métier à tisser eireulaire. Cette invention a pour objet un métier à tisser circulaire, du type dans lequel les na vettes sont maintenues à l'intérieur des fou les de chaînes par des roues à ailettes rota tives disposées de façon à. traverser la nappe de chaînes située d'un côté des navettes pour entrer en prise avec ces navettes et les main tenir en position.
Suivant l'invention, ce métier est caracté risé par le fait que chacune des navettes est maintenue en position à l'aide de roues à ai lettes qui entrent en prise avec un des côtés de cette navette en des points espacés les uns des autres sur la longueur de la navette et d'une paire de galets qui sont aussi espacés l'un de l'autre sur la longueur de la navette et qui reposent contre un chemin circulaire situé sur le côté de la navette opposé au côté sur lequel les roues à ailettes sont en prise.
Les galets sont avantageusement disposés sous forme d'une paire dont les éléments sont taus deux situés immédiatement en regard des roues à ailettes, la symétrie des points aux- quels une poussée est exercée de part et d'au tre de la navette étant avantageuse en ce sens qu'elle permet de surmonter toute tendance de la navette à osciller autour de lignes per pendiculaires à sa longueur. De préférence, les roues à ailettes et les deux galets sont dis posés symétriquement par rapport à la na vette et les deux galets sont avantageusement placés immédiatement en regard des roues à ailettes.
Chaque navette peut, par conséquent, être fermement maintenue, en deux points de sa longueur, par le contact des roues à ailettes avec la navette, d'un côté, et par le contact du chemin circulaire avec la navette, de l'au tre côté.
Les roues à ailettes peuvent être animées d'un mouvement de rotation, de façon à per mettre aux fils de la nappe de chaînes traver sée par ces roues de passer à travers les fentes ou intervalles constitués entre les ailettes et l'arbre portant les roues à ailettes est de pré- férence muni d'un accouplement universel permettant de régler la position dudit arbre en le rapprochant ou l'éloignant de la navette.
Dans une forme d'exécution préférée, l'arbre portant les roues est muni d'un accouplement Oldham pour permettre à cet arbre de se mouvoir en restant parallèle à lui-même, ce qui assure un engrènement correct de toutes les roues à ailettes avec des galets à rebords montés dans le corps de la navette.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du métier à tisser circulaire faisant l'objet de l'invention, ce dessin ne représentant que celles des par ties du métier qui sont nécessaires pour faire comprendre l'invention.
La fig. 1 est une vue de face d'une navette et de son mécanisme à roues à ailettes; La fig. 2 est une coupe verticale par la ligne 2-2 de la fig. 1; La fig. 3 est une vue en plan avec coupe horizontale partielle par la ligne 3-3 de la fig. 1.
La navette 5 comprend un cadre supé rieur 42 portant une bobine ou canette 43 et un cadre inférieur 44 dans lequel sont mon tés deux jeux de galets à rebords 21 montés en vue d'une rotation libre sur des axes ho rizontaux 45. Cette navette est disposée entre les nappes 18, 19 de la foule, constituée par tout mécanisme diviseur convenable.
Sur le côté de la navette où se trouve la nappe 19 est situé un arbre 46, qui est sensi blement parallèle à l'axe 45 des galets 21 et qui porte deux paires de roues à ailettes 20 traversant la nappe 19 pour entrer en contact avec le corps 47 des galets à rebords 21. Les galets 21 sont espacés l'un de l'autre, de fa çon qu'ils soient situés symétriquement à quelque distance de part et d'autre de la ligne centrale verticale de la navette.
Le corps des galets à rebords peut avan tageusement être fait d'une matière assurant une légère élasticité, telle qu'une toile ou un tissu imprégné de résine synthétique et com primé, de façon à constituer une matière sus ceptible d'être usinée. L'arbre 46 est supporté par une colonne 48 montée sur un anneau 49 qui est entraîné autour du métier à toute vi- tesse convenable par un dispositif non repré senté.
Comme les roues à ailettes 20 reposent contre les rebords 50 des galets 21, la navette 5 est entraînée autour du métier à la même vitesse que l'anneau 49. Un arbre 51, disposé dans chacune des colonnes 48, est actionné par l'engrènement d'un pignon 52 avec une couronne dentée fixe 53 et est relié par un en grenage d'angle 54 à l'arbre 46, de façon à faire tourner les roues à ailettes 20 pour per mettre aux fils de la nappe 19 de passer en tre les ailettes 22 pendant que la navette est entraînée autour du métier.
Dans le corps de la navette sont montés, en regard de chaque paire de roues à ailettes 20, des galets 55 qui sont légèrement inclinés par rapport à la verticale, comme représenté dans la fig. 2, pour reposer contre une garni ture de caoutchouc 56 portée par un chemin annulaire 57 monté à l'intérieur du cercle des chaînes et inclinée d'un angle correspondant. Par leur contact avec le chemin 57, les galets 55 exercent des poussées qui agissent directe ment en opposition aux roues à ailettes cor respondantes 20. La navette est ainsi ferme ment maintenue de telle manière qu'elle ne peut pas osciller autour d'un axe vertical.
De préférence, les galets 55 sont faits ou garnis d'une matière assurant son propre graissage pour faciliter la rotation libre de ces organes à la vitesse élevée qui leur est im posée par leur roulement sur le chemin 57.
L'inclinaison du chemin 57 et des galets 55 contribue à supporter le poids de la na vette, de sorte que, par le contact à quatre points constitué, d'un côté de la navette, par les roues à ailettes espacées et les galets 21, d'une part, et le contact de roulement à. deux points constitué par les galets 55 de l'autre côté de la navette, d'autre part, celle-ci est maintenue fermement de façon qu'elle ne puisse ni osciller, ni se mouvoir verticale- ment, ce qui assure le maintien précis de la base 58 par rapport à la ligne 6 de formation du tissu 7.
Les bords inférieurs des bases 58 de tou tes les navettes sont, par conséquent, mis à même de serrer ou "battre" toutes les trames posées par les diverses navettes, de façon à les placer à un niveau déterminé dans le tissu, ce qui contribue grandement à l'obtention d'un tissu uniforme.
Entre l'arbre 46 et l'engrenage 54 est in tercalé un joint Oldham 59, l'arbre 46 étant supporté par des paliers 60 dont on peut ré gler la position, grâce à des fentes 61, de fa çon à permettre à. cet arbre d'être rapproché ou éloigné de la navette tout en restant paral lèle à lui-même. Un élément intermédiaire 62 du joint Oldham est relié par des assemblages à rainure et languette à deux éléments exter nes 63, 64 reliés respectivement à l'engrenage 54 et à l'arbre 46, les rainures et languettes respectives étant perpendiculaires entre elles. L'élément intermédiaire assure ainsi le main tien d'une liaison motrice entre l'engrenage 54 et l'arbre 46 dans toutes les positions de réglage de cet arbre.
On peut, par conséquent, modifier la position de l'arbre 46 pour obte nir le degré de pression nécessaire entre les roues à ailettes 20 et les galets à rebords cor respondants 21.
Si on le désire, on peut aussi régler la hauteur des arbres 46 par rapport aux co lonnes 48 sans supprimer la liaison motrice avec les arbres. De même, on peut démonter complètement un arbre quelconque pour sup primer la liaison des roues à ailettes 20 avec les galets à rebords 21, ce qui facilite grande ment l'opération consistant à retirer la na vette 5 des chaînes.