Procédé de fabrication d'une chambre à air de sûreté pour bandage pneumatique. La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'une chambre à air de sûreté pour bandage pneumatique.
Avec les pneumatiques actuels à chambre à air comportant un seul compartiment, on risque, en cas de fuite d'air, que tout l'air s'en échappe avant qu'il ne soit possible d'arrêter la voiture lancée à grande vitesse. Le chauffeur est alors exposé aux dangers d'un dérapage et se trouve dans l'impossi bilité de diriger sa voiture surtout lorsque celle-ci marche à forte allure. Le bandage aussi bien que la chambre à air seront com plètement abîmés pendant le temps qu'il faut pour arrêter la voiture, c'est-à-dire le temps pendant lequel le pneumatique marche à plat.
On a trouvé qu'en munissant une chambre à air de plusieurs compartiments, dans le présent cas deux, ces compartiments commu niquant entre eux par au moins une ouver ture, l'air, en cas de fuite, ne s'échappera rapidement que de l'un de ces compartiments et très lentement de l'autre. Ceci permettra d'arrêter le véhicule avant que le pneuma= tique ne roule complètement à plat.
Ainsi, avec une construction telle que décrite, le danger résultant des crevaisons pendant les fortes allures est écarté. Dans le brevet no 187300, déposé simultanément avec la pré sente demande, plusieurs formes -de chambres à air ont été décrites. La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de chambre à air du genre -de celles décrites dans le brevet nc 187300 à l'aide d'un outil lage très simple et à peu de frais.
Le dessin annexé représénte, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de la chambre à air obtenue au moyen du pro cédé suivant l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan de forme de tissus employés à l'intérieur .des deux chambres à air, la fig. 2 une coupe à travers un tambour, lesdites formes étant arrangées dans leur po sition initiale, la fig. 3 une coupe semblable représen tant les formes, leurs bords étant repliés et réunis par une bande de caoutchouc pour for mer une chambre à air, la fig. 4 une coupe semblable avec la chambre à air renversée par rapport à sa position dans la fig. 3, la fig. 5 une coupe semblable avec la chambre à air repliée prête à être insérée dans un moule;
La fig. 6 est une coupe à travers un moule renfermant une chambre à air; La fig. 7 est une coupe longitudinale de l'enveloppe formant l'extérieur des deux chambres à air; La fig. 8 est une coupe à travers la cham bre à air intérieure munie .d'une bande addi tionnelle de base pour la chambre à air exté rieure; La fig. 9 est une coupe à travers un sup port annulaire représentant la chambre à air intérieure gonflée, l'enveloppe de la chambre à air extérieure étant posée dessus;
La fig. 10 est une coupe représentant la chambre à air extérieure entourant complè tement la chambre à air intérieure; La fig. 11 est une coupe à travers un moule renfermant les deux chambres à air; La fig. 12 est une élévation de la cons truction terminée d'une chambre à air, une partie étant arrachée et représentée en coupe; La fig. 13 est une coupe à travers un moule montrant une autre forme d'exécution de la chambre à air intérieure, et la fig. 14 une coupe semblable montrant une autre forme de chambre à air intérieure.
Pour mettre en pauvre le procédé selon la présente invention, on met une paire de pièces 10 et 11 d'un tissu en chanvre caoutchouté et coupé en biais l'une sur l'autre de sorte que les fils d'une pièce croisent les fils de l'autre. Oit coupe les pièces de grandeur convenable et les arrange de sorte qu'une extrémité de la pièce 10 dépasse l'extrémité de la pince 11 et l'autre extrémité de la pièce 11 dépasse la pièce 10. On façonne .de préférence la pièce 11 plus large que la pièce 10 et les bords latéraux du premier dépassent l'autre, ainsi que cela est représenté à la fig. 1.
L'angle des fils du tissus (mesuré entre la chaîne et la coupure) devrait être aussi petit due possible pour la raison qu'un petit angle rend la chambre à air plus raide et plus résistante à l'effet de la force centrifuge (dont il sera question plus loin). Par exem ple, dans des chambres à air de 7,00 et -de 7,50, on a trouvé qu'un angle de 521/2 était très satisfaisant et dans les chambres à air de 6,00, 6,25 et 6,50 qu'un angle de<B>50'</B> a donné de bons résultats. Naturellement, l'an gle des fils peut varier pour les différentes grandeurs de chambres à air et les différents genres de tissus, les chiffres mentionnés n'ayant qu'un caractère d'exemple.
De même, n'ayant montré que deux formes des pièces de tissu comme convenant pour mettre ledit procédé en oeuvre, on ne sera pas limité à un nombre défini de pièces. Ainsi que le montre la fig. 1, des bandes gommées 12 sont disposées de chaque côté de la pièce 11 et dépassent les extrémités de ces derniers. L'une de ces bandes est coupée pour faire place à une pièce annulaire 13 attachée à la pièce 11 et dépassant le bord de cette pièce, cette pièce étant munie d'une ouverture cor respondant à une ouverture semblable dans la pièce pour y recevoir le corps de la valve.
On place les pièces superposées autour d'une coquille annulaire ou tambour 14 rota tif (fig. 2) et on y réunit les deux bords pour former une bande sans fin. Lesdits bords se recouvrent grâce à leurs parties fai sant saillie et forment un joint excellent. N'importe quel genre d'épissure peut être employé. Le tambour 14 est muni d'une rai nure 15 qui s'étend d'un de ses bords jus qu'au milieu et permet l'introduction d'un corps de valve 16 placé dans l'ouverture de la pièce 1.1 et de la pièce 13. Cette rainure permet aussi d'enlever la valve lorsqu'on re tire les pièces du tambour.
Ainsi qu'on le voit dans la fig. 3, on replie les bords du tissu l'un vers l'autre tout en laissant un espace entre ces bords. On couvre alors cet espace par une bande annulaire 17 en caoutchouc qui relie les bords et possède un trou; par lequel la valve 16 fait saillie. Ainsi sera façonnée la chambre à air aplatie 18 qui formera la chambre à air intérieure constituant l'objet de la pré sente invention.
Lorsqu'on replie les bords., il se forme des boucles 19 dans le tissu, ceci grâce à la rigi dité du tissu et on force une ou plusieurs pu naises 20 à travers la paroi de la boucle 19 à faible distance du bord de la bande 17, lesdites punaises étant formées d'une tige pointue et d'une tête plate. Les punaises restent en place pendant la vulcanisation de la chambre à air de sorte qu'après qu'on les ait retirées après la vulcanisation, les trous restent dans le tissu. Des pièces 20' peuvent protéger les têtes plates des punaises pen dant la vulcanisation.
On retire alors la chambre à air aplatie 18 du tambour, on la renverse et la remet sur le tambour comme le représente la fig. 4. On replie alors les deux côtés de la chambre à air encore une fois, comme montré à la fig. 5, pour rendre la chambre à air plus compacte de telle façon qu'elle entrera faci lement dans le moule pour y subir la vul canisation. Il est évident que ce n'est pas nécessaire de plier la chambre à air pour pouvoir la placer dans le moule, mais on a trouvé qu'après avoir introduit la chambre pliée dans le moule et l'avoir gonflée, le tissu épouse plus facilement les contours du moule.
La fig. 6 représente la chambre à air 18 après sa vulcanisation dans un moule consti tué de deux sections complémentaires 21, 22 ayant une cavité qui détermine la forme dé finitive de la chambre à air intérieure. On peut se servir de n'importe quel moyen, des boulons par exemple (qui ne sont pas repré sentés), pour maintenir le moule fermé. L'air pour le gonflement est admis par une tubu lure 23 introduite par une ouverture 24 et vissée sur le corps de la valve 16. A ce mo ment, on ne vulcanise pas complètement la chambre à, air 18, parce qu'il est nécessaire de la vulcaniser encore une fois avec la cham- bre à air extérieure.
Si l'on complétait à pré sent déjà ladite vulcanisation, on risquerait d'abîmer la chambre à air pendant la vul canisation subséquente. C'est pour cette rai son qu'on ne vulcanise la chambre à air 18 que suffisamment pour lui donner une cer taine rigidité, mais pas suffisamment pour risquer une détérioration. La cavité du moule est faite de telle manière qu'elle forme une surface aplatie 25 en contact avec la chambre à air. Cette surface reste plate en permanence pendant toute la vulcanisation, de sorte que, lorsqu'on gonflera la chambre à air complète ment montée, cette surface plate aidera à sur monter l'effet de la force centrifuge (décrit plus loin) dans le produit final.
Par la vulca nisation, les bandes gommées 12 sont devenues une partie solidaire de la bande annulaire 17 et les bouts de la pièce 11 sont emboîtés dans le caoutchouc par vulcanisation. Les deux sec tions du moule possèdent aussi sur leurs pa rois latérales des saillants 25' et ces saillants 25' produisent sur la bande annulaire 17 et dans la structure définitive des moulures.
Il va sans dire que la chambre à air inté rieure pourrait aussi bien être faite entière ment en caoutchouc ou en tissu caoutchouté. Si elle est entièrement en caoutchouc, il serait nécessaire de la vulcaniser préalablement comme il a été décrit. Ceci dépend des ingré dients qui le composent. Dans le cas d'une chambre à air faite en tissu caoutchouté, il est préférable de donner à la chambre à air une vulcanisation préalable comme celle don née aux chambres à air faites d'une combinai son de bandes en tissu et de bandes en caout chouc. La chambre à air recevra alors une certaine forme et sera vulcanisée complète ment ensuite.
Quant à la valve, elle comporte un corps intérieur métallique 26 (fig. 6) situé dans un corps conique 16 en caoutchouc. Ce dernier peut être un peu plus petit que le trou dans la jante de la roue, de sorte que la valve pourra se retirer du trou de la jante et ne sera pas arrachée comme cela arrive souvent lors d'une crevaison. A l'intérieur de la chambre à air 18, le corps de la valve est muni de sail- lies 27 dont le but sera expliqué plus loin. Le passage dans le corps intérieur 26 est très restreint (environ 0,6 mm).
