Relais servomoteur à résonance. Il est de pratique courante d'utiliser des relais à résonance, comportant notamment des lames vibrantes accordées, comme appareils de réception des courants à fréquences musi cales superposés sur les réseaux de distribution d'électi?icité.
De nombreux dispositifs ont été réalisés pour rendre ces relais suffisamment sélectifs, afin de les soustraire à Faction intempestive soit des courants superposés de fréquences différentes de celles des lames vibrantes, soit des courants d'harmoniques éventuels. On a également imaginé de nombreux moyens pour augmenter le plus possible l'intervalle des tensions entre lesquelles ces relais fonctionnent correctement.
La présente invention a pour objet un relais servomoteur à résonance établi en vue d'augmenter à la fois la sélectivité du relais et l'intervalle des tensions de commande du relais.
La fig. 1 du dessin ci-annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention la fig. 2 montre une variante d'un détail de celle-ci.
Sur la fig. 1, on a désigné par 1 et 2 respectivement les deux lames vibrantes d'un relais à résonance; ces lames sont fixées sur un circuit magnétique 3, polarisé ou non, dont 4 est l'enroulement d'excitation. Les lames 1 et 2 portent respectivement à leurs extré mités des cliquets 5 et 6 (constitués, par exemple, par des lames très élastiques). Ces cliquets peuvent entraîner respectivement les roues à rochet 7 et 8, quand les lames vibrantes qui les portent entrent en vibration. Les roues 7 et 8 sont montées sur un même arbre 9. Cet arbre porte deux masselottes <B>10,</B> re liées respectivement à l'arbre par deux ressorts 11. Ces masselottes tournent à l'intérieur d'un tambour 12, monté sur un arbre 13. Le tambour 12 présente à l'intérieur un ou plu sieurs crans 14.
Les arbres 9 et 13 sont abso lument indépendants pour toute vitesse de l'arbre 9 inférieure à celle pour laquelle, sous l'effet de la force centrifuge, les masselottes 10 viennent buter contre un des crans 14 et entraîner ainsi le tambour 12 et, par suite, l'arbre 13.
L'arbre 13 porte un pignon 15 qui, par suite de la dérhultiplication des pignons 16, 17 et 18, entraîne l'arbre 19. Cet arbre porte deux doigts 20 et 21, respectivement placés à l'aplomb des cliquets 4 et 6 et décalés entre eux d'un angle convenable, par exemple 180 .
La fig. 1 représente le doigt 21, appuyé sur le cliquet qui est ainsi débrayé d'avec la roue à rochet 8; par contre, le cliquet 5 est en prise avec la roue à rochet 7. Chaque rotation de l'arbre 19 provoque une manoeuvre électrique ou mécanique.
Le fonctionnement du relais décrit est facile à comprendre: pour toute vibration re lativement faible de la lame 1, donnant lieu à un entraînement de la roue 7, par l'inter médiaire du cliquet 5, à une vitesse insuffisante pour que les masselottes 10 viennent buter contre un cran 14 du tambour 12, sous l'ac tion de la force centrifuge, l'arbre 13 ne sera pas entraîné. Dans ces conditions l'arbre de commande 19 ne changera pas de position.
Au contraire, pour toute vibration normale de la lame 1, correspondant à une alimentation normale de la bobine 4, la vitesse de la roue 7 sera telle que les masselottes 10 viendront buter contre un des crans 14 -du tambour 12 et l'arbre 13 sera entraîné, ainsi- d'ailleurs que l'arbre 19, par l'intermédiaire des pignons 15, 16, 17, 18 jusqu'à ce que le doigt 20 vienne débrayer le cliquet 5 d'avec la roue à rochet 7. A ce moment, l'arbre 19 sera placé dans une position de commande déter minée et le cliquet 6 sera revenu en prise avec la roue à rbchet 8 et prêt à effectuer sa manoeuvre.
Dans la variante de la fig. 2, les masse lottes 10 sont remplacées par une pièce 23 qui peut coulisser sur une tige 22 portée par l'arbre 9, la tige 22 et la pièce 23 pouvant être équilibrées. L'arbre 13 porte alors un toc d'entraînement 24.
Le fonctionnement est le même que celui précédemment décrit. A partir d'une certaine vitesse, la pièce 23 s'écarte suffisamment de l'arbre 9 en glissant sur la tige 22, pour venir buter sur le toc 24, quand se dernier occupe la position supérieure de sa révolution (l'arbre 13 étant, bien entendu, supposé hori zontal); à ce moment, l'arbre 9 entraîne l'arbre 13.
On comprend qu'avec les dispositifs décrits, on élimine toute action relativement faible des lames vibrantes, correspondant à une alimentation anormale ou défectueuse de l'en roulement du relais.
Les dispositifs décrits sont indépendants du nombre des lames vibrantes, du nombre et de la nature des commandes à effectuer et, enfin, de la position du dernier arbre par rapport à l'ensemble des pièces et de ses positions d'arrêt; ils sont également indépen dants des moyens de débrayage des cliquets; ils s'appliquent aussi bien si les roues à rochet sont normalement folles sur le premier arbre moteur dont elles ne sont rendues solidaires, par un effet de force centrifuge, qu'à partir d'une certaine vitesse.