<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
Perfectionnements aux mécanismes à csjmespour produf;1{;, mouvements alternatifs.
Cette invention est relative .aux mécanismes à cames pour produire des mouvements alternatifs et, bien qu'elle s'applique de manière générale à toute machine, les .appareils ou montages où. un mouvement -alternatif doit être imprimé à un ou plusieurs éléments ou organes, on envisage principalement' de l'appliquer à un métier à tisser pour le harnaisde formation de foule du métier à l'effet d'actionner les lisses.
Le harnaisde formation de foule d'un métier à tisser comporte des lames qui sont disposées par paires et qui sont agencées pour porter une série de lisses à maillon. Ces lames,
<Desc/Clms Page number 2>
conjointement avec leur équipage de lisses, seront appelées ci-après "lisses" pour la brièveté; ces lisses sont disposées les unes près des autres de manière que les fils de chaîne passent à travers leurs maillons ou oeillets. La disposition d'un harnais de ce genre est telle que lorsqu'on imprime aux lisses un mouvement alternatif, elles fonctionnent de ma- nière à former des foules ou divisions de fils de chafne à travers lesquelles on peut faire passer des duites de trame.
De cette façon, par une manipulation et un réglage de cadence appropriés des lisses, on peut produire un tissu uni ou un tissu à dessin, d'une manière bien connue des gens familiari- sés avec la technique du tissage.
Pour autant qu'on le sache, il est actuellement d'usage courant d'actionner les lisses, - notamment les lisses des métiers à tisser pour petits articles, comme on en emploie pour produire des rubans, lacets et tissus élas- tiques, - au moyen de cames montées sur un arbre à came ro- tatif et de commander les lisses à l'aide d'un système de ressorts ou de contrepoids. Par exemple, les cames sont em- ployées habituellement pour imprimer des mouvements aux lisses dans un sens, tandis que les ressorts ou contrepoids servent à déplacer ces lisses en sens inverse. Toutefois, un tel mouvement de formation de foule présente certains inconvé- nients avec lesquels sont familiarisés les techniciens.
Par exemple, le fonctionnement des lisses n'est pas suffisamment positif et le montage implique des transmissions intermédiai- res compliquées d'un caractère propre à rendre difficile, sinon impo.ssible, un fonctionnement du métier à des vitesses élevées. En outre, dans un métier à ratière, les transmissions tendent à coller, d'où il résulte que le fonctionnement des lisses est incertain.
<Desc/Clms Page number 3>
Cela étant, le principal but de l'invention est de procurer pour un métier à tisser un mécanisme perfection- né qui actionne les lisses de manière à obvier aux inconvé- nients précités, ainsi que c'est décrit ci-après.
Si l'on garde toutefois présent à l'esprit que l'invention est susceptible d'application générale comme il a été mentionné ci-dessus, un autre but est de procurer à 1-'effet spécifié un mécanisme à came perfectionné formant un ensemble susceptible d'être facilement monté ou incorporé dans une machine ou un appareil.
Dans son aspect le plus général, l'invention con- siste en un ensemble comprenant des cames opposées agencées pour agir sur une partie d'un organe susceptible d'être relié à un élément à animer d'un mouvement alternatif, de manière que cet organe puisse être déplacé positivement en avant et en arrière sous l'action des cames.
La cadence et le mode de fonctionnement de cet or- gane dans les deux sens sont évidemment déterminés par la grandeur et la forme des cames associées. A ce dernier point de vue, il est facile de comprendre qu'en remplaçant une ou chacune des cames opposées avec une autre came de grandeur ou/et de forme différentes, on puisse aisément varier les pauses ou arrêts entre les courses ou/et la longueur de course et la. vitesse du mouvement de l'organe coulissant ou oscillant.
Un avantage du mécanisme perfectionné est, par conséquent, outre qu'il imprime un mouvement positif dans les deux sens à un élément, de permettre de varier pratiquement à l'infini la cadence et le mode de fonctionnement de cet élément, y compris les pauses ou arrêts entre ses courses.
Dans les dessins annexés:
Fig. 1 est une vue de face de la partie d'un métier
<Desc/Clms Page number 4>
à tisser, qui est nécessaire pour représenter l'application, à ce métier, d'un mécanisme à cames comportant des paires de cames rotatives opposées ou d'organes coulissants y associés.
Fig. 2. est une vue de côté du même métier regardé dans le sens de la flèche A de la fig. 1.
Fig. 3 est une vue en perspective plus détaillée d'une des paires de cames et de l'organe coulissant animé par elles d'un mouvement alternatif.
Figs. 4 à 7 sont des schémas montrant des disposi- tions de cames de formes respectivement différentes, servant à produire divers mouvements de lisses décrits ci-après.
Fig. 8 est une vue de face d'une variante du méca- ni sme à cames.
Fig. 9 est une vue en bout, avec parties arrachées, d'une variante du mécanisme perfectionné dans laquelle les cames agissent sur des leviers pivotants.
Fig. 10 est une coupe du même mécanisme suivant la ligne X-X de la fig. 9.
Le métier représenté sur les figs. 1 et 2 comporte un bâti principal qui se compose d'éléments d'extrémité 2 maintenus espacés et entretoisés par des traverses 3. Le métier peut être de toute forme usuelle et il comporte un battant de chasse oscillant 4 qui supporte le peigne de serrage usuel 5 (fig.5) et qui est entrafné par un arbre à manivelle 6 par l'intermédiaire d'une bielle 7. Une ou plu- sieurs poulies d'entrafnement principales 8 sont fixées à l'arbre 6. En ce qui concerne le harnais de formation de foule du métier, il est constitué par des lames 9 qui sont disposées par paires et servent à supporter des lisses à maillons 10.
Les lames 9 de chaque paire sont reliées entre elles et maintenues espacées l'une de l'autre par des barreaux 11 de manière à constituer une construction rigide B appelée
<Desc/Clms Page number 5>
globalement lisse. Les lisses sont disposées l'une derrière l'autre de la manière représentée sur la fig. 2 et les fils de chaîne w traversent les maillons ou oeillets 12. Les foules requises de fils de chaîne sont produites en impri- mant un mouvement alternatif aux lisses B suivant la direc- tion indiquée par les flèches C.
Les lisses B sont animées de leur mouvement alter- natif sous l'action d'un mécanisme à cames qui est désigné globalement par D et qui est logé dans un logement, enveloppe, châssis ou construction .analogue 13. Bien que la forme de ce logement, enveloppe ou châssis puisse varier, il peut se composer avantageusement drôlementlatéraux 14 de forme .ajourée qui sont maintenus espacés et reliés entre eux par des entretoises 15. Les éléments latéraux 14 comportent des pattes ou saillies latérales 16 à 1-laide desquelles le loge- ment, enveloppe ou châssis 13 est attaché à un des éléments d'extrémité 2 du bâti.
Sur chacune des figs. 1 et 2 la par- tie inférieure du logement, enveloppe ou châssis est arra- chée, étant donné qu'elle peut être de toute forme appropriée et comprendre éventuellement un bain d'huile. Suivant la présente invention, les cames 9 incorporées au mécanisme D pour actionner les lisses B sont disposées par paires, et les paires de cames opposées associées à chacun d'entre plu- sieurs organes coulissants 17 sont montées sur des arbres espacés 18 et 19 destinés à être entraînés tous deux dans le même sens et à la même vitesse.
De préférence, ces arbres ou fusées, qui peuvent être entraînés par tout moyen moteur approprié., sont montés dansdes paliers 20 aménagés dans ou sur le logement, enveloppe ou châssis 13 et sont reliés entre eux par des engrenages. De préférence, un pignon 21 est fixé rigidement à chacun de ces arbres ou fusées, un pignon in-
<Desc/Clms Page number 6>
termédiaire plus petit 22 étant disposé entre les deux pi- gnons 21 de façon que ceux-ci soient -entraînés dans le même sens. Le pignon 21 fixé à l'arbre supérieur 18 engrène avec un pignon droit plus petit 23 (fig.2) qui est fixé à une ex- trémité d'un arbre 24.
Le dernier arbre mentionné est monté pour tourner dans des paliers supportés dans ou sur une console 25 attachée au côté du logement, enveloppe ou châssis 13 et est destiné à être entraînée par l'intermédiaire d'un engrenage conique et d'une transmission à chaîne, par l'ar- bre à manivelle 6. Un pignon 26 calé sur l'arbre à manivelle est agencé pour engrener avec un pignon analogue 27 et en- traîner celui-ci, et au pignon 27 est attachée une roue à chaîne 28. Une chaîne 29 passe sur cette roue à chaîne et aussi sur une autre roue à chaîne 30, d'un diamètre un peu plus grand. A la roue à chaîne 30 est attaché un pignon co- nique 31 qui est agencé pour engrener avec un pignon conique 32 fixé à celle des extrémités de l'arbre 24 qui est éloignée du pignon droit 23.
