CH186278A - Procédé pour l'épuration des eaux usées. - Google Patents

Procédé pour l'épuration des eaux usées.

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CH186278A
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Auguste Henry Rene
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Description


  Procédé pour l'épuration des eaux usées.    La     présente    invention a pour objet un  procédé pour     l'épuration    des eaux usées,  telles que eaux d'égouts, eaux     industrielles,     etc.  



  Ce procédé est     caractérisé    en ce que l'on  ajoute à. l'eau usée une     suspension    d'argile  dans une solution aqueuse de chaux.     Il    peut  permettre en outre -de rendre imputrescible  les boues qui sont formées, lesquelles, le cas  échéant, peuvent être     déshydratées.     



  La quantité d'argile ajoutée à l'eau usée  sous la forme d'une suspension est, de pré  férence, égale à la quantité d'argile qui peut  être adsorbée par     les:    matières organiques,  colloïdes, huiles, graisses, savons, colorants  et analogues se trouvant dans l'eau usée à  traiter.  



  La quantité de chaux en solution aqueuse  introduite dans l'eau usée est de préférence  déterminée en tenant compte -de la quantité  de     matières    qui, présentes dans l'eau usée,  réagissent avec la chaux, pour     maintenir    dans    l'eau usée en traitement un excès de chaux  dissoute suffisant pour faire croître le pH  de     cette    eau jusqu'à au moins 11 et pour  maintenir cette basicité pendant un temps  assez long pour     détruire    les organismes vi  vants qui ne supportent pas cette basicité  dans le milieu considéré.

      Pour     augmenter    la compacité et le coeffi  cient de filtration de la boue formée par les  colloïdes adsorbés par l'argile, on peut ajou  ter à l'eau usée, simultanément avec la sus  pension .d'argile, des matières inertes, me  nues et poreuses telles que poussiers de coke,  suies, cendrées, etc.  



  Pour extraire la boue hors de bassins de  précipitation, lorsque ceux-ci sont employés,  on peut     utiliser    une pompe qui     aspire    d'a  bord l'eau     surnageante    du     bassin    pour la ren  voyer dans le circuit     d'épuration    et qui, lors  que, la boue est devenue suffisamment com  pacte, aspire cette boue pour l'envoyer vers  des     bassins    de décharge.

        Dans le cas de boues     gélatineuses    telles  que les boues     activées    que l'on désire filtrer  et dont l'état colloïdal rend la filtration dif  ficile, sinon impossible, on peut, afin de  rendre la     filtration    possible et d'amener les  colloïdes, à perdre leur eau de formation,  chauffer les     boues    là une température d'au  moins 42 o et     maintenir    cette     température     pendant la durée -de la     filtration.     



  De     plus,    lorsque la filtration s'effectue  dans un tambour rotatif à alvéoles filtrantes       soumises    .à l'action     d'une    dépression, .l'expul  sion de la matière filtrée hors .des alvéoles  est de préférence obtenue par de la     vapeur     d'eau sous. pression de façon à maintenir  chaudes les parois filtrantes de l'appareil de  filtration.    Le dessin ' annexé représente, à     titre     d'exemple, une installation pour l'exécution  du procédé de     l'invention,        et,des    diagrammes  illustrant ce procédé et les résultats     obtenus.     



  .La     fig.    1 est une vue     schématique,    en  plan, d'une installation pour la mise en       oeuvre    du procédé suivant l'invention;  Les     fig.    2 et .3 sont des     diagrammes    con  cernant les caractéristiques de l'eau épurée  soumise à une     aération    pendant des temps       variables,.     



  Voici, à     titre    d'exemple et en se référant  au dessin     annexé,        comment    le procédé peut  être mis en     oeuvre.     



  L'eau usée dont on     :désire    réaliser l'épu  ration biologique, arrive par le conduit     ..;          cette    eau présente en moyenne les caracté  ristiques suivantes:  
EMI0002.0030     
  
    Matière <SEP> en <SEP> suspension <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 2630 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m.
<tb>  (parties <SEP> par <SEP> million <SEP> ou <SEP> milligrammes <SEP> par <SEP> litre), <SEP> se <SEP> décomposant <SEP> comme <SEP> suit:

  
<tb>  Résidu <SEP> de <SEP> calcination <SEP> 1480 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m.
<tb>  Matières. <SEP> organiques <SEP> 1150 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m.
<tb>  Demande <SEP> biologique <SEP> d'oxygène <SEP> (BOD) <SEP> 115 <SEP> à <SEP> 400 <SEP> et <SEP> au-dessus
<tb>  Degré <SEP> hydrotimétrique <SEP> (TH) <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 10 <SEP>   <SEP> (en <SEP> degré <SEP> français)
<tb>  Degré <SEP> alcali-métrique <SEP> (TA) <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 12 <SEP>  
<tb>  Degré <SEP> alcali-métrique <SEP> complet <SEP> (TAC) <SEP> <B>30.'</B> <SEP> " <SEP> "
<tb>  ,Savons, <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 60 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m.
<tb>  <B>Pli</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 9
<tb>  N <SEP> total <SEP> (calculé <SEP> en <SEP> NH3) <SEP> .

   <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 15 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m.
<tb>  ni <SEP> nitrites, <SEP> ni <SEP> nitrates
<tb>  Bactéries <SEP> (en <SEP> Col./c. <SEP> c.) <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> incomptables <SEP> (soit <SEP> > <SEP> 4000).       La demande biologique     d'oxygène        (BOD)     est la quantité d'oxygène absorbée en cinq  ,jours, en flacon fermé,     maintenue    ,à 18   C.  



  Une machine C     fabrique    la suspension  d'argile     dans,    la solution aqueuse de chaux  et la déverse de façon     continue    en     D    dans  l'eau à     épurer.     



  Le     poids,de    chaux dissoute,     introduit    dans  l'eau usée,     est    de préférence égal ou supé  rieur à 1.5 % du     poids    des matières organi  ques en     suspension;    cette donnée tient compte:

    <B>10</B> de la     quantité    de     chaux        réagissant    avec  la matière organique et ses     constituants;     20 de la     .nécessité    :de faire croître rapidement  le<B>pli</B> de l'eau usée jusqu'à 11 et au delà    (phénomène qui     provoque    la     floculation    ac  tive des colloïdes dans le milieu considéré)  et     @d'y    conserver un     excès        d'hydrates!    libres  tant qu'il existe dans le liquide des colloïdes  à précipiter;

   pratiquement, cette     condition     est remplie quand le liquide surnageant at  teint et se maintient û une transparence su  périeure à<B>90%</B> de la transparence de l'eau       distillée.     



  Dans le cas de l'eau usée dont les carac  téristiques ont été     énumérées    plus haut, la  quantité de chaux dissoute est     d'environ     200 p. p. m.  



  La     quantité    en     poids    d'argile     mise    en       suspension    dans l'eau usée     est    de préférence      de l'ordre de grandeur du poids de la ma  tière organique contenue dans l'eau usée;

    l'adjonction d'argile a pour but d'adsorber  les     flocons.    de     matière    organique, de leur  communiquer un poids suffisant pour hâter  leur     précipitation    gravifique, de former une  boue suffisamment concentrée en matières  inertes pour paralyser le développement des       bio-organismes    contenus dans la boue, de fa  ciliter la     filtration        @de    la boue et son esso  rage mécanique éventuel.  



  Pour 1     m3    d'eau     usée    possédant les carac  téristiques décrites plus haut, on déverse en  D,     avantageusement,        environ    200     gr    de chaux  dissoute et 800 gr d'argile en suspension.  



  On peut en outre ajouter à l'argile une  certaine proportion, par exemple     un    cin  quième du poids de l'argile, de matières  inertes     fines    et poreuses telles que poussiers  de coke,     suies.,    cendrées.,     schlamms,    etc.

   des  tinées à former avec les colloïdes adsorbés  par l'argile les flocons     argilo-calcaires    et les  matières     inertes,    une     sorte    de poudingue dont  les plus gros éléments constituent dans la  boue précipitée un     squelette    favorisant le     tas-          sement    et la filtration ou     .dessiccation    éven  tuelle de la boue.  



  La machine spéciale C comporte deux  cuves     Cl    et     C2    dans lesquelles se trouvent       respectivement,    d'une part, la chaux vive à  mettre en solution et, d'autre part, l'argile  à mettre en suspension avec,     éventuellement,     du poussier de coke ou analogue;

   ces     cuves     sont munies     d'un.    système de distribution qui    déverse     ces    matières     d'une    façon continue et  réglable dans     un        appareil    broyeur Cg ali  ment6 également ,de façon     continue    et régla  ble     -en    eau prélevée à la fin de l'installation  d'épuration; ainsi donc la machine C règle  les proportions relatives de la chaux, de l'ar  gile et de l'eau servant à dissoudre la chaux  et à mettre l'argile en suspension.

