Installation pour l'utilisation d'un fluide sous pression. La présente invention a pour objet une installation pour l'utilisation d'un fluide sous pression, tel que, par exemple, de l'air comprimé, en deux phases de pression succes sives. Cette installation se caractérise par un dispositif de commande comportant un organe obturateur destiné à introduire le fluide à la pleine pression et actionné au début de la deuxième phase, cet organe obturateur étant disposé pour être ouvert automatiquement sous l'effet de la pression développée à la fin de la première phase.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre, en vue schématique; une première forme d'exécution de l'installa tion suivant l'invention; La fig. 2 montre, en coupe, un relais com-
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@gorté <SEP> par <SEP> l'installation <SEP> suivant <SEP> la <SEP> fi-. <SEP> <B>1</B> <SEP> et
<tb> constituant <SEP> le <SEP> dispositif <SEP> de <SEP> commande <SEP> de
<tb> cette <SEP> installation; Les fig. 3 et 4 montrent, en élévation, portions en coupe, deux différentes variantes de construction du dispositif de commande; Les fig. 5 à 8 montrent, en vue schéma tique, quatre autres formes d'exécution de l'installation suivant l'invention;
La fig. 9 montre, en coupe, unr' relais constituant le dispositif de commande d'une sixième forme d'exécution; La fig. 10 montre, en vue schématique, l'ensemble de cette sixième forme d'exécu tion; La fig. 11 montre, en coupe schématique, une septième forme d'exécution, et La fig. 12, enfin, montre des courbes de mise en pression du relais constituant le dis positif de commande de l'installation repré sentée à la fig. 11.
Toutes les formes d'exécution représentées de l'installation suivant l'invention servent à commander l'admission d'air comprimé à un appareil ou appareillage à commande au moyen d'air comprimé, appareil qui, dans toute la description est désigné par A et peut être d'un type quelconque et appartenir à un domaine quelconque d'application de l'air comprimé, tel que le freinage des véhicules, la commande du démarrage des moteurs à explosion ou à combustion interne, la com mande des installations de mines, etc.
Les di verses installations représentées aux dessins comportent, comme on peut le voir en particu lier à la fig. 1, un réservoir à air comprimé 1, un relais B constituant dispositif de com mande et un robinet C. Le relais B de Fins- tallation suivant la fig. 1 est représenté en détail à la fig. 2.
Il comporte un organe B constitué par un piston comportant deux sur faces de travail Tl et T2 destinées à recevoir l'action de la pression du réservoir 1, la pre mière dès le début de l'actionnement du relais, et la seconde à la fin de la première phase, ces surfaces étant de section telle que les forces qu'elles viennent appliquer sur une soupape S soient respectivement inférieure et supé rieure (et de sens contraire) à celle qui tend à maintenir cette soupape appliquée sur son siège sous -l'effet de la pression H du réser voir 1.
Un distributeur F, actionnable par la pression h. régnant dans la canalisation 10, est disposé pour permettre de faire accéder, au moment voulu, à la surface T2, l'air à la pression H du réservoir.
Le susdit piston comprend deux portions superposées 20, 21 dont l'une, 20, de diamètre Dl inférieur à. celui D du siège 17 de la sou pape S (soupape qui est montée suivant le même axe que ledit piston, à l'intérieur de l'ajutage auquel aboo+it une canalisation 12 provenant directement du réservoir 1 et qui est soumise à l'action d'un léger ressort 19), est montée dans un bouchon 23 dans lequel est en outre ménagée une chambre 24, et est propre à recevoir l'action de la pression ar rivant du robinet C par la tubulure 14 et la dite chambre 24, tandis que l'autre, 21, de diamètre D2 supérieur à D, est montée coulis sante dans un alésage 25 ménagé dans le bâti 11 du relais, et est susceptible,
lorsque le dis tributeur F entre en jeu, de recevoir égale- ment l'action de la pression de l'air arrivant par la tubulure 14, ladite portion 21 étant so lidaire d'un prolongement étagé, 26, 27, 28, dont l'extrémité 28 est propre à venir en con tact avec la soupape S. L'ensemble du piston, enfin, est soumis à l'action d'un ressort 29. E désigne un étranglement qui est ménagé du côté de l'extrémité 28, cet étranglement fai sant communiquer une chambre 16 du relais avec la chambre 24 par l'alésage 30 intérieur au piston.
