Machine volante. La présente invention a pour objet une machine volante munie d'ailes sustentatrices disposées de part et d'autre d'un corps cen tral, caractérisée en ce que chaque aile sus- tentatrice est articulée sur le corps central autour d'un axe qui est oblique par rapport au plan vertical longitudinal de symétrie du corps central et forme avec ce plan un angle ouvert vers l'avant,
de manière à obtenir au cours. -de l'a rotation de l'aille, :sous l'effet des surcharges -aérodynamiques qu'elle supporte, une variation d'incidence dans le sens voulu pour 'Limiter automatiquement ces :
surcharges, le maintien de l'aile en position d'équilibre étant assuré par des liens élastiques et éven tuellement amortisseurs dont la déformation, sous l'effet,des surcharges, permet la rotation de l'aile autour de son axe.
De préférence, les ailes peuvent être re liées entre elles par un dispositif d'équili brage latéral qui permet de rendre la machine réfractaire aux actions perturbatrices tendant à l'incliner latéralement. Au :dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple:
la fig. 1 est une vue schématique en plan d'une machine volante ,suivant l'invention; la fig. 2 est une vue, en perspective, mon trant un mode de réalisation pratique de cette machine; la fig. 8 est une vue en perspective d'un macle d'articulation .d'une aile autour d'un axe oblique virtuel; les fig. 4, 5 et 6 sont des vues en plan représentant schématiquement différentes dis positions de l'articulation sur une aile d'aéronef;
les fig. 7, 8 et 9 sont des coupes verti cales transversales de diverses dispositions des liens élastiques, dans le cas d'utilisation d'un dispositif d'équilibrage latéral à balan- eier mécanique; les fig. 10 et 11 sont .des vues. en perspec tive de deux astres variantes -de disposition des liens élastiques avec balancier mécanique;
les fi-. 12 et 13 sont des coupes verticales transversales représentant deux variantes uti lisant un dispositif d'équilibrage latéral sans balancier mécanique;
la fig. 14 est une vue en perspective d'une variante dans laquelle le lien élastique de chaque aile est constitué par une pièce travail lant en torsion, avec adjonction d'amortis seurs agissant séparément et d'une liaison entre les. liens élastiques pour obtenir l'équili- brage latéral ides ailes;
la. fig. 15 est la vue en plan d'une ma chine volante dont chaque aile est constituée par plusieurs tronçons articulés les uns aux autres pair des axes obliques (parallèles ou non); la fi-. 16 est une coupe verticale transver- sale de cette même machine volante: les fig. 17, 18, 19 et 20 sont des vues de face de machines volantes de différents types munies du dispositif ;
la fig. 21 est une vue en plan représentant la disposition des axes d'articulation sur les ailes de ira. machine représentée de face par la fi-. 19 et sur les ailes supérieures de la machine représentée de face par la fig. 20.
Suivant l'exemple d'exécution représenté aux fig. 1 et 2, les ailes 1 et 2 de la machine voilante sont articulées sur le corps central ou fuselage 3 autour de deux tourillons ou arbres 4 et 5 d'axes XX1 et YY1 obliques par rap port au plan longitudinal de symétrie <I>MN'</I> de la machine, ces pièces tourillonnant dans des paliers appropriés tels que 6 portés par le corps central 3.
Les angles x et y, formés par chacun des deux axes obliques XX1 et YY1 avec le plan MM1 ont leurs ouvertures dirigées dans le sens de marche de l'aéronef, indiqué par la flèche f'.
Chaque aile est prolongée au delà de son axe d'articulation pair un appendice 7 ou 8 de forme pyramidale, conique ou analogue, aux extrémités desquels sont articulés en 9 et 10, à rotule par exemple, :
deux liens. élastiques et éventuellement amortisseurs <B>Il</B> et 1'2. Ces liens sont articulés. en 13 et 14,à rotule par exemple, sur un balancier 15, articulé autour d'un arbre ou tourillon 16, porté par une pièce 17 fixée au corps 3 (mais pouvant éven- tuellement être déplacée par rapport à ce corps).
Comme on le comprend, l'angle x oir y ayant son ouverture dirigée dans le sens de marche de l'aéronef, une rotation vers le haut de l'aile 1 Par exemple autour de l'axe XX' a pour effet de diminuer l'incidence de cette aile. Si, au contraire, l'aile tourne vers le bas autour de XX', son incidence augmente.
On voit, en outre, que, plus l'angle x est grand, plus la variation d'incidence de l'aile (pour une rotation déterminée de cette aile autour de XX') est grande.
Dans ces conditions. les efforts aèrody na- miques supportés par l'aile étant équilibrés par le dispositif élastique 11. on conçoit que l'articulation de l'aide a pour effet de- limiter automatiquement les variations de ces efforts aérodynamiques.
En effet, si l'aile reçoit une surcharge tendant à. la faire tourner autour de XX' vers le haut, par exemple, la diminu- tion d'incidence résultant de la, rotation ainsi produite entraîne une diminution de la. sur- charge considérée.
En fait, lies efforts supportés par les ailes 1 et 2 sont respectivement transmis par les appendices 7 et 8 puis par le liens élastiques 11. et 12 au balancier 15 qui peut tourner autour de l'arbre ou tourillon 16 parallèle au plan MM' de symétrie de l'aéronef et fixé au corps central 3 de cet aéronef.
En transmettant les efforts d'une aile à l'autre, la pièce 15 permet de rendre l'aéronef insensible aux perturbations dissymétriques latérales.
En effet, si l'aile 1 reçoit une surcharge accidentelle dirigée vers le haut, par exemple, sa rotation autour de XX' entraîne, d'une part, d'après ce qui a. été dit plus haut, une variation d'incidence de cette aile tendant à réduire cette surcharge:
elle entraîne, d'autre part, par l'intermédiaire de 7, 11, 15, 12 et 8, une rotation vers le bas de l'aile 2 autour de YY' d'où l'augmentation d'incidence de cette aile qui reçoit, de ce fait, une surcharge aéro dynamique dirigée vers. le haut, s'opposant ainsi ù l'inclinaison latérale de l'aéronef, pro duite par la Surcharge primitive, exercée sur l'aile 1.
Par ailleurs, si le pilote provoque, par une commande appropriée, la rotation du ba- lancier 15 par exemple dans le :sens de la flèche f2 e la fig. 2, cette rotation du ba lancier entraîne Simultanément, par d'inter médiaire ides pièces die transmission, une ro tation ;
de d'aile 1 vers le bas autour de XXl et une rotation de l'aile 2 vers le haut autour de YY', d'où une variation des efforts aéro dynamiques, en sens contraire sur les deux ailes, tendant simultanément à incliner laté- ralement l'aéronef -dans le sens de la flèche f2 (dans l'exemple choisi).
Le dispositif permet donc, :sauf emploi d'un autre mode de manouvre, l'inclinaison latérale de l'aéronef à la volonté du pilote (manouvre latérale).
Ce dispositif permet également de faire varier simultanément et dans. le même sens. les efforts .aérodynamiques. qui s'exercent sur les deux ailes en déplaçant verticalement (sui vant V-V1 de la fig.
2) l'axe de rotation 16 du balancier 15 ou en modifiant les caracté ristiques (diagrammes de déformations en fonction des Charges) des liens .élastiques 11 et 12.
Le dispositif permet en définitive: de limiter les variations des efforts sup portés en vol par dies ailes, ide l'aéronef<B>;</B> d'assurer la stabilité et les manouvres la- térales.,de cet aéronef; d'augmenter le confort .des passagers;
de connaître à tout instant, <I>par</I> la défor- mation des, liens élastiques 11 et 12, les efforts supportés par les ailes en vol et d'avertir ainsi le pilote (automatiquement, si on le dé sire) lorsque ces efforts -deviennent excessifs (sécurité limite de construction) ou insuffi sants (perbe de vitesse);
de modifier simultanément et dans le même siens, par le ,déplacement vertical du ba- lancier ou pair la modification ;
des caracté- ristiques des liens élastiques, la position d'é quilibre des ailes par rapport au corps cen tral, et, par suite, les efforts aérodynamiques qu'elles supportent et les conditions de vol de l'aéronef.
Suivant l'exemple d'exécution représenté à da fig. 3, l'aile 1 -est articulée par les char nières 18, 19 (dont l'axe<I>TT'</I> est par exemple parallèle au plan longitudinal de symétrie de la machine) sur les extrémités d'une pièce 20 dont le bras- 21 tourillonne dans des. paliers 22 fixés rigidement au corps central 3 de la machine.
L'axe UU1 de ces paliers, qui peut Par exemple être,disposé suivant l'envergure de la machine, coupe en Xl l'axe TT1 et peut être par exemple normal à #t axe.
Sur la, pièce 20 est articulé, en 23, à rotule par exemple, un lien élastique et amortisseur 11 articulé, d'autre part, en<B>13</B> (à rotule par exemple)
.sur l'une des extrémités .d'un balan cier 15 pouvant tourner autour d'un arbre ou tourillon 16 solidaire du corps central 3 de la machine et -dont d'autre extrémité est reliée au lien élastique et amortisseur symétrique de l'autre aile (2).
L'aile 1 comporte un appendice 7, articulé en 9, à rotule par exemple, sur une biellette 25, qui est elle-même articulée (par exemple par l'intermédiaire d'une rotule 26 de cen tre X) sur de Corps central 3 de la machine volante.
On voit que l'aile 1, sous, l'action des va riations -des efforts aérodynamiques qu'elle subit, peut tourner par aapport à la pièce 20 autour ode l'axe<I>TT',</I> et la pièce 20, maintenue élastiquement par le lien élastique 11, peut tourner autour de l'axe ÛÛl,
l'ale prenant finalement une position résultante telle que le point 9 reste toujours en raison de la biel- lette 25,à une .distance constante du centre X.
En définitive, tout se passe comme si l'ensem- ble (1, 7, 25) tournait autour de l'axe virtuel <I>X</I> P qui joue de même môle que l'axe réel chars l'exemple de la fig. 2,
@niasi du reste que dans les modes de réalisation décrits ci-après. En outre, dans ce dispositif, l'équilibrage la téral est obtenu par la liaison à balancier 15, prévue entre les. deux ailes par l'intermédiaire de leurs liens élastiques 11 (12).
Qu'il s'agis se d'un axe réel -ou d'un axe virtuel de @rotation de chaque aile, cet axe peut occuper diverses positions par rapport au plan longitudinal de symétrie de l'aéronef.
Suivant l'exemple de la fig. 4, l'axe d'ar ticulation XX1 (réel ou virtuel) est disposé de manière à rencontrer .le corps central 3 (en un point 27) en avant du bord de fuite 28 de l'aile. Cette solution présente l'avantage de réduire au minimum la partie fixe 29 de l'aile, c'est-à-dire celle qui ne participe pas aux avantages que confère à la partie mobile 1 le dispositif d'articulation et d'équilibrage latéral. Elle peut être réalisée, par exemple, par deux charnières 30 placées au droit de la charpente avant de l'aile, la partie arrière de l'aile,
située à proximité du corps central, peut être soit raccordée à ce corps. central par un raccord souