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" Machine pour le secrétage des peaux. "
Demande de brevet allemand en sa faveur du 22 Mars 1929 ------------
On sait qu'il existe des machines de secrétage dans lesquelles une brosse trempant dans le liquide mor- dant,transporte celui-ci sur une peau garnie de poils.
Comme le mordant n'adhère à la brosse qu'en quantité très faibles, le Volume de liquide que la brosse reporte sur la peau échappe à tout contrôle et il est moindre que celui qu'exige un secrétage bien conduit. On doit donc faire plusieurs passes successives, ce qui entraine une perte de temps considérable. Cet inconvénient apparait lors même que le secrétage a lieu à la main, puisque
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puisque le mordant doit être appliqué deux fois, une fois suivant le poil et une seconde fois à contre-poil.
La présente invention a pour objet une machine de secrétage dans laquelle le mordant est transporté di- rectement sur la peau par une bande sans fin passant sur un rouleau et faite de matière poreuse et élastique, par exemple,de caoutchouc spongieux; elle trempe dans le mor- dant et coopère avec un rouleau exerçant une contre- pression ; une brosse agit concurremment avec une seconde bande sans fin qui l'entoure et introduit le mordant , dans la peau par friction. On réussit donc,non seulement à appliquer le mordant en quantité suffisante en une seule passe de la machine, mais encore à l'introduire dans le poil aussi fortement que l'exige l'opération de feutrage à laquelle le poil est ensuite soumis.
De plus,la nouvelle machine accomplit le transport de la peau de manière absolument sure;:elle ne détermine d'autre part, aucune projection de mordant.
Cette machine offre d'ailleurs encore un autre avantage. Des mécomptes auxquels ont donné lieu les machines que l'on trouve dans le commerce ont obligé à recourir au travail à la main qui.nécessairement, @ met l'ouvrier en contact avec le mordant contenant du mercure et qui, par conséquent, porte souvent atteinte à la santé. Par contre, la nouvelle machine remédie égale- ment à ces inconvénients, libère l'ouvrier d'un travail ' qui lui est nuisible et satisfait par conséquent aux exigences
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exigences depuis longtemps reconnues de l'hygiène.
Aux dessins annexés, on a représenté à titre d'exemple,une forme d'exécution de la machine qui fait l'objet de l'invention :
La fig.l représente la machine vue de face.
La fig. 2 est une section transversale par le milieu de la machine.
Aux montants 5 et 6 reliés entre eux par des tirants 1, 2, 3, 4 sont fixés des chevalets 7 et 8, entre lesquels sont disposés les deux rouleaux en caout- chouc 9 et 10 servant du secrétage. Le rouleau supérieur
9 est monté dans deux paliers 11 qui sont guidés dans les chevalets 7 et 8 et qui appuient contre les ressorts
13, logés dans les plaques de support 12. Des vis 14 per- mettent de régler à volonté la tension de ces ressorts.
Le rouleau inférieur 10 repose également sur deux paliers 15 et o'est sur lui que passe la bande 16, faite en caoutchouc spongieux ou en une matière poreuse et élastique du même genre. Cette bande trempe dans le mordant liquide contenu dans le récipient 17. Pour que la bande soit toujours légèrement tendue, on a introduit à son extrémité inférieure,un rouleau ou tube 18. Au dessous du rouleau de secrétage 10,se trouvent les rou- leaux essoreurs 19 et 20 dont le premier,situé derrière, est monté dans des paliers 21. Le rouleau antérieur 20 est tourillonné dans des paliers 22 que l'on peut dépla- cer horizontalement en agissant sur le volant 23 et sur la tige filetée 24, et rapprocher ou éloigner ce rouleau et le rouleau 19.
Ce rapprochement sert à expulser, au besoin partiellement, le mordant lipide qui imprègne la bande en caoutchouc spongieux,selon la quantité de mordant
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mordant que l'on désire appliquer à la peau qui est traitée
Derrière les rouleaux de secrétage 9 et 10, sont établis deux autres rouleaux en caoutchouc 25 et 26,mon- tés sur les paliers 27 et 28. Les paliers du dessus constituent des éléments souples et portent contre des ressorts 29,logeant dans la plaque 12. On peut régler à volonté la tension des ressorts en agissant sur des vi s 30.
Sur le rouleau 25 passe la bande sans fin 31 faite en toile caoutchoutée ou en matière similaire; elle est guidée par dessus le rouleau de caoutchouc 33 monté dans les paliers 32 et peut être tendue par les rouleaux 34 et 35. Ceux-ci reposent dans les oeillets des deux vis de calage 36 et 37. La vitesse de translation de la bande 31 est égale à la vitesse périphérique du rouleau de secrétage.
Un rouleau à brosse 35,tournant bien plus vite que la bande 31 combine son action à celle de cette bande; il est supporté sur ses deux côtés par des paliers 39 et est actionné par l'arbre principal 42 au m@yen d'une courroie et des deux poulies 40 et 41.L'arbre prin- cipal reçoit le mouvement de rotation d!une poulie 66 et il actionne le rouleau de secrétage et la bande 31. Sur l'autre extrémité de l'arbre principal 42 est fixée la coroue à chaine 45,dont l'action est (ordonnée à celle de la roue à chaine 45 par l'intermédiaire de la chaine 44.
