Dispositif pour former mécaniquement la somme de plus de deux données reçues simultanément. La présente invention a pour objet un dis positif pour former mécaniquement la somme de plus de deux données reçues simultané ment.
Le dispositif suivant la présente inven tion est caractérisé en ce qu'il comporte au moins un mécanisme totalisateur comprenant des dentures dont les unes sont destinées à effectuer indépendamment les unes des autres des déplacements d'amplitude et de sens cor respondant à la valeur et au signe des données à totaliser, ces dentures coopérant chacune avec un pignon appartenant à une paire de pignons coaxiaux, mais angulairement indé pendants l'un de l'autre et dont l'axe est des tiné à se déplacer en regard des dentures coo pérantes, chaque pignon coopérant avec deux de ces dentures et l'une de ces dernières re cevant ainsi, par leur intermédiaire, la somme algébrique des différents déplacements effec tués par les autres dentures,
de façon tout à fait indépendante dans le temps.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution du dispositif objet de l'invention.
Fig. 1 à 9 sont des diagrammes théoriques illustrant le fonctionnement du dispositif pour former mécaniquement la somme des données reçues; Fig. 10 représente une forme d'exécution de ce dispositif; Fig. 11 et 12 représentent schématique ment le. principe de deux autres formes d'exé cution de ce dispositif; Fig. 13 est une vue en coupe d'une forme d'exécution préférée de ce dispositif; Fig. 14 est une coupe selon XIV-XIV de fig. 13, mais à plus grande échelle;
Fig. 15 est un schéma de principe en pers- pective du fonctionnement de la forme d'exé cution selon les fig. 13 et 14; Fig. 16 représente le code utilisé dans la forme d'exécution des fig. 13 à 15.
Dans les diagrammes des fig. 1 à 9, R et r sont deux pignons montés librement sur un axe mobile commun O. Le pignon r engrène avec deux crémaillères a, b, tandis que le pi- gnon R engrène avec deux autres crémaillères <I>c et x.</I> Ces quatre crémaillères sont mobiles longitudinalement (R a, par exemple, un rayon double de celui de r).
Il s'agit d'un mécanisme différentiel d'un genre particulier, dont le but est le suivant: on donne aux crémaillères a, b, c des déplace ments d'amplitude quelconque, simultané ment ou non, et l'on obtient un déplacement de la crémaillère x, dont l'amplitude corres pond à la somme des amplitudes des mouve ments reçus par les crémaillères<I>a, b, c.</I>
Dans un mécanisme différentiel ordinaire, on peut, de façon analogue, obtenir un dépla cement représentant la moyenne de deux mouvements simultanés. Le mécanisme repré senté a pour but de fournir la somme de trois mouvements simultanés. Les fig. 1 à 8 sont des diagrammes illustrant le fonctionnement de ce mécanisme, en supposant des déplace ments infiniment petits des crémaillères a, b, c engendrant des rotations infinitésimales des pignons autour de leur centre instantané de rotation, comme il est usuel en cinématique.
<I>Premier cas: a</I> est déplacé, b et c restant fixes (fig. 1). On suppose que a reçoit un dé placement infiniment petit, tel que le point A vienne en A'. Il s'ensuit une rotation a du pignon<I>r</I> autour du point<I>B,</I> centre instantané de rotation de r, ce qui fait passer l'axe 0 en 0'. Le pignon R suit l'axe 0 en 0' en effec tuant une rotation infinitésimale fl autour du point C, centre instantané de rotation de R.
Par sa rotation autour de C, R entraine x vers la droite, de sorte que le point X de la crémaillère passe en X', sur la ligne CO'<U>pro</U> longée. Dans le triangle BAA', on a AA' <I><U>=</U> 2 X 00'</I> et dans l<U>e</U> triang<U>le</U> CXX' on a: XX' - 2 X<I>00'.</I> Donc XX' <I>=</I> AA', quels que soient les rayons de R et r. Ces rayons peu vent être égaux ou inégaux.
