Dispositif de dressage pour fils, tiges et barres. La présente invention a pour objet un dis positif de dressage pour fils, tiges et barres, métalliques ou autres, du type dont il est question dans le brevet britannique de la de manderesse no 411020 du 18 octobre 1933. Dans ce type de machine à dresser, on oblige le fil ou la tige à passer à travers un certain nombre de filières disposées dans une cage à laquelle on communique un mouvement de ro tation, les axes des filières successives étant décalés alternativement, de part et d'autre de l'axe de rotation de la cage.
Pour que le fil ou tige puisse se déplacer automatiquement à travers le dispositif, on incline aussi les filières dans des plans non perpendiculaires à l'axe de rotation, les filières successives étant inclinées dans des sens alternés.
Avec un tel dispositif, la vitesse à laquelle la matière dressée est débitée dépend de l'an gle d'inclinaison donné aux filières et cet an gle peut être réglé suivant les besoins. Tou tefois, lorsqu'on désire débiter des longueurs très précises de matière dressée, on éprouve une certaine difficulté pour faire le réglage nécessaire et, afin que les longueurs débitées ne soient pas trop courtes, les filières sont, en général, réglées de manière à débiter des longueurs quelque peu supérieures à celles qu'on désire obtenir,
la demande de matière étant interrompue à des moments déterminés d'avance au moyen d'un dispositif tel qu'un mandrin, ou autre dispositif de serrage ana logue de telle manière que les filières de dres sage tournent folles autour de la matière pen dant un court moment.
Cette rotation folle peut provoquer une détérioration de la ma tière, car elle donne lieu à un échauffement local et à un cisaillement de ladite matière, ce qui parfois détermine la rupture du fil ou tige.
L'invention a pour but de supprimer cés inconvénients. Conformément à l'invention, le dispositif de dressage -est pourvu de moyens qui sont commandés par ledit mouvement re latif pour commander le mouvement de l'or gane rotatif. Lesdits moyens peuvent comprendre un accouplement qui s'ouvre automatiquement, lorsqu'une longueur déterminée de matière a été dressée.
L'organe rotatif peut être monté de ma- mère à pouvoir se déplacer dans certaines limites parallèlement à son axe, lorsqu'on em pêche le déplacement de la matière qui a été dressée.
Le déplacement de l'organe rotatif peut être limité par une butée réglable, qui fonctionne lorsqu'elle heurte une butée fixe, de façon à provoquer le desserrage d'un ac couplement à friction qui, normalement, est serré par des moyens élastiques et entraîne l'organe rotatif.
Le dessin annexé représente., à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispo sitif selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation d'un dispositif de dressage établi conformément à l'invention et dans la position de fonctionne ment.
La fig. 2 est une vue semblable montrant le dispositif de dressage dans la position de non-fonctionnement.
La fig. 3, enfin, est une coupe suivant la ligne 111-11I de la fig. 1.
Le dispositif de dressage représenté par le dessin comprend une cage rotative 1, dans laquelle sont montées un certain nombre de filières 2) réglées de façon que leurs axes soient alternativement d'un côté et de l'autre de l'axe de rotation de la cage 1.
Ces filières sont également disposées de manière que les faces des filières successives fassent des an gles opposés avec des plans perpendiculaires à l'axe de rotation. Cette disposition des filières oblige le fil ou la tige métallique, que l'on fait passer à travers le dispositif, à être dressé et à être automatiquement débité par le dispositif. La vitesse d'avancement dépend de l'angle d'inclinaison des filières.
On peut régler cet angle au moyen d'une paire de tiges dont une est représentée en 3. La cage est monte de manière à pouvoir tourner dans un berceau 4, disposé lui-même de manière à pouvoir coulisser sur une paire de tiges 5 fixées au bâti 6;
on fait tourner la cage au moyen rie la courroie 7 et de la poulie 8. par l'intermédiaire de l'accouplement 9.