   De plus,  la     quantité    de liquide (eau de chaux conte  nant l'argile en suspension) déversée en D  dans l'eau     usée    est     proportionnée    à la quan  tité d'eau usée arrivant dans l'installation;  c'est     ainsi    notamment que lorsque la quantité  d'eau usée varie suivant les heures de la  journée, le débit de la machine C est rendu  variable automatiquement par l'intervention  d'une horloge.  



  Le mélange     réalisé    en D se répartit dans  des     bassins    .de précipitation E et F pourvus  de chicanes pour la retenue des huiles et des  corps     flottants.     



  Une première floculation, qui est d'ail  leurs presque complète, s'effectue dans ces  bassins de précipitation     -E    et F, la boue se  dépose au fond de ces bassins et de l'eau     sur-          nageante    presque claire s'écoule vers le     bassin     G pour parfaire sa     clarification.    Des bassins       complémentaires    H et I prolongent la durée  de rétention du     liquide,    qui en sort en J dé  pourvu de matières en suspension et de bac  téries. La- durée de     rétention    du     liquide    peut  être de quatre à     six    heures.  



  Les caractéristiques de l'eau à la sortie  sont les suivantes:  
EMI0003.0052     
  
    Matières <SEP> en <SEP> suspension <SEP> . <SEP> . <SEP> non <SEP> mesurables
<tb>  . <SEP> (teneur <SEP> inférieure <SEP> à <SEP> 1 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m:)
<tb>  Oxygène <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 8,6 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m.
<tb>  Demande <SEP> biologique <SEP> d'oxy  gène <SEP> (BOD) <SEP> (5 <SEP> jours) <SEP> . <SEP> 5,5 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m.
<tb>  NH@ <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 6,0 <SEP> p. <SEP> p. <SEP> m. <SEP> .
<tb>  pH <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 11,7
<tb>  TH <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 17 <SEP>   <SEP> (degré <SEP> français)
<tb>  TA <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> 24 <SEP>   <SEP> " <SEP> "
<tb>  TAC <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> <B>280</B> <SEP> " <SEP> "
<tb>  Bactéries <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 0       L'eau épurée a été     soumise    à une aération    progressive par air     insufflé    et des     échantil-          lons    ont été prélevés d'heure en heure.

      
EMI0004.0001     
  
    N0 <SEP> Eaux <SEP> Durée <SEP> d'aération <SEP> colonies <SEP> au <SEP> c. <SEP> c.
<tb>  1 <SEP> Egout <SEP> brut- <SEP> 0 <SEP> Incoinptables <SEP> > <SEP> 4000
<tb>  2 <SEP> Eau <SEP> épurée <SEP> 0 <SEP> 0
<tb>  3 <SEP> 3 <SEP> heures <SEP> 0
<tb>  4 <SEP> 7 <SEP> heures <SEP> 0
<tb>  5 <SEP> " <SEP> 11 <SEP> heures <SEP> 0
<tb>  6 <SEP> 15 <SEP> heures <SEP> 0
<tb>  7 <SEP> 19 <SEP> heures <SEP> 0
<tb>  8 <SEP> 24 <SEP> heures <SEP> 0       Les     échantillons    ont alors été     infectés    avec  des bactéries de     collection    et     particulièrement     avec le bac.     typhosus.     



  Résultats fournis par     l'infection,    au labo  ratoire, des     échantillons    2 à 8 (égouts de         Micheroux,    non aérés ou aérés pendant des  temps allant de 3 à 24 heures).  



  Les     chiffres        représentent    les moyennes  des diverses     expériences,        l'infection    artifi  cielle étant réalisée par une même souche de  bac.     typhosus.            Eaux   <I>d'égouts épurées.</I>  
EMI0004.0016     
  
    2. <SEP> Pas <SEP> d'aération: <SEP> Infection <SEP> maintenue <SEP> durant <SEP> 5 <SEP> jours, <SEP> 18 <SEP> heures <SEP> ou <SEP> 3 <SEP> heures:
<tb>  Pas <SEP> de <SEP> culture, <SEP> rien <SEP> ne <SEP> pousse.
<tb>  3. <SEP> 3 <SEP> heures <SEP> d'aération: <SEP> Infection <SEP> durant <SEP> 5 <SEP> jours, <SEP> 18 <SEP> heures <SEP> ou <SEP> 8 <SEP> heures: <SEP> Pas <SEP> de <SEP> culture.
<tb>  4. <SEP> 7 <SEP> heures <SEP> d'aération:

   <SEP> Infection <SEP> durant <SEP> 5 <SEP> jours, <SEP> 18 <SEP> heures <SEP> oü.3 <SEP> heures: <SEP> Pas <SEP> de <SEP> culture.
<tb>  5. <SEP> 11 <SEP> heures <SEP> d'aération: <SEP> Infection <SEP> durant <SEP> 5 <SEP> jours, <SEP> 18 <SEP> heures <SEP> ou <SEP> ,3 <SEP> heures: <SEP> Pas <SEP> de <SEP> culture.
<tb>  6. <SEP> 15 <SEP> heures <SEP> d'aération: <SEP> 3 <SEP> heures. <SEP> de <SEP> contact <SEP> entre <SEP> l'eau <SEP> aérée <SEP> et <SEP> la <SEP> culture <SEP> ne <SEP> suffi  sent <SEP> plus <SEP> _ <SEP> à <SEP> inhiber <SEP> la <SEP> culture. <SEP> Moyenne: <SEP> 54 <SEP> colonies.
<tb>  7. <SEP> 19 <SEP> heures <SEP> d'aération: <SEP> Après <SEP> 3 <SEP> heures <SEP> de <SEP> contact <SEP> entre <SEP> l'eau <SEP> aérée <SEP> et <SEP> la <SEP> culture.
<tb>  Moyenne: <SEP> 62 <SEP> colonies.
<tb>  8. <SEP> 24 <SEP> heures <SEP> d'aération:

   <SEP> Après: <SEP> 3 <SEP> heures <SEP> de <SEP> -contact <SEP> entre <SEP> l'eau <SEP> aérée <SEP> et <SEP> la <SEP> culture.
<tb>  Moyenne: <SEP> 1.84 <SEP> colonies.       C'est donc entre 11 et 15 heures     d'aération     que les     conditions        inhibitrices        disparaissent.     



  Les diagrammes     annexés        (fig.    2 et 3)       montrent    les     variations    des     caractéristiques    de  l'eau épurée sous l'influence de l'air.  



  Les     ordonnées        indiquent    les différentes  valeurs des caractéristiques envisagées; les       points    d'abcisses 0, 4, 8, 12, 16, 2.0, 24 corres  pondent     respectivement    à l'eau épurée à la       sortie,    et après 4,8... 24 heures     d'aération,          l'aération    étant     obtenue    par     insufflation    d'air.

    Sur la première     ligne    de gauche ont été por  tées quelques valeurs des     caractéristiques    de  l'eau avant son     épuration.    Le diagramme no 1       -orrespond    au pH; le diagramme no 2     indique       les     variations    de la- demande biologique  d'oxygène;

   le     diagramme    no 3 correspond     aux     teneurs en     ammoniaques;    le diagramme no 4       montre    que l'eau     qui,    avant son     épuration     comptait plus de 4000 colonies par     cm3,    est  devenue, après     épuration,    complètement dé  pourvue de bactéries; le nombre de bactéries  contenues dans ces échantillons après l'aéra  tion est     indiqué    par le diagramme no 5.  



  Les     diagrammes    nos 6, 7 et 8 indiquent  respectivement les     variations    du     titre    alcali  métrique complet (TAC), du     titre        alcali-          métrique    (TA) et du     titre        hydrotimétrique          (TH)    pendant     l'aération.        Il    faut remarquer,  en outre, que ni les eaux épurées, ni les boues  ne     présentent    d'odeurs     offensantes.         Les boues déposées dans les bassins ont  une densité de l'ordre de 1,25;

   elles sont  extraites au moyen d'une pompe à boulets     K     qui peut aspirer dans tous les bassins E, F,  G et refouler les boues pompées soit en E ou  F ou en tête du chenal d'entrée D. Lorsqu'un       bassin    E ou F est jugé devoir     être    vidé, on  l'isole en fermant la vanne     DI    ou<I>N;</I> la pompe       K    épuise d'abord l'eau surnageante qu'elle  refoule en L, puis quand la boue du fond ap  paraît sous forme de bouillie épaisse et sans  eau surnageante, la pompe     K    refoule cette  boue dans un bassin B.

   Cette boue contient  environ 40% en poids de matières solides et  <B>60%</B> en poids de     liquide;    sa grande compa  cité entrave ou supprime le développement  des     bio-organismes    qu'elle pourrait encore  contenir.  



