Procédé de fabrication de papier doux et absorbant et papier obtenu selon ce procédé. La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication .de papier doux et ab sorbant et à un papier obtenu selon ce pro cédé.
Ce procédé est caractérisé par le fait qu'une suspension aqueuse de fibres -de cellu lose non hydratée obtenue par digestion de fibres végétales à l'aide de réactifs chimi ques, suspension libre de petites fibres qui produiraient des peluches dans le papier ter miné, et ayant une concentration en fibres non supérieure à environ<B>0,025%,</B> est ame née sur un tamis à déplacement continu en un endroit où ce tamis est incliné vers le haut. dans le sens de son avancement.
Le papier obtenu selon ce procédé est ca ractérisé en ce qu'il comporte de longues fibres de cellulose non hydratée -à peu près uniformément réparties et qu'il est libre de petites fibres produisant des peluches.
Dans la. mise en ceuvre du procédé, ou emploie de préférence des fibres végétales de plantes de la famille des musacées, notam ment de l'espèce des bananiers, et plus par ticulièrement et de préférence des fibres de musa textilis. Le musa textilis, à l'état brut, est composé de fibres de cellulose dans les quelles est incrustée une matière ligneuse, ces fibres étant maintenues assemblées par des gommes et des cires. Les fibres de cette matière ont une longueur plus ou moins uni forme, variant entre environ quatre et sept millimètres, et il n'existe pas -de petites fibres susceptibles de produire des peluches dans le papier terminé.
Lesdites fibres ont une forme approximativement cylindrique, elles présentent des extrémités effilées ou pointues et ont peu ou pas tendance à bou cler ou à se tordre, de sorte qu'elles ne s'en chevêtrent ou ne se feutrent pas, mais, d'autre part, elles restent séparées les unes des autres lorsqu'elles sont suspendues dans un grand volume d'eau. On a trouvé, à la suite d'expé riences, que des fibres ordinaires utilisées dans la fabrication de papier ne conviennent pas pour obtenir un papier doux et absorbant. Des fibres comme le lin et le coton ont ten dance à se tordre ensemble au cours du pro cédé, formant ainsi de petites masses qui don nent un aspect grenu au papier terminé. Des fibres telles que celles du bois sont trop courtes et, par conséquent, donnent un aspect pelucheux au papier terminé, ce qui est indé sirable.
Selon une forme de mise en aeuvre du procédé, des fibres de musa textilis sont sé parées en faisant digérer chimiquement la matière contenant ces fibres et en l'agitant ensuite sans pression mécanique, de façon à empêcher l'hydratation ou un changement dans les caractéristiques physiques des fibres, ces dernières n'étant pas déchiquetées, apla ties, effilochées ou brisées. De préférence.
pendant la digestion, la matière est soumise à une action chimique très énergique, afin de dissoudre et d'éliminer des fibres en principe la totalité des gommes et résines ainsi que les constituants ligneux ou d'incrustation, de façon que les fibres puissent être alors com plètement séparées par une simple action d'agitation en solution et sans pression pou vant provoquer une hydratation.
Bien qu'on puisse modifier quelque peu les conditions dans lesquelles on fait digérer la matière, on a trouvé qu'en procédant comme indiqué ci- dessous, les résultats désirés sont obtenus: La matière brute est placée dans un les- siveur rotatif et est cuite dans une solution très fortement alcaline, telle qu'une solution de soude caustique, pendant une longue durée, sous une pression élevée et à une tempéra ture d'environ 160 C.
LTne proportion de 450 grammes d'hydroxyde de sodium en so lution à environ<I>7</I> Jo pour 1125 - grammes de matière sèche donne entièrement satisfaction, car elle est suffisamment forte pour faire dissoudre les matières gommeuses et rési neuses qui, dans leur état naturel, forment un liant pour les fibres, et cependant pas assez forte pour influencer d'une manière préjudiciable ou détruire les caractéristiques de la matière des fibres elle-même qui con- serve ses propriétés physiques et chimiques originelles.
La pression pour la cuisson est de préférence d'au moins 7 hg par centimètre carré au-dessus de la pression atmosphéri que, et la durée de la cuisson est de pr6fé- rence de vingt-quatre heures au moins. Cette action énergique dépasse de beaucoup le trai tement usuel que l'on a fait subir à la ma tière antérieurement à la présente invention, la concentration de la solution alcaline étant quatre ou cinq fois plus forte que celle em. ployée jusqu'ici.