L'ensemble du relais est établi de façon que, pour la position de repos du piston étagé, la chambre 16, ménagée à l'intérieur du bâti 11 du relais, soit en communication avec l'alésage 25 par l'intermédiaire d'un pas sage 31, ledit alésage communiquant lui- même avec l'atmosphère par un orifice 32, tandis que, pour la position de travail dudit piston, la portion 27 du prolongement du piston vienne fermer ledit passage 31, constitué, par exemple, par un cuir embouti, la chambre 16 étant alors en communication avec la chambre 24 et la tubulure 14 par l'étranglement E.
Pour ce qui est du distributeur F, celui- ci est constitué par un dispositif à tiroir ac- tionnable par un piston auxiliaire 22 dépla- çable dans un alésage 33 et soumis, d'une part, à l'action d'un ressort convenablement taré (éventuellement réglable) 221, et, d'autre part, en sens inverse, à l'action de la pression h régnant dans la chambre 16.
Ledit disposi tif comporte une tige 34 solidaire du piston 22, pouvant coulisser à l'intérieur d'un bou chon 35 vissé dans l'alésage 33 et comportant une partie amincie 36 destinée à constituer ti roir par rapport à deux lumières 37, 38, et à permettre, lorsque le piston 22 est repoussé contre l'action de son ressort (l'alésage 33 étant en communication avec l'atmosphère par une ouverture 33 ), de faire communiquer entre elles, le long de la partie amincie 36, deux chambres 39, 40 dans lesquelles d6bou- cbent respectivement lesdites lumières.
Ces dernières sont elles-mêmes reliées res pectivement à la chambre 24 et au fond de l'alésage 25, de sorte que l'air arrivant dans ladite chambre peut alors venir accéder, à tra- vers ledit tiroir, à la surface T' du piston ?0, 21.
Lesdites lumières débouchent à la surface latérale du bouchon 35, dans des gorges an nulaires 41, 42 elles-mêmes reliées, par des canaux 43, 44, l'une d'elles, 41, à une autre gorge annulaire 45 disposée à la surface du bouchon 23 et communiquant avec la chambre ?4 par un canal 46, et l'autre, 42, avec l'alé sage 25 du côté de la surface T'.
Le fonctionnement de l'installation repré sentée par les fig. 1 et 2 résulte déjà, de fa çon évidente, de ce qui précède, et peut se résumer de la façon suivante.
Pour actionner l'appareil A, il suffit d'a gir sur le robinet C, pour établir la communi cation entre la chambre 24 (fig. 2) et le ré servoir 1; le piston étagé se déplace alors en comprimant son ressort et son extrémité vient -tu contact de la soupape S; comme la pres sion ne s'exerce alors que sur la surface T', la force qui en résulte est insuffisante pour déplacer la soupape.
En même temps, la communication entre la chambre 16 et l'alésage 25 est supprimée, et la pression, du fait du passage de l'air à travers l'étranglement E, s'établit dans la. chambre 16 et la canalisation 10; cette pres sion, sous l'effet de la résistance opposée au déplacement des organes de l'appareil A, tend à croître, et dès qu'elle a atteint une certaine valeur, elle repousse le piston 22 et, de ce fait, la communication est établie entre la chambre 24 et la surface T' par l'intermé diaire du canal 43 du distributeur F et du canal 44.
Il s'ensuit que, puisque la pression s'exerce maintenant sur les surfaces T' -j- T2, la force qui en résulte est suffisante pour ouvrir la soupape S: la pleine pression est alors admise dans la chambre 16 et la, cana lisation 10.
Lorsque l'on ne désire plus agir sur l'ap pareil à commander, il suffit. de tourner en sens. inverse le robinet C, pour mettre à l'é chappement la tubulure 14.
Dans le relais R, le piston étagé 20, 21 reprend alors sa position initiale, la soupape S revient sur son siège et l'air comprimé con tenu dans l'appareil A s'échappe par la cana lisation 10, la chambre 16 et l'ouverture 32; le piston auxiliaire 22 reprend alors sa posi tion initiale et tout le mécanisme se trouve prêt pour un nouveau fonctionnement.
L'installation qui vient d'être décrite permet donc, tout en exerçant un effort brus que et important sur les organes de l'appa reil A, d'éviter toute détérioration de ces or ganes, du fait que la mise en oeuvre de cet effort est précédé par une montée progres sive de la pression jusqu'à une valeur déter minée.
