit comme convertisseur inverse, l'igni tron étant représenté comme ayant une en veloppe en verre;
La fig. 7 montre schématiquement une autre forme d'exécution d'une installation avec des ignitrons à enveloppe en verre uti lisant une anode principale en graphite, un conducteur d'anode d'amorçage protégé, et un écran interposé dans l'espace d'arc entre l'a node principale en graphite et la cathode; La fig. 8 montre un schéma de couplage d'une installation avec l'application du dis positif d'amorçage à un redresseur à vapeur de mercure d'une construction habituelle ayant une pluralité d'anodes et une seule cathode dans un récipient évacué;
Les fig. 9 à 16 montre des diagrammes d'explication.
A la fig. 1, on a représenté une instal lation de redresseurs utilisant six dispositifs redresseurs ou ignitron.s, tous de la même construction, mais pour plus de simplicité on n'a représenté qu'un des ignitrons en dé tail, les autres cinq étant représentés sché matiquement puisque leur construction est identique avec celle de l'ignitron mentionné.
La construction d'ignitron représentée est celle qui s'adapte en particulier aux petites unités d'une capacité de 100 à 500 ampères, bien que cette construction ne soit pas limi tée à une capacité particulière. Pour donner une idée combien cette construction est énor mément compacte, il faut indiquer que la coupe de la fig. 1 est dessinée environ à l'é chelle 1/2; il s'agit d'un ignitron pour une capacité de 100 ampères à 600 volts continu, et ce débit remarquable est obtenu avec une construction dans laquelle le diamètre de l'espace d'arc est approximativement de 76 mm.
Cette figure ne représente toutefois qu'un projet de construction qui peut encore être perfectionné par des modifications ulté rieures suivant les expériences de la prati que de sorte qu'on puisse obtenir finalement avec les mêmes dimensions de l'appareil un débit de 150 ou 200 ampères.
L'ignitron représenté à la fig. 1 comporte un récipient 1 entièrement métallique (par exemple en fer) à fermeture permanente, dans lequel on a établi le vide, toutes les portions métalliques étant en contact électri que l'une avec l'autre. Une cathode 2 de mercure est disposée dans un réceptacle ou cuvette 3 en quartz ou une autre matière iso lante disposé dans le fond du récipient 1. L'isolement de quartz ou autre matière en tre la cathode de mercure et le récipient doit être d'un type qui n'est pas facilement at teint par de la poussière ou des particules de mercure, et dans ce but il est coiffé d'un an neau protecteur en acier 4 qui recouvre une partie de sa surface de façon que le mercure ne peut l'atteindre.
Pour simplifier la construction, le réci pient de fer 1 est établi en plusieurs parties qui peuvent être préparées séparément et réunies ensuite et soudées ensemble. Comme représenté au dessin, ce récipient comporte une partie de base en forme de cuvette 5 qui renferme le réceptacle de cathode 3 et l'anneau protecteur 4.
Sur le bord supérieur de cette partie de base 5 est soudée une anode principale en fer 6 ayant une surface de fond plate située à une distance de 25 mm environ de la surface de la cathode de mer cure, cette distance étant aussi petite que cela est compatible avec les limites de construc tion, et n'étant en aucun cas trop petite pour courir un risque d'une formation d'un pont conducteur entre l'anode principale et la ca- thode par suite de l'agitation du mercure liquide pendant le fonctionnement du -dis positif.
Une chemise d'eau 7 est prévue sur le dessus de l'anode principale 6 et est coiffée d'un condenseur d'eau 8 refroidi à l'air qui reçoit la vapeur d'eau, qu'il ramène, après l'avoir condensée, dans la chemise d'eau de façon que l'anode est maintenue ainsi à une température légèrement au-dessus de 100 C, ce qui dépend de la pression de vapeur qui peut se former dans le condenseur, cette pres sion étant limitée par une valve de sûreté 9 à une valeur correspondante à une tempéra ture de par exemple 200 C ou une autre température maximum prédéterminée.
L'anode principale 6 qui constitue le cou vercle du récipient est pourvue d'une ouver ture -centrale dans laquelle est placée, de ma nière étanehe, un isolateur représenté à la fig. 1 comme pièce de verre 10 fixée au moyen d'une connexion en verre 11 sur un anneau de cuivre nickelé 12 dont l'extrémité inférieure est soudée sur l'anode principale 6.
Dans l'isolateur de verre 10 est placée une cathode en tungstène 13 qui s'étend vers le bas centralement par le dispositif jusqu'à venir en contact avec la cathode de mercure 2, et un conducteur d'amorçage 14 qui sup porte un tube conducteur 15 dont l'extrémité inférieure vient se terminer dans un tube de nickel le portant une tige tubulaire d'amor çage 17 en matière faiblement conductrice telle que du carborundum moulé avec un liant d'argile ou un autre liant qui n'émet point de gaz lors du fonctionnement, ou une autre matière faiblement conductrice qui ne se détériore pas lors du fonctionnement, telle qu'un cristal de carborundum, un corps en matière de filament Nernst, en ferro-silicium, galène,
et probablement encore d'autres ma tières similaires., Cet organe d'amorçage 17 est fixé de façon immobile de sorte que son extrémité inférieure est immergée dans la cathode de mercure 2 et y reste toujours im mergée pendant le fonctionnement. Son tube de support 15 est isolé du conducteur de ca- thode 13 disposé centralement au moyen d'un tube de quartz 18, et est protégé extérieu rement au moyen d'un plus grand tube de quartz 19 qui l'entoure comme représenté à la fig. 1.
La tige d'amorçage 17 qui est immergée dans le mercure doit avoir une résistance telle que le gradient d'environ 100 Volts par 25 mm de longueur de la tige ne donne pas lieu à un courant excessivement élevé. Si la tige doit avoir des dimensions ordinaires, et non la forme d'une pellicule très mince, il faut qu'elle soit établie en une matière dont la résistance spécifique est plus grande que 1(I-2 ohms par centimètre cube. En même temps, sa résistance ne devrait pas être trop élevée, parce due, comme il sera expliqué, lorsque la tige d'amorçage est en fonction, un arc se forme avec la cathode sur le mer cure et avec l'anode momentanément du côté de la tige d'amorçage.
Si ce courant momen tané doit passer par la tige sans une tension excessive, il faut que sa résistance ne soit pas trop elévée. Une résistance spécifique de moins de 10+5 ohms par centimètre cube sera en général suffisamment faible à cet effet. Un changement de la résistance im plique en général un changement du courant avec lequel se produit le fonctionnement du dispositif d'amorçage et de la tension néces saire qui doit y être envoyée pour produire ce courant.
Plusieurs théories ont été considérées en vue d'expliquer le fonctionnement de la tige de carborundum ou d'un autre dispositif d'a morçage de ce genre, et à présent la préfé rence est donnée à la théorie suivante, sans vouloir toutefois limiter l'invention à une théorie particulière quelconque au sujet du fonctionnement. Si une tension positive est appliquée à la partie supérieure de la tige et au mercure, un courant passera par la tige vers le mercure. Lorsqu'il s'agit d'une tige dont l'air de la, section transversale n'est pas très petite, il est nécessaire d'employer une matière dont la résistance spécifique est plus grande que 10-2 ohms par centimètre cube, ce qui est peut être au moins environ 100 fois plus grand que la résistance du mer cure.
Au point d$ vue d$ la théorie, la ré sistance du mercure ser donc d'abord négligée.
Le courant effectif suivra les lignes mar quées 20 dans le diagramme fig. 9. Dans cette figure, on a également représenté des lignes équipotentielles 21. Dans ces condi tions, la densité de courant le long de la sur face de la tige au-dessous du niveau de mer cure croîtra du bout de la tige jusqu'au point où la tige émerge du mercure, indiqué par le chiffre 22, auquel point la densité de cou rant devient infinie suivant la théorie ma thématique, si l'on suppose que la tige et le mercure sont parfaitement homogènes, c'est- à dire si la structure atomique effective n'en tre pas en considération.
De même, le gradient de tension 1e long de la. surface de la tige de vient infini en s'approchant-dela jonction avec le mercure. mathématiquement, le gradient le long de la surface d$ la tige près de la jonction de mercure est donné approximati vement par
EMI0007.0021
où d est le dia mètre ou l'épaisseur de la tige, Xoo le gradient le long de la tige à une grande dis tance de la jonction du mercure avec le point sur la surface de la tige auquel le gradient est obtenu.
Puisqu'on peut s'attendre à ce que la susdite formule puisse s'appliquer jusqu'à des distances atomiques, c'est-à-dire jusqu'à une valeur de y = 10-8 centimètres, on verra qu'en admettant un Xoo de l'ordre de 100 volts par centimètre, le gradient avec une distance atomique de la jonction du mercure sera de l'ordre de<B>106</B> volts par cen timètre.
Quelques investigateurs ont démontré qu'un gradient de tension de 106 volts par centimètre est suffisant pour tirer des élec trons d'une matière. Il est donc logique de supposer que des électrons seront tirés de la surface du mercure tout près de la jonction avec la tige et que la cathode d'un arc y peut prendre son origine, le courant de cet arc passant d'abord à la surface de la tige, et passant ensuite à des points de plus en plus hauts de la surface de la tige, quand l'espace de gaz devient de plus en plus ionisé, en court-circuitant. finalement la tige et en atteignant le support métallique de la tige.
Ainsi un arc sera lancé par la tige, si une tension est appliquée à celle-ci qui fournit le long d'elle un gradient moyen de l'ordre de 10" volts par centimètre, et cet arc court-circuitera la tige si la tension est suf fisante pour laisser passer un courant con sidérable de la surface de la tige dans l'arc primitif. Si la tension appliquée est insuf fisante _à cet effet, l'arc ne court-circuitera pas la tige, mais apparaîtra sous forme d'une toute petite étincelle à la jonction du mercure et de la tige.
Suivant la théorie indiquée, la résistance de la tige devrait alors être telle qu'elle permette l'application d'un gradient de l'or dre de 100 volts par centimètre le long d'elle sans qu'il y passe un courant exces sif. Si le courant absorbé par la tige doit être limité à l'ordre de 10 ampères, la résis tance par centimètre de longueur de la tige devrait être de l'ordre de dix ohms. Il peut parfois être pratique d'employer des cou rants plus forts pour faire jaillir l'arc à la tige, en employant des méthodes spéciales d'excitation comme par exemple des déchar ges de condensateurs. Par cette méthode, on peut produire des courants d'excitation mo mentanés de 1000 ampères et même de 10.000 ampères.
Pour de pareils courants, la résistance de la tige par unité de lon gueur peut être de l'ordre de 10-2 ohms.
Suivant la théorie mentionnée, il est également nécessaire qu'un courant suffi sant passe dans l'arc naissant à la jonction du mercure de sorte que celui-ci avance ra pidement le long de la tige et cour-circuite celle-ci.
Si la résistance par unité de lon gueur de la tige est trop grande, il faut une tension excessive à cet effet, et pour cette raison, une limite supérieure de 105 ohms par centimètre de longueur de la tige est donnée. Tandis que la théorie sus-indiquée s'ap plique à une simple tige, il est évident que la forme de celle-ci peut subir des modifi cations, ou que des combinaisons de ma tières complètement isolantes avec des ma tières conductrices peuvent être employées pour réaliser ce but de la tige. Il s'agit donc en général d'un moyen pour faire jail lir un arc sur une surface conductrice en produisant un gradient local très élevé pour le faire naître et pour faire passer un cou rant suffisant dans cet arc naissant afin d'assurer son accroissement rapide.
Avec une tige d'amorçage solide en Car borundum composée d'environ 70% de Car- borandum et 30% d'argile comme liant, et un peu de suite, ayant une résistance spéci fique d'environ 2 ohms par centimètre cube, la tige ayant un diamètre d'environ 6,3 milli mètres et une longueur d'environ 5 milli mètres entre son support et la surface du mercure lorsque le dispositif se trouve hors de fonctionnement, on a trouvé qu'une tache cathodique est formée à la jonction de la surface de la tige avec la surface du mer cure par suite d'un courant de 7 ampères passant par la tige avec une tension de 35 volts.
La tension nécessaire pour actionner la tige d'amorçage est de préférence prélevée sur le circuit à courant alternatif auquel est relié l'ignitron, et est de préférence prélevée sur l'anode principale de l'ignitron dans le quel est logé le dispositif d'amorçage. Aussi tôt qu'une tache cathodique est formée au point de jonction de la surface de la tige d'amorçage avec la surface du mercure, un arc jaillit de l'anode principale vers le bain de mercure.
Un dispositif extérieur consom mant de la tension suffisamment grand est disposé en série avec l'arc pour amener celui- ci à s'éteindre immédiatement, parce que celui-ci ne peut jaillir en parallèle avec l'arc principal qui a une tension beaucoup plus petite que la tension générale du circuit d'amorçage. L'arc d'amorçage jaillit donc justement un moment pour produire une tache cathodique sur la cathode -principale au commencement de la période d'arc de l'ignitron, et il ne doit pas produire un autre arc à un moment quelconque de façon qu'il n'y ait point de source qui fournisse des élec trons ou ions à l'espace d'arc de l'ignitron pendant la période sans arc de celui-ci.
Comme susmentionné, il s'agit là d'un fait très important, à savoir, l'élimination sensi blement complète des courants de retour qui sont normalement produits, dans d'autres re dresseurs à arc à vapeur, par les ions et élec trons présents dans l'espace d'arc pendant les périodes sans arc de ceux-ci.
Bien que la théorie de ce dispositif d'a morçage ait été indiquée tout particulière ment par rapport à une cathode de mercure, il -est évident qu'il n'est pas absolument né cessaire que la matière de la cathode soit du mercure, ou même qu'elle soit un liquide. Il paraît que l'essentiel est la présence d'un gradient de tension suffisamment élevé au point de jonction entre la surface de la tige d'amorçage et la surface de la cathode.
En effet, le dispositif d'amorçage du genre dé crit fonctionne très bien lors de l'immersion dans une cathode de laiton, ce qui peut être réalisé en trempant la tige dans du laiton fondu et en solidifiant le laiton autour d'une extrémité de la tige. La tige d'amorçage fonctionnera également lorsqu'elle est seule ment en contact avec la surface du laiton ou d'une autre électrode, dans quel cas elle de vrait toutefois être maitenue fermement vers le bas, en place, de sorte que son extrémité ne vienne pas se séparer de la cathode ce qui ferait rapidement brûler l'extrémité de la tige.
Lorsque l'extrémité supérieure de la tige est maintenue dans un support métallique solide, en laiton par exemple, la tension né cessaire pour envoyer un courant suffisant par la tige pour former une tache cathodique sur le support, lorsque le support est néga tif par rapport à la cathode de mercure, peut être bien plus grande que la tension néces saire pour former une tache cathodique sur le mercure, lorsque le mercure est négatif par, rapport au support; la cause en est probable ment la différence dans la nature du contact et les caractéristiques de fusion et d'émission d'électrons du support.