De préférence, le rapport de transmission entre les roues à chaîne 28 et 30 est de 2/1. Les pignons 21, 22 et 23 peuvent être situés soit à l'extérieur soit, comme représenté, à l'intérieur du logement, enveloppe ou construc- tion analogue. Si cette dernière disposition est adoptée l'en- grenage est protégé et peut fonctionner dans un bain d'huile.
Chacun des organes coulissants 17 précités est constitué, comme le montre la fig. 3, par une plaque à côtés droits, relativement mince et en majeure partie plate, agencée à une extrémité 17a pour être reliée à la lisse correspondante afin d'imprimer à celle-ci un mouvement alternatif. A mi- distance entre les extrémités de chacune de ces plaques, trans- versalement en saillie sur elle, est disposé un petit axe 33 sur lequel est monté un galet 34. De chaque côté de ce galet, la plaque est creusée, suivant sa longueur, d'une fente allon-
<Desc/Clms Page number 7>
gée 35 dans laquelle se déplace un petit disque ou bloc eir- culaire 36 formé ou appliqué sur une came rotative plate E.
Les bords périphériques des deux cames associées à chaque plaque 17 sont en prise avec le galet correspondant 34 de part et d'autre de celui-ci, et ces cames sont montées sur des arbres 18 et 19 qui sont espacés entre-eux et qui tra- versent les fentes 35 perpendiculairement à celles-ci. Du fait que les disques ou blocs circulaires 36 sont logés dans les fentes 37,l'organe 17 est guidé et maintenu efficacement dans son trajet rectiligne durant son mouvement .alternatif coulissant. La disposition est telle que lorsque les arbres 18 et 19 sont entraînés, les cames opposées associées à chaque plaque coulissante 17 tournent et agissent de concert sur le galet correspondant 34 pour animer la plaque d'un mouvement de va-et-vient déterminé par la grandeur et le contour de la came.
Dans un métier à tisser, les pauses ou arrêts entre les courses d'une ou plusieurs lisses peuvent différer des pauses ou arrêts entre les courses d'une autre ou d'autres d'entre ces lisses. Par exemple, une des lisses peut être soulevée et maintenue dans la position soulevée durant deux changements de foule complets et être ensuite abaissée et maintenue dans la position abaissée pendant deux changements de foule suivants. Pour la commodité on appellera, un tel mouvement "coulissement à 2 hauts et 2 basa. Une autre lisse pourrait rester dans la position soulevée pendant un seul changement de foule et dans la position abaissée pendant trois changements (c'est-à-dire exécuter un coulissement à 1 haut et 3 bas),, et ainsi de suite.
On citera ci-après quelques exemples de dispositions et de formes de cames convenant pour produire ces mouvements des lisses et d'autres /\encore.
<Desc/Clms Page number 8>
Pour un coulissement à 2 hauts et 2 bas, on emploie une paire de cames rotatives plates analogues de la forme montrée sur les figs. 3 et 4, une de ces cames étant montée sur l'arbre 18 d'un côté du galet 34 porté par l'organe cou- lissant correspondant 17 et l'autre étant monté sur l'arbre 19 pour agir sur le côté opposé de ce galet. Le contour du bord périphérique de chacune de ces deux cames comprend une partie relativement longue 37 concentrique à l'axe a de la came, une partie concentrique opposée 38 d'un rayon notable- ment moindre et deux parties droites ou sensiblement droites 39 qui se raccordent aux deux parties concentriques, une de chaque côté de celle-ci.
Les deux cames sont disposées l'une par rapport à l'autre de la manière montrée plus clairement sur la fig. 4, et chaque fois que les parties concentriques 38 et 39 des cames sont en prise avec le galet correspondant 34, celui-ci et partant aussi l'organe y associé 17 demeurent fixes; à d'autres moments le galet se soulève et s'abaisse.
