Hachine rotative pour l'impression polychrome au moyen d'un seul cliché constitué par des masses colorantes. L'invention a pour objet une machine d'impression du type rotatif, pour l'impres sion en couleurs en une seule opération sur des matières en bandes au moyen d'un cliché unique constitué par des masses colorantes.
Elle est principalement destinée à opérer avec des clichés possédant une certaine flexi bilité et notamment avec ceux constitués par des masses colorantes à base de dextrine, de gomme laque, etc. comme décrit dans le bre vet suisse no<B>179470</B> du demandeur.
La machine selon l'invention est carac térisée en ce qu'elle comporte au moins un rouleau porte-cliché et un dispositif pour appliquer contre le cliché porté par le rou leau porte-cliché et avec une certaine pres sion la matière destinée à recevoir l'impres sion, et ceci de telle façon que celle-ci se déplace en contact avec le cliché pendant une partie sensible de la rotation de ce der nier.
Au dessin annexé, on a représenté quel ques exemples d'exécution d'une machine conforme à l'invention: La fig. 1 est une coupe longitudinale suivant la ligne 1-1 de la fig. ?, d'un pre mier exemple; La fig. 2 en est une vue en plan; La fig. 3 représente un schéma d'un au tre mode de réalisation; Les fig. 4 et 5 en montrent deux autres modes de réalisation; La fig. 6 représente un mode de montage des rouleaux mobiles, La fig. 7 montre un montage des rouleaux portant la matière destinée à recevoir l'im pression.
Dans l'exemple de réalisation représenté aux fig. 1 et 2, la machine comporte un bâti 1 ayant la forme d'un cadre et entre les côtés 2 duquel sont montés presque tous les rouleaux et mécanismes de la machine.
A l'une des extrémités du bâti 1 est fixé un rouleau 3 destiné à recevoir et à débiter la matière 4 destinée à recevoir l'impression. Afin. de freiner le déroulement intempestif de ce rouleau et d'éviter des déplacements latéraux, on peut prévoir des freins connus à contrepoids, ou encore un mode de montage analogue à celui de la fig. 7. Dans cet exemple, le rouleau 3 est porté fou par un axe 5 fixé au côté 2 du bâti par un écrou 6 par exemple. A _ son extrémité, le rouleau présente un trou élargi 7 dans lequel est logée une bague ou un godet de frottement 8.
Un ressort à boudin. 9 est emboîté à frot tement doux dans la bague ou le godet 8 et prend appui par son autre extrémité sur la aroi <B>2</B> par l'intermédiaire d'une rondelle 9'. p<B>ï 9</B> Le rouleau 3 entraîne donc ce ressort en ro tation, qui par suite des frottements, est bandé et freine la rotation trop rapide du rouleau et, par conséquent, le déroulement intempestif de la matière.
Au-dessous du rouleau 3 se trouve un deuxième rouleau 10 dont la partie inférieure plonge dans une cuve 11 remplie d'un dis solvant 12 pour les masses colorantes consti tuant le cliché. Ce dissolvant peut être de l'alcool, de l'eau, etc. suivant que les masses colorantes constituant ledit cliché sont à base de produits solubles dans de l'alcool, de l'eau, etc.
Dans la cuve 11 sont également disposées des brosses 13 qui concourent, par leur ac tion de frottement, à réaliser une humidifi cation très uniforme, par exemple dans le cas où la matière ne s'imbibe que très diffi cilement et l'humidification risquerait d'être incomplète par la simple plongée dans la cuve 11. Au delà du rouleau 10 et au-dessus de la cuve 11 est située une paire de rou leaux tangents 14 servant à enlever de la matière 4 à l'excès de solvant et à le restituer à la cuve 11.
Dans le cas où le dissolvant employé. est volatil, on pourra disposer la cuve 11, les rouleaux 10, 14, 15 dans un bâti 11' pourvu de fentes<I>bc</I> pour l'entrée et la sortie de la matière 4.
Au delà de ces rouleaux se trouvent un ou plusieurs rouleaux 1.5 et des barres 16 servant à tendre et déplier la matière avant son impression et dont le nombre peut être variable suivant les besoins. La dernière de ces barres, 16', est située au-dessus du rou leau 17 portant le cliché 18 (fig. 2). Ce cli- cbé peut être fixé sur le rouleau par collage, agrafage ou tout autre moyen. Ce cliché est de préférence constitué par des masses colo rantes à base de gomme laque, de dextrine ou produits analogues et ne possède aucun support.