Cette différence de la tension peut encore être augmentée en don nant à l'extrémité de la tige qui se trouve dans le support une section beaucoup plus grande qu'à celle qui trempe dans le mer cure, comme il sera expliqué par rapport à la fi,-. 2. On peut compter sur cette diffé rence dans les tensions de fonctionnement du dispositif d'amorçage pour provoquer une action de l'amorçage seulement lorsque le support est positif par rapport au mercure, et cette dissymétrie peut être augmentée par des moyens appropriés comme décrit en con nexion avec les fig. 2 et 6,
mais de préfé rence on utilisera une sorte de dispositif re dresseur pour fournir une tension d'amor-- çage seulement pendant les demi-cycles po sitifs de la tension alternative appliquée. La chute de tension dans le redresseur auxiliaire aide également à supprimer l'arc d'amor çage aussitôt que l'arc principal vient jaillir.
Dans l'installation représentée à la fig. 1, chaque tige d'amorçage 17 est alimentée au moyen d'un redresseur à cathode chaude 23 à partir de sa propre anode principale 6. Les anodes principales et les récipients de tous les six redresseurs sont branchés ensemble sur une barre commune 24 qui est reliée au conducteur négatif mis à la terre d'un cir cuit de charge à courant continu 25.
Le point dans le -cycle auquel les tiges d'amorçage re çoivent un courant suffisant pour amorcer les arcs peut être contrôlé au moyen d'un dis positif approprié représenté schématiquement à la fig. 1 comme rhéostat 26 qui est con necté entre la barre des anodes principales 22 4 et une barre d'anodes d'amorçage 27. Ce rhéostat 26 peut
également servir d'interrup teur pour interrompre tous les circuits d'a morçage de façon à arrêter le fonctionnement de tous les redresseurs.
Les connexions de courant alternatif re présentées à la fig. 1 comportent une ligne triphasée d'alimentation 28 à laquelle est re- lié l'enroulement primaire en triangle 29 d'un transformateur ou d'un groupe trans formateur ayant un enroulement secondaire hexaphasé 31. Ainsi, l'enroulement primaire 29 comporte trois bobines, et chacune de ces bobines est couplée à deux enroulements se condaires, ou à un seul enroulement secon daire avec un branchement de milieu 32, les bornes des enroulements secondaires étant re liées aux conducteurs de cathode 13 de deux des ignitrons ou redresseurs.
Les trois points médians 32 des enroulements secondaires sont reliés aux bornes d'un transformateur tri phasé intermédiaire 33 avec une connexion neutre 34 qui est reliée au conducteur posi tif du circuit de charge à courant continu 25.
Le transformateur intermédiaire 33 a ses enroulements disposés de façon à compenser le flux de courant continu tout en main tenant les courants dans les trois connexions de phases pratiquement égaux l'un à l'autre. Comme représenté à la fig. 1, ceci est réalisé en disposant les enroulements du transfor mateur intermédiaire sur un noyau magné tique 35 à trois branches, un enroulement étant disposé sur chaque branche.
Les fig. 10 et 11 montre des formes ty piques d'ondes de tension et d'intensité d'un des redresseurs ou ignitrons relié à l'un des enroulements de transformateur fi-.<B>1.</B> La ligne épaisse 36 à la fig. 10 montre la ten sion entre l'anode et la cathode d'un redres seur. La ligne pointillée 37 dans la même figure montre la tension à l'enroulement de transformateur. La fig. 11 montre le courant entrant dans l'anode du redres seur.
Lorsque le courant atteint la valeur zéro, au point 39, la tension de l'espace d'arc dans le redresseur change très rapidement d'une très faible valeur positive, indiquée par le point 40 à la fig. 10,à une valeur négative 41, en appliquant ainsi rapidement une tension négative à l'anode principale.
Comme représenté à la fig. 12, le courant inverse ou de retour qui passe par l'espace d'arc immédiatement après la terminaison de la période d'arc, est relativement élevé; il est donc théoriquement probable qu'il rend les causes de retour d'allumage très fréquen tes.
Comme représenté par les abscisses à la fig. 12, pendant quelques micro-secondes avec une basse pression de vapeur, ou pendant cent à mille micro-secondes avec une pression de vapeur plus élevée, l'espace d'arc dévelop pera le pouvoir de résister à une tension con sidérable avec peu de probabilité d'un retour d'allumage, à cause de la réduction sensible du courant inverse, comme il est indiqué par les ordonnés à la fig. 12.
Afin d'éviter un allumage en retour pen dant la période de transition immédiatement après la terminaison de la période d'arc, il est désirable d'amener la tension négative à. se produire lentement en concordance avec la courbe 42 à la fig. 10, ou une courbe simi laire, de façon que des tensions appréciables ne soient pas appliquées à l'espace d'arc avant que ce dernier ait eu le temps de per dre la plus grande partie de son ionisation.
Comme représenté à la fi-. 1, la forma tion d'une tension négative à l'anode princi pale par rapport à la cathode principale, ou, ce qui revient au même, la formation de la tension positive à la cathode principale par rapport à- l'anode principale, peut être retar dée dans toute mesure désirée en disposant en parallèle avec chaque redresseur im cir cuit externe comportant une capacité 44 de grandeur suffisante.
Lorsqu'on emploie cette combinaison, la capacité doit se charger avant qu'une tension inverse soit appliquée à l'a node et à la cathode principale, et le temps requis par cette opération de charge sera déterminé par l'inductance existant norma lement -dans le circuit extérieur .de l'arc re dresseur, et par la résistance du circuit de la capacité. Ordinairement, une petite résis tance séparée 45 est reliée en série avec le condensateur 44 et est désirable en tous les cas afin d'amortir le circuit en vue d'empê cher des oscillations.
Au cas où la réactance en série avec l'arc redresseur n'est pas suf fisante, on peut utiliser une petite réactance externe 46 ayant une saturation pour un courant très faible de sorte qu'elle offre une très faible réactance pour des courants de charge normale pendant les périodes d'arc.
Dans le petit ignitron représenté à la fig. 1, on n'a prévu aucun moyen spécial pour refroidir la cathode, parce que les per tes dans ce dispositif sont extrêmement pe tites de façon qu'on peut s'attendre à ce que l'évaporation du mercure maintienne la, ca thode du dispositif suffisamment froide pour empêcher l'amorçage d'une décharge entre la cathode principale et l'anode principale pen dant les périodes sans arc, décharge qui, étant lui courant de retour, augmenterait considérablement la probabilité d'un retour d'allumage.
On comprendra cela plus facilement à l'aide de la fig. 13 qui montre la tension à laquelle une décharge se produira dans un espace noii-ionisé rempli de vapeur de mer cure, reportée en fonction du produit pd, où p est la pression de vapeur en millimètres de mercure, et d la distance entre les électrodes en centimètres. Le minimum de tension de décharge d'environ 470 volts se présente lorsque le produit pd est égal à environ 6. Pour l'étendue de travail normale du redres seur le produit 1d est à peu près 1 ou moins de sorte que la tension de départ est de quel ques milles volts.
La pression de la vapeur de mercure dépend naturellement de la tem pérature. Il est donc nécessaire de maintenir avec les espaces utilisés de telles conditions de température que le produit pd est Qmpê- ché de dépasser une valeur sûre comme par exemple 1.
Dans les ignitrons de plus grandes dimen sions tels que celui représenté à la fig. 2, il est ordinairement nécessaire ou désirable d'employer des moyens pour refroidir la ca thode. En même temps, il est très désirable d'utiliser un dispositif de fixation de la tache cathodique ce qui présente l'avantage de ré duire considérablement l'intensité du jet de cathode en réduisant ainsi la turbulence de la cathode, et en limitant la quantité de va peur évaporée.