<I>Deuxième</I> cas: b est déplacé,<I>a</I> et c restent fixes (fig. 2); b effectue un déplacement infi nitésimal amenant<I>B</I> en<I>B'</I> par une rotation instantanée a de r autour de son centre ins tantané de rotation A. De ce fait, 0 vient en 0', ce qui provoque une rotation élémentaire fl de R autour de son centre instantané de rotation C. Cette rot<U>at</U>ion de R amène X en X' et l'on a la relation XX' <I>=</I> BB'.
<I>Troisième cas:</I> c est déplacé,<I>a</I> et b restent fixes (fig. 3). r est maintenu immobile par a et b. L'axe 0 reste donc fixe et c effectuant un déplacement quelconque amenant C en C', il s'ensuit une rotation a de R autour de<U>0,</U> ce qui amène X en X'. On a évidemment XX' - CC', au signe près.
Par convention, les déplacements de a et b seront comptés positivement vers la droite et ceux de c positivement vers la. gauche. En conséquence, les déplacements de x vers la droite seront comptés positivement.
Quatrième <I>cas: a</I> et<I>b</I> sont déplacés pen dant que c reste fixe (fig. 4). Le pignon r étant entraîné également par a et par b, A vient en<I>A', B</I> en<I>B'</I> et 0 en 0'. Le pignon<I>r</I> n'a pas tourné, mais l'axe 0 a subi une trans lation en 0', ce qui a déterminé une rotation infiniment petite a de R autour de son cen tre instantané de rotation C. Cette rotation fait passer X en X' et l'on<I>a</I> XX' <I>= 2 X 00'</I> <I>=</I> AA' -f- BB'. Cette relation reste valable si AA' n'est pas égal<I>à</I> BB'.
Cinquième <I>cas: a</I> et c sont déplacés pen dant que b reste fixe (fig. 5 et 6). Pour la clarté de l'explication, on supposera que les deux déplacements infiniment petits de a et c ont lieu successivement alors qu'en réalité ils se produisent simultanément. Cette sup position est sans influence sur la conclusion, car elle n'introduit au plus qu'une erreur au deuxième ordre, puisque cela revient à sup poser que deux mouvements finis et simulta nés sont remplacés par une alternance de deux mouvements infiniment petits succes sifs.
A la limite l'erreur disparaît.
Fig. 5 représente la position initiale du mécanisme. Le déplacement de c amène C en C', ce qui amène X en X, et un point XZ en X (fig. 7).
Partant de la position représentée à la fig. 5, qui représente la position des organes après le mouvement de ç et avant le m ouve- ment de a (l'axe 0 est resté immobile), on voit que le déplacement de a amène<I>A</I> en<I>A',</I> c'est-à-dire X2 en X,, et Xl en X'.
En défini tiv<U>e,</U> X a p<U>as</U>sé e<U>n</U> X' et<U>l'o</U>n a: CC' = XXl = X_X = X,X'; X2X, <I>=</I> AA' et XX' <I>- CC'</I> -I- AA'.
Sixième <I>cas:</I> b et c sont déplacés pendant que a reste fixe (fig. 5 et 7). Un raisonnement semblable à celui du cas précédent condui rait aux conclusions suivantes: Les mouve ments infiniment petits de c et de b étant con sidérés comme successifs, le mouvement de c provoquerait le passage de X2 en X et X en X, (fig. 5) et amènerait les organes dans la position représentée sur la fig. 7, après quoi, les choses se passeraient comme dans le cas 2, c'est-à-dire que le mouvement d<U>e b</U> ferai<U>t pa</U>s ser<U>X</U>, en X' et l'on aurait.
XX' = X=X, -f- X,X' <I>= CC'</I> -I- BB'.
Septième <I>cas: a, b</I> et c sont déplacés si multanément (fi-. 5 et 8). On décompose le mouvement en deux temps: d'abord un mou vement de c seul (cas 3, fig. 3), puis un mou vement simultané de a et b (cas 4, fig. 4).