On vide la chambre à air 18 et la retire du moule. On la gonfle de nouveau pour re cevoir une bande additionnelle 28 autour de sa base (voir la fig. 8). Cette bande augmente l'épaisseur de la base et forme une surface gluante à laquelle la chambre à air extérieure s'attachera.
Dans la fig. 9, la chambre à air 18 est encore gonflée et montée sur un tambour 29. Ce gonflement devra s'arrêter avant que la surface plate ne perde sa forme.
Une bande extérieure 30, de préférence en matière élastique employée, ordinairement en combinaison avec certains composés de caout chouc, et dont les extrémités ont été jointes comme montré en fig. 7, est à présent montée et centrée sur la chambre à air intérieure gonflée.
De la stéatite pulvérisée ou un produit analogue est répandu sur les surfaces exté rieures de la chambre à air intérieure pour éviter que la bande 30 ne se colle auxdites surfaces. La bande 30 est suffisamment grande pour s'appliquer facilement à la cham bre à air 18 et être centrée comme montré à la fig. 9. Mais elle est élastique et sera faci lement tendue pour créer un espace entre elle et la chambre à air 18 lors du gonflement. On rabat les bords de la bande 30 et les coud sur le caoutchouc gluant de la bande 28 pour former le produit définitif qui aura alors en coupe l'aspect montré en fig. 10.
On retire les punaises 20 de la chambre à air 18 avant d'avoir cousu la bande 30 et on a ainsi formé les ouvertures 31 dans la chambre à air 18, établissant une communication entre l'inté rieur de ladite chambre à air et le comparti ment 32 se trouvant entre la chambre à air 18 et la bande 30 laquelle a acquis maintenant une forme tubulaire qui forme la chambre extérieure 33.
On introduit à présent le tout dans un autre moule en deux pièces 34, 35 muni d'une cavité qui fixe la grandeur finale de la cham- bre à air 33. Lorsqu'on introduit de l'air par un dispositif rattaché à la valve 16, cet air sera retenu par suite de l'ouverture restreinte de la valve et n'entrera que lentement par les ouvertures 31 dans la chambre 32 tendant et pressant la chambre à air 33 contre les parois du moule, tandis que la chambre à air 18 res tera pratiquement dans sa forme déterminée, formant ainsi un tout vulcanisé comme mon tré en fig. 11:
Le caoutchouc de la chambre à air 33 s'est uni avec le caoutchouc de la chambre à air 18 et des moulures 40 ont été formées près des parties reliant la chambre à air, moulures qui maintiennent les parois des deux chambres à air suffisamment écar tées pour prévenir une séparation ou une dé chirure entre les deux chambres à air.
La fig. 12 représente un tout qui, à l'état gonflé, pourrait servir à un bandage. La coupe transversale aurait la forme représentée à la fig. 11.
Lorsque cette chambre à air est montée sur un véhicule, la force centrifuge tend à amener la surface extérieure de la chambre à air 18 en contact avec la surface intérieure périphérique de la chambre à air 33. Pour ré duire considérablement cet effet, on a aplati la surface extérieure de la chambre à air 18. Lorsqu'on dégonfle la chambre à air, le tissu de la chambre à air 18 a la tendance d'être aspiré par la valve et à en fermer l'ouverture. Grâce aux saillies 27, cette obturation est rendue impossible.
Des saillies semblables pourraient être prévues autour des ouvertures 31 pour en prévenir une obturation, mais ces ouvertures sont disposées dans une partie ri gide de la chambre à air et la possibilité de leur obturation par le tissu est minime.
Selon les fig. 13 et 14 se rapportant à une autre forme d'exécution, on vulcanise la chambre à air 18 dans un moule qui donne à sa paroi extérieure une courbure 36 renversée. Cette courbure reste permanente pendant la vulcanisation de la chambre à air extérieure et la chambre à air définitive prend alors la forme représentée à la fig. 14. Cette forme supporte également très bien l'effet de la force centrifuge. Les combinaisons décrites présentent de nombreux avantages.
Par exemple, s'il se pro duit une fuite à la chambre à air 33, l'air échappera rapidement du compartiment 32 et mettra cette chambre à air hors de service, mais la chambre à air 18 ne sera pas touchée si vite par cette fuite et supportera toujours le bandage encore pendant quelque temps. Car la fuite de l'air de la chambre 18 par les ouvertures 31 produites par les tiges des pu naises dépendant du nombre de punaises em ployées sera toujours assez lente pour per mettre d'arrêter le véhicule avant que la chambre à air ne se soit vidée jusqu'à l'apla tissement du bandage pneumatique. Ceci est un avantage de grande importance pour les conducteurs de véhicules automobiles ou au tres qui emploient des bandages pneuma tiques.
Même dans le cas où une fuite se produi rait dans la partie à la base des chambres à air et où l'air s'échapperait d'abord de la, chambre à air 18, la sécurité existerait tout de même du fait que la chambre à air 33 suppor terait le bandage au moins assez longtemps pour permettre d'arrêter le véhicule sans danger.