De cette façon, lorsqu'on fait tourner les cames d'une demi- révolution de manière qu'elles passent de la position indi- quée en traits pleins sur la fig. 4 à la position indiquée en traits mixtes, le galet 34, aprèsêtre demeuré fixe pendant une courte durée, se soulève et demeure fixe pendant un autre laps de temps, après quoi il s'abaisse à nouveau durant la demi-révolution suivante, et ainsi de suite.
Pour un coulissement à 1 haut et 1 bas, on emploie une paire de cames analogues, mais chaque came, comme le montrent les figs. 1 et 5, est de forme générale allongée et s'étend à la même distance de part et d'autre de son axe a, ±- ce point de vue, chacune de ces cames a avantageusement des cotés rectilignes 40 et des extrémités arrondies 41.
Le fonctionnement de ces cames sera compris clairement en considérant la fig. 5, bien qu'il soit important de noter
<Desc/Clms Page number 9>
que dans ce cas un galet 34 se soulève et s'abaisse deux fois pendant chaque révolution complète des cames associées.
Pour un coulissement à 1 haut et 3 bas une des cames (non représentée) peut avantageusement être de forme sensiblement semi-circulaire, tandis que l'autre est notable- ment plus petite, mais de forme allongée, et s'étend princi- pelement d'un côté de l'axe .autour duquel elle tourne. En in- terchangeant les positions de ces deux cames sur les deux arbres, on peut imprimer un coulissement à 3 hauts et 1 bas aux lisses à actionner.
L'un ou l'autre, plusieurs ou la totalité des trois jeux de cames qui viennent d'être décrits peuvent être inclus dans ce qu'on peut appeler pour la commodité un mouvement- "à quatre duites", c'est-à-dire un mécanisme à l'aide duquel, à chaque révolution complète des deux arbres 18 et 19, chaque lisse du métier reçoit l'un ou l'autre des mouvements suivants, selon le besoin:-
Deux coulissementsà 1 haut et 1 bas,
Un coulissement à 2 hauts et 1 bas.
Un coulissement à 3 hauts et 1 bas.
Un coulissement à 1 haut et 3 bas.
Dans un tel mouvement à quatre duites, les arbres 18 et 19 sont avantageusement de section transversale carrée et chaque came E est percée d'un trou 42 de forme correspon- dante pour permettre de le placer sur l'arbre approprié dans la position requise par rapport à sa came connexe.
Des cames destinées à être inclues dans un mouvement dit "à six duites" sont représentées sur les figs. 6 et 7.
Ainsi, durant une révolution des arbres 18 et 19, la paire de cames montrées sur la fig. 6 imprime à la lisse corres- pondante deux coulissements à 2 hauts et 1 bas; toutefois, en
<Desc/Clms Page number 10>
interchangeant les positions des deux cames, on imprimerait aux lisses deux coulissements à 1 haut et 2 bas. D'autre part, durant une révolution complète de ces arbres, les cames re- présentées sur la fig. 7 provoquent un mouvement à 5 hauts et 1 bas de la lisse correspondante, tandis qu'en renversant les positions des cames on peut produire un coulissement à 1 haut et 5 bas. Quelques-uns d'entre les nombreux mouvements possi- bles des lisses (autres que ceux déjà cités), dans un mouve- ment à six duites, durant une révolution des cames, sont les suivantes:-
Un coulissement à 3 hauts et 3 bas.
Un coulissement à 4 hauts et 2 bas, et un coulissement à 2 hauts et 2 bas conjugué à un coulissement à 1 haut et 1 bas.
De la sorte, les différentes formes des cames peu- vent être variées à l'infini pour donner aux organes coulis- sants toute cadence de fonctionnement voulue.
Dans un mouvement à six duites, les arbres 18 et 19 peuvent être de section transversale hexagonale, et dans ce cas on ménage dans les cames les trous 43 de forme correspon- dante. Comme alternative, les arbres peuvent être cannelés et clavetés de façon à être aptes à recevoir des cames pour un mouvement à quatre, six, huit, dix ou douze duites (et ainsi de suite).
Le mécanisme à came particulier représenté à titre d'exemple sur les figs. 1 et 2 ne comprend que des cames ayant les formes montrées sur les figs. 4 et 5. Deux ou plusieurs, ou toute une série, de plaques coulissantes fendues 17 équi- pées de galets peuvent être disposées côte à côte dans le même logement, enveloppe ou châssis pour constituer un en- semble tel que D qui peut être monté ou incorporé dans un métier. Un ensemble de cette nature peut être disposé à une
<Desc/Clms Page number 11>
ou à chaque extrémité du métier, et un système de leviers ou/et toutes autres transmissions intermédiaires appropriées peuvent être intercalés entre les organes coulissants 17 et les lisses B.
