Corps métallique tubulaire de grande section. La présente invention a pour objet un corps métallique tubulaire de grande section. du type comportant des éléments contigus de forme cylindrique, et qui est caractérisé en ce qu'il comporte, inséré entre ses éléments constitutifs normaux et faisant corps avec eux, un élément raidisseur en forme .de bague dont la section intérieure est la même que celle des éléments constitutifs normaux, l'épaisseur de cet élément raidisseur étant maximum dans sa partie médiane et allant en s'amincissant vers ses extrémités de part et d'autre de cette partie médiane, jusqu'à correspondre à l'épaisseur :de la paroi desdits éléments constitutifs normaux.
Le corps métallique tubulaire suivant linvention peut être de la forme d'une con duite forcée, par exemple.
Dans les cas où l'on prévoit des moyens connus pour raidir et soutenir les canalisa tions ou conduites forcées de grand diamètre, du type comportant des éléments contigus de forme cylindrique, il .se produit la localisa tion, suivant une ligne ou suivant un plan, des tensions résultant de la pression interne, de la flexion ou de la tendance de la con duite à l'ovalisation, ce qui fait qu'en cer taines zones le coefficient de .sécurité doit être bien supérieur à celui qui serait néces saire en d'autres parties de la conduite.
Grâce à la disposition susdite, suivant la présente invention, .de l'élément ou des élé ments raidisseurs, par rapport à l'ensemble de la conduite, dans le cas où il s'agit d'une telle application, au lieu d'une localisation des tensions suivant une ligne ou suivant un plan, comme c'est le cas avec le procédé usuel qui consiste à placer une ceinture de renfor cement frettant la conduite, il y a une sur face appréciable sur laquelle se trouvent ré parties les tensions.
L'objet de la présente invention permet aussi de répartir les tensions fixes de façon à éliminer leur concentration et aussi à pro- duire, en particulier, une zone -de transition d'épaisseur graduellement croissante d'un certain minimum à un certain maximum, sans qu'il ait changement brusque dans l'épaisseur de la paroi, ce qui aurait pour conséquence la localisation des tensions.
Le dessin annexé montre schématique ment, à titre d'exemple, une forme d'ex6cu- tion .de l'objet de la présente invention.
Sur<B>ce</B> dessin: La fig. 1 est une vue en bout d'un élé ment montrant une conduite suivant l'inven tion à l'endroit d'un support; La fig. 2 est une coupe verticale mon trant la conduite forcée en position dans un tunnel, avec utilisation -de bagues raidis- seuses entre les points de support; La fig. 3 est une coupe longitudinale d'une portion de conduite forcée comportant une bagage raidisseuse suivant la présente in vention;
La fig. 4 est une vue en coupe, à plus grande échelle, montrant le procédé de con struction et de placement des bagues de sup port ou de raidissement dans une conduite forcée; La fig. 5 est une vue analogue à la fi;,-. 4, montrant un procédé antérieurement utilisé; La fig. 6 est une vue en coupe analogue à la fig. 3, mais faite à l'endroit d'un sup port indiqué sur les fig. 1 -et 2.
Sur la fig. 1 A représente une galerie de tunnel bétonnée. Dans cette galerie une cana lisation de grand diamètre ou conduite for cée,<I>B</I> est supportée aux points<I>C et D</I> (fig. 2). Entre ces points fixes, la conduite aurait, si elle n'était pas, par ailleurs, raidie ou supportée, une tendance à prendre une courbure, .d'où résulteraient des efforts de tension et de compression dans toute la por tion intermédiaire; à l'endroit des supports ces tensions seraient bien inversées, mais elles n'en existeraient pas moins, à cause de l'effet de flexion ou réaction d'appui.
Afin d'équilibrer ces tensions sans avoir à donner à la conduite une épaisseur de paroi appropriée, on a proposé de placer entre les points de support C et D, un certain nombre de supports auxiliaires ou supplémentaires E.
.Les dispositifs envisagés jusqu'ici com portent des ceintures avec bords abrupts et ayant une épaisseur approximativement égale à celle de la tôle, comme indiqué sur la fig. 5 des dessins annexés.
Dans une telle réalisation, il est évident que la tension, la compression et la pression intérieure localiseraient les efforts dans un plan ou dans des plans FF et GG comme in diqué sur la fig. 5, ce qui présenterait le même caractère d'affaiblissement de la struc ture de la conduite, en ces points, que celui qui serait causé par un entaillage délibéré de la conduite aux dits points et, de plus, il y aurait nécessité d'appliquer la soudure sur une zone de concentration de tels efforts.
Une telle ceinture de support ou de rai dissement est représentée sur la fig. 5 dans laquelle B représente la paroi de la conduite, 1. la ceinture,de raidissement, 2 la nervure et 3 la jante, tous ces éléments étant soudés ensemble et à la conduite comme indiqué en 4.
Avec une telle construction, il .est évident que les efforts les plus importants et, par conséquent, la tendance à la déformation et à la rupture est localisée dans les plans FF et GG.
Dans la construction représentée, on uti lise (voir fng. 4) incorporé entre les élé ments normaux de la canalisation ou conduite forcée, et soudé comme indiqué en 5 et en 6, un élément raidisseur 7 ayant sa partie la plus épaisse au milieu et allant en s'amin cissant vers les bords jusqu'à atteindre l'é paisseur de la, paroi -du conduit B. Une ner vure 9 est soudée, comme indiqué en 8, à la partie la plus épaisse et cette nervure est surmontée d'une jante 10.
De -ce qui précède, on peut voir que si des éléments tels que celui représenté sur ladite fig. 4 sont incorporés à intervalles ,choisis, de façon à faire partie intégrante -de la canalisation ou conduite forcée, il en ré sulte que les efforts précités, au lieu d'être localisés dans les plans FF et GG comme in- diqué en se référant à la fig. 5, sont répar tis en ligne droite le long de l'élément ren forcé,
lequel est proportionné de façon à supporter aisément ces efforts et les fatigue résultantes sans nécessiter une épaisseur excessive de métal ou un travail tel que celui qiie comporte la pose d'une frette.
Dans la réalisation de la canalisation ou conduite forcée, aux points de support<I>II</I> (fi-,. 6), on incorpore un raidisseur 7 démuni (le la nervure 9 et de la jante 1,0 mais. com biné avec. des bagues cambrées I reposant sur des éléments 11 placés de chaque côté du joint et prenant appui sur des tôles 12 an crées dans le béton, de telles bagues servant de supports de charge. Entre ces supports on place des éléments raidisseurs: .du type de celui représenté sur la fig. 3 -et dont l'un est décrit plus en -détail, en se référant à la fi* 4.
Ces derniers éléments raidisseurs peuvent reposer, sur environ la moitié de leur circonférence sur une plaque d'assise 13 insérée dans un massif de béton 14.
On observera d'après ce qui précède qu'une fois que l'élément montré fi-. 3 et 4 est incorporé dans la canalisation ou la con duite fore, il en fait partie intégrante, sup primant les faiblesses, dues. à la soudaineté des variations d'efforts, par la. suppression des changements brusques d'épaisseurs et par le fait qu'il répartit les efforts et les fatigues sur une surface relativement grande.
De plue, l'élément raidisseur est suffisamment long pour reporter les soudures 5 et 6 au-delà des zones tendues, ceci augmentant encore l'efficacité et l'utilité de cette invention par rapports au type de raidisseur et d'élément support montré fig. 5.
De ce qui précède, il apparaît également évident que l'invention est aussi applicable au raidissement ou au support de grands réservoirs présentant des efforts de flexion combinés ou non avec des efforts internes.