Métier à tisser circulaire pour la fabrication de tissus de forme tubulaire. La présente invention a pour objet un métier à tisser circulaire destiné à. la fabri cation -de tissus de forme tubulaire.
Les métiers .circulaires existant actuel lement comprennent, les uns, une chaîne fixe et une ou plusieurs navettes animées d'un mouvement continu de rotation; dans d'au tres, les navettes - plus exactement appe lées, dans ce -cas, porte-trames - sont fixes. et la chaîne, mobile, est animée d'un mou- veinent rotatif.
Dans ce dernier type de métiers, le prin cipe essentiel du fonctionnement consiste .à. disposer un .chariot, porte-trames qui glisse, par son propre poids, à l'intérieur d'un cy lindre approprié d'axe horizontal, laissant à chaque tour du métier une passe de trame. Le type le plus perfectionné de ces métiers possède, -dans la partie opposée au chariot porte-trames, un second porte-trames -cons titué par un bras qui s'engage .dans la chaîne formant la, foule pour poser une seconde trame.
On conçoit que, dans -ce type de mé- tiers, eu égard au fait que la chaîne a un mouvement .de rotation, et eu égard aussi à la masse considérable mise en mouvement, il n'est pas possible de,donner au métier une vitesse de rotation élevée, la limite supé rieure de -cette vitesse étant pratiquement de l'ordre de 60 tours/minute, car une vitesse plus grande engendrerait des vibrations ren dant impossible le fonctionnement de ce mé tier circulaire.
Dans le métier à tisser circulaire suivant l'invention, les fils impairs et les fils pairs de la chaîne sont -disposés sur des ensouples séparées, montées les unes .à la partie supé rieure, les autres à la partie inférieure -du métier, en combinaison avec un bras porte- trames qui tourne autour d'un axe vertical passant par le :
centre du métier et qui dépose un fil de trame au fond -de la foule quand celle-ci est ouverte, et en combinaison avec un seconde porte-trames qui se déplace sur une piste -cir-culaire disposée à l'intérieur de la foule et qui .dépose une seconde trame quand la foule est ouverte en sens contraire, c'est-à-dire quand les fils -de -chaîne se trou vent -croisés.
Un avantage de ce métier est que les par ties mobiles ont un poids plus réduit que lorsque la chaîne est mobile et qu'il est, par conséquent, possible -de -donner au métier une vitesse de régime plus grande, pouvant at teindre jusqu'à 110 tours/minute, de sorte que le travail utile du métier est considéra blement augmenté.
On peut réaliser la commande du porte- trames intérieur de la façon suivante: On donne à -ce dernier la forme -d'un arc de cer cle qui glisse sur un guide circulaire, ce porte-trames -étant muni .d'un secteur denté qui coopère avec une série -de pignons tour nants répartis autour @du métier, de manière que -ces pignons engrènent avec le secteur et font avancer le porte-trames, oelui-.ci, au cours de son mouvement d'avan#,
abandonnant successivement -chacun des pignons ait mo ment où il est saisi et entraîné par le pignon suivant. De cette manière, toutes les parties du métier qui ne sont pas occupées par -ce porte-trames restent libres et permettent d'effectuer les changements du pas ou autres opérations convenables.
Le porte-trames extérieur peut être dis posé dans la partie opposée Ù celle dans la quelle se trouve le porte-trames intérieur et être essentiellement constitué par un bras tournant s'engageant dans la foule par l'ouverture ou séparation qui se forme du fait que les fils pairs .et impairs proviennent respectivement d'ensouples .distinctes pla cées les unes à la partie supérieure, les au tres à la partie inférieure,du métier.
Ce bras peut tourner autour de l'axe ver tical du métier, soit directement sur un bras ou pivot coïncidant avec cet axe, soit par glissement sur un anneau guide centré sur ledit axe.
@l est avantageux de prévoir, dans le métier, -des moyens pour obtenir une trame plus serrée et compacte, et permettre d'utili ser le métier pour l'exécution de tissus plus denses, ce qui peut s'obtenir par la -disposi- tion d'une série de peignes oscillants situés autour du métier, et convenablement action nés pour appliquer successivement la trame contre la passe précédente -du tissu.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution du métier à tisser, objet de l'invention.
La fig. 1 est une .coupe en élévation de ce métier; La fi-,. 2 est un détail montrant la dis position et la commande du passe-trames in térieur; La fib. 3 est un diagramme représentant une -combinaison possible pour mouvoir les lisses et effectuer le changement -du pas en conformité avec le mouvement -des passe- trame--;
La fig. 4 représente la disposition .sché matique des lisses et -des peignes .de gui- dage, dans les régions où se trouvent les pi gnons de commande du .passe-trames inté rieur ; La fig. 5 représente une .disposition .de peignes oscillants pour resserrer la trame au fur et à mesure de son tissage, et La fia-. 6 est une vue en plan correspon dant à la disposition représentée à la fig. 5.