On voit facilement que le mouvement<U>de</U> c ferait passer X en X, et XZ en X avec XX, <I>-</I> XZX <I>- CC'</I> (fig. 5). Les mouvements de a et b feraien<U>t pa</U>sser Xz en X3 et Xl en X' avec X2X., <I>=</I> X,X' <I>-</I> AA' -i- BB' (fig. 8).
On aurait donc au total XX' = AA' + BB' --I- <I>CC'.</I>
Les sens positifs pour les déplacements de a, b et c étant admis comme il a été indiqué plus haut, il est évident que si l'on donne des déplacements en sens contraire, négatif, à une ou plusieurs de ces trois crémaillères, le déplacement de x, compté positivement vers la droite et négativement dans le sens con traire, sera dans tous les cas égal à la- somme algébrique des déplacements de a, b, c, quels que soient leurs signes.
Il va également de soi que les déplace ments de a, b et c peuvent être quelconques en grandeur. Ils ne sont pas nécessairement égaux et l'explication théorique donnée ci dessus reste valable dans le cas le plus géné ral où les rayons de r et de R sont quelcon ques et où chacune des crémaillères a, b et c peut recevoir un mouvement d'amplitude et de signe quelconques.
Dans ce cas général, le déplacement linéaire de x est égal à la somme algébrique des amplitudes des mouvements linéaires reçus (successivement ou simultané ment) par les trois crémaillères a, b et c. Cette conclusion reste d'ailleurs valable si l'on remplace les crémaillères par des cou ronnes dentées concentriques, comme il est in diqué sur la fig. 9.
On pourrait en effet fa cilement montrer que les cas 1 à 7 ci-dessus se retrouvent pareillement pour la raison que la démonstration est indépendarste de la va leur de la distance YO <I>(Y</I> est le centre des couronnes<I>a, b, c, x)</I> et que le cas des cré maillères correspond au cas où le point Y est rejeté à l'infini.
Dans le cas des couronnes (fig. 9), il faut simplement bien distinguer les déplacements angulaires des déplacements linéaires des den- tùres. Les conclusions énoncées sont valables pour les déplacements linéaires seulement. Les déplacements angulaires sont évidemment fonction de la distance YO et du rapport des rayons des deux pignons différentiels r et R.
La fig. 10 montre schématiquement une forme d'exécution pratique du dispositif re présenté à la fig. 9, comprenant un seul mé canisme totalisateur. Les dentures b et c ap partiennent chacune à une roue montée libre ment sur l'axe. Au lieu d'une paire de pi gnons r et R, il en est prévu trois paires, dis posées à 120 l'une de l'autre. Les dentures a et x sont des dentures intérieures de deux cou ronnes montées simplement autour des pi gnons r et R respectivement, qui ainsi les sup portent.
Une denture extérieure x' est prévue sur la couronne présentant la denture x; elle en grène avec un pignon p auquel elle communi que le mouvement reçu par la couronne x. L'axe de -p est fixe dans l'espace et paral lèle à Y.
Les axes des trois paires de pignons diffé rentiels resteront @videmmeit toujours, à tout instant, dans la même position relative, c'est- à-dire à<B>120</B> l'un de l'autre.
Totalisation <I>de plus de trois données four-</I> <I>nies</I> simultanément (fig. 11). Soit, par exem ple, à totaliser simultanément jusqu'à cinq données. On pourra pour cela utiliser une forme d'exécution du dispositif composée en principe de deux mécanismes totalisateurs tels qu'en fig. 10. La fig. 11 représente le schéma théorique des deux mécanismes totalisateurs.
Sur la fig. 11,Y est l'axe d'un mécanisme A qui est identique au mécanisme constituant le dispositif représenté sur la fig. 10. Z est l'axe de l'autre mécanisme, B, du dispositif. x et x' désignent la double denture (inté rieure et extérieure) de la couronne externe du mécanisme<I>A.</I> y et<I>y'</I> sont les homologues en<I>B</I> de<I>x</I> et<I>x'.</I> De même<I>d,</I> e et z sont les ho mologues en B de a, b et c.
Le pignon<I>p</I> est en prise avec<I>x'</I> et<I>y'.</I> Il sert à transmettre à la denture y le mouve ment que<I>x</I> reçoit de<I>a,</I> b et c. Ces mouvements reçus par<I>a, b</I> et c représentent trois des don nées à totaliser. Les deux autres sont repré sentées par des mouvements donnés aux den tures d et e.
Le mécanisme<I>B</I> diffère en ceci de<I>A</I> que le total des données reçues par ce mécanisme, que l'on peut représenter symboliquement par <I>(z) = (y) + (d)</I> + <I>(e) = [(a)</I> + <I>(b)</I> + (e)1 + <I>(d)</I> + <I>(e),</I> est reçu par la denture inté rieure z. La roue portant cette denture pourra être calée sur un arbre d'axe Z, ou sur un manchon monté sur cet arbre.
On comprend facilement, après les expli cations données au sujet des fig. 1 à 9, que les rôles de c et x peuvent être intervertis; c'est ce qui est le cas pour le mécanisme<I>B,</I> où<I>y</I> reçoit une donnée (qui est en réalité la somme algébrique des trois données reçues respectivement par a, b et c) et z le mouve ment résultant.
Le dispositif dont le schéma théorique est donné par la fig. 11 peut être utilisé pour l'entraînement des organes correspondant à un ordre décimal dans une machine automa tique destinée à totaliser des données posi tives et négatives dont les chiffres sont re- présentés au moyen d'un code et sont enre gistrés simultanément par les différents or dres décimaux de la machine.
Bien entendu, l'application n'est pas limitée au cas de don nées décimales simples; elle pourrait s'éten dre, sans que son principe soit modifié, au cas d'une extension du système décimal telle que celle des monnaies anglaises, par exem ple; dans ce cas, on a toujours affaire à un système à base 10, mais on admet jusqu'à 11 et 12 dans certains ordres, au lieu de ne ja mais dépasser 9.
La fig. 12 représente une variante du dis positif suivant fig. 11. Son but est le même. Dans le dispositif selon fig. 12, les deux mé canismes<I>A</I> et<I>B</I> sont coaxiaux. Pour la clarté du dessin, on les a représentés l'un à côté de l'autre, mais en réalité toutes les dentures <I>a, b, c, x, d, e,. x',</I> z tournent autour du même axe<I>Y.</I> Les mécanismes<I>A et B</I> sont disposés dans des plans parallèles, voisins, et les den tures<I>x</I> et<I>x'</I> sont rendues solidaires l'une de l'autre. Sur la fig. 12, on a indiqué par des flèches le sens qui, pour chaque denture, est pris comme positif.
C'est la denture z, comme dans le cas de fig. 11, qui reçoit le mouve ment total égal à la somme algébrique des déplacements linéaires des dentures <I>a, b, c, d</I> et e. Toutes ces dernières dentures, ainsi que <I>x</I> et x' tournent librement autour de l'axe<I>Y.</I>
Les fig. 13, 14 et 15 se rapportent à une forme d'exécution du dispositif selon l'inven tion, que l'on va décrire plus en. détail. Ce dispositif comprend deux mécanismes totali sateurs. Dans ce dispositif, il s'agit de com muniquer à un autre arbre E5 une rotation proportionnelle à des chiffres transmis aux mécanismes sous forme de courant, selon un code représenté à la fig. 16.
On emploie un code à quatre éléments ou points, à chacun desquels est attribuée une valeur. Chaque chiffre (0 à 9) est représenté par la présence de ceux des points dont la somme des valeurs qui leur sont attribuées est égale au chiffre considéré.
Dans le code représenté à la fig. 16, les quatre valeurs de base attribuées respective ment aux quatre points on éléments d-4 code sont 1, 2, 4 et 8. Zéro est représenté dans ce système par l'absence des quatre points; un par la présence du premier point seul; deux par la présence du second seul; trois par la présence des premier et second, en l'absence des deux autres, etc., comme montré sur la fig. 16.