La roue 45 est montée sur le moyeu d'une roue à chaîne 46 qui tourne autour de l'axe 65 fixé au palier 64 et qui actionne la roue à chaîne 48 et l'arbre 49 , par l'entremise de la chaîne 47. Sur l'extrémité opposé , de
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de l'arbre 49, est montée la roue dentée 50 qui engrène d'une part avec la roue dentée 51,clavetée sur l'arbre du rouleau inférieur de secrétage, et d'autre part avec la roue dentée 52 entrainant le rouleau de caoutchouc 28 et coopérant avec la roue 53 fixée sur l'arbre du rouleau 25. De cette façon,on actionne non seulement la bande en caoutchouc spongieux,mais aussi la bande 31.
L'arbre 49 porte également la roue dentée 54 qui entraine,au moyen de la chaîne 55 (fig.2) la roue à chaine 56 et le rouleau de caoutchouc 57 situé en des- sous du rouleau à brosses. Le rouleau 57 est porté par des paliers 58 fixés aux montants 5 et 6 et sert à guider la bande de transport 59 qui passe aussi par dessus le rou leau 60. Celui-ci est également monté dans deux paliers 61 fixés aux montants principaux et pouvant être dépla- cés au moyen du volant 62 et des tiges filetées 63.
Sur un des chevalets 7 ou 8 est fixé un dispositif servant à mesurer le volume de mordant introduit dans la peau; ce dispositif comprend un manomètre à liquide 67 relié à un tuyau en caoutchouc 68 et un tube en verre 69 qui plonge dans le mordant que contient le réservoir d'approvisionnement 17 ; on est donc renseigné sur la quantité de liquide introduit en lisant l'échelle graduée du manomètre dont une division correspond à un litre de mordant. De cette manière, on peut à chaque instant connaître la quantité de mordant utilisée pour des peaux en nombre déterminé.
Il est très important de controler la quantité de mordant destinée à chacune des peaux traitées,puisque de
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de la quantité exigée par chaque variété de peau,dépend le succès du traitement ultérieur que les poils doivent subir au cours de la fabrication du chapeau. Ce n'est que grâce à l'appareil de mesure que l'on peut régler l'addition de mordant de manière que la peau reçoive exactement la quantité nécessaire.
La machine qui vient d'être décrite fonctionne de la façon suivante :
La peau à traiter est introduite entre les rouleaux de secrétage 9 et 10 , la face recouverte de poile étant tournée vers les bas. Les poils de la peau entrent en contact avec la bande de caoutchouc spongieux 16 et reçoivent d'elle le mordant. Si la quantité de mordant est trop forte,on fait presser davantage le rouleau essoreur 20 sur la bande de caoutchouc spon- gieux pour qu'une partie du liquide en soit expulsé.
Après passage sur le rouleau de secrétage,la peau pénètre entre les rouleaux 25 et 26 qui la portent vers le rouleau à brosses 38. Celui-ci repousse la peau vers le haut et l'appuie contre la bande 31 tournant à la @ @ même vitesse que les rouleaux de secrétage 9 et 10.
La peau est ainsi prise entre la bande 31 et le rouleau à brosses 38 qui tournent plus vite que la bande 31, et introduit de force le mordant dans les poils de la peau. L'opération terminée,la peau tombe sur la bande de transport 59 qui l'éloigné.!Aucune projection de liquide n'est à craindre pendant son introduction dans la peau grâce à la bande 31. Le personnel est donc à l'abri des effets pernicieux du mordant.
Après avoir fait passer sur la machine,un nombre déterminé de peaux, on lit sur l'échelle manométriaue
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manométrique la quantité de mordant utilisée sur ces peaux. Le contrôle est donc permanent, ce qui est de grande importance au point de vue de la préparation ultérieure que le poil doit subir. Si l'ouvrier estime que la quantité de mordant consommé est excessive,il comprime de plus en plus la bande de caoutchouc spongieux au moyen des rouleaux essoreurs 19 et 20; si la consomma- tion est trop faible,il sépare davantage les rouleaux. Il possède donc le moyen de régler à volonté l'action de la machine.
Résumé
10- Une machine destinée au secrétage des peaux, caractérisée en ce que le mordant est directement porté sur la peau par une bande sans fin en matière poreuse et élastique, telle que le caoutchouc spongieux, cette bande passant sur un rouleau trempant dans le mordant et ooopé- rant avec un rouleau de contre-pression,- le mordant étant ensuite introduit par friction dans la peau au moyen d'une brosse qui coopère avec une seconde bande sans fin qui l'entoure et qui est faite de toile caoutchoutée ou de matière similaire.
20- Un appareil de mesure adjoint à la machine précitée et donnant le volume de mordant introduit dans la peau.
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