Le métier représenté comprend un axe 1 (fig. 1) qui reçoit un mouvement de rota tion des poulies -du métier par l'intermédiaire -de pignons d'angle. Cet axe 1 porte, calé sur lui. une roue dentée 2 avec laquelle engrè nent, comme des satellites, quatre roues 3 (dont deux seulement sont visibles sur la fig_ 1), le tout étant enfermé dans un -car- ter d'où sortent quatre axes verticaux 4 à l'extrémité supérieure de chacun .desquels est calé un petit pignon 5 (fig. 1 et 2);
on peut modifier cette disposition en réduisant les dimensions des roues dentées et du carter et en transmettant le mouvement aux pi gnons 5 au moyen d'axes inclinés avec joints universels ou cardans.
Sur une piste 6 glisse un porte-trames in térieur 8, guidé par des nervures appropriées 7 et auquel les pignons 5 ci-dessus impriment un mouvement .de rotation suivant cette piste circulaire 6 par l'intermé.diaire d'une denture que comporte ce porte-trames. Ce porte trames 8 a, à l'intérieur, une charge de trame limitée, mais, eu égard aux .dimensions .du porte-trames, il est possible de le charger d'une quantité de trame bien supérieure à Belle des autres métiers circulaires :connus.
Vin porte-trames extérieur 9, pour l'ali mentation continue (fig. 1), a un mouvement de rotation autour d'un axe 10 disposé à la partie supérieure du métier et se termine en une plateforme 11 qui tourne avec ledit porte-trames 9. Sur cette plateforme :se trouve une charge de trame suffisante pour le tra vail journalier du métier et, par conséquent, en pratique, il y a une alimentation conti nue de trame.
Le mouvement de rotation ci- dessus mentionné est transmis au porte- trames 9 et à ,sa plateforme par une roue 12, une chaîne 13, une roue 14, un axe 15 et un jeu d'engrenage .d'angle ou hélicoïdaux 16.
Le porte-trames 8, à alimentation @discon- tinue, a la forme d'un quadrant (fi-.<B>3)</B> et de -cette manière, quand il cesse d'être ac tionné par un :des pignons 5, il commence à l'être par le pignon 5 suivant, de sorte qu'il reçoit un mouvement de rotation continu. Quoique le porte-trames 8 soit représenté guidé par des paires .de poulies à la. fig. 3, en réalité ce guidage ,est assuré, comme il a été -dit, au moyen d'une piste 6 à nervures 7 (fig. 2).
Des lisses 18 et 19 (fig. 1 et 2) reçoivent un mouvement alternatif .de va-et-vient, sui vant le diagramme tracé -à la fig. 3. Ces lisses sont réparties en un certain nombre de secteurs et montées -de manière que toutes celles d'un secteur se meuvent conjointement. L'ordre de mouvement des secteurs est, par exemple, le suivant:
le porte-trames 8 étant dans la po sition représentée (fig. 3), les secteurs 20, 21 22 et 23 se trouvent au repos en position haute, et de façon analogue les secteurs -.des zones correspondant aux fils pairs (si on .suppose que ceux indiqués portent les impairs) se trouvent au repos en position basse, laissant ainsi une foule ouverte avec les fils impairs en haut et les fils pairs en bas.
Pendant que les .secteurs indiqués occupent la position dé- erite, le secteur 24 commence :à effectuer le changement de fils, le secteur 25 se trouve avec les fils pairs et impairs dans un même plan, c'est-à-dire que la foule .se trouve com plètement fermée, le secteur 26 commence à ouvrir la foule inversée par rapport à la pré- cédente, les secteurs 27 et 28 -ont alors ef fectué le croisement, les lisses des.
fils im pairs étant dans leur position la plus basse, tandis que celles des fils pairs sont .dans leur position la plus haute, de sorte que la foule formée à -ce moment est inversée par rapport .à celle qu'au même instant forment les :secteurs 20, 21, 22 et 23.
Le secteur 29 commence à former la foule qu'on appellera inversée pour la -distinguer de celle mentionnée préçédemment, le secteur 30 a ses fils dans un même plan, c'est-à-dire sans formation -de foule et enfin le secteur 31 commence à ouvrir la foule primitive, fer mant ainsi le cycle.
Le mouvement de chaque porte-trames est alors combiné -de manière que les sorties de trame coïncident avec chacune des foules ou vertes par les secteurs de lisses précédem ment .décrits.