Bien entendu, avec un tel code, on peut représenter de façon univoque des données allant non pas jusqu'à 9, mais jusqu'à 15. En donnant un cinquième point au code et en lui attribuant la valeur 16 (on voit que l'on donne aux différents points des valeurs égales aux puissances successives de 2, à partir de 20 - 1), on pourrait représenter 0 à 31, soit 32 valeurs différentes.
On envisage ici le cas où il s'agit de trans mettre électriquement des données qui sont des nombres ou qui sont représentées par des nombres; chaque chiffre de chaque nombre est donc représenté au moyen du code. Pour chaque ordre de chiffres (unités, dizaines, centaines, etc.), il est prévu, pour la trans mission des chiffres, quatre circuits électri ques correspondant chacun respectivement à l'un des quatre points du code. La fermeture d'un des quatre circuits (et par conséquent le passage du courant dans ce circuit) équivau dra, par convention, à la présence du point du code (1, 2, 4 ou 8) auquel ce circuit cor respond. L'ouverture de ce circuit (et par conséquent l'absence de courant en lui) repré sentera l'absence du point correspondant du code.
On désignera ces circuits par: le circuit (1), le circuit (2), le circuit (4), et le circuit (8), pour simplifier. Le chiffre 7 sera repré senté par la fermeture des circuits (1), (2) et (4); le chiffre 9 par la fermeture des cir cuits (1) et (8), etc.
La fermeture des circuits correspondant aux différents ordres (unités, dizaines, etc.) des données à transmettre pourra être obte nue soit au moyen d'organes de contact desti nés à passer à travers des perforations prati quées suivant le code dans une carte ou un ruban sur lequel on a enregistré, au moyen de ces perforations, les données que l'on veut maintenant transmettre électriquement. Leg organes de contact sont en nombre égal à ce lui des circuits et viennent chacun appuyer sur l'endroit de la carte ou de la pôrtion de ruban où peut se trouver une perforation.
Ceux des organes de contact en regard desquels une perforation existe, passe à tra vers cette perforation pour venir fermer leur circuit sur une source de courant. Les autres, en regard desquels il n'y a pas de perfora tion, sont empêchés de fermer leur circuit, par la carte ou le ruban lui-même.
Cette disposition est applicable dans le cas bien connu des machines à statistiques où on "lit" des cartes ou. rubans présentant des données enregistrées par perforation.
S'il s'agit de transmettre électriquement des données (par exemple le total fourni par une machine à additionner automatique), d'une machine automatique à une autre, la disposition est la suivante: les organes trans metteurs de chaque ordre (unités, dizaines, etc:) de la machine transmettrice comportent des moyens à contacts commandant les quatre circuits de' transmission, de façon à fermer ceux de ces circuits, qui, selon le code, corres pondent à la donnée à transmettre; ces quatre circuits sont reliés à quatre électro-aimants appartenant aux organes de réception de l'or-. dre (unités, dizaines, etc.) de la machine réceptrice.
Si la machine transmettrice est une machine- à additionner automatique, les organes transmetteurs occupent à chaque ins tant une position correspondant à la valeur du total momentané et telle qu'ils ferment précisément ceux des circuits de transmission qui, 'suivant le code, doivent être fermés pour que les courants qui les parcourent forment, pour chaque ordre, la combinaison correspon dant à la valeur du total dans cet ordre.
Dans le brevet suisse no 138449, une telle disposition d'organes transmetteurs est dé crite et représentée.
Le dispositif représenté aux fig. 13, 14 et 15 est construit de la, manière suivante: Un groupe de trois paires<I>Pl, P2, P3</I> de pignons engrène avec quatre dentures<I>Dl, D2,</I> <I>D3, D4.</I> Si l'on ne considère que la paire Pl, ôn voit que ses cieux pignons R1, <B>M</B> sont montés librement sur un axe A1 et que<B>RI</B> engrène avec la denture Dl et la denture D2, tandis que R2 engrène avec D3 et D4.
La denture Dl est portée par un disque annulaire H8 supporté en quatre points de sa périphérie par des guides Gl, G2, G3, G4 dans des rainures desquels il peut glisser pour tourner autour de son propre centre.