Si, notamment, l'appareil A comporte un dispositif d'embrayage comprenant, par exemple, des clabote destinés à venir en prise pendant la susdite première phase, on pourra assurer à cette venue en prise toute la dou ceur désirée.
Il est à noter que la valeur de la pression <I>la</I> pour laquelle entre en jeu le dispositif dis tributeur F demeure toujours la même quelle que soit la valeur de la pression dans le ré servoir 1, par conséquent même si cette der nière pression a été amenée à décroître par suite notamment de plusieurs actionnements successifs du relais.
Enfin, la pression dans la, canalisation 10 et la chambre 16 ne monte que dans le cas où les organes de l'appareil A offrent une résistance convenable.
Si, par exemple, l'appareil A était un dé marreur pour moteur à. combustion interne genre Diesel (ou autre), et s'il- arrivait que par inadvertance le mécanicien actionne le dé marreur alors que le moteur se trouve déjà en marche, la pression dans la chambre 16 ne pourrait pas monter du fait qu'il n'y au rait pas de résistance mécanique opposée au fonctionnement du démarreur A et; par suite, le déclenchement de la deuxième phase n'au rait pas lieu. On éviterait ainsi une rupture possible de l'appareil et une dépense d'air comprimé inutile.
La fig. 3 représente un relais constituant le dispositif de commande d'une variante de la première forme d'exécution. Ici aussi, la mise en oeuvre de la pleine pression entre en jeu dès que la pression h a atteint une cer taine valeur, mais, dans ce relais, l'organe de commande B est soumis à une action méca nique. , Cette action est exercée à l'aide d'un res sort 50 qui peut être bandé à l'aide d'une tringlerie T, et d'un levier 51, au début de la première phase.
L'organe B, constitué par un élément coulissant de forme quelconque muni d'un prolongement 28 tel que décrit ci-dessus, est combiné avec des moyens de verrouillage propres à limiter sa course pendant la pre mière phase, cette course étant suefisante pour actionner une soupape auxiliaire S' pour le dégagement d'étranglements E, mais in suffisante pour permettre l'ouverture de la soupape S. Lesdits moyens sont commandés de façon telle, à l'aide de la pression régnant dans la chambre 16, qu'ils puissent être li bérés dès que cette pression a atteint la va leur convenable.
Ces moyens sont constitués par une sorte de cliquet 52 dont, pour.réduire les frottements au minimum, l'extrémité ac tive vient s'appuyer sur un galet 53 porté par l'organe B.
Ce cliquet est commandé au moyen d'une membrane 54 qui est soumise à l'action de la pression H. Il est évident, toutefois, qu'un piston pourrait rendre le même service.
De toute façon, on conçoit que, dans le dispositif suivant la fig. 3, l'effort pour l'ou verture de la soupape est appliqué sur l'or gane B dès le début de la première phase, mais il n'y est appliqué librement qu'à la fin de ladite phase, lorsque le cliquet est libéré, cette libération se produisant dès que la pres sion h a atteint une certaine valeur.
Bien entendu, l'effort mécanique au cours de la seconde phase pourrait être exercé par un ressort différent du ressort 50, et éven tuellement armé par la pleine pression du ré servoir. En outre, on pourrait imaginer aussi d'agir pendant la première phase à l'aide de moyens mécaniques, et pendant la seconde phase à l'aide de moyens pneumatiques. Dans .d'autres formes d'exécution, la mise en oeuvre de la pleine pression peut ne pas dé pendre directement de la présence d'une cer taine pression h dans la canalisation 10, mais dépendre de l'achèvement d'une certaine course - qui pourra généralement être assez faible - par les organes de l'appareil A, sous l'influence de la pression à la fin de la première phase.
De telles installations pourront compor ter des relais du genre de ceux décrits sur les fi-. 2 ou 3, le distributeur F ou les moyens de verrouillage étant alors commandés par une liaison, par exemple mécanique, interposée entre ces éléments et au moins l'un des or ganes de l'appareil A, comme on l'a supposé dans l'installation suivant la fig. 5, dans la quelle un organe 55 de l'appareil A est dépla- çable d'un mouvement de translation, et agit, par l'intermédiaire d'un doigt 58, sur un levier 56 agissant lui-même sur le distributeur F.
Dans l'installation suivant la fig. 6, on a supposé que l'on disposait, sur l'appareil A, d'un organe 57 déplaçable d'un mouvement de rotation; on peut alors, par exemple, faire comporter à cet organe une came 58, elle- même susceptible d'agir, à l'aide d'un galet 59 et d'une tige 60, sur un distributeur F qui est constitué par un robinet capable, dans la position d'ouverture, de faire accé der l'air sous'pression, venant de la tubulure 15, à la surface T2, par un conduit 61.
Dans les installations suivant les fig. 5 et 6, un très faible effort suffit pour déplacer l'organe 56, respectivement 60. Or, dans la plupart des cas, on disposera, sur les organes de l'appareil A, soumis à la pression h, d'une force importante; il sera donc intéressant d'utiliser une partie de cette force en l'ap pliquant à l'organe de commande B, auquel cas on peut supprimer sur ce dernier toute ac tion pneumatique.
Des installations de ce genre sont repré sentées aux fig. 7 et 8, dans lesquelles il est prévu, pour commander les déplacements de l'organe B, d'une part, un ressort 50 disposé pour amener ledit organe au contact de la soupape<B>S</B>, cette force étant transmise à un balancier 62 agissant sur une tige 63 compor tée par l'organe B et, d'autre part, une came 58 disposée sur l'organe 55, respectivement 57, de façon à venir appliquer la force trans mise audit organe par la pression à. un sys tème cinématique transmettant cette force à la tige 63. , Ce système est avantageusement constitué par le balancier 62 lui-même.
Il est aisé de concevoir que, suivant la force appliquée sur l'organe de l'appareil A, et suivant le rapport des divers bras de le viers pouvant intervenir dans la transmission de cette force, on pourra. finalement appli quer à l'organe de commande B une force suffisante pour lui permettre d'ouvrir la sou pape S.
Les installations suivant les fig. 7 et 8 offrent elles aussi toute sécurité de fonction nement, puisque la pleine pression ne pourra être admise que lorsque les organes de l'appa reil A auront accompli une certaine course sous l'effet de la pression développée à la fin de la première phase; le résultat final, du point de vue sécurité, est donc le même que celui obtenu lorsque l'on commande l'arrivée de la pleine pression directement à l'aide de la pression lz.
Au moyen de ces installations, on peut dont réaliser la commande des appareils fonc tionnant à. l'aide d'un fluide sous pression dans les meilleures conditions du point de vue de la bonne conservation desdits appareils et de la sécurité de fonctionnement.
A la fig. 9, on a représenté un relais constituant le dispositif de commande d'une installation représentée en fig. 10, ce relais étant agencé dans son ensemble de la même façon que le relais de la. fig. 2, le distributeur étant toutefois supprimé grâce aux disposi tions suivantes.
L'organe de commande du relais est cons titué par deux pistons s'appuyant l'un sur l'autre, l'un recevant la pleine pression du réservoir, et l'autre recevant la pression s'é tablissant dans la chambre 16, cet ensemble étant donc tel qu'à l'ensemble des deux pis- tons soit appliquée une force augmentant de valeur au fur et à mesure que la pression croît dans ladite chambre 16, laquelle force devient suffisante pour ouvrir la soupape S lorsque la pression en question atteint une certaine valeur p.
Les deux pistons 102 et 103 sont disposés en tandem et séparés par une rondelle de cuir 115, le piston de plus grand diamètre, 103, étant disposé du côté de la chambre 16 et l'autre piston, 102, étant choisi de diamètre sensiblement égal à celui de la soupape S.
L'air, arrivant dans le cylindre l12, coa- gissant avec le piston 102 de plus faible dia mètre, peut pénétrer vers la chambre 16 par l'intérieur d'un conduit 110 traversant ledit piston en lui étant fixé de façon étanche, par exemple par soudure, et traversant égale ment, mais librement, le piston 103.
Ce piston 103 se termine du côté de la soupape S par une tige creuse 104 de dia mètre extérieur correspondant à celui de l'ou verture 109 d'une garniture 1091 en cuir em bouti, interposée entre le cylindre 113, coagis- sant avec le piston 103 et la chambre 16.
Ladite tige 104 est prolongée par une partie effilée<B>105,</B> elle-même creuse pour le passage du conduit<B>110.</B>
En outre, des canaux 111 sont ménagés dans la tige 104, pour permettre, après que cette tige a pénétré dans le cuir embouti 1091, de faire communiquer la chambre 16 avec la cavité intérieure 112 ménagée dans la tige 104, cavité qui communique elle-même par des orifices 113 et 114 avec la surface de tra vail du piston 103, c'est-à-dire avec l'espace séparant les deux pistons.