On comprend que le cycle décrit pour le mouvement -des lisses va en progressant gra duellement autour -du cercle suivant lequel se forme le tissu, de sorte que l'effet produit est celui -d'une onde qui progresse -en tournant autour -du métier.
La fig. 4 représente la disposition ima ginée pour que les lisses puissent se mouvoir librement,dans les régions où travaillent les pignons 5 de commande .du porte-trames -dis continu, sans que se produisent des jours dans le tissu obtenu.
Dans les fig. 1 et 4, les lisses sont indi= quées en 18 et 19. Au voisinage du pignon -de commande,,ces lisses sont réparties suivant un pas variable augmentant, à mesure qu'on s'éloigne dudit pignon, jusqu'à une certaine distance,de celui-ci, par exemple au point 32 du -dessin, à partir duquel le pas des lisses reste constant. Les fils clé chaîne, à partir -du point 32, pénètrent radialement dans la machine jus qu'à l'endroit où s'effectue le tissage.
Par conséquent, ce sont les lisses elles-mêmes qui maintiennent l'équidistance des fils de chaîne. La partie comprise entre les lises .des points 32 et 33 (fig. 4) possèdent, près du tissu produit, -deux secteurs de .deux cercles concentriques 34 et 35 (fig. 3 et 4) qui, dans les régions ,à foules ouvertes se maintiennent dans la position représentée à la fig. 2,
don nant ainsi passage aux guides par où sortent les trames. A la fermeture des lisses, les deux secteurs se ferment également pour sa séparer de nouveau concurremment avec les lisses à la réouverture de la foule. Cette os cillation de secteurs de peignes a pour but de guider chacun des fils de la zone dans la quelle les lisses ne se trouvent pas régulière ment réparties et d'éviter qu'aux change ments de foule lesdits fils restent libres sans guidage .d'aucune .sorte comme cela se pro duirait si les <RTI
ID="0004.0027"> .deux secteurs .de peignes res taient immobiles dans la position représen tée à la fig. 2.
Les fils de chaîne .se .déroulant dans le métier viennent .de .deux ou plus de deux en- souples 36 et<B>37</B> disposées à la partie supé rieure et d'autant d'autres ensouples dispo- s6es à la partie inférieure du métier, comme indiqué, par exemple, en 38.
Les fils de chaîne provenant des ensouples se répar tissent autour d'anneaux 40 et 41 d'où ils en trent radialement .dans le métier à travers les lisses respectives. Le cylindre recevant le tissu fabriqué, qui règle la densité des passes dans celui-ci, est représenté en 42 à la fig. 1, et 43 désigne le cylindre sur lequel s'enroule la toile fabriquée et qui tourne par contact avec le cylindre 42 ci-dessus.
On utilise la rotation du bras porte-trames 9, dans sa partie voisine -du point d'appui 44, pour imprimer, -de façon appropriée quel conque, le mouvement de rotation au -cylin dre 42. .
Un anneau 46 (fig. 1) limite le diamètre du tube fabriqué. D'après la fig. 4, on voit qu'on peut donner au tube fabriqué tout dia- mètre inférieur à celui déterminé par las sec teurs de peigne 34 et 35, -du fait que l'équi- distance des fils se maintient constante pour tout autre diamètre.
Le mouvement ascendant et descendant des lisses peut "être obtenu au moyen .d'ex centriques convenablement actionnés. La fi-. 1 représente une,disposition propre à as surer la commande des lisses inférieures 19 et suivant laquelïe un manchon 50 soutient un excentrique 51 de profil convenable. Ce manchon est solidaire d'une roue dentée 52 engrenant avec un -pignon 53 -disposé sur un axe 54, lequel à son tour reçoit le mouvement de rotation de l'axe moteur du métier et fait ainsi tourner l'excentrique.
Comme il a été dit, les lisses sont réunies par secteurs et cha cun de ces secteurs forme un support 55 qui peut glisser vers le haut on vers le bas sur -des petites tiges de guidage 56 disposées ver- ticalement, lesquelles servent en même temps à supporter le guide du porte-trames discon tinu et d'autres organes -du métier.
Les supports 55 présentent un prolonge ment sur lequel est monté un galet 57 en gagé dans la rainure de l'excentrique 51 et on comprend qu'ainsi la rotation de -cet ex centrique provoquera alternativement le soulèvement et l'abaissement des secteurs de lisses successifs et l'ouverture et la ferme ture -de la foule.
Suivant une disposition analogue, au dessus de l'excentrique 51 est disposé un autre excentrique 58 de profil convenable qui communique un mouvement -de soulève ment et d'abaissement aux secteurs de peignes 34, par l'intermédiaire des galets 59.