La denture D2 est portée par une roue M montée librement sur l'axe A du dispositif et solidaire d'un disque annulaire H4 supporté de même façon que H8.
La denture D3 est portée par un disque annulaire Hf qui est fixe.
La denture D4 est portée par une roue <I>N</I> montée librement sur l'axe<I>A.</I>
Un deuxième mécanisme totalisateur de ce dispositif est constitué par un deuxième groupe de trois paires<I>P4, P5, P6</I> de pignons qui engrène avec quatre autres dentures D5, <I>D6, D7, D8.</I> Si l'on ne considère que la paire P4, on voit que ses deux pignons R'1, R'2 sont montés librement sur un axe A2 et que R'1 engrène avec D5 et D6, tandis que R'2 engrène avec D7 et D8.
La denture M'est portée par un disque annulaire Hs supporté aussi par les guides Gl, G2, G3, G4.
La denture D6 est portée par la roue N. La denture D 7 est portée par un disque annulaire H2 supporté de même façon que H4, H8 et Hs.
Enfin, la denture D8 est portée par une roue P solidaire d'un disque annulaire Hl supporté de même façon que H2.
Toutes ces dentures et tous ces disques sont situés dans des plans perpendiculaires à l'axe A. Les cercles primitifs des dentures <I>D2, D4, D6</I> et D8 ont même diamètre. Les cercles primitifs des dentures<I>Dl, D3, D5,</I> D7 ont un même diamètre, qui est égal au double de celui des quatre dentures précé dentes.
Q1 et Q2 sont deux chevilles maintenant les roues<I>M, N</I> et P axialement fixes.<B><I>SI,</I></B> S2, 83, S4 sont des disques servant au guidage des pignons; S1 et S2 sont montés librement sur<I>A.</I> S3 est fixé<I>à</I> Hf <I>;</I> 84 est fixé à Hs.
Le disque Hs porte en outre une couronne dentée Tl engrenant avec une roue El mon tée sur un arbre parallèle à A. Cette roue El est solidaire d'une roue dentée .conique E2 dont on indiquera le rôle plus loin.
Les disques<I>Hl, H2, H4,</I> H8 servent res pectivement à l'entraînement des dentures D8, <I>D7, D2, Dl.</I> A cet effet, ces disques présen tent chacun une série de chevilles Ü disposées suivant un cercle concentrique à l'axe A. Le rayon de ce cercle est le même pour les quatre disques Hl,<I>H2, H4,</I> H8. Les disques Hl et H2 présentent chacun 24 chevilles également espacées les unes des autres. Les disques H4 et 118 ne présentent chacun que huit chevilles équidistantes. Le pas des chevilles Ü est donc de 1/24 de tour pour Hl et H2, alors qu'il est de 1/8 de tour pour H4 et H8.
Par des moyens d'entraînement que l'on va décrire plus loin, on peut communiquer aux disques<I>Hl, H2,</I> H4 et H8 un mouve ment par lequel les chevilles qu'ils portent sont déplacées d'un pas. Ces disques peuvent être mus simultanément. Si certains d'entre eux ne reçoivent pas de mouvement d'entraî nement, des moyens que l'on décrira assurent leur immobilité.
L'avance angulaire d'un pas (1/24 de tour) des chevilles ZT de Hl produit une avance li néaire de la denture D8 que l'on prend, par convention, égale à l'unité. Il s'ensuit que la même avance angulaire d'un pas des chevilles TT de H2 produit une avance linéaire de la denture D7 qui est égale à deux unités, vu le rapport 2 : 1 des diamètres primitifs de ces dentures.
De même, l'avance d'un pas (i/$ de tour) des chevilles U du disque H4 produit une avance linéaire de la denture D2 égale à quatre unités, tandis que la même avance des chevilles U de H8 produit une avance linéaire de la denture Dl qui est égale à huit unités.