Le piston 103 est soumis à l'action d'un ressort de rappel 107; de même, la soupape S est soumise à un ressort 19. Enfin, des ori fices d'échappement 116 et 117 sont prévus dans les cylindres 112 et 113.
Le fonctionnement de l'installation repré sentée à la fig. 10 s'explique de la façon sui vante: L'actionnement du relais s'opère en ma- n#uvrant le robinet C interposé sur les cana- lisations 14 et 15 reliant le cylindre 112 au réservoir 1. L'air, arrivant au contact du pe tit piston 102, le fait descendre, entraînant le grand piston.
L'extrémité 105 de-la tige 104 vient alors au contact de la soupape S, mais la force ap pliquée à l'ensemble n'est pas suffisante pour ouvrir ladite soupape.
Sur cette dernière est prévue au moins une fraisure ou cavité 106 telle que, après que l'extrémité<B>105</B> est venue en contact avec la soupape, l'air arrivant par le conduit<B>110</B> puisse, à travers ladite cavité, s'échapper dans la chambre 16.
En se déplaçant vers la soupape, la tige 104 du grand piston 103 a obturé le passage 109 du cuir embouti. L'air pénétrant dans la chambre 16, et y prenant de la pression, pé- nôtre, d'autre part, dans l'intervalle séparani les deux pistons 102, 103, et ce à travers les passages 111, 112, 113 et 114.
La face active du piston 103 est alors sou mise à l'action d'une pression croissante, jus qu'à ce que, pour une certaine valeur p de cette pression, l'effort total appliqué sur les deux pistons soit suffisant pour ouvrir la sou pape 8 contre l'action des ressorts 107 et 19. L'air à haute pression arrivant par le conduit 12 se précipite alors dans la chambre 16.
Il est aisé de mettre en évidence les forces entrant en jeu, à ce moment. Dans le tableau suivant, on a indiqué dans la colonne de gauche les forces dirigées dans le sens de l'ouverture de la soupape, et, dans la colonne de droite, les résistances s'exerçant en sens opposé.
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Forces <SEP> Résistances
<tb> 1) <SEP> Pression <SEP> P <SEP> du <SEP> réservoir <SEP> sur <SEP> le <SEP> petit <SEP> 1) <SEP> Pression <SEP> P <SEP> sous <SEP> la <SEP> soupape <SEP> S <SEP> = <SEP> d.
<tb> piston <SEP> 102 <SEP> = <SEP> a
<tb> 2) <SEP> Pression <SEP> <I>p</I> <SEP> sur <SEP> le <SEP> grand <SEP> piston <SEP> 103 <SEP> 2) <SEP> Pression <SEP> <I>p</I> <SEP> sous <SEP> la <SEP> tige <SEP> 104 <SEP> = <SEP> e.
<tb> (moins <SEP> la <SEP> pression <SEP> s'exerçant <SEP> sur <SEP> la
<tb> rondelle <SEP> 115) <SEP> = <SEP> b.
<tb> 3)
<SEP> Pression <SEP> <I>p</I> <SEP> sur <SEP> la <SEP> soupape <SEP> S <SEP> = <SEP> c. <SEP> 3) <SEP> Pression <SEP> <I>p</I> <SEP> sous <SEP> le <SEP> petit <SEP> piston <SEP> 102
<tb> (moins <SEP> la <SEP> pression <SEP> sur <SEP> la <SEP> rondelle
<tb> ï15) <SEP> = <SEP> f.
<tb> = <SEP> g.
<tb> 4) <SEP> Résistance <SEP> du <SEP> ressort <SEP> <B>107</B>
<tb> 5) <SEP> Résistance <SEP> du <SEP> ressort <SEP> 19 <SEP> <I>= <SEP> da.</I>
<tb> 6) <SEP> Résistances <SEP> passives <SEP> internes <SEP> = <SEP> i.
On doit avoir, au susdit moment (étant donné que, dans l'hypothèse où les diamètres du piston 102 et de la soupape S sont égaux, <I>a</I> et<I>d</I> se compensent) <I>b</I> -I-- <I>c =</I> e -f- <I>f</I> -f- g -I- h -I- i. Toutes ces valeurs sont des constantes, ou ne dépendent que de p. On pourra donc calcu ler les dimensions du piston<B>103</B> et les ré sistances des ressorts 107 et 19 pour obtenir le déclenchement de la soupape S pour une pression p bien déterminée.
