Sachet pour l'ondulation des cheveux. La présente invention a pour objet un sachet pour l'ondulation des cheveux.
Dans les procédés d'ondulation des che veux, il est d'usage d'entourer une boucle de cheveux, préalablement formée, d'une enve loppe consistant en une matière absorbante seule ou combinée avec une feuille de papier ou de parchemin, ou avec une très mince feuille de métal, ou les deux.
Les absorbants employés jusqu'ici pour la constitution des différents genres d'enve loppes ont été généralement formés de fla nelle de coton ou de feutre, mais, dans leur état naturel, ces matières absorbent lente ment les solutions ou l'eau, et elles doivent être spécialement traitées afin d'augmenter la vitesse d'absorption; leur capacité est fai ble. de sorte qu'elles doivent être assez épaisses et elles ne cèdent pas facilement leur humidité lorsqu'elles sont pressées; en outre, elles ont l'inconvénient d'être coûteuses et de nombreuses tentatives ont été faites pour trouver une matière de remplacement meil leur marché.
A cet effet, on a essayé du papier buvard, mais, comme agent absorbant, cette matière n'a pas donné satisfaction du fait de sa faible capacité d'absorption, et du fait qu'elle con serve l'humidité ou la solution absorbée, qu'elle n'est pas pliable et est difficile à manipuler.
L'inventeur a trouvé qu'en prenant deux ou un plus grand nombre de feuilles de papier mince s'humectant facilement et en les main tenant en contact intime, soit mécaniquement, soit par un adhésif, soit autrement, on peut obtenir un absorbant dont le pouvoir d'ab sorption de l'eau est sensiblement augmenté par rapport à celui des feuilles individuelles et peut être modifié dans de larges limites en faisant varier le nombre de feuilles de papier utilisé, ou en modifiant la nature du papier même, ou les deux. Cet absorbant s'imbibe facilement d'eau ou d'une solution et la restitue lorsqu'il est légèrement pressé ou serré.
Ledit absorbant est très pliable et très facile à manipuler.
Le sachet suivant l'invention est carac térisé en ce qu'il comporte un absorbant com prenant des feuilles superposées, en matière absorbante, présentant entre elles de petits espaces dans lesquels un surplus de liquide peut être accumulé par capillarité quand cet absorbant est mouillé.
L'inventeur a trouvé que des feuilles de papier gaufré maintenues ensemble par em- boutissage satisfont entièrement aux condi tions spécifiées. Tout genre de gaufrage, par points, lignes, dessins, etc., peut être avanta geusement employé, mais l'inventeur a trouvé que le papier crêpe avec ses nombreux petits plis et faux plis maintenus assemblés par gaufrage donnant un aspect analogue au tissu dit "whip-cord", est particulièrement effiace, car les plis et faux plis forment des pochent qui retiennent de l'eau ou de la so lution en plus de celle retenue par les fibres et par attraction capillaire. On peut donner à ces poches un dessin spécial.
L'inventeur a trouvé que les diverses minces couches ou feuilles de matière absor bante (par exemple de papier) peuvent être maintenues ensemble d'une manière satisfai sante par l'effet d'enchevêtrement produit par gaufrage, ou par un adhésif appliqué de pré férence à des intervalles espacés, ou encore par des moyens mécaniques, par exemple par des agrafes, pinces ou couture.
Cet absorbant, formé de deux ou d'un plus grand nombre de minces feuilles (de papier par exemple) maintenues assemblées de la manière indiquée ci-dessus, peut être utilisé comme élément absorbant sans autre addition, mais, afin de le rendre plus durable, l'empêcher de s'étendre, notamment lorsqu'il est humide, et pour faciliter sa manipulation, on préfère le renforcer à l'aide d'une matière lui donnant de la résistance. On a trouvé que des feuilles pliables de parchemin, de papier, de métal mince, de cellophane, d'étoffe et autres matières analogues minces et flexi bles, possédant une résistance adéquate à la traction, conviennent parfaitement au but visé.
Ces feuilles peuvent être perforées, si on le désire, et peuvent être fixées à. l'ab sorbant de toute manière convenable. par exemple par n'importe lequel des moyens indiqués ci-dessus pour relier ensemble les feuilles multiples, mais on préfère utiliser une feuille de base fixée à l'aide de colle forte appliquée sur toute la surface, étant donné qu'elle constitue un lien excellent, so lide et présentant un aspect net.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, quelques formes d'exécution du sachet suivant l'invention.
La fig. 1 est une vue intérieure en plan, avec des parties arrachées, d'un sachet établi pour donner une ondulation dite "en croqui gnole", par le procédé dit "à la machine"; La fig. 2 est une vue analogue d'un sachet établi pour effectuer une ondulation en spi rale par le même procédé;
Les fig. 3 et 4 sont des vues analogues de sachets permettant d'obtenir une ondula tion "en croquignole" et en spirale, respecti vement, par le procédé dit "sans machine"; La fig. 5 est une coupe transversale faite suivant la ligne 5-5 de la fig. 1, montrant l'absorbant, les feuilles qui le constituent étant représentées séparées pour plus de clarté dans le dessin et la feuille de protection 3 étant omise; La fig. 6 est une vue analogue montrant une forme modifiée de feuille.
