Procédé de fabrication d'éléments conducteurs à isolant minéral. On sait que l'on emploie aujourd'hui fré quemment des résistances, conducteurs ou câbles électriques, dont l'isolant est constitué par une poudre minérale maintenue en place par une gaine ou enveloppe extérieure.
Ces câbles, qui présentent le grand avan tage d'être incombustibles, se fabriquent gé néralement de deux façons. Le mode le plus simple consiste à placer dans une gaine mé tallique tubulaire le ou les cylindres métal liques devant constituer les conducteurs, à remplir l'intervalle avec la poudre minérale à utiliser, puis à faire subir à l'ensemble ainsi constitué un allongement, par exemple par laminage ou tréfilage.
Un autre procédé, donnant de meilleurs résultats, consiste à for mer "in situ" la poudre minérale; par exem ple, les conducteurs sont entourés de fils ou bandes de magnésium et placés dans la gaine extérieure; puis un courant de vapeur d'eau est envoyé dans cette gaine, le magnésium se transforme sur place en magnésie qui foisonne et emplit complètement l'espace vide intérieur à la gaine.
Le premier de ces procédés présente le grave inconvénient qu'il est difficile de maintenir les conducteurs en place par rap port à la gaine au cours des diverses opéra tions, et que, par suite, on risque d'obtenir des câbles mal centrés.
La présente invention a pour objet un procédé évitant cet inconvénient et consistant - à utiliser comme isolant une poudre minérale à laquelle on donne par forte compression la forme d'éléments susceptibles de former par leur association un corps présentant au moins un canal qui reçoit le conducteur, après quoi l'ensemble est soumis à un lami nage, tréfilage ou autre traitement pour ra mener la poudre à son état pulvérulent initial.
La description suivante et les figures annexées indiquent, à titre d'exemples, di verses formes de réalisation du procédé con forme à l'invention.
La fi-. 1 montre, en perspective, un élé ment pour ébauche de câble à trois conduc teurs; La fig. 2 montre, en coupe partielle, une ébauche pour câble à un conducteur suivant l'invention; Les fig. 3 et 4 montrent, en coupe, des éléments s'emboîtant les uns dans les autres; La fig. 5 montre une partie d'élément pouvant être appliquée sur une ébauche ou un câble de grande longueur; La fig. 6 montre la façon d'utiliser, pour la fabrication directe et continue d'un câble, les parties d'éléments de la fig. 5;
La fig. 7 montre, en perspective, un élé ment coupé par une section hélicoïdale; La fig. 8 montre une autre forme d'élé ment.
Pour faire une ébauche de faible longueur destinée à subir un allongement ultérieur par tréfilage, laminage ou autrement, on peut employer des blocs cylindriques de poudre comprimée à la presse et présentant des ou vertures que l'on enfile sur les barres mé talliques destinées à former les conducteurs.
La fig. 1 montre un bloc semblable des tiné à un câble à trois conducteurs; la fig. 2 montre l'ensemble d'une ébauche destinée à la fabrication d'un conducteur isolé et sous gaine.
Sur une barre conductrice 1, par exemple en cuivre, sont enfilés des éléments cylin driques 2, en poudre comprimée, semblables à ceux de la fig. 1, sauf qu'ils comportent une seule ouverture centrale au lieu de trois. L'ensemble est entouré d'une gaine 3, par exemple d'un tube de plomb, puis le tout ainsi formé est allongé par un procédé con venable, laminage, étirage, etc.; pendant les manipulations, les éléments 2 maintiennent le conducteur 1 parfaitement centré par rapport à l'enveloppe 3.
Pour augmenter la cohérence des éléments, ils pourront être traités par trempage dans des solutions appropriées, par exemple d'acide borique, suivi de séchage; on pourra aussi garnir extérieurement ou intérieurement, ou de ces deux côtés à la fois, les blocs perforés de gaines très minces, soit en métal, soit en papier, l'épaisseur de ces gaines étant abso lument négligeable vis-à-vis des autres di mensions de l'élément; naturellement, les bases de l'élément ne seront pas recouvertes. Ces gaines pourront être placées dans les moules préalablement au pressage, ou être appliquées sur les éléments formés; elles pourront également consister en une couche d'un enduit convenable se solidifiant par sé chage.