Il possède un certain degré de flexibilité, est disposé autour du rouleau 17 sans l'in terposition d'aucune pièce intermédiaire et peut, par conséquent, être utilisé jusqu'à son épuisement complet.
Il faut noter que, dans certains cas, il est préférable de ne pas fixer le cliché sur le rouleau 17, car au cours de l'opération une certaine traction latérale s'exerce sur la sur face du cliché et risque de le détériorer si sa hase est immobilisée sur le rouleau.
Le rouleau 17 est logé dans des rainures 1.9 du bâti 1 et tourne dans des paliers 20 fixés sur les parois 2. La. barre 16' est dis posée par rapport au rouleau 17 de manière que ces deux organes aient un même plan tangent, de préférence vertical.
De part et d'autre du rouleau principal 17 sont disposés dans des paliers 21 et des rainures 22 deux autres rouleaux 23 sur les quels passe une toile 24 sans fin en une ma tière élastique ou déformable, telle que du caoutchouc ou du métal par exemple. Cette toile 24 passe également sous le rouleau prin cipal qu'il entoure plus ou moins suivant la position donnée aux rouleaux 23. De plus, cette toile est maintenue tendue par un rou leau 25 disposé à la partie inférieure de la machine. Ce rouleau 25 est mobile verticale ment et peut appliquer une pression plus ou moins forte à la toile 24 qui transmet cette pression en l'atténuant légèrement, par suite de son élasticité, à la matière 4 qui est en contact avec le cliché.
Cette pression peut être réglée, et c'est à cet effet que le rou leau 25 est rendu mobile. Il est monté fou sur un axe 26 placé à ses deux bouts dans des rainures 29 du bâti (fig. 6). Cet axe 26 peut également être rendu solidaire de res sorts 30 dont une extrémité est fixée en des points variables 31 (fig. 1). On peut aussi employer tout dispositif connu pour régler la pression aux deux ex trémités de l'axe 26.
On. peut encore, comme c'est le cas de la fig. 6, remplacer les ressorts 30 par des con trepoids 39 calibrés et montés sur l'axe 26 par exemple.
La toile 24 peut plonger dans une cuve 40 comportant de préférence des brosses 41. qui malgré les déplacements verticaux du rouleau 25 seront pratiquement toujours en contact avec la toile 24. Cette cuve est rem plie d'un liquide approprié pour opérer le nettoyage et le lavage de cette toile au cours d'impression.
Au delà du rouleau principal 17 et, de préférence, à une certaine distance de celui- ci sont situés deux rouleaux tangents 42 en tre lesquels passe la matière imprimée. On peut prévoir dans l'espace situé entre le rou leau 17 et ces rouleaux, un ventilateur ou tout autre dispositif de séchage. Au dessin, on n'a pas représenté un tel dispositif de sé chage mais par contre on y a figuré une toile protectrice 43 se déroulant d'un rouleau 44, s'enroulant sur un autre rouleau 45 par exemple et recouvrant la matière imprimée 4 au moment du passage de celle-ci entre les rouleaux 42. Sur les axes des rouleaux 44 et 45 sont montées, respectivement, des pou lies 51 et 52 par exemple, sur ,lesquelles passe une courroie 53.
La poulie 51 est de préférence d'un diamètre supérieur à celui de la poulie 52. La périphérie de la poulie 51 peut être, notamment, recouverte de caout- cbouc, ébonite ou autre, tandis que celle de la poulie 52 peut être métallique.
La matière 4 entraîne par exemple ou est entraînée par les rouleaux 42 qui contri buent au déroulement de la toile 43 qui s'ap plique sur la matière imprimée et la protège contre toute détérioration. La poulie 51 en traîne la poulie 52 qui tourne à une vitesse plus grande et rattrape la toile 43 se trou vant entre les rouleaux 42 et 45. De plus, comme la périphérie de la poulie 51 est en caoutchouc, le déroulement intempestif de la toile 43 est freiné. Dans le cas où la matière 4 est suffi samment résistante, on peut l'entraîner en actionnant les rouleaux 42 soit à la main par un volant 47, soit par un moteur.