Sur les figs. 1 et 2, l'ensemble D est disposé de façon que les organes intermédiaires 17 soient verticaux, et ceux-ci sont en prise avec des leviers coudés 44 qui sont reliés à des leviers coudés 45 (fig.l) qui à leur tour sont reliés par des bielles ou tringles 46 aux lisses correspondan- tes. Les leviers 44 sont montés à pivot sur un arbre fixé dans le logement, enveloppe ou châssis 13, et les bras plus courts 44a de ces leviers sont agencés pour être engagés dans des échancrures ou ouvertures à extrémité ouverte 47 ménagées dans les extrémités précitées 17a.
Comme représenté, ces ex- trémités peuvent être élargies en 17b pour constituer en quelque sorte des poches destinées à recevoir les extrémités extérieures des bras 44a ou de galets montés sur ces extré- mités. Les bras 44b des leviers 44 sont encochés de façon à être agencés pour entrer en prise avec les extrémités ap- propriées 48a de bielles 48 qui sont reliées aux leviers coudés 45. Les extrémités 48a portent chacune un pivot trans- versal 49 ou son équivalent pour être engagées dans une des encoches 50 du levier correspondant 44. Par suite, on peut changer la longueur de course des lisses, dans certaines limites, par un engagement sélectif, selon le besoin, des pivots 49 ou leur équivalent dans les encoches 50.
De pré- férence, les bielles ou tringles de transmission 46 sont réglables en longueur, et à cet effet elles peuvent être munies de tous dispositifs de réglage appropriés.comme ceux indiqués en 51. Les leviers coudés 45 peuvent .avantageusement être montés à pivot sur un arbre 52 qui traverse deux cornières espacées 53 et qui est supporté par elles, ces cornières étant
<Desc/Clms Page number 12>
fixées au-dessus du bâti principal 1. La disposition est telle que chaque fois qu'un organe coulissant 17 est soulevé par sa-came connexe E, la lisse correspondante s'abaisse, et vice versa. Si on le désire, une bielle ou tringle 46 peut être attachée à chaque extrémité de chaque lisse, des leviers coudés et bielles 48 correspondants étant aménagés pour relier cette lisse au levier 44 approprié.
Comme alternative des leviers coudés et tringles représentés, la transmission entre chaque levier 44 et la lisse correspondante peut comprendre une ou plusieurs chaînes qui passent sur un tambour à gorge disposé de manière appro- priée.
Il peut être prévu des dispositifs de toute nature .appropriée pour guider ou commander les mouvements des lisses, alors que celles-ci sont déplacées positivement de bas en haut et de haut en bas sous l'action des cames.
Un mécanisme à came de la forme décrite ci-dessus peut, coiame alternative, être disposé en-dessous des lisses B. A ce point de vue, si les organes coulissants 17 sont dis- posés immédiatement en-dessous des lisses et sensiblement en ligne avec elles, ils peuvent être reliés soit directement aux lisses, soit indirectement par des transmissions inter- médiaires. Un exemple de mécanisme à came convenant pour être employé en-dessous des lisses du métier est représenté sur la fig. 8. Comme on le voit, ce mécanisme est sous tous les rap- ports essentielsanalogue au mécanisme montré sur les figs.
1 et 2, bien que les organes coulissants 17 soient disposés horizontalement - au lieu d'être disposés verticalement - et qu'ils soient montés dans un logement ou enveloppe 54 qui est pourvu de pieds 55 pour qu'il puisse reposer ou être fixé sur le sol en-dessous des lisses. Dans cet exemple, chaque organe
<Desc/Clms Page number 13>
17 est conformé avec des extrémités orientées vers le haut 17c échancrées pour loger les extrémités libres de bras 57a de leviers coudés 57 montés à pivot. Les autres bras 57b de ces leviers sont reliés directement aux lames inférieures des lisses à l'aide de bielles oscillantes 58. Les extrémités inférieures de ces bielles sont articulées à des organes 59 dont on peut régler longitudinalement la position sur les bras 57b.