Cette propriété, tout en pré- sentant un avantage considérable dans les an ciens types de redresseurs à multiples anodes, est particulièrement désirable dans des re dresseurs, dans lesquels l'anode recouvre pra tiquement toute la cathode et est espacée de celle-ci d'une distance qui est seulement suf fisamment grande comme écartement méca nique pour éviter que l'éclaboussement du liquide vienne former un pont dans l'espace entre l'anode principale et la cathode. Il est en outre extrêmement désirable que ce dis positif de fixation de la tache cathodique soit très bien refroidi, en particulier dans les ignitrons.
Suivant le principe sus-énoncé, l'ignitron représenté à la fig. 2 est muni d'un disposi tif de refroidissement de cathode très effi cace et d'un moyen de fixation de la tache cathodique refroidi à l'eau.
A cet effet, une chemise d'eau 47 est prévue au-dessous d'un réceptacle de cathode métallique 48 dans le quel est disposée une certaine quantité de mercure liquide 49 ou une autre matière de cathode évaporable et récupérable. Un agent de refroidissement, tel que de l'eau aussi froide que possible, entre par un tuyau d'admission 50 dans un compartiment central 51 de la chemise d'eau, d'où elle s'écoule par des tuyaux de fixation de tache horizontaux 52 s'étendant radialement à partir du centre d'un bain de mercure de façon que les par ties supérieures des tuyaux sont à peu près au niveau de la surface supérieure du mer cure lorsque le dispositif est hors de fonc tionnement.
L'eau se déverse des extrémités extérieures de ces tuyaux de fixation de tache 52 dans un compartiment annulaire 53 de la chemise d'eau d'où elle s'écoule par un tuyau de sortie 54.
Au moins les moitiés supérieures des tuyaux de fixation de tache 52 sont électro- plaquées ou recouvertes d'une couche de ma tière de fixation de tache appropriée 55 la quelle est soudée en forme de tôle sur le tuyau de façon à être en bon contact ther mique avec celui-ci, ladite matière de fixa tion de tache étant du molybdène ou du tungstène, ou une autre matière qui ne forme pas d'éclaboussement, qui est mouillée par le mercure et empêche une combustion du tuyau par l'arc.
Les tuyaux de refroidissement de fixa tion d'arc 52 sont placés suffisamment pro ches l'un de l'autre de sorte que la tempéra ture calculée de chaque point de la surface de mercure à l'exception de la tache catho dique ne peut devenir plus chaude que en viron 60 C ou possiblement <B>80'</B> C, et de préférence elle doit être sensiblement infé rieure, possiblement de 50 C ou même moins.
Puisque les tuyaux de fixation de tache cathodique 52 s'étendent radialement, il y a une distance plus grande entre leurs extrémités extérieures qu'entre leurs extré mités intérieures, et entre leurs extrémités extérieures on peut utiliser des moyens de refroidissement additionnels en forme de plots métalliques solides 56 soudés sur le dessus du réceptacle de cathode métallique 48, comme représenté en coupe verticale à la fig. 2.
L'ignitron représenté à la fig. 2 comporte un récipient évacué avec un fond, un couver cle et des parois latérales, le fond étant formé par le réceptacle de cathode 48 sus-décrit. Le couvercle est formé par une plaque d'a node principale 57, et les parois latérales sont formées par un anneau isolant ou une douille en porcelaine de cathode 58 qui est serrée et fixée de façon hermétiquement étanche entre le réceptacle 48 et la plaque d'anode 57 avec une garniture d'étanchéité 59.
Afin d'éviter que la fonction de l'anneau isolant 58 soit compromise en se recouvrant de mercure li quide ou de particules de poussière, sa paroi intérieure est ondulée, comme représenté, et est en outre protégée par un anneau protec teur 61 ayant une perforation 62 au fond pour permettre au mercure liquide de retour ner dans le bain de cathode.
La surface active de l'anode est consti tuée dans le fond plat 63 d'une saillie creuse 64 qui s'étend vers le bas à partir de la pla que d'anode 57 et constitue une chemise de refroidissement pour l'anode, de l'air ou un autre agent de refroidissement approprié y étant introduit par un tuyau d'admission 65 et s'écoulant par un tuyau de sortie 66. Cette chemise de refroidissement remplit à peu près l'espace dans le cylindre protecteur 61 de façon que la plaque de fond 'ou surface d'a node principale effective 63 a sensiblement le même diamètre que la surface supérieure du bain de mercure de cathode 49.
La dis tance entre l'anode principale et la cathode principale est, dans la .construction représen tée à la fig. 2, -de 31 mm.
Puisque la cathode est fortement refroi die dans la disposition représentée à la fig. 2, la pression de vapeur est maintenue basse par le refroidissement de la cathode de sorte qu'il n'est pas nécessaire de compter à cet effet sur le refroidissement de l'anode. Par conséquent, l'anode principale à la fig. 2 peut être actionnée à une température plus élevée, par exemple de 300 C, et il est dé sirable de le faire, probablement à l'effet de prévenir la formation de nitrures ou d'autres substances exerçant un effet préjudiciable sur la surface de l'anode.
Dans l'ignitron représenté à la fig. 2, l'anode d'amorçage est une courte tige solide 67 en carborundum ou une des autres ma tières d'amorçage susmentionnées et est fixée dans un support 68 à l'extrémité inférieure d'une tige de support en acier 69 qui est suspendue à une plaque d'anode d'amorçage 70. La tige de support d'amorçage 69 est disposée centralement et passe par une ou verture centrale 71 dans la plaque d'anode principale 57.
La plaque d'anode d'amor çage 70 est séparée de la plaque d'anode principale 57 par un tube d'entretoisement en porcelaine 72 qui est fixé de façon étan che aux deux plaques comme indiqué en 73. La tige d'amorçage 67 s'étend assez loin dans le bain de mercure 49 pour assurer qu'elle reste toujours en contact avec le mercure, parce qu'autrement son action serait défec tueuse et elle serait rapidement détruite par combustion.
A la fig. 2, l'extrémité supérieure de la tige d'amorçage en carborundum 67 est élar- gie, comme représenté en 74, afin d'augmen ter la tension négative nécessaire pour for mer une tache cathodique sur le support 68, sans compromettre la formation d'une tache cathodique sur le mercure lorsque l'anode d'amorçage est positive, cet effet sur le sup port étant réalisé par suite de l'accroissement de la section transversale et, par conséquent, la plus faible résistance de la tige d'amor- (;age à son extrémité supérieure.
L'ouverture centrale 71 dans la plaque d'anode principale 57 est largement dimen sionnée pour faciliter l'échappement des gaz de l'intérieur du récipient. Ceci est effectué par une connexion de pompape 75 qui est fixé à un rebord supérieur 76 séparé de la plaque d'anode d'amorçage 70 par un autre tube d'entretoisement en porcelaine 77 qui est également fixé aux deux plaques aux deux extrémités, comme indiqué en 78.
Bien que ce ne soit pas absolument né cessaire dans la construction représentée à la fig. 2, on a prévu un protecteur tubulaire 78 fixé à la plaque d'anode d'amorçage 70 et s'étendant vers le bas dans l'ouverture 71 de la plaque d'anode principale 57, le dia mètre de ce protecteur tubulaire étant con sidérablement plus grand que celui de la tige d'amorçage 69. Au sommet de ce protecteur tubulaire, on a prévu une chemise d'eau 79 qui assure une condensation de toute la va peur de mercure avant que celle-ci atteigne la connexion de pompage. Pour le fluide de refroidissement de la chemise d'eau 79 ou a prévu des tuyaux d'admission et d'écou lement 80 et 81.