L'opération de digestion ayant été termi née, la matière est égouttée et cette matière égouttée et cuite est soigneusement lavée et les fibres sont séparées en les soumettant à. une simple agitation en solution, de manière que les fibres ne soient soumises à aucune pression mécanique et, par conséquent, à évi ter toute hydratation appréciable de ces der nières. Les opérations de séparation et de la vage des fibres peuvent être réalisées dans toute machine ou machines appropriées. Si on le désire, une pile raffineuse, telle qu'un cylindre raffineur, peut être utilisée, non pas comme pile raffineuse, mais comme agitateur.
Dans ce cas, le rouleau affineur est réglé par rapport à la plaque de base de façon que la matière ne soit soumise à aucune pres sion mécanique. Il y a lieu d'indiquer ici que. lorsque la matière est soumise à une pression, les caractéristiques des fibres changent et ces dernières deviennent dures et raides. Jus qu'ici, dans la fabrication de papier ordinaire, une pression élevée était exercée sur la ma tière par le rouleau affineur pendant un temps assez long.
La pile raffineuse peut être pourvue d'un mécanisme de lavage approprié, tel que le laveur cylindrique usuel, à l'aide duquel les produits chimiques employés dans l'opération de digestion, les substances gom meuses ou résineuses en suspension ou dis soutes, et toutes les autres impuretés sont éli minées des fibres. La séparation complète des fibres demande environ cinq minutes, mais on continue à faire fonctionner la machine pendant un temps beaucoup plus long afin que la matière puisse être complètement lavée et débarrassée de toutes les substances étran gères et impuretés. Après que la matière a été soigneusement lavée, elle se trouve dans les conditions voulues pour qu'on puisse lui donner la forme d'une bande continue.
Pour former avec ces fibres une bande continue de papier, ces fibres sont suspendues dans un très grand volume d'eau et on fait couler librement et rapidement la suspension diluée ainsi formée à travers un tamis se dé plaçant transversalement, les fibres restant déposées sur le tamis.
La suspension diluée contient avantageusement environ 1 kg de fibres sèches pour 500 hectolitres d'eau, c'est-à-dire qu'elle a une concentration en fibres de 0,002%. Bien qu'il ait été trouvé possible, mais cependant en obtenant des ré sultats moins satisfaisants, de porter la con centration en fibres jusqu'à 0,012%, il est reconnu que, même dans ce cas, la suspension peut parfaitement être appelée une "suspen- sion diluée" pour la différencier des suspen sions ordinaires employées dans la fabrica tion du papier, dont la concentration est d'un ordre entièrement différent, étant comprise entre 0,92% et 0,5%.
Cette matière très diluée et non hydratée est amenée sur la partie, inclinée vers le haut dans le sens de son avancement, d'une toile métallique sans fin mobile; l'eau s'écoule librement et rapidement, sans former de tourbillon, à travers ladite toile et à travers la bande de fibres déposées sur cette dernière; les fibres sont déposées uniformément sur la toile métallique sous la forme d'une bande continue sans former d'ondulations ou de rides, de sorte qu'on peut obtenir une bande de papier de toute longueur désirée, ayant une texture entièrement uniforme et homo gène et exempte de grumeaux.
Ces résultats ne sont pas possibles avec les machines Four- di-inier telles qu'elles ont été établies jus qu'ici, car il a été et il est d'usage courant de disposer la toile métallique horizontale ment ou de l'incliner vers le bas suivant l'angle désiré à partir de l'extrémité de la machine où se trouve le rouleau antérieur. Avec une disposition de ce genre, lorsque la matière est très fortement diluée, un effet d'ondulations ou de rides est produit.
Il est également important de remarquer que, si les fibres étaient hydratées, la nature de la bande formée sur le tamis serait telle qu'elle empêcherait l'eau de s'écouler rapidement et librement à travers celui-ci et à travers la bande, de sorte que les résultats désirés ne pourraient être obtenus. En procédant sui vant la présente invention, selon laquelle les fibres ne sont pas hydratées, on peut em ployer une dilution très élevée, car la nature de la bande formée sur la toile métallique est telle qu'elle ne retarde pas d'une manière appréciable le libre et rapide écoulement de l'eau à travers le tamis et la bande à mesure que cette dernière est formée sur ledit tamis.
