Bobine de réactance réglable. Les bobines de réactance réglables com prennent en principe un enroulement et un circuit magnétique, celui-ci comportant au moins un entrefer de longueur variable per mettant de faire varier la réluctance dudit circuit.
La variation de longueur de l'entréfer est obtenue, par exemple, par translation ou ro tation d'au moins une partie du circuit ma gnétique constitué par des paquets de tôle mobiles, lesquels peuvent être soumis à dés efforts mécaniques pulsants d'une valeur con sidérable. Il est donc nécessaire d'en assu rer l'immobilisation complète dans toutes les positions qu'ils sont appelés à occuper, ceci afin de les empêcher de vibrer. De ce fait, il faut provoquer les déplacements linéaires, par exemple, au moyen de tiges filetées, ou prévoir des moyens de blocage énergiques dans le cas d'un déplacement par rotation, ce qui entraîne à une construction coûteuse.
L'objet de la présente invention est une bo bine de réactance réglable, comportant au moins un circuit magnétique ayant au moins-un entre- fer constant, shunté par au moins un organe magnétiquement perméable, appliqué par le flux contre le circuit magnétique, un mouve ment relatif de glissement dans le plan de contact étant possible entre cet organe et le- 'dit circuit, dans le but d'en varier la réluc tance.
Cette application du ou des shunts ma gnétiques contre le ou les circuits magnétiques par l'action du flux rend les moyens de blo cage superflus ou permet en tous les cas de les réduire à fort peu de chose.
Le dessin annexé représente une forme d'exécution d'une bobine de réactance selon l'invention, donnée à titre d'exemple.
-La bobine représentée comprend un cir cuit magnétique 1 à un noyau bobiné, le bo binage étant constitué par l'enroulement 2. Le circuit magnétique 1 est immobile, étant fige par construction, il possède un entrefer 3.
Cet entrefer 3 est shunté par un shunt .magnétique 4 appliqué latéralement contre la face correspondante du circuit, le long de laquelle ledit shunt peut être déplacé, par exemple, dans le sens de la flèche 5 et de la position en traits pleins à la position 4' en traits mixtes. Les moyens mécaniques permettant de provoquer ce glissement n'ont pas été représentés, ils peuvent être quel conques.
II est clair que dans la position de symé trie occupée par le shunt 4, tel qu'il est re présenté en traits pleins, la réluctance du cir cuit magnétique obtenu présentera sa valeur minimum, tandis que dans la position 4' du shunt, cette réluctance se trouve augmentée.
Dans l'un comme l'autre cas, le flux em pruntera de préférence le chemin conduisant par l'intérieur du circuit et par l'intérieur du shunt magnétique, cherchant à éviter le plus possible l'entrefer dont la réluctance est plus élevée. En particulier, dans la position de symétrie du shunt 4, le flux moyen suivra le chemin représenté en traits mixtes et dé signé par 6. Or, il résulte de la forme de ce chemin, qui s'allonge pour passer dans le shunt magnétique, alors que sa tendance se rait de se raccourcir pour traverser l'entrefer, que le flux applique le shunt magnétique 4 contre la face latérale correspondante du cir cuit 1.
Si donc, les deux faces latérales in téressées du circuit et du shunt sont finement rabotées, on voit qu'il sera relativement fa cile de faire glisser le shunt, sans qu'il soit nécessaire de prévoir des moyens spéciaux d'immobilisation, puisqu'il est appliqué ma- gnétiquement contre la surface de glissement.
En variante à l'exemple décrit, il est évi dent que l'on peut prévoir plus d'un entre- fer par circuit magnétique et que l'on pour rait également munir le ou les shunts ma gnétiques d'un ou de plusieurs entrefers, ou encore leur donner une section variable, de manière à obtenir lors de leur déplacement une variation de la réluctance du circuit se lon telle fonction particulière convenant â un :but proposé.
Il est évident que l'on pourrait aussi pré voir deux shunts magnétiques par entrefer, l'un à l'extérieur du circuit, comme cela est le cas pour le shunt 4, et l'autre à l'intérieur.
La force tendant à appliquer les shunts magnétiques contre les parties correspondantes du circuit magnétique qui les supporte; de vient naturellement nulle chaque fois que le courant passe par zéro, ce qui peut donner lieu à une légère vibration de ces organes. Cet inconvénient est toutefois facile à suppri mer, par exemple en prévoyant un ou des ressorts tendant à appliquer les shunts contre le circuit, ou encore en plaçant dans l'une des branches du circuit magnétique délimi tant l'entrefer et à proximité de la surface du shunt magnétique une paire de barres, qu'il suffit de court-circuiter de manière â constituer une spire en court-circuit.
Dès lors, il se produit un décalage entre la portion du flux traversant ladite spire et la portion de flux passant à côté, et le shunt magné tique est constamment attiré.
Cette spire en court-circuit pourrait être placée également sur les shunts. On pourrait enfin prévoir l'utilisation simultanée de ces deux dispositions.
Enfin, il est évident que la solution pro posée s'applique sans autre à une bobine monophasée à deux noyaux bobinés, ou en core à une bobine biphasée ou à une bobine triphasée à trois noyaux bobinés.