Pour la protection des garnitures d'étan chéité au sommet et au fond de l'anneau iso lant 58 entre la plaque d'anode principale 57 et le réceptacle de cathode en acier 48 on a prévu des conduits d'eau 82 dans la pla que d'anode principale et dans le réceptacle de cathode, qui sont situés aussi proche que possible des garnitures afin d'empêcher un échauffement excessif de ces garnitures qui se trouvent dans la partie la plus chaude du récipient. La fig. 2 montre -au système inverseur utilisant six ignitrons comme celui sus-décrit pour transmettre l'énergie d'un circuit d'ali mentation à courant continu 83 à un circuit de charge triphasé 84.
Le même couplage à transformateur hexaphasé est représenté comme à la fig. 1, avec quelques légères modifications. Les bornes de l'enroulement hexaphasé du transformateur 85 sont reliées aux anodes principales 57 au lieu d'être re liées aux cathodes comme à la fig. 1.
Les trois points neutres de l'enroulement secondaire dit transformateur 85 à la fig. 2 sont reliés à un type de transformateur 86 qui n'a jamais été utilisé jusqu'à présent comme transformateur interphase et qui pré sente l'avantage d'utiliser seulement - deux enroulements au lieu de trois et d'utiliser seulement deux noyaux au lieu de trois comme dans le transformateur interphase avec couplage en étoile décrit par la suite par rapport à la fig. 4.
Le transformateur interphase triphasé 86 de la fig. 2 est constitué par deux auto- transformateurs monophasés séparés dont les noyaux ont les enroulements 87 et 88, res pectivement reliés entre eux suivant le cou plage Scot-t bien connu. Un enroulement 8 7 est donc plus court que l'autre du fait qu'il comporte 0,866 fois le nombre de tours de l'autre enroulement 88, et est relié au point médian 88' de l'enroulement plus long. Un branchement neutre 89 est relié à l'enroule ment court 87 en un point situé à une dis tance de 1/3 du chemin à partir du branche ment de point médian 88'.
Si les courants continus ,sont équilibrés aux trois bornes du transformateur Scott in- terphasé triphasé sus-décrit 86, les effets d'ai mantation de courant continu se compense ront l'un l'autre, ce qui prouve que le cou plage de transformateur Scott se prête à l'emploi comme transformateur interphase ce qui présente un nouvel emploi. Ainsi il y a dans l'enroulement plus long 88 des cou rants continus égaux passant en sens opposé dans les deux moitiés.
Dans l'enroulement court<B>87,</B> le courant continu dans la branche de 1/3 est exactement le double du courant continu dans la branche de 2/g, et en sens op posé de façon à effectuer une compensation des forces magnétomotrices de courant con tinu.
La connexion de point neutre 89 du trans formateur interphase est reliée au conduc teur positif du circuit à courant continu 83 afin d'être alimenté par le circuit à courant continu, au lieu d'être reliée au conducteur négatif pour transmettre de l'énergie au cir cuit à courant continu comme dans le cou plage de redresseur suivant la fig. 1.
Dans la disposition suivant la fig. 2, les six cathodes 48 sont en permanence reliées ensemble à une barre de cathode 90 qui est à son tour reliée au conducteur négatif mis à la terre du circuit à courant continu 83 de sorte que tous les réceptacles -de -cathodes 48, qui constituent les fonds des récipients d'igni tron, sont mis à la terre de façon à simpli fier ainsi considérablement le problème de montage.
A la fig. 2, les six anodes d'amorçage 67 sont alimentées par leurs conducteurs d'a nodes principales respectifs au moyen de six anneaux commutateurs à commande méca nique 91 qui peuvent être actionnés par un moteur réversible à vitesse réglable 91a ali menté par le réseau à courant continu. Cha cun des anneaux commutateurs 91 comporte un segment conducteur 91b, les segments successifs étant décalés de 60 degrés l'un par rapport à l'autre.
Deux balais 92 s'appuient sur chaque anneau commutateur, un balai de chaque paire étant relié à une des anodes d'amorçage 67 et l'autre balai de la même paire étant relié au conducteur d'anode prin cipale correspondant. Un interrupteur six polaire 93 est prévu dans les connexions d'a morçage de façon que- les circuits d'arc prin cipaux des ignitrons peuvent être interrom pus sans nécessiter l'emploi d'interrupteur à grande puissance.
Afin d'obtenir l'impulsion de tension né gative nécessaire pour provoquer la terminai son de la période d'arc des différentes anodes principales 57, on a prévu trois condensateurs 94 reliés aux trois paires de bornes diamé tralement opposées de l'enroulement de trans formateur hexaphasé.
Le système inverseur représenté à la fig. 2 peut être utilisé pour fournir de l'éner gie à fréquence variable à un moteur à in duction 95 qui prélève son énergie du cir cuit triphasé 84 qui est alimenté par le dis positif à arc. La fréquence et sens de rota tion de phase peuvent être réglées au moyen du moteur à courant continu 91a. En géné ral, il est également désirable de prévoir des moyens pour varier la tension du moteur tri phasé 95, particulièrement au démarrage, et ces moyens sont indiqués de manière géné rale par un rhéostat 96 dans le conducteur d'alimentation positif du système à arc.
Les fig. 1 et 2 concernent des formes d'exécution avec des récipients à vide ayant des arcs à vapeur à conduction asymétrique, pour l'emploi comme redresseur ou conver tisseur inverse, respectivement.
La forme d'exécution suivant la fig. 3 concerne un dispositif à arc ouvert 97 qui peut être utilisé pour des interruptions en général, ou, comme représenté, dans l'inter ruption particulière qui se présente lors de la décharge d'un coup de foudre sur une ligne à courant alternatif et de l'extinction de l'arc qui se produit par la suite.
Le dispositif à arc 97 à la fig. 3 com porte deux électrodes en laiton 98 montées dans les extrémités d'un long tube de fibre 99. Le tube de fibre, et de préférence au moins l'une des électrodes 98, sont munis d'un grand nombre de perforations 100 en vue de permettre le dégagement de la pression de gaz lorsqu'un arc se produit. Pour chacune des électrodes 98, on a prévu un dispositif d'amorçage comportant deux courtes tiges 101 en matière d'amorçage comme sus-décrit. A la fig. 3, ces tiges d'amorçage 101 sont re présentées comme comportant des cristaux de carborundum.
Une extrémité de chaque tige ou cristal d'amorçage est immergée dans une des électrodes de laiton 98 qui l'entoure, l'au tre extrémité de la tige étant maintenue ou immergée dans un petit support en laiton 102 ayant une connexion de raccordement 103 passant par une douille isolante 104 dans la paroi du tube de fibre 99. Les con nexions 103 des deux tiges d'amorçage sont reliées ensemble par une résistance externe 105. Une extrémité du dispositif à arc 97 est mise à la terre en 106 et l'autre extré mité est reliée, par l'intermédiaire d'un dis positif de décharge d'étincelles 107 à un con ducteur 108 d'une ligne à courant alternatif qui doit être protégée contre des tensions excessives et qui est représentée à titre d'exemple comme ligne de 11.000 volts et 60 périodes.
Le dispositif de décharge à étin celle est représenté comme dispositif à série multiple d'étincelles avec des résistances de dérivation 108'.
Lorsqu'une surtension se produit sur la ligne 108, le dispositif à étincelles 107 entre en fonction et transmet la tension de ligne excessive au dispositif à arc 97. La résis tance 105a une valeur telle qu'elle permet le passage du courant qui est nécessaire pour provoquer qu'une tache cathodique vienne se former au point où le cristal de carborundum émerge de la plaque de laiton 98 qui est négative en ce moment. Ainsi, si le disposi tif d'amorçage entre en fonction avec un courant de deux ampères, et la tension nor male de la ligne est de 11 kilovolts, on peut supposer que la décharge au dispositif à étincelles 107 se produise avec la double ten sion de ligne, et la résistance aurait. une va leur d'environ 11.000 ohms.