Dans le dessin annexé, on a représenté., plus ou moins schématiquement et à titre d'exemple seulement, une machine perfec tionnée sur laquelle l'opération de formation de la bande de fibres peut être avantageu sement réalisée. La machine comporte cer tains éléments ou dispositifs qui sont de la. construction bien connue et qui, par consé quent, ne sont pas représentés en détail et n'ont pas besoin d'être décrits explicitement.
La fig. 1 est une vue en plan de dessus de cette machine, représentée plus ou moins schématiquement; La fig. 2 en est une vue de côté; La fig. 3 est une coupe longitudinale faite par la cuve de tête et l'extrémité de la toile métallique sans fin Fourdrinier où se trouve le cylindre antérieur.
Une toile métallique sans fin Fourdrinier W, à l'extrémité de la machine où se trouve le rouleau antérieur, est inclinée fortement vers le haut et vers l'arrière, c'est-à-dire dans la direction d'avancement, comme indiqué en 9, et cette partie transversale 9 forme, à pro prement parler, une paroi perforée, inclinée et mobile d'une cuve dans laquelle est main tenue, à un niveau prédéterminé, la matière fortement diluée, de façon que, lorsque la toile métallique se déplace vers le haut, l'eau de la cuve s'écoule rapidement, uniquement sous l'action de la pesanteur, à travers la toile métallique,
et les fibres sont déposées sur cette dernière d'une manière égale et uni forme sans former d'ondulations ou de rides. La toile métallique Fourdrinier est de préfé rence à grosses mailles, ayant par exemple huit mailles par centimètre carré, et à l'extré mité antérieure de la machine, ladite toile passe sur un rouleau antérieur 10. A l'extré mité de décharge de la machine, la toile mé tallique passe autour d'un rouleau coucheur approprié 11. Le brin de retour de la toile métallique peut être guidé par des rouleaux de guidage appropriés 12.
Le brin supérieur de la toile métallique Fourdrinier est sup porté par des rouleaux ou tubes formant table 13 qui sont eux-mêmes portés par un bâti présentant une partie 14 inclinée vers le haut à l'endroit de l'extrémité de la machine où se trouve le rouleau antérieur 10, ainsi qu'une partie 15 plus longue, inclinée vers le bas et s'étendant jusqu'à l'extrémité de décharge de la machine. De préférence, la partie in clinée 9 de la toile métallique Fourdrinier fait un angle d'environ 45 par rapport au plan horizontal.
Immédiatement derrière le rouleau anté rieur 10 et au-dessous de la partie antérieure fortement inclinée de la toile métallique Fourdrinier est disposé un bac 21 dans lequel l'eau coulant à travers ladite toile est des tinée à. tomber. A proximité de l'extrémité de décharge de la machine et au-dessous du brin supérieur de la toile métallique Fourdri- nier sont disposées des boîtes d'aspiration 22 dans lesquelles est entretenue une dépression, de façon que la plus grande partie de l'eau restant dans la feuille humide en soit retirée par aspiration.
Ces boîtes d'aspiration peu vent être prévues en nombre approprié quel conque, et comme elles peuvent être d'une construction ancienne et bien connue, elles ne sont représentées que schématiquement. La machine est naturellement pourvue des dis positifs de pression et de séchage usuels.
A l'extrémité antérieure de la toile métal lique Fourdrinier est placée une cuve anté rieure B qui est librement en communication avec la partie inclinée 9 de cette toile métal- iique. La cuve B peut comporter deux parois latérales 30, s'étendant vers l'arrière, qui sont espacées l'une de l'autre d'une distance infé rieure à la largeur de la toile métallique, et les bords postérieurs 30' de ces parois laté rales ont la même inclinaison que la toile mé tallique. Tous les moyens appropriés peuvent être employés pour empêcher la matière di luée de s'écouler latéralement entre les parois latérales 30 et la toile métallique, des bandes en caoutchouc 31 étant représentées dans ce but.
Au lieu de ces bandes 31, on peut utili ser les courroies ou "couvertes" usuelles. Dans l'espace compris entre les parois laté rales 30, il est prévu un fond surélevé 32 qui est situé immédiatement au-dessus du rouleau antérieur 10. Le bord postérieur de ce fond 32 est situé très près de la toile métallique Fourdrinier. La cuve B peut également com porter une chicane transversale 34 permet tant le passage par en dessous. Elle peut éga lement renfermer un rouleau mélangeur R.