Sur la fig. 15, on a représenté par des flèches les sens de rotation correspondant à des déplacements en sens positif. Les. chiffres entre parenthèses indiquent les avances 1i- néaires des dentures. La denture Ï)5 reçoit donc, d'après l'explication théorique donnée précédemment, un déplacement linéaire (.S) égal à la somme algébrique des déplacements linéaires des dentures D8,<I>D7, D2, Dl.</I>
La denture D5 transmet son mouvement à Tl, qui le transmet à El.
Les quantités 1, 2, 4 et 8 dont se déplacent les quatre dentures entraînantes <I>(D8, D7, D2,</I> Dl) correspondent aux valeurs des points ou chiffres de base du code.
S'il s'agit, par exemple, de communiquer a D5 un déplacement de sept unités, on fera. mouvoir les disques<I>Hl, H2</I> et<I>H4</I> comme in diqué ci-dessus et on maintiendra 118 immo bile parce que, d'après le code, 7 est représenté par la présence de (1), de (2) et de (4) en l'ab sence de (8).
Quatre électro-aimants Vl, V2, <I>V4,</I> V8 commandent les déplacements des disques Hl, <I>H2, H4</I> et H8, grâce à la disposition suivante: Un axe Wl et une traverse W2 en forme de U effectuent solidairement, périodique ment, sous la commande de cames non repré sentées, un mouvement de va-et-vient entre la position représentée en traits pleins et celle désignée par W'1 et W'2 et visible en traits pointillés.
De même façon, un axe W3 et une traverse W4 effectuent en même temps un mouvement de va-et-vient entre la position re présentée en traits pleins et celle dessinée en traits pointillés et désignée par W3, W'4.
L'amplitude du mouvement de W3, W4 est égale au quadruple de celle de Wl, W2 et est de '/g de tour.
L'axe Wl porte deux organes d'entraîne ment w1, w2 dont un seul, w2, est visible sur la fig. 13. Ces organes sont de forme iden tique et présentent un bec wa destiné à venir saisir les chevilles U. L'organe w1 est des tiné à coopérer avec les chevilles U de Hl. L'organe w2 est destiné à coopérer avec les chevilles U de H2.
L'axe W3 porte deux autres organes d'en traînement, w4, w8, dont un seul, 2v4, est vi sible sur la fig. 13. Ces organes ont même forme que w1 et w2. L'organe w4 est'destiné à coopérer avec les cheville<I>U</I> de<I>H4,</I> tandis que w8 est destiné à coopérer avec celles de H8.
Les organes d'entraînement ïvl, <I>w2,</I> 2v4, w8 sont commandés chacun par un organe de déclenchement x1, respectivement x2, x4, x8 sollicités chacun par un ressort y et norma lement maintenus en position enclenchée (représentée sur fig. 13) sur l'armature v1, respectivement<I>v2, v4.
v8</I> des relais respectifs V1, V2, V4, V8. Les organes de déclenche ment x1, <I>x2, x4,</I> x8 présentent chacun un bec xa qui est en prise avec une cheville U des disques Hl, respectivement H2, H4,<I>H8</I> quand ils sont en position enclenchée.
Ces or ganes de déclenchement présentent aussi cha cun un nez xb destiné à pousser l'organe d'en traînement correspondant (w1, 2v2, <I>w4</I> ou w8) en position de coopération avec une cheville U au moment où ils passent de la position en clenchée à la position déclenchée.
Les organes se trouvant dans la position représentée en traits pleins, si l'on suppose que la donnée 6 est à enregistrer, il se pro duit ce qui suit: Les électro-aimants V2 et T7'4 sont excités et libèrent les organes de dé clenchement<I>x2</I> et x4, qui, sous l'action de leurs ressorts y, viennent en position déclen chée.
En ce faisant, x2 et x4 amènent w2 et w4 en prise respectivement avec une. che ville<I>U</I> de H2 et de<I>H4.</I> Ceci étant fait, les axes Wl, <I>W3</I> passent en W'1, W3, ce qui produit l'entraînement de la denture D7 de deux unités linéaires et l'entraînement de la denture D2 de quatre unités linéaires. Ainsi, d'après ce qui a été dit plus haut, la denture D5 reçoit une avance (S) égale à 2 -r- 4 - 6 unités et la transmet à Tl et de là à El.
