Procédé et circuit d'accord pour la réception des ondes courtes. Dans la réception des ondes courtes de radiotélégraphie et de radiotéléphonie, les diverses stations émettrices se localisent sur le cadran de l'appareil récepteur sur environ sept bandes relativement étroites à l'intérieur de chacune desquelles l'accord est extrêmement pointu et délicat à obtenir.
De plus, les montages connus de réception des ondes courtes donnent lieu à des effets nuisibles secondaires tels, notamment, que ceux appelés effet Larsen et "motor boating'l. On sait que ces effets sont provoqués par les vibra tions de certaines des pièces du récepteur sous l'action des ondes sonores émises par le haut- parleur récepteur.
Ces vibrations, modifiant les distances entre les diverses pièces, entraî nent des variations concommitantes de capa cités relatives, donc de fréquence propre les quelles occasionnent à leur tour des variations d'amplitude dans les circuits amplificateurs.
Le premier inconvénient peut à la rigueur être évité en prévoyant un montage tel que chaque bande de fréquences à recevoir soit étalée sur à peu près toute la graduation du condensateur variable, le passage d'une bande à l'autre se faisant par la manceuvre d'un commutateur approprié. Mais cela exige un bobinage particulier pour chaque bande, ce qui complique exagérément les connexions et nécessite un encombrement inadmissible.
Le second inconvénient ne pourrait être surmonté qu'en construisant toutes les pièces du récepteur d'une façon parfaitement rigide. On est parvenu à réaliser des lampes récep trices dans lesquelles les vibrations des orga nes sont pratiquement négligeables. Il est relativement facile d'autre part de construire des bobines rigides et de fixer rigidement les fils de connexion. Par contre, il est très dif ficile de réaliser des condensateurs variables non susceptibles de vibrer ou dans lesquels les faibles variations n'entraînent que des variations de capacité négligeables.
En effet, pour empêcher les lames de condensateur de vibrer, -il faudrait les faire très épaisses, ce qui augmenterai texagérément l'encombrement, et pour que les petites vibrations ne provo quent pas des variations de capacité sensibles, il faudrait accroître considérablement l'écart entre les lames successives, ce qui conduirait également à des encombrements inadmissibles.
Il est d'autre part connu d'ajuster la fré- i quence propre d'un circuit, déjà à peu prés accordé par construction, par le moyen d'une spire en court-circuit ou d'une lame de métal non ferreux qu'on déplace axialement en face d'une bobine ou qu'on fait tourner à l'inté rieur de celle-ci à la faon d'un variomètre.
La variation de fréquence propre obtenue par ce moyen est faible, mais elle suffit à com penser les inévitables différences dans la fa brication des bobines ou condensateurs fixes ainsi que dans la réalisation des connexions du récepteur, sans qu'on ait besoin pour cela d'exagérer l'influence de la spire ou lame et, par voie de conséquence, l'amortissement qui en résulte.
Le procédé pour la réception des ondes courtes formant l'objet de l'invention est caractérisé en ce qu'on utilise le déplacement clans le champ d'une bobine d'un corps con ducteur, susceptible d'être le siège de courant induits en court-circuit, pour accorder un cir cuit oscillant à l'intérieur d'une bande relati vement étroite d'ondes courtes.
L'invention a. encore pour objet un circuit d'accord pour la mise en couvre du procédé ci-dessus, caractérisé en ce qu'il renferme une bobine avec un corps conducteur mobile dans le champ de celle-ci, et une série de conden sateurs fixes avec un contacteur pour les brancher de telle manière que pour chaque i position du contacteur le déplacement possible du corps conducteur permette l'accord du cir cuit sur toute ]'étendue de l'une des bandes d'ondes courtes que l'appareil doit recevoir.