Dans la présente disposition, donnée à titre d'exemple, on a représenté un bac de mélange M se déversant dans la cuve anté rieure B. Ce bac M peut affecter la forme d'une auge inclinée assez longue et compor tant des chicanes 35. L'eau et la matière peu vent être amenées à ce bac mélangeur de toute manière convenable, par exemple à l'aide de rigoles, mais, à titre d'exemple, on a représenté un tuyau. 36 qui peut être uti lisé pour amener de l'eau à l'extrémité supé rieure du bac mélangeur, et un tuyau 37 qui peut être employé pour amener la matière, partiellement diluée, à la partie supérieure du bac mélangeur.
L'eau qui a été recueillie dans le bac 21 est naturellement ramenée à la cuve anté rieure B.
Le fonctionnement de la machine sera clairement compris d'après la description qui précède en référence au dessin annexé. Tou tefois, on remarquera qu'une masse de ma tière très diluée est maintenue dans la cuve antérieure B et que l'eau s'écoule rapidement à travers la partie inclinée de la toile métal- Tique Fourdrinier, pendant que les fibres sont déposées sur cette dernière sous la forme d'une couche ou bande dont l'épaisseur peut être déterminée par la vitesse de déplace ment de la toile métallique. Ladite bande peut avoir une longueur quelconque.
L'eau s'écoule très rapidement et librement de la cuve antérieure B à. travers la toile métalli que, sans former de tourbillons, de sorte qu'une répartition uniforme des fibres sur le tamis est assurée. Les fibres s'étendent dans tous les sens, de sorte que le papier n'a pas de grain et, par conséquent, il est d'une résis tance égale et a un pouvoir d'absorption égal dans tous les sens.
Le papier ainsi obtenu a un grand nom bre d'applications, pouvant servir par exem ple de base pour des stencils, pour emballer et nettoyer des lentilles, comme emballages pour des articles de verre et des métaux polis où la flexibilité, la résistance, et une texture souple et exempte de matières abrasives sont des facteurs importants; ce papier est égale ment utilisable dans l'industrie électrique où ses grandes propriétés absorbantes sont uti lisées pour absorber des solutions isolantes, de sorte qu'il peut ainsi servir jà constituer un diélectrique pour condensateurs, ainsi qu'un revêtement pour fils et produits ana logues;
il peut encore servir à recouvrir les ailes d'aéroplanes, où sa légèreté et sa faculté d'absorption de l'enduit constituent égale ment des facteurs importants.
A method of manufacturing soft and absorbent paper and paper obtained by this method. The present invention relates to a process for producing soft and absorbent paper and to a paper obtained according to this process.
This process is characterized by the fact that an aqueous suspension of non-hydrated cellulose fibers obtained by digestion of vegetable fibers using chemical reagents, a free suspension of small fibers which would produce fluff in the finished paper, and having a fiber concentration of not more than about <B> 0.025%, </B> is born on a continuously moving sieve at a location where that sieve is tilted upward. in the direction of its advancement.
The paper obtained by this process is characterized in that it comprises long, non-hydrated cellulose fibers - approximately evenly distributed and that it is free of small fibers producing lint.
In the. implementation of the process, or preferably employs plant fibers of the Musaceae family, in particular of the banana species, and more particularly and preferably Musa textilis fibers. Musa textilis, in its raw state, is composed of cellulose fibers in which a woody material is embedded, these fibers being held together by gums and waxes. The fibers of this material have a more or less uniform length, varying between about four and seven millimeters, and there are no small fibers capable of producing lint in the finished paper.
Said fibers have an approximately cylindrical shape, they have tapered or pointed ends and have little or no tendency to curl or twist, so that they do not entangle or felish, but otherwise On the other hand, they remain separate from each other when suspended in a large volume of water. It has been found, as a result of experience, that ordinary fibers used in papermaking are not suitable for obtaining soft and absorbent paper. Fibers such as linen and cotton tend to twist together in the process, thus forming small masses which impart a grainy appearance to the finished paper. Fibers such as those in wood are too short and therefore give the finished paper a fluffy appearance which is undesirable.
According to one embodiment of the process, musa textilis fibers are separated by chemically digesting the material containing these fibers and then stirring it without mechanical pressure, so as to prevent hydration or a change in characteristics. physical fibers, the latter not being jagged, flattened, frayed or broken. Preferably.
during digestion, the material is subjected to a very energetic chemical action, in order to dissolve and eliminate from the fibers in principle all the gums and resins as well as the woody or encrustation constituents, so that the fibers can then be completely separated by a simple stirring action in solution and without pressure to induce hydration.