Pour éviter les déplacements latéraux des éléments, on pourra leur donner une forme telle qu'ils s'emboîtent les uns dans les au tres, le joint n'étant pas de la sorte normal en tous ses points à l'axe du câble ou de l'ébauche; la fig. 3 montre ainsi plusieurs éléments 4, 5 et 6 s'emboîtant les uns dans les autres grâce à des joints tronconiques 7, ces éléments étant recouverts par des enve loppes intérieure 8 et extérieure 9, en sub stance convenable, par exemple en papier: La fig. 4 montre un autre mode de réali sation dans lequel le joint 10 est sphéroïdal.
Il est d'ailleurs évident que beaucoup d'autres formes pourraient être envisagées et celles représentées et décrites ci-dessus ne l'ont été qu'à titre d'exemple non limitatif.
Le procédé consistant à enfiler des élé ments perforés sur les barres conductrices ne peut évidemment s'appliquer que pour des barres d'assez faible longueur (quelques mè tres); on pourra donc ainsi établir seulement des ébauches assez courtes destinées à être transformées en résistances ou sections de câbles par allongement, mais on ne saurait envisager l'emploi de ce procédé dès que les éléments doivent entourer des conducteurs ou barres de grandes longueurs ne devant pas subir un traitement d'allongement ou ne su bir que des allongements très faibles.
Dans ce cas, les éléments seront séparés en plusieurs parties par des sections longitu dinales. On pourra par exemple séparer un des éléments montrés' sur la fig. 3 ou la fig. 4 par un ou plusieurs plans passant par l'axe ou au contraire ne le rencontrant pas pour allonger les lignes de fuite que pourraient amorcer les joints. La fig. 5 montre, en pers pective, une moitié d'un élément 13 comme celui de la fig. 4.
La fi-. 6 montre, à titre d'exemple, com ment un câble à un conducteur et à tresse extérieure peut être fabriqué d'une façon continue au moyen de parties d'éléments comme celles représentées sur la fig. 5.
Le conducteur 1 est entraîné d'un mouve ment continu dans le sens de la flèche; au fur et à mesure de son passage, on l'entoure d'éléments 11, 12 semblables à celui de la fig. 5; la fi-. 6 montre un élément 13 qui va être mis en place, l'ensemble est recou vert d'une tresse 14, par exemple de matière textile, au moyen d'une machine de type connu. L'introduction des parties d'éléments telles que 13 se faisant à l'endroit où la tresse va se resserrer sur le câble, on voit que ces parties sont maintenues en place à la fois par leurs emboîtements et par la tresse extérieure; il sera naturellement pré férable de décaler les uns par rapport aux autres les plans sectionnant les éléments suc cessifs en plusieurs parties.
Pour rendre plus difficile les glissements des parties d'éléments les unes sur les autres et allonger les zones de clivage, les sections pourront, au lieu d'être planes, avoir la forme de surfaces hélicoïdales réglées en particu lier de surfaces de vis à filet carré, ou mieux hélicoïdales à cône directeur, dont les géné ratrices ne rencontrent pas l'axe de façon à allonger les lignes de fuite que pourraient amorcer les joints. La fig. 7 montre un élé ment du type représenté sur la fig. 4, sec tionné ainsi en deux parties.
L'élément pourrait naturellement être di visé en un nombre quelconque de parties par de semblables sections hélicoïdales. On pourra notamment constituer les par ties d'éléments par des volumes limités d'une part par la surface cylindrique intérieure de la gaine du câble et la surface cylindrique extérieure du conducteur et, d'autre part, par. deux surfaces hélicoïdales représentées sur la fig. 8 sous forme de surfaces de vis à filet carré pour la commodité de l'exemple.