Si la ma tière n'est pas assez résistante, l'entraîne ment aura lieu en actionnant le rouleau prin cipal 17 ou les rouleaux 23 suivant l'état de dureté du cliché 18, tandis que les rouleaux 42 ne feront que rattraper et tendre légère ment la matière arrivant de ces rouleaux 17 ou 23.
Dans le cas où l'impression nécessite l'em ploi de fixateurs, on pourra disposer au delà de la machine et dans son prolongement une caisse à vapeur ou tout autre dispositif ap proprié indispensable pour cette opération.
Le fonctionnement de la machine est évi dent: La matière 4 enroulée sur le rouleau 3 reçoit tout d'abord la quantité de solvant né cessaire pour l'impression. L'excès de ce sol vant est évacué par les rouleaux 14 et la matière après avoir été dépliée par les bar res 16 arrive tangentiellement en contact avec le rouleau 17. Elle est appliquée con tre le cliché 18 par la toile 24 qui l'entoure et se dirige une fois l'impression effectuée vers le séchage, les rouleaux 42 et, éventuel lement vers les dispositifs de fixation.
A la fig. 3, on a représenté une variante suivant laquelle on dispose les rouleaux 17 et 23 dans des rainures 19 et 22 inclinées. Un rouleau auxiliaire 48 éloigne la toile _'4 et empêche le brin a de toucher le rouleau 17. La cuve 11 est supprimée et on humecte directement et simultanément le cliché et la matière par un pulvérisateur 49, agissant dans la fente existant entre les rouleau:: 17 et 23 et tangentiellement au rouleau 1.7. On peut également conserver la disposition ver ticale des rainures et disposer le pulvérisa. teur directement au-dessus du rouleau 17.
Il est évident que la vitesse à laquelle s'opère l'impression est variable, d'une part, avec la pression exercée sur le cliché et, d'autre part, avec le degré d'enveloppement du rouleau par la matière ainsi qu'avec le diamètre de ce rouleau. La pression étant limitée par la nature du cliché, et les dimen- sions du rouleau par l'espace disponible, on peut augmenter dans d'assez grandes pro portions la vitesse de l'opération en augmen tant le degré d'enveloppement du rouleau 17 et l'amener jusqu'à 90-95%. Ceci présente encore un autre avantage.
La distance entre les rouleaux 23 devenant très faible, il de vient possible d'utiliser des solvants très vo latils qui risqueraient de s'évaporer trop ra pidement s'ils étaient appliqués sur une sur face ouverte très grande, comme dans le cas de la machine représentée à la fig. 1.
A la fig. 4, on a représenté un mode d'exécution de la machine dans lequel on effectue l'impression simultanée de deux ma tières 4 et 4' enroulées sur des rouleaux 5 et 5'. Ces matières passent dans une cuve 11 et sortent en c et c'. Entre les deux brins des matières 4 et 4' est situé un rouleau 60 freiné (comme expliqué plus haut par exem ple); et portant une toile 24. Les matières 4 et 4' viennent se loger de part et d'autre de la toile 24 et passent successivement sur deux rouleaux 17, 17' portant chacun un cliché, autour desquels ces matières et la toile sont ainsi disposées en S. Le rouleau 17 imprime sur 4, et 17' sur 4'.
Les matières continuent leur chemin dans le sens des flèches et il est prévu deux dispositifs de nettoyage, 43 et 43', enroulés sur des rouleaux 44, 45 et 44', 45'. La pression des matières 4 et 4' est ainsi assurée par le freinage du rouleau 60 et par la tension de la toile 24 qui applique successivement 4 contre le rouleau 17 et 4' contre 17'.
A la fig. 5, on a représenté un schéma d'une machine dans laquelle la matière 4 des tinée à recevoir l'impression est appliquée contre le rouleau imprimeur 17 par de l'air comprimé admis en 61 et distribué uniformé ment sur tout le pourtour du rouleau par des dispositifs quelconques non représentés. Cette disposition est tout particulièrement in téressante dans le cas où le cliché étant très souple, on ne peut pas employer une trop forte pression pour appliquer la matière con tre le rouleau sans risquer de détériorer le cliché. On peut également cacher certaines par ties du cliché en utilisant des caches appli qués directement sur le cliché.