Although the conditions under which the material is digested can be varied somewhat, it has been found that by proceeding as indicated below the desired results are obtained: The raw material is placed in a rotary desivator and is cooked in a very strongly alkaline solution, such as caustic soda solution, for a long time, under high pressure and at a temperature of about 160 C.
A proportion of 450 grams of sodium hydroxide in solution at about <I> 7 </I> Jo per 1125 - grams of dry matter is entirely satisfactory, since it is sufficiently strong to dissolve the gummy and resinous materials which , in their natural state, form a binder for the fibers, and yet not strong enough to adversely influence or destroy the characteristics of the fiber material itself which retains its original physical and chemical properties.
The pressure for cooking is preferably at least 7 hg per square centimeter above atmospheric pressure, and the cooking time is preferably at least twenty-four hours. This vigorous action greatly exceeds the usual treatment which has been subjected to the material prior to the present invention, the concentration of the alkaline solution being four or five times greater than that of em. bent so far.
The digestion operation having been completed, the material is drained and this drained and cooked material is washed thoroughly and the fibers are separated by subjecting them to. simple stirring in solution, so that the fibers are not subjected to any mechanical pressure and, consequently, to avoid any appreciable hydration of the latter. The fiber separation and cleaning operations can be carried out in any suitable machine or machine. If desired, a refiner stack, such as a refiner cylinder, can be used, not as a refiner stack, but as an agitator.
In this case, the refiner roller is adjusted relative to the base plate so that the material is not subjected to any mechanical pressure. It should be noted here that. when the material is subjected to pressure, the characteristics of the fibers change and the fibers become hard and stiff. Heretofore, in the manufacture of plain paper, high pressure has been exerted on the material by the refiner roll for a fairly long time.
The refining stack may be provided with a suitable washing mechanism, such as the usual cylindrical scrubber, with the aid of which the chemicals employed in the digestion operation, the gum or resinous substances in suspension or dissolved, and all other impurities are removed from the fibers. The complete separation of the fibers takes about five minutes, but the machine is continued to run for a much longer time so that the material can be completely washed and free of all foreign substances and impurities. After the material has been carefully washed, it is in the desired conditions so that it can be shaped into a continuous strip.
To form a continuous strip of paper with these fibers, these fibers are suspended in a very large volume of water and the diluted suspension thus formed is allowed to flow freely and rapidly through a sieve moving transversely, the fibers remaining deposited on the sieve.
The diluted suspension advantageously contains approximately 1 kg of dry fibers per 500 hectoliters of water, that is to say it has a fiber concentration of 0.002%. Although it has been found possible, but still with less satisfactory results, to bring the fiber concentration up to 0.012%, it is recognized that even in this case the suspension may well be called a " dilute slurry "to distinguish it from ordinary slurries employed in papermaking, the concentration of which is of an entirely different order, ranging from 0.92% to 0.5%.
This very diluted and non-hydrated material is brought to the part, inclined upwards in the direction of its advance, of an endless mobile wire mesh; the water flows freely and rapidly, without forming a vortex, through said fabric and through the strip of fibers deposited thereon; the fibers are deposited uniformly on the wire mesh in the form of a continuous strip without forming any corrugations or wrinkles, so that a strip of paper of any desired length can be obtained, having a completely uniform and homogeneous texture and free from lumps.
These results are not possible with the Four- di-inier machines as hitherto established, for it has been and is in common practice to lay the wire mesh horizontally or tilt it towards down at the desired angle from the end of the machine where the front roll is located. With such an arrangement, when the material is very strongly diluted, an effect of ripples or wrinkles is produced.
It is also important to note that, if the fibers were hydrated, the nature of the band formed on the screen would be such as to prevent water from flowing quickly and freely through it and through the band, so that the desired results could not be obtained. By proceeding according to the present invention, according to which the fibers are not hydrated, a very high dilution can be employed, since the nature of the strip formed on the wire mesh is such that it does not appreciably retard. the free and rapid flow of water through the screen and the web as the latter is formed on said screen.
In the accompanying drawing, there is shown, more or less schematically and by way of example only, an improved machine on which the operation of forming the strip of fibers can be advantageously carried out. The machine comprises certain elements or devices which are of the. well known construction and which, therefore, are not shown in detail and need not be explicitly described.