Aussitôt que le cristal d'amorçage entre en fonction pour former une tache cathodi que, un arc est produit à l'intérieur du tube de fibre 99 qui s'étend d'une électrode d'ex trémité 98 à l'autre. La distance entre ces électrodes est suffisante pour que l'arc qui jaillit entre elles s'éteigne de façon sûre et ne vienne pas renaître de lui même à la fin du demi-cycle pendant lequel il s'était pro duit, à la tension de ligne normale pour la quelle le dispositif est construit, soit, dans ce cas, de<B>11.000</B> volts. Sous l'influence de la chaleur de l'arc il se produit une décom position du fibre du tube 99 ce qui provo- que qu'un jet de gaz tellement fort est in sufflé dans l'arc que l'arc s'éteint avec des distances d'électrodes bien inférieures à cel les qui seraient nécessaires en plein air.
Si l'on parle d'une distance d'électrodes suffi samment grande pour empêcher l'arc de re naître, cela veut dire qu'elle est suffisam ment grande pour empêcher une reproduc tion de l'arc dans les conditions d'influences désionisantes qui peuvent être présentes. Jus qu'à présent, il n'était pas possible de faire jaillir un arc au milieu de fortes influences désionisantes. Il était nécessaire de tirer l'arc en un point bien en dehors des influences désionisantes, et d'essayer ensuite de trans mettre l'arc vers un point situé dans des in fluences désionisantes assez fortes pour as surer l'extinction plus ou moins prompte de l'arc.
A la fig. 4, on a représenté une forme d'exécution de l'ignitron qui paraît . avoir bien des avantages au point de vue de la fabrication, et qui montre certaines modifi cations de la construction. Dans cette cons truction, le refroidissement principal de l'es pace dans l'ignitron est effectué au moyen d'un écran refroidi à l'eau qui sépare l'a node principale de la cathode principale et sert en grande mesure à éliminer la néces sité d'adapter des circuits de retardement spéciaux pour éviter des retours d'allumage pendant la période de transition. Cette forme d'exécution utilise des constructions plus normales de l'anode principale et de la cathode principale.
L'ignitron représenté à la fi-. 4 com porte un récipient à vide ayant une paroi latérale tubulaire formant chemise d'eau 130 sur laquelle est fixée de façon amovible une plaque d'ânode principale 131 et une cathode de fond 132, les joints étant rendus hermé tiquement étanches au moyen de garnitures en caoutchouc 133, qui sont facilement amo vibles. Etant donné que ces garnitures sont situées dans des parties relativement froides du récipient, on n'a éprouvé aucune difficulté de les faire amovibles.
La plaque d'anode principale 131 sur le bord supérieur du récipient supporte une tête d'anode principale en acier 134 qui va à l'intérieur du récipient et est supportée par la plaque d'anode principale par un isolateur d'anode en porcelaine 135 d'un type qui a été développé à un haut degré de perfection pour l'emploi dans les formes habituelles de redresseurs à arc de mercure avec récipient métallique. La tête d'anode 134 est suppor tée par une tige conductrice d'anode 136 dont la partie supérieure porte des ailettes de ra diation 137 pour refroidir la tête d'anode, comme dans les constructions de redresseurs ordinaires.
L'isolateur d'anode 135 est posé de façon hermétiquement étanche sur la pla que d'anode 131 au moyen d'une garniture permanente soudée 138 d'une construction qui est devenue normale dans les redresseurs antérieurs à récipient avec multiples anodes.
La cathode 132 représentée à la fig. 4 comporte une aile supérieure 140 qui est re liée de façon amovible, mais sans isolement; à la partie de paroi tubulaire 130 du réci pient au moyen de la garniture en caout chouc 133 susmentionnée. Un réceptacle de cathode en acier 141 est prévu pour la ca thode, celui-ci étant séparé de l'aile supé rieure 140 au moyen d'un tube de cathode en porcelaine 142 qui est fixé en permanence à l'aile supérieure 140 et au réceptacle de cathode 141 au moyen de garnitures fixes soudées 143.
L'aile supérieure 140 et le ré ceptacle de cathode ont des saillies annulai res 144 et 145 qui se recouvrent l'une l'au tre sans se toucher, et qui servent à protéger la porcelaine de la cathode 142 contre la chaleur directe de l'arc. Un bain de mercure 146 est disposé dans le fond du réceptacle de cathode. Un protecteur de cathode en forme d'un cylindre de quartz 147 est égale ment prévu, celui-ci étant serré en position autour du bord du bain de mercure au moyen d'un anneau à ressort 148 dans le fond du bain qui presse le cylindre de quartz vers le haut contre un anneau protecteur en acier 149 fixé sur l'aile supérieure 140. La ca thode est complétée par une chemise d'eau 150 au-dessous du bain cathodique.
L'anode d'amorçage représentée à la fig. 4 comporte une tige de carborundum 151 sup portée dans une pince en fer 152.
Le support d'amorçage 152 est supporté à l'extrémité d'une tige de support raide 153 en acier qui passe par une longue douille de quartz 154 laquelle, à son tour, passe par une perforation dans la paroi latérale 130 du récipient, cette perforation étant entou rée par un tube de fer 155 soudé en place de façon à constituer une partie du récipient. Le tube de fer 155 se termine en une aile 156 qui est fixée de manière hermétiquement étanche et avec isolement à une aile simi laire 157 qui est reliée à l'extrémité de la. tige de support 153, la connexion entre les deux ailes étant établie à l'aide d'un anneau isolant en porcelaine 158 et de garnitures de caoutchouc 159 aux extrémités de l'anneau en porcelaine.
L'ignitron représenté à la fig. 4 est égale ment pourvu d'une boîte de protection 160 refroidie à l'eau qui est suspendue à la pla que d'anode 131 au moyen de deux tuyaux 161 et 162 par lesquels de l'eau est intro duite dans la boîte de protection. Grâce à cette construction, une grande partie des per tes dans le redresseur apparaissant sous forme de chaleur est absorbée par la boîte protectrice de sorte que les exigences de re froidissement de l'anode principale et de la cathode sont moins grandes.
Grâce à la dis position de la boîte protectrice refroidie à l'eau entre l'anode principale et la cathode, la cathode est protégée contre la radiation de chaleur de l'anode au cas où cette der nière se surchaufferait par suite d'une sur charge, et l'anode principale est protégée contre une exposition directe aux taches ca thodiques sur la cathode ou contre le jet de vapeur de mercure émanant de celle-ci, le dis positif étant ainsi beaucoup moins sujet à des retours d'allumage pendant la période de transition difficile susmentionnée.
Le,couplage représenté à la fig. 4 montre un autre genre de transformateur interphase et une disposition légèrement modifiée du dispositif de réglage des anodes d'amorçage 151. Dans ce circuit, toutes les six cathodes 141 sont reliées ensemble à une barre de cathode 163 qui est reliée au conducteur po sitif du circuit de charge à courant continu 164. Les six têtes d'anode 134 sont reliées aux bornes hexaphasées du transformateur 165.
Les trois points neutres du transforma teur principal 165 à la fig. 4 sont reliés à un transformateur triphasé interphase 165' comportant trois noyaux de transformateur monophasés séparés ayant chacun deux en roulements couplés en étoile de la manière bien connue. Dans le schéma, les enroule ments de transformateur interphase qui sont enroulés sur le même noyau, sont représenté comme étant parallèle l'un à l'autre. Le point neutre du transformateur interphase en étoile 165' est relié au conducteur néga tif du circuit de charge à courant con tinu 164.