  Les boues sont ensuite     extraites    hors du       bassin    B par un     appareil    de genre connu  (chaîne à godets, transporteur à raclettes)  figuré schématiquement par P; elles reçoivent  en outre une addition de matières inertes par  une machine     appropriéé    installée en     Q;    l'en  semble - boue et matières     inertes    - est en  suite chauffé pour porter la boue à une tem  pérature d'au moins 42   C;

   ce chauffage s'ef  fectue, par     exemple,    en traînant l'ensemble   boue et matières     inertes    - sur un fond  chauffé (par de la vapeur ou de l'eau chaude)  figuré     schématiquement    par R; la boue char  gée de matières inertes est ensuite essorée par  un filtre à alvéoles, de     type    connu, figuré       schématiquement    par     S;    des filtres de ce  genre sont     notamment    décrits dans le brevet  français no 741401;

   les alvéoles de ce filtre  sont soumises à l'action d'une dépression pen  dant une grande     partie    de leur parcours     cir-          conférentiel    pour réaliser la     filtration;    elles  sont ensuite     mises    en     communication    avec une  source de vapeur d'eau sous pression destinée  à provoquer l'éjection des boues filtrées hors  des alvéoles et à ,maintenir les parois fil  trantes â une température d'au     moins    42   C.  



  La boue ainsi traitée est dépourvue  d'odeurs offensantes et s'oppose à l'éclosion  de     moustiques    et autres     animalcules.    Elle con-    tient     environ    60 % de matières     solides    et  40 % de liquide; la filtration a donc amené  une perte de liquide de 20 % .  



  Lorsque l'on recueille des boues traitées  comme il est-dit ci-dessus on peut, sans re  courir à la     filtration    mécanique, obtenir l'as-   sèchement par évaporation naturelle à l'air  dans des bassins de dépôt de surface appro  priée à la quantité de liquide qui devra s'éva  porer par jour sous l'influence des agents     na-          turels.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour l'épuration des eaux usées, telles que eaux d'égouts, eaux industrielles, - etc., caractérisé en ce qu'on ajoute à l'eau usée une suspension d'argile dans une solu tion aqueuse de chaux. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la quantité employée d'argile cor respond à celle qui peut être adsorbée par les matières organiques, colloïdes, huiles, graisses, savons, colorants et analogues se trouvant dans l'eau usée.
    2 Procédé -selon la revendication, caractérisé en ce que la quantité de chaux dissoute et ajoutée est telle qu'après avoir réagi chimi- quement avec les matières présentes dans l'eau usée, il reste un excès de chaux suf fisant pour faire croître le pi, de l'eau usée jusqu'à au moins 11 et pour que la basi- cité de l'eau ne baisse pas pendant un temps assez long au-dessous de cette va leur, de manière que les organismes vivants qui ne supportent pas cette basicité dans le milieu considéré, soient détruits.
    3 Procédé selon la revendication, caractérisé en ce qu'on ajoute à l'eau usée, simultané ment avec la suspension d'argile, des ma tières inertes, menues et poreuses. 4 Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la boue formée est extraite hors des bassins de précipitation par une pompe qui aspire d'abord l'eau surnageante du bassin pour la renvoyer dans le circuit d'é- puration et qui aspire ensuite la boue dé posée pour l'envoyer vers des bassins de décharge.
    5 Procédé selon la revendication et 3a sous- revendication 4, caractérisé en ce que la boue retirée des eaux usées est chauffée à une température d'au moins 42 C.
    6 Procédé selon la revendication et les sous- revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les boues sont dirigées vers un appareil de filtration par entraînement sur un fond chauffé de façon à amener toute la masse à la température d'au moins 42<B>0</B> C.
    7 Procédé selon la revendication et les sous- revendications 4, 5 et 6, dans lequel la fil- tration s'effectue dans un tambour rotatif à alvéoles filtrantes soumises- alternative ment à l'action d'une dépression et d'une surpression, cette dernière étant utilisée pour l'expulsion de la matière filtrée hors des alvéoles, caractérisé en ce que cette sur pression est obtenue par de la 'vapeur d'eau sous pression.
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* Cited by examiner, † Cited by third party
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US2912378A (en) * 1956-06-19 1959-11-10 Pure Oil Co Method of treating oil well flooding waters to reduce sulfate-reducing bacteria concentration

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* Cited by examiner, † Cited by third party
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US2912378A (en) * 1956-06-19 1959-11-10 Pure Oil Co Method of treating oil well flooding waters to reduce sulfate-reducing bacteria concentration

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