L'égalité des sections du piston 102 et de la soupape permet d'éliminer complètement l'action de la pression P du réservoir, ce qui est important, car cette pression P est plus ou moins variable.
Dans ce qui précède, on a montré la ma- naeuvre du relais pour provoquer l'ouverture de la soupape. Il est aisé de voir que la fer- meture s'obtient simplement en mettant le robinet C à l'échappement. De ce fait, le pis ton 102 est lui-même mis à l'échappement à travers le conduit 14 et ledit robinet. Il re vient donc à sa position initiale sous l'action de la pression P régnant alors dans la cham bre 16. Il entraîne avec lui le tube central 110 ainsi que la rondelle 115, enfilée sur ledit tube. Mais le grand piston reste en bas par suite de la haute pression P qui règne sur sa face active.
En revenant à sa position initiale, le petit piston 102 découvre les orifices 116, de sorte que l'air se trouvant entre les deux pistons s'échappe par ces orifices. Le grand piston remonte alors en entraînant la tige 104 qui débouche l'ouverture 109 par laquelle peut alors s'échapper, vers les orifices 117, l'air de la chambre 16. A ce moment, la soupape S revient sur son siège et tout est ramené à l'é tat de repos.
Il y a généralement intérêt à diminuer le diamètre du grand piston<B>103,</B> afin de réduire l'encombrement du relais. A cet effet, on pourrait prévoir autour de la partie du piston 102 en contact avec la rondelle (partie qui est rétrécie), un cuir embouti analogue au cuir 109'. Dans ces conditions, la contrepression p ne s'exercerait que sur ladite partie rétrécie, et on pourrait diminuer la surface du grand piston d'une quantité telle que la surface en levée soit égale à la différence des surfaces entre le piston 102 et sa partie rétrécie.
Dans une autre installation, représentée sur la fig. 11, le relais B est constitué par un seul piston 120, comportant une tige creuse 121. L'extrémité inférieure de la tige 1.21 ferme une ouverture 122, dès que le pis ton 120 a été sollicité vers le bas, c'est-à-dire vers la soupape. Le réservoir 1 communique encore avec la capacité B, au-dessus du pis ton, par une canalisation 14, 15 comportant sur son parcours un robinet à. trois voies C. En outre, il est prévu, en amont du robinet, un dispositif étrangleur<B>123</B> et, à l'entrée de la capacité B, un second dispositif de ce genre 124. La tige 121 correspond également à sa base à un troisième dispositif du mémë genre 125.
Le fonctionnement de l'installation sui vant la fig. 11 est illustré par les courbes de la fig. 12. Lorsqu'on ouvre le robinet C, il s'exerce sur le piston 120 une pression mon tant progressivement et telle qu'elle assure la mise en contact de la tige 122 avec la soupape S. L'air se répand alors dans la chambre 16 à travers les orifices 124 et 125, et la pression monte lentement. Dès qu'elle a atteint une certaine valeur p, la force qui se trouve ap pliquée au piston 120 devient suffisante pour ouvrir la soupape S.
Pour arrêter le fonctionnement, il suffit encore de tourner le robinet C pour mettre à l'échappement la capacité B.
La fig. 12 montre l'allure générale de la pression P, respectivement dans le réservoir 1, dans la capacité B, et dans la chambre 16, en fonction du temps T. La pression dans le réservoir est représentée par une ligne X à peu près horizontale, tandis que les courbes Y et Z représentent les pressions dans les chambres B et 16. L'endroit où la courbe Z monte brusquement correspond à l'ouverture de la soupape S.
Il sera aisé de calculer de façon conve nable les sections des étranglements<B>123,</B> 124 et 125, en vue d'obtenir des courbes d'allure appropriée.
A titre de variante, on a montré, à la fig. 4, que l'organe obturateur peut être cons titué par un robinet B interposé entre le ré servoir 1 et l'appareil A et comprenant deux lumières 71, 72, l'une de section réduite, l'au tre de large section, à utiliser respectivement pour la première et la seconde phase, le pas sage de la première à la seconde de ces lu mières s'opérant par le fait qu'une butée 73, contre laquelle le robinet est maintenu par un ressort 50, pendant la première phase, est amenée à se déplacer automatiquement, soit directement par l'effet de la pression h, soit par l'effet du déplacement des organes de l'appareil A sous l'influence de la pression à la fin de la première phase.