Les anodes d'amorçages 151 à la fig. 6 sont reliées à leurs conducteurs d'anode res pectifs 136 par l'intermédiaire de petits tubes redresseurs à trois électrodes 166 qui sont munis de grilles 167, ces tubes étant du genre connu comme tube à contrôle positif ayant besoin d'une charge positive d'environ 30 volts afin de faire jaillir l'arc entre la pla que ou anode 168 et le filament de ca thode<B>169.</B>
La tension de charge appliquée aux gril les 167 des petits tubes redresseurs dans les circuits d'amorçage y est envoyée au moyen d'une source de courant continu réglable telle qu'une batterie 170 qui est intercalée entre la barre de cathode principale 163 et une barre de grilles de contrôle 171, la ten sion étant réglable entre environ 30 volts positif et environ 30 volts négatif appliqués à, la barre de grilles de contrôle 171 par rap port à la barre de cathode principale 163 des ignitrons.
La grille de contrôle 167 des pe tits redresseurs de circuit d'amorçage de cha que ignitron est alimentée par l'enroulement secondaire 1.72 d'un petit transformateur<B>173,</B> dont l'enroulement primaire est alimenté à partir de la phase suivante des enroulements hexaphasés du transformateur 165, chacun des enroulements secondaires 172 étant con necté entre sa grille 167 et la barre de gril les de contrôle 171. Etant donné que les courants des grilles de contrôle sont de l'or dre de milliampères, les six transformateurs 173 sont en effet d'une très petite grandeur, leur capacité étant inférieure à celle d'un transformateur de sonnerie.
Le fonctionnement des circuits de grilles est représenté en connexion avec les fig. 14, 15 et 16 dans lesquelles la ligne horizontale 175 représente la tension de charge (par rap port à la cathode) nécessaire pour être ap pliquée aux tubes redresseurs auxiliaires 166 avant qu'ils commencent à fonctionner comme redresseur et à fournir du courant à leurs anodes d'amorçage respectives 151. Les par- tics de tensions alternatives appliquées aux anodes principales 134 (fig. 4), où ces ten sions sont positives par rapport à la barre de cathode, sont représentées par les courbes en traits pleins 176. aux fig. 14 à 16.
La tension développée dans l'enroulement secon daire 172 du petit transformateur de grille 173 est représentée par la courbe sinusoïdale 177 en ligne pointillée ayant comme ligne de base la tension de la batterie de charge 170 comme représenté par la ligne pointillée horizontale 178.
En modifiant la valeur de la tension de la batterie de charge 178 du maximum positif, comme représenté à la fig. 14, à zéro comme représenté à la fig. 15, et finalement au maximum de la tension négative comme représenté à la fig. 16, le point auquel la tension de grille, représentée par la courbe sinusoïdale déplacée 177, in- tersecte la ligne horizontale 175 représen tant la tension nécessaire appliquée à la grille 167 avant que son tube redresseur auxiliaire 166 entre en fonction, est retardé de plus en plus, comme indiqué par les points 181, 182 et 183 aux fig. 14, 15 et 16, res pectivement,
de sorte que l'arc entre l'anode principale 134 (fig. 4) et la cathode 141 des différents ignitrons est tiré de plus en plus tard dans le demi-cycle dans lequel l'anode principale est positive en réduisant ainsi l'énergie transmise au circuit de charge à courant continu 164 (fig. 4), comme indiqué par les aires hachurées aux Fig. 14, 15 et 16. De cette manière, on peut faire varier la tension du circuit de charge à courant con tinu 164 ou, si celle-ci est fixée par la charge même, seulement l'énergie fournie à la charge par le redresseur peut être changée.
La fig. 5 représente une disposition pour utiliser les ignitrons à anode unique de fa çon à transmettre de l'énergie dans chaque direction entre un circuit à courant alterna tif 184 et un circuit à courant continu 185. Dans ce système, on utilise deux ingnitrons 186 et<B>187</B> dont les anodes principales 188 et 189 sont reliées en permanence aux deux conducteurs du circuit monophasé 184, et dont les cathodes 190 et 191 sont reliées à une barre de cathode commune 192.
Les anodes d'amorçage 193 et 194 des deux igni- trons sont reliées à leurs anodes principales respectives au moyen de dispositifs commu tateurs rotatifs 195 et 196 comportant des balais 197 montés sur un porte-balais 198 réglable angulairement, ces balais s'appuyant sur des commutateurs rotatifs actionnés par un moteur synchrone 199 dont l'enroulement primaire 200 est alimenté par la ligne à cou rant alternatif 184. L'enroulement primaire 200 peut être muni d'un branchement mé dian qui est relié à une barre 202.
La barre de cathode 192 et la barre de branchement médian 202 sont reliées respec tivement aux conducteurs positif et négatif du circuit à courant continu 185 pour le fonc tionnement comme redresseur, les connexions étant en sens inverse pour le fonctionnement inverse, l'inversion des connexions étant effectuée au moyen d'un interrupteur- inverseur 203.
En même temps qu'on ren verse l'interrupteur-inverseur, il faut dépla cer le porte-balais réglable 198 d'environ 180 degrés de façon que les dispositifs d'a morçage soient alimentés pour faire jouer l'arc principal pendant un demi-cycle dans lequel la tension moyenne appliquée est plu tôt négative que positive. Le porte-balais réglable 198 présente également un moyen pour faire varier le point dans le cycle au quel les dispositifs d'amorçage sont alimen tés.
Afin de rendre possible le fonctionne ment comme convertisseur continu-alternatif, il est ordinairement nécessaire d'utiliser un condensateur 204 connecté entre les deux conducteurs de l'anode principale, en vue de donner le coup nécessaire pour terminer les périodes d'arc successives.
A la fig. 6, on a représenté un autre cou plage d'ignitrons dans lequel l'énergie peut être transmise dans chaque direction entre un circuit à courant alternatif 184 et un cir cuit à courant continu 185 sans qu'il soit nécessaire dans cette disposition d'utiliser des interrupteurs quelconques dans les cir cuits de courant principaux.
A cet effet, on utilise deux ignitrons à, double extrémité 205 et 206 dont chacun est constitué par un tube en forme d'U renversé ayant deux nappes de mercure \307 et 208, chaque nappe étant munie .d'une anode d'amorçage; dans chaque ignitron il est possible de faire une cathode de l'une ou l'autre des nappes de mercure 207 et 208, l'autre nappe fonctionnant comme anode sans tache cathodique sur elle.
Les deux nappes de mercure 208 des deux ignitrons à la fig. 6 sont alimentées par les bornes du circuit à courant alternatif -184, et elles y sont reliées par l'intermédiaire de l'enroulement secondaire 210 d'un transfor mateur 211. Les deux nappes de mercure 207 dans les deux ignitrons sont reliées en semble et sont reliées au conducteur positif ou au conducteur négatif du circuit à cou rant continu 185, l'autre conducteur du cir cuit à courant continu étant relié à un bran chement médian 212 de l'enroulement secon daire de transformateur 210.
Comme repré senté à la fig. 6, les deux nappes de mercure 207 sont reliées au conducteur négatif du circuit à courant continu, et les circuits pour alimenter les anodes d'amorçage 209 seront expliqués par rapport à cette connexion.
Un changement de la marche comme re dresseur à la marche comme convertisseur inverse est effectué au moyen d'un petit in- terrupteur-commutateur 213 qui n'a à con duire que les faibles courants des anodes d'amorçage 209.