Si l'on considère la répartition des stations émettrices d'ondes courtes, on constate que les principales d'entre elles se répartissent sur sept bandes de fréquence relativement étroites, savoir la bande dite de 13 mètres (21.900 à 21.500 Kc), la bande dite de 16 mètres (18.100 s à 17.700 Kc), la bande dite de 19 mètres (15.600 à 15.100 Kc), la bande de 25 mètres (12.000 à 11.500 Kc), la bande de 31 mètres (9.900 à 9.300 Kc), la bande de 40 mètres (7.500 à 7.100 Kc)
et enfin la bande de 49 mètres (6.250 à 5.900 Kc). Pour ces diverses bandes, le champ des fréquences varie tant en valeur absolue qu'en valeur relative, le maximum en valeur relative est atteint pour la bande de 31 mètres avec environ 6% (600 Kc de différence des fréquences extrê mes pour une fréquence moyenne d'environ 10.000 Kc).
Or, dans un circuit accordé, une variation de fréquence propre de 6 0%, exigeant environ 12 0ilo de variation de l'inductivité, s'obtient très aisément par le moyen d'un corps con ducteur mobile, conformément â l'invention, sans entraîner un amortissement sensible du circuit. Le corps conducteur mobile peut être une lame métallique se déplaçant par rotation 1 autour d'un axe différent de celui de la bobine, notamment autour d'un axe parallèle à celui-ci.
La lame métallique peut être profilée de telle manière que l'angle de rotation séparant sa position d'exposition minimum de celle d'expo sition maximum soit supérieur à<B>1801.</B> Par exemple, si l'on étale 600 Kc sur 2400, on obtient unie moyenne de 2,5 Kc par degré. Le réglage des stations devient facile et il est de même facile de porter les noms des stations sur le cadran ou d'étalonner celui-ci en décimètres.
D'autre part, comme l'accord peut être obtenu sans emploi d'un condensateur varia ble et qu'il est possible sans inconvénient de donner au corps conducteur, respectivement à la lame métallique, une épaisseur suffisante pour éviter tout risque de vibrations gênantes, on élimine ainsi les effets Larsen et ,,Notor hoating,'-.
Le dessin annexé, donné à titre d'exem ple, montre diverses formes d'exécution de circuits d'accord suivant l'invention Fig. 1 et 2 représentent respectivement de face et en coupe un dispositif d'accord établi conformément à l'invention.
Fig. 3 indique en vue de côté un dispo sitif permettant l'accord simultané de trois circuits élémentaires. Fig. 4 montre une variante de réalisation d'un dispositif du genre de celui représenté en fig. 3.
En fig. 1, un socle 1 supporte une bobine 2 faisant partie d'un circuit oscillant compor tant un ou plusieurs condensateurs fixes non représentés. Le socle 1 porte encore un palier 3 dans lequel tourne un arbre 4 parallèle à l'axe de la bobine 2, mais disposé extérieu rement à celle ci. Cet arbre 4 porte en bout une lame 5 de forme appropriée se déplaçant en avant de la bobine 2, donc dans le champ de celle-ci.
Comme on peut le constater aisément, la lame 5 passe de sa position d'exposition maxi mum à celle d'exposition minimum pour une rotation un peu supérieure à 180 . Mais on conçoit sans peine qu'on pourrait étaler cet angle, la seule condition étant que la partie 5 cc correspondant à l'exposition maximum soit encore assez éloignée du champ pour ne pas intervenir quand on arrive à faire sortir du champ la partie 5 b correspondant à l'expo sition minimum. Dans la pratique, on peut aisément arriver à un angle de rotation utile compris entre 240 et 300 .
La nature du métal de la lame, l'épais seur de celle-ci, sa distance de l'extrémité du bobinage se déterminent de manière à obtenir sur l'angle de rotation utile la variation de fréquence désirée.
Quand le récepteur comporte plusieurs cir cuits à accorder simultanément, on peut adopter la disposition de fig. 3 dans laquelle les lames 5, 5', 5" sont calées sur un même arbre 4 qui les entraine toutes simultanément. On peut encore déplacer les lames toutes à la fois à l'aide d'une tige 6 à mouvement rectiligne, comme indiqué en fig. 4.