Fig. 1 is a top plan view of this machine, shown more or less schematically; Fig. 2 is a side view; Fig. 3 is a longitudinal section made by the head tank and the end of the Fourdrinier endless wire mesh where the front cylinder is located.
A Fourdrinier W endless wire mesh, at the end of the machine where the front roller is located, is tilted steeply up and back, that is, in the direction of travel, as shown at 9, and this transverse part 9 forms, strictly speaking, a perforated, inclined and movable wall of a tank in which is held, at a predetermined level, the highly diluted material, so that, when the wire mesh moves upwards, the water in the tank flows quickly, only under the action of gravity, through the wire mesh,
and the fibers are deposited thereon in an even and uniform manner without forming any waves or wrinkles. The Fourdrinier wire mesh is preferably coarse mesh, having for example eight meshes per square centimeter, and at the front end of the machine, said cloth passes over a front roller 10. At the discharge end of the machine, the wire mesh is passed around a suitable coating roll 11. The return strand of the wire mesh can be guided by suitable guide rollers 12.
The upper strand of the Fourdrinier wire mesh is supported by rollers or tubes forming a table 13 which are themselves carried by a frame having a part 14 inclined upwards at the location of the end of the machine where the the front roller 10, as well as a longer part 15, inclined downwards and extending to the discharge end of the machine. Preferably, the inclined portion 9 of the Fourdrinier wire mesh forms an angle of approximately 45 with respect to the horizontal plane.
Immediately behind the front roller 10 and below the steeply inclined front part of the Fourdrinier wire mesh is disposed a pan 21 in which the water flowing through said wire is tined. fall. Near the discharge end of the machine and below the upper strand of the Fourdrinier wire mesh are arranged suction boxes 22 in which a vacuum is maintained, so that the greater part of the water remaining in the wet sheet is removed by suction.
These suction boxes can be provided in an appropriate number whatever shell, and as they may be of an old and well-known construction, they are only shown schematically. The machine is naturally provided with the usual pressure and drying devices.
At the anterior end of the Fourdrinier wire mesh is placed a front tank B which is freely in communication with the inclined part 9 of this wire mesh. The tank B may have two side walls 30, extending rearwardly, which are spaced from each other by a distance less than the width of the wire mesh, and the rear edges 30 'of these side walls have the same inclination as the wire mesh. Any suitable means may be employed to prevent the diluted material from flowing laterally between the side walls 30 and the wire mesh, rubber bands 31 being shown for this purpose.
Instead of these bands 31, the usual belts or "covers" can be used. In the space between the side walls 30, there is provided a raised bottom 32 which is located immediately above the front roller 10. The rear edge of this bottom 32 is located very close to the Fourdrinier wire mesh. The tank B can also have a transverse baffle 34 which allows passage from below. It can also contain a mixing roller R.
In the present arrangement, given by way of example, there is shown a mixing tank M flowing into the anterior tank B. This tank M can take the form of a fairly long inclined trough and comprising baffles 35. The water and the material can be brought to this mixing tank in any suitable manner, for example by means of channels, but, by way of example, a pipe has been shown. 36 which can be used to supply water to the upper end of the mixing tank, and a pipe 37 which can be used to deliver the material, partially diluted, to the upper part of the mixing tank.
The water which has been collected in tank 21 is naturally returned to the previous tank B.
The operation of the machine will be clearly understood from the foregoing description with reference to the accompanying drawing. However, it will be noted that a mass of very dilute material is maintained in the anterior tank B and that the water flows rapidly through the inclined part of the metal sheet - Fourdrinier tick, while the fibers are deposited on it. the latter in the form of a layer or strip, the thickness of which can be determined by the speed of movement of the wire mesh. Said strip can have any length.
The water flows very quickly and freely from the front tank B to. through the wire mesh, without forming vortices, so that a uniform distribution of fibers on the screen is ensured. The fibers extend in all directions so that the paper is grain-free and therefore of equal strength and absorbing power in all directions.
The paper thus obtained has a large number of applications, which can be used, for example, as a base for stencils, for packaging and cleaning lenses, as packaging for glass articles and polished metals where flexibility, strength, and a soft texture free from abrasive materials are important factors; this paper is also suitable for use in the electrical industry where its great absorbent properties are used to absorb insulating solutions, so that it can thus be used to form a dielectric for capacitors, as well as a coating for wires and analog products. logues;
it can also be used to cover the wings of airplanes, where its lightness and its ability to absorb the coating are also important factors.