Parafoudre. Dans des parafoudres connus, à, soufflage magnétique, l'arc est soufflé entre deux électrodes de telle façon qu'il s'allonge pro gressivement, jusqu'à son extinction. Celle-ci se produit alors à une longueur indéterminée de l'arc. laquelle est toujours plus grande que celle réellement nécessaire pour obtenir sa. rupture. De ce fait, ces parafoudres don- lient lieu à une production de chaleur con sidérable et au développement d'une quantité de gaz plus forte que celle strictement inévi table. Ces deux phénomènes diminuent la vitesse d'extinction de l'arc et augmentent l'usure de l'appareil.
La présente invention a pour but de re médier à. cet inconvénient. Elle a pour objet un parafoudre à éclateur et à soufflage ma gnétique provoquant un déplacement circu laire de l'arc. Ce parafoudre est caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, des élec trodes de soufflage constituées par deux dis ques parallèles et, d'autre part, un éclateur placé entre ces disques et constitué par une saillie fixée à l'un des disques et dirigée vers l'autre disque, la largeur de cette sail lie dans la direction du soufflage étant fai ble par rapport à la, trajectoire de l'arc. On disposera, de préférence, les deux électrodes de soufflage horizontalement, de façon que l'arc se mouvant entre elles ait une position verticale.
Ainsi les gaz qu'il produit et qui s'échappent vers le haut ne peuvent pas en traîner cet arc et l'allonger en l'incurvant.
L'invention s'applique particulièrement, quoique non exclusivement, aux parafoudres pour installations électriques à basse tension.
Le dessin ci-annexé montre un exemple d'exécution de l'objet de l'invention; la fig. 1. en est un schéma, tandis que la fig. 2 mon tre le parafoudre en coupe; la fig. 3 repré sente un détail du parafoudre.
Dans ce dessin, le réseau est indiqué par 1. Le parafoudre qui y est relié par une borne 2 comprend un éclateur principal 3. un éclateur auxiliaire 4 et une bobine de soufflage 5, dont l'une des bornes est reliée à la terre. L'éclateur principal 3 est consti tué par une demi-sphère 6 fixée à un dis que 7. En face du disque 7, parallèlement à celui-ci, est prévu un deuxième disque simi laire 8, placé à une distance bien déterminée du sommet de la demi-sphère 6. Les disques 7 et 8 formant électrodes de soufflage sont isolés l'un de l'autre par un manchon 9, au quel ils sont fixés. Sur ce même manchon est fixée également la bobine de soufflage 5 se trouvant en dessous du disque 8.
Comme montré sur la fig. 3, le disque 8 est échancré dans sa portion faisant face à l'éclateur 6. Dans cette figure, l'éclateur est indiqué en traits mixtes et une flèche indi que le sens du déplacement de l'arc. Les échancrures ainsi que l'entaille radiale com plète du disque 8 ont pour but d'éviter la production de courants de Foucault qui d6ter- mineraient un retard dans l'établissement du champ magnétique et de permettre ainsi un soufflage instantané de l'étincelle s'amorçant entre l'éclateur 6 et le disque 8.
En dessous du manchon 9 et dans l'axe de celui-ci est prévu un isolateur 10 auquel est scellée une tôle 11 portant l'éclateur auxiliaire 12, dont le sommet est placé en face d'un disque 13, relié électriquement au disque 8 par l'intermédiaire du circuit ma gnétique interne 15. La sortie de la bobine 5 s'effectue par un conducteur 17 qui est relié à la terre par une borne 16. Le disque 7 est relié au réseau par l'intermédiaire de l'axe central 14 du parafoudre et de la borne 2.
La bobine 5 est enroulée en spirale entre deux circuits magnétiques 15, de telle sorte qu'elle produit un champ radial entre les électrodes 7 et 8. Chacun des circuits magné tiques 15 est constitué par un ruban de tôle, également enroulé en spirale.
L'ensemble du circuit 15 et de la bobine 5 est obtenu en enroulant le ruban de tôle du circuit magné tique intérieur, puis un ruban de cuivre et enfin le ruban de tôle du circuit magnétique extérieur à. la bobine. La bobine de cuivre est isolée de ses deux circuits magnétiques. Le fonctionnement du dispositif est le suivant: dès que l'arc s'amorce entre l'écla- teur principal 6 et son électrode inférieure 8.
il est soufflé par le champ radial engrendré par la bobine 5 entre les disques 7 et 8 et chassé sur ces disques. Cet arc vertical s'al longe ainsi très brusquement, son point d'at tache supérieur étant rapidement reporté de l'éclateur 6 au disque 7. A ce moment, l'arc subsiste dans sa position verticale et sa lon gueur, égale à la distance choisie entre les disques 7 et 8, est la plus favorable pour son extinction.
Sous l'action du soufflage, l'arc ainsi allongé subit une translation ra pide autour de l'axe 14 en suivant l'enve loppe d'un cylindre fictif dont le rayon se rait égal à la distance entre l'éclateur 6 et cet axe 14; ses points d'attache glissent le long des électrodes 7 et 8 et l'arc garde ainsi une longueur constante jusqu'à son extinc Lion. Cette dernière se produit normalement après une translation de l'arc correspondant approximativement à un déplacement angu laire de l'ordre de 180 . Comme l'allonge ment de l'arc est strictement limité, l'énergie qu'il dissipe et la quantité de gaz qu'il déve loppe sont réduits au strict minimum, ce qui accélère son extinction.
Par ailleurs, puisque dès la production de l'arc celui-ci est chassé sur les électrodes de soufflage 7 et ?, l'éclateur 6 n'est pas brûlé par l'arc et la distance 6-8 de laquelle dé pend la tension d'amorçage du parafoudre reste constante à l'usage.
L'éclateur auxiliaire 4, branché en déri vation aux bornes de la bobine de soufflage, est destiné à livrer passage aux courants a haute fréquence qui ne pourraient traverser la bobine de soufflage par suite de son im pédance.