L'arbre entraîné 60 est relié par des engrenages aux arbres 18 et 19 de la manière représentée, et la came E peut être montée dansun châssis intérieur (non représenté) qui peut être rendu .amovible du logement ou enveloppe exté- rieur 54 afin qu'on puisse facilement changer les cames pour des armures différentes.
Au lieu d'être échancré, chaque organe 17 peut être conformé ou construit autrement de manière appropriée pour lui permettre d'exécuter son mouvement alternatif et en même temps d'être traversé par les arbres 18 et 19 sur lesquels sont montées les camesE.
Dans une variante, les cames E agissent directement sur des éléments ou sur des leviers pivotants qui sont l'équi- valent des leviers coudés 44 employés dans le premier exemple décrit, ce qui obvie à la nécessité d'aménager des organes coulissants intermédiaires. Un exemple spécifique d'une telle construction est représenté sur les figs. 9 et 10, où. les leviers sont indiqués en 61. Ces leviers, qui sont rectilignes et sont montés à pivot sur un arbre 62, sont pourvus chacun d'un galet 63 qui est disposé entre les cames plates opposées associées.
Les arbres 18 et 19 sont entrarnés par un arbre 64 par l'intermédiaire d'un engrenage droit, comme représenté, et le mécanisme est tel que lorsque les cames tournent, les leviers 61 oscillent d'une façon déterminée par la grandeur et le contour de ces cames.
<Desc/Clms Page number 14>
Le châssis dans lequel est logé le mécanisme a un dessin particulièrement net et il comprend deux éléments laté- raux 65 qui sont espacés entre eux et reliés ensemble par des éléments transversaux 66. L'arbre 62 est disposé entre les éléments latéraux 65 et est;supporté par eux., et les le- viers 61 peuvent, comme c'est représenté, être conformés avec des moyeux circulaires 67 ou parties analogues qui entourent l'arbre 62 et qui servent de pièces d'espacement pour maintenir les leviers à la distance requise les uns des autres. Les cames E peuvent de même être conformées avec des moyeux 68 dans un but analogue. Un bain d'huile 69 est avantageusement monté dans le châssis, une partie de ce bain ayant été arra- chée sur la fig. 9 pour la commodité de la représentation.
Les éléments latéraux du châssis sont conformés avec des pattes 70 pour qu'on puisse facilement attacher le mécanisme à toute partie appropriée du métier.
Avec les dispositions décrites, les lisses B peu- vent être actionnées positivement dans les deux sens, ce qui élimine les vibrations et l'emploi de ressorts ou de contre- poids. En outre, un métier - et plus spécialement un métier pour petits articles - auquel on applique l'invention, peut marcher à des vitesses plus élevées que cela n'a été possible jusqu'à présent, et dans un tel métier les cames servant à actionner les lisses peuvent être logées dans un espace re- lativement réduit comparativement à l'espace occupé par un montage de cames de commande du harnais sur l'arbre à came ou arbre inférieur usuel du métier.
Il est clair que l'un ou l'autre des mécanismes à came ici décrits (comprenant une ou plusieurs paires de cames opposées et d'éléments connexes) peut être incorporé ou monté dans toute machine et tout appareil autres qu'un métier à
<Desc/Clms Page number 15>
tisser et comportant un ou plusieurs éléments .auxquels doit être imprimé un mouvement alternatif.
Dans son application aux métiers, l'invention peut avantageusement être appliquée à un métier de tout genre qui comporte des lisses. Par exemple, on peut l'appliquer aux métiers qui sont pourvus de navettes pour passer à travers la chafne par les foules, ou aux métiers dits sans navette où les aiguilles à chaîne se déplacent en avant et en arrière à travers les foules pour introduire les duites de trame. Dans cette dernière application, le métier peut être équipé de dis- positifs d'introduction de trame et de formation de lisière tels que celui montré en F sur la fig. 2. D'autre part, l'in- vention convient pour être appliquée tant aux métiers à battants à mouvement alternatif rectiligne qu'aux métiers à battants pivotants.
REVENDICATIONS ----------------------------
1.. - Mécanisme à cames pour produire un mouvement .alternatif, caractérisé en ce qu'il comprend des cames oppo- sées agencées pour agir sur une partie d'un organe mobile susceptible d'être relié à un élément à animer d'un mouvement alternatif, de manière que cet organe puisse être déplacé positivement en avant et en arrière sous l'action des cames.