Lorsque l'interrupteur-com- mutateur est enclenché à la position supé rieure, les deux ignitrons fonctionnent comme redresseur, le branchement médian 212 de l'enroulement secondaire de transformateur 2l0 étant relié aux anodes d'amorçage trem pant dans les nappes de mercure 208, en série avec des résistances de limitation de cou rant 214 qui assurent que les anodes d'amor çage reçoivent un courant suffisant pour for mer une tache cathodique à la surface de chaque nappe de mercure désignée par 208 lorsque la nappe est négative par rapport à l'anode d'amorçage, sans former une tache cathodique sur le support d'anode d'amor çage 215 lorsque cette dernière est négative par rapport à la cathode correspondante 208.
Ceci est rendu possible, comme précédem ment expliqué, à cause de la différence de courant pour former une tache cathodique sur le support métallique solide en comparai son de la nappe de mercure cathodique, et cette différence de courant peut encore être augmentée par l'emploi de disques isolants protecteurs 216 près de la jonction de la tige d'anode d'amorçage 209 avec son sup port 215.
Lorsque finterrupteur-commutateur 213 est enclenché à sa position inférieure, les deux anodes d'amorçage 209, qui sont ad jointes aux deux nappes de mercure 207, sont reliées par l'intermédiaire de deux paires de balais commutateurs 217 et 218, respective ment, aux bornes du courant alternatif, ou aux bornes de l'enroulement secondaire 210 ou à tout autre point approprié pour préle ver du courant sur le circuit à courant alter natif 184.
Dans ce cas, le dispositif commu tateur est constitué par un simple cylindre commutateur 219 ayant un seul segment con ducteur 220, les deux balais de chaque paire 21.7 ou 218 étant montés soit en alignement axial l'un avec l'autre ou décalés seulement d'une petite distance circonférëntielle, comme représenté au dessin afin de le rendre plus clair. Le commutateur est actionné par un moteur synchrone 221 alimenté par la ligne à courant alternatif.
Par suite de cette con nexion, les nappes de mercure 207 sont trans formées en cathodes par la formation de taches cathodiques sur elles aux points d'é mergence des anodes d'amorçage qui trem pent dans le mercure, tandis que les nappes de mercure 208 ne sont pas activées ainsi et, par conséquent, fonctionnent seulement comme anodes de sorte que le courant ne peut passer que dans la direction dans la quelle l'énergie est fournie à la ligne à cou rant alternatif 185 à partir de la ligne à Lou rant continu 1-84.
A la fig. 7, on a représenté un ignitron avec un récipient en verre 222 ayant une nappe de mercure cathodique 223 et un con ducteur de cathode 224 au fond, une anode principale en graphite 225 et un conducteur d'anode principale 226 au sommet, une pe tite tige d'amorçage en carborundum 227 trempant dans le mercure et supportée par un support 228 .à l'extrémité d'une tige con ductrice d'amorçage raide 229 qui est pro tégée par un tube de quartz 230 et qui tra verse une obturation dans le côté du réci pient en verre. L'ignitron est également pourvu d'un disque protecteur en fer 232 qui est supporté par une tige 233 maintenue dans une obturation 234 de l'autre côté du tube.
Le disque protecteur 232 est disposé entre l'anode principale 225 et la cathode 223 et il remplit la même fonction que le dis positif protecteur sus-décrit 160 à la fig. 4, sauf que le refroidissement à l'eau est omis à la fig. 7.
Le réglage du circuit d'amorçage repré senté à la fig. 7 diffère légèrement des sys tèmes de réglage sus-.décrits. Un petit re dresseur auxiliaire 235 sert à alimenter l'a node d'amorçage 227, mais au lieu d'être couplé directement dans le circuit de l'anode d'amorçage, il est relié en série avec l'en roulement primaire 236 d'un petit transfor mateur auxiliaire 237, dont l'enroulement se condaire est intercalé entre l'anode d'amor çage 227 et le conducteur négatif du circuit de charge à courant continu 238.
De cette manière, l'anode d'amorçage reçoit l'impul sion de départ nécessaire seulement pendant la période pendant laquelle l'anode princi pale 225 doit former la borne d'un arc con ducteur de courant principal entre ladite anode principale et la cathode 223.
A la fig. 7, on a représenté le fait que le dispositif d'amorçage n'a pas besoin d'être alimenté directement à partir du circuit de cathode principale, mais peut être alimenté par l'intermédiaire d'un enroulement auxi liaire de transformateur indiqué en 239 de façon que l'on peut facilement choisir les conditions de tension et de courant les plus favorables pour le procédé d'amorçage.
Le dispositif d'amorçage décrit n'est pas limité dans son application, aux tubes ou récipients à anode unique dans le domaine des redresseurs et convertisseurs inverses. Il présente également un très grand perfection nement lorsqu'on l'emploie à la place du dis positif d'amorçage d'anode usuel dans un récipient redresseur à anodes multiples ordi naire, comme représenté à la fig. 8, dans la quelle un récipient redresseur en fer 240 con tient une cathode de mercure 241 et six ano des principales 242 d'une construction habi tuelle, la fig. 8 étant simplement schémati que sans aucune intention de montrer les dé tails de la construction de cette ancienne forme de récipient.
Pour l'amorçage d'un pareil redresseur, il était nécessaire jusqu'à présent de prévoir une anode d'amorçage mobile ainsi que des moyens à l'extérieur du récipient pour mouvoir cette anode à l'inté rieur du récipient, et l'anode d'amorçage exi geait une source de tension spéciale et des ré sistances spéciales et d'autres appareils de réglage.
A la fig. 8, on s'est dispensé de l'emploi d'une anode d'amorçage usuelle et on lui a substitué une anode d'amorçage 243 qui est reliée par intermédiaire d'un petit redresseur externe 244 à l'un des six conducteurs d'a node 242. Tout ce qui est nécessaire avec cet arrangement, pour mettre le redresseur en marche, c'est de fermer un interrupteur 245 reliant le redresseur à son circuit de charge 246. Alors, au commencement de la première période conductrice de l'anode prin cipale à laquelle est reliée l'anode d'amor çage, celle-ci sera alimentée et fera démarrer le redresseur principal.
Aussitôt que le re dresseur principal se met en marche, l'arc d'amorçage qui est en série avec le redres seur auxiliaire externe 244, le tout étant en dérivation avec l'arc principal dans le réci pient redresseur, s'éteint parce que le circuit d'amorçage exige une tension plus grande que la tension de l'arc principal. Ensuite, pendant tout le fonctionnement du redresseur principal, l'anode d'amorçage reste hors de fonction, sa fonction unique étant celle d'a morcer le fonctionnement du redresseur aussi tôt que les circuits de courant principal sont fermés, aucun interrupteur de réglage étant nécessaire dans ce cas.
La fig. 8 montre également un couplage de transformateur-redresseur habituel qui est évidemment appliquable aux ignitrons à anode unique bien que les couplages précé demment décrits et représentés soient préfé rables.
A la fig. 8, on a représenté un cou plage en double étoile comportant un trans formateur 247 ayant un enroulement pri maire en triangle 248 et un enroulement se condaire hexaphasé 249 qui est couplé en deux connexions triphasés en Y formant deux points neutres 250 et 251 qui sont re liés aux bornes d'un transformateur mono phasé interphase 252 ayant un point médian qui est relié, par l'intermédiaire d'un pole de l'interrupteur 245, au conducteur négatif du circuit de charge à courant continu 246.
En parlant dans la précédente descrip tion d'une ligne à courant alternatif ou d'une ligne à courant continu, on se rapporte en général aux bornes ou conducteurs pour con duire du courant alternatif ou du courant continu respectivement, sans égard que les dites bornes soient reliées à une source d'é nergie, à un dispositif absorbant de l'énergie, ou à une ligne de distribution à laquelle est reliée une source d'énergie aussi bien qu'un dispositif absorbant de l'énergie.