Les lisses supérieures 18 et les secteurs de peignes supérieurs 35 peuvent être action nés d'une façon analogue au moyen .d'excen triques disposés à la partie supérieure du mé tier et non figurés sur le dessin.
Lorsque chacun -des porte-trames 8 et 9 (fig. 1 et 2) laissent un fil & trame, le porte-trames lui-même, par sa rotation, oblige la trame de s'approcher .du centre du métier et de ose poser tangentiellement au côté de la trame précédemment posée. Ainsi, dans .ce métier, on peut supprimer le peigne utilisé dans les autres métiers pour rapprocher la trame de la. passe précédente.
Cependant, si on désire fabriquer des tis,us plus compacts dans lesquels le serrage clé la trame est réalisé par -des moyen positifs, il pourra être avantageux de recourir à. la .dis position décrite ci-après qui -utilise des peigne., de serrage pour entourer la trame ou la serrer sur le fond de la foule, cette -dispo sition rendant inutile l'emploi des peignes ,;uide-fils mentionnés précédemment.
Cette disposition est représentée sur les fi;. â et 6 fit consiste, dans le métier décrit ci-dessus, en un certain nombre de peignes disposés autour du cercle de tissu, de manière que leur dé- placement applique la trame contre le croise ment des fils de -chaîne, à meure que le fil de trame est posé dans l'angle .de la. foule.
Chacun des peignes peut .comporter un .cer tain nombre de pointes .correspondant à un secteur ou fraction du cylindre de tissu et être monté pivotant sur un axe approprié de ma nière que le peigne s'applique .contre la trame aussitôt. que celle-ci a été posée et avant que s'effectue le changement de foule.
Dans .ce cas, il convient que les fils de chaîne :soient divisés en groupes .comprenant -chacun un nombre de fils correspondant à la longueur et au nombre de pointes de chacun des peignes et, d'autre part, que les fils .de chacun de ces broiipe,- viennent des ensouples suivant des directions sensiblement parallèles, afin d'évi ter que les fils subissent des frottements ou détériorations pendant le mouvement d'os cillation du peigne.
Comme il est représenté .schématiquement à la fib. 5, la chaîne est subdivisée, les fils impairs étant représentés en 61 et les fils pairs en 62, les uns et les autres formant le tissu au point 63 autour de l'anneau 64 et le tissu en forme de tube 65 se trouvant à l'intérieur et étant recueilli à. la partie supé rieure.
Autour de cet anneau sont disposés une série -de peignes de :serrage 66 -dont cha cun comporte un certain nombre .de pointes préférablement disposées en forme de sec teur pour s'adapter à la courbure de l'anneau 64- et est articulé sur un axe 67, .de manière à pouvoir subir un mouvement .oscillant de va-et-vient qui l'écarte et le rapproche de l'anneau 64.
Ce mouvement de va-et-vient des peignes de serrage peut être produit, par exemple, au moyen d'un ou plusieurs excentriques con venablement .disposés à la partie inférieure .du métier et actionnant une tige 69 qui s'ar ticule sur un bras de levier 68 solidaire des peignes 66.
Les différents peignes de serrage 66 sont successivement .disposés autour de l'anneau 64 et articulés sur des axes indépendants, de sorte que -ces axes forment un polygone à au tant de côtés qu'il y a .de peignes .dans le mé tier. Dans la partie supérieure comme dans la partie inférieure, les fils de chaîne cor respondant à chaque peigne ou secteur restent parallèles ou font des angles peu accusés, afin que le peigne, dans son mouvement de va- et-vient, ne frotte pas dessus exagérément.
Ainsi, à mesure que les porte-trames dépo sent la trame d'une façon plus ou moins lâche, les peines de .serrage s'appliquent successivement contre le tissu formé, de manière que le fil .de trame soit serré contre la passe précédente.
Le temps durant lequel le peigne se main tient appliqué contre l'anneau 64, ou mieux, la loi du mouvement des peignes de serrage est déterminée par celle des ouvertures et fermetures de la foule et par les passages des trames et, par suite, l'excentrique qui ac tionne les peignes pourra se démonter facile ment et variera suivant le type du métier circulaire et aussi suivant le genre .de tissu à fabriquer.
Le peigne -de serrage reste appliqué con tre le tissu pendant que les lisses effectuent le changement .de chaîne et il s'écarte, jus qu'à la position représentée en trait inter rompu à la fib. 5, lorsque ce changement est effectué, cette position écartée permettant le passage d'une autre trame venant soit du porte-trames continu extérieur, soit du porte- trames intérieur.