En se reportant à la fig. 1, 1 désigne un sachet formé de manière à obtenir une ondu lation dite "en croquignole" par le procédé à la machine; ce sachet comprend un absor bant 2 et une feuille de protection 3 conduc trice de la chaleur, avantageusement une mince feuille de métal, qui présente des per forations 4 pour permettre le dégagement de la vapeur. La mince feuille de métal est fixée au bord supérieur de l'absorbant 2 par des agrafes 5.
La matière absorbante est représentée en fig. 5 comme comprenant six feuilles 6 de papier absorbant mince, avec une base 7, plate, formée d'une matière de renforcement pliable, telle que du parchemin ou substance analogue, présentant une résistance à la trac tion, les diverses feuilles et ladite base étant maintenues assemblées par l'effet de gaufrage résultant d'une pression exercée sur les feuilles suivant les lignes 8. Cette pression détermine une compression permanente des feuilles suivant les lignes 8 entre lesquelles se trouvent des parties 9 moins comprimées et agissant à la façon de tampons ou coussins, facilitant ainsi l'absorption et la retenue d'un fluide, mais le restituant facilement lorsque lesdites parties 9 sont serrées ou pressées.
On a représenté un gaufrage donnant l'aspect du tissu dit "whipcord", mais on peut donner aux surfaces toute autre conformation désirée, ou, comme indiqué précédemment, les feuilles peuvent être maintenues assemblées de toute autre manière appropriée.
Bien qu'on puisse employer des feuilles de papier uni, si celui-ci est suffisamment absorbant, on préfère utiliser du papier crêpe, ou du papier ayant des caractéristiques ana logues du fait qu'il présente une aire plus grande pour la même dimension de feuille et, par suite, un grand pouvoir d'absorbtion.
Le gaufrage de feuilles multiples rend le papier crêpe plus résistant à l'extension, lors qu'il est mouillé, qu'une feuille simple. En outre, la feuille de base 7 étant relativement plate, moins flexible et moins sujette à s'hu mecter que l'absorbant gaufré, empêche éga lement ce dernier de subir une extension lors qu'il est mouillé.
Dans la fi-. 6, on a représenté un absor bant comportant une base 41 et composé de feuilles de papier 38 dans lesquelles sont for mées par gaufrage des poches 39 d'une forme spéciale, les feuilles venant en contact l'une avec l'autre en 40.
Dans la fig. 2, on a représenté un sachet établi pour permettre d'obtenir une ondula tion en spirale par le procédé à la. machine. Le sachet comprend un absorbant 12 fixé par des agrafes 5 à une enveloppe représentée comme étant composée de deux feuilles 13 de matière imperméable, telle que du parchemin ou substance analogue, avantageusement ob tenues en pliant une seule feuille de bas en haut. Entre ces feuilles est de préférence interposée une feuille de protection 14, en matière bonne conductrice de la chaleur, for mée de métal mince.
La fig. 3 montre un sachet pour l'ondula tion permanente des cheveux par l'action d'une matière à réaction exothermique qui y est contenue et spécialement établi pour l'ondulation " en croquignole ". Le sachet comprend une base 19 en parchemin ou ma tière analogue, une enveloppe 20 contenant la matière à réaction exothermique, et pré sentant des perforations 21, et un absorbant 22, fixé à son bord supérieur entre la base et l'enveloppe par de la colle forte, qui peut également être utilisée pour assujettir la base à l'enveloppe.
La fig. 4 représente un sachet analogue, établi pour l'ondulation en spirale, compre nant une enveloppe 29, formée de deux feuil les de parchemin, ou matière analogue, obte nues par pliage d'une feuille simple, et à la quelle est figée une enveloppe 30-contenant la matière à réaction exothermique, représen tée comme présentant des perforations, comme dans la fig. 3, un prolongement 31 conduc teur de la chaleur et formé de préférence de métal mince, et un absorbant 32 figé à son bord supérieur entre l'enveloppe 30 et l'enve loppe 29.
Dans chacune de ces formes d'exécution, on voit que par la constitution de l'élément absorbant, on évite d'avoir à utiliser une feuille de recouvrement supplémentaire pour l'absorbant, ainsi que cela est le cas lorsqu'on emploie de la flanelle ou du feutre.
On remarquera que dans les sachets dé crits, il est non seulement fait usage des ca ractéristiques d'absorption naturelles du pa pier même, qui lui permettent d'absorber de l'eau ou une solution dans et entre ses fibres, mais on utilise également les forces capillaires agissant sur l'eau ou la solution entre les feuilles mêmes, pour absorber une quantité supplémentaire d'eau ou de solution par rap port à celle absorbée par les feuilles indivi- duelles. En outre,
étant donné que le pouvoir d'absorption dû aux forces capillaires est fonction de l'aire totale des surfaces dont il s'agit, on augmente ce pouvoir d'absorption sans augmenter la dimension des feuilles en augmentant l'aire réelle des feuilles par rap port à l'aire plane limitée par les bords de la feuille, par exemple, par plissage ou crêpage ou en formant des replis, poches ou ondula tions dans la surface, ce qui a pour effet supplémentaire, du fait que les couches ou feuilles superposées se recouvrent, de former des évidements ou alvéoles dans lesquels une quantité supplémentaire d'eau ou de solution est retenue.