Le fil métallique à dresser parie d'une bobine 10 à travers les filières 2, puis à une machine sur laquelle il est soumis à des opérations telles que le tournage, le filetage, le coupage. etc. Un,
dispositif de préhension ou de serrage est représenté schématiquement en 11; ce dispo sitif peut être considéré comme représentant la machine précitée. Si le fil métallique est maintenu par le dispositif 11 pendant qu'on fait tourner la cage,
il ne peut pas être dé placé vers la droite par le dispositif de dres@ sage et, par suite, le berceau 4 se déplace vers la gauche. Ce mouvement vers la gauche se. poursuit jusqu'à ce que la butée 12 vienne contre la batée 13.
La butée 12 est formée par l'extrémité inférieure <B>d'un</B> levier 14 pivo tant en 15 sur le berceau, tandia que la butée <B>13</B> est formée sur le bâti 8s <B>lie</B> levier 14 est relié à l'extrémité de gauche du berceau 4 par l'intermédiaire d'un ressort de tension 16 qui, normalement, maintient en prise l'accou plement 9.
Lorsque la butée 12 vient heurter la butée 13, la cage, tout comme le pivot 15 du levier 14, continue à se mouvoir vers la gauche, mais, comme le levier 14 est main tenu à son extrémité inférieure par la butée 13,
la poulie 8 est empêchée de continuer le mouvement de la cage et l'accouplement 9 est, par conséquent, débrayé. La butée 12 peut être réglée par rapport à la butée 13 de telle manière que l'accouplement '9 soit mis hors de prise lorsque la cage s'est déplacée vers la gauche d'une distance désirée quelconque,
c'est-à-dire lorsque le dispositif de dressage a travaillé pour dresser une longueur de fil déterminée d'avance. Lorsque cette longueur de fila été dressée,
la rotation de la cage s'arrête est les filières ne tournent pas inutile- ment autour du fil métallique.
Celui-ci n'est, par conséquent, ni échauffé, ni détérioré d'une manière quelconque. Lorsque l'opéra- tion de finissage a été exécutée, on ouvre le dispositif de serrage 11 et le berceau 4 est déplacé vers la droite, par exemple,
par des cames non représentées sur le dessin. Le pre mier effet de ce mouvement est que l'aocou- plement 9 est mis en prise, de telle manière que la cage recommence à tourner. Lorsque la, quantité désirée de matière a traversé le dispositif de préhension ou de serrage 11, ce dernier -est fermé de nouveau et le berceau est déplacé vers l'arrière, le cycle d'opérations ci-dessus décrit se répétant.
L'accouplement 9 peut être d'une cons truction extrêmement simple. Comme on. le voit sur le dessin, il est constitué par une bague de caoutchouc ou de cuir figée à la face extrême de la cage 1. La face de gauche de la. poulie 8 comporte une surface annu laire qui est mise en prise ou hors de prise avec cette bague de la manière décrite plus haut. Un accouplement à friction est, bien entendu, désirable afin qu'il ne se produise aucun choc résultant d'une mise en prise brusque .de l'accouplement.
Le dispositif peut être réglé pour débiter des longueurs précises et très différentes de matière. Lorsque les opérations à exécuter sur les longueurs dressées sont de très courte du rée, le débrayage de l'accouplement peut être presque instantané, ce qui fait que le mouve ment de rotation de la cage ne s'arrête pas complètement, mais est simplement ralenti. Au contraire, lorsque les opérations de finis sage sont longues, l'accouplement 9 peut res ter débrayé pendant une période de temps appréciable.
Le dispositif convient tout particulière ment comme accessoire d'une machine à file ter ou à tarauder ou de toute autre machine analogue et notamment d'une machine du type décrit dans le brevet suisse no 172782. Toutefois; le dispositif pourrait être utilisé aussi en combinaison avec une machine de type plus simple telle qu'une machine à tron çonner ou à cisailler utilisée pour couper des longueurs déterminées de fil métallique dressé.
Il y a lieu de remarquer également que le dispositif objet de l'invention peut être utilisé pour le dressage de fils, tiges et barres métalliques et aussi pour le dressage de matières fibreuses et de matières synthéti ques telles que de l'ébonite.