Des organes de réenclenchement za et zb, commandés par des cames non représentées, ramènent les organes d'entraînement en po sition hors de prise d'avec les chevilles U avant le retour de ces organes en position ini tiale, en passant respectivement de za en z'a et de zb en z'b.
En même temps, un organe de r éenclen- chement zc, également commandé par came, vient réenelencher les organes de déclenche ment sur l'armature de leur électro-aimant respectif. Ainsi, le retour des organes d'en traînement se fait à vide, c'est-à-dire sans ac tion sur les dentures. Les nez xa ont pour but d'assurer l'immobilité des dentures qui ne doi vent pas être entraînées.
Les organes w1, <I>w2, w4,</I> w8 restent cha cun en position de travail (pointillé) ou de repos (traits pleins) pendant leurs course grâce à un organe à ressort wb coopérant avec des encoches wc.
Le mouvement d'entraînement est com muniqué par les deux mécanismes totalisa teurs à un arbre sur lequel est calée la roue dentée conique E2 engrenant avec deux pi gnons E3, E4 montés librement sur l'arbre E5 et maintenus en position axiale fixe sur cet arbre, par des paliers E6.
Entre les pignons est disposé un organe E7 monté coulissant sur l'arbre E5 mais rendu solidaire de cet arbre, en ce qui con cerne la rotation, grâce à une cheville E8 tra- yersant cet arbre et dont une extrémité, qui fait saillie à l'extérieur de l'arbre, est en gagée dans une rainure E9 pratiquée selon une génératrice du trou cylindrique central de la pièce E7, qui est traversé par l'arbre E5. La cheville E8 forme clavette dans la rai nure E9.
L'organe E7 présente, sur sa face située en regard du pignon E3, un disque présen tant une série d'ouvertures E10 destinées à recevoir des chevilles E12 portées par ce pi gnon. De même, sur sa face opposée, située en regard du pignon E4, cet organe présente des ouvertures Ell destinées à recevoir des chevilles E13 de ce pignon E4.
L'organe E7 présente en son milieu une rainure circulaire E14 dans laquelle est en gagée l'extrémité d'une fourchette E15 pivo tée en E16 et destinée à produire le déplace ment axial de cet organe sur l'arbre qui le porte, de l'une à l'autre de deux positions dans lesquelles, respectivement, les chevilles E12 sont engagées dans les trous E10 ou sont dégagées de ces trous, les chevilles E13 étant, dans ce dernier cas, engagées dans les trous :E11 (cas représenté en fig. 13).
L'arbre de la roue Ë2 tournant dans le sens représenté, si ce sont les chevilles E13 et les trous Ell du pignon E4 qui coopèrent, l'arbre E5 tourne dans le sens de la flèche E17; si, au contraire, ce sont les chevilles E12 et les trous E10 qui sont en prise, l'arbre E5 tourne en sens inverse de celui indiqué par la flèche E17.
C'est un ressort E18 qui agit sur la four chette pour faire passer l'organe d'accouple ment E7 de la position de droite à celle repré sentée en fig. 13 et correspondant à la rota tion de l'arbre E5 dans le sens de E17 quand un électro-aimant E19 est excité et permet, à la fourchette, d'obéir à la sollicitation de son ressort en libérant un encliquetage E20. Un organe E21 (commandé par une came non représentée) tournant autour de E16, vient après chaque enregistrement dans la position E'21 où il -réenclenche E20 sur l'armature de l'électro-aimant (position en pointillé).
Selon que l'électro-aimant E19 est excité ou non, l'arbre E5 tourne dans un sens ou dans l'autre, d'une quantité égale à la somme des valeurs correspondant à ceux des électro- aimants Vl, <I>Y2, Y4, Y8</I> qui sont excités.
Bien entendu, le dispositif n'est pas limité au code décrit; ou pourrait faire usage d'un autre code. De plus, dans certains cas, on pourrait prévoir des courses variables (et non plus constantes) des organes d'entraînement w1, <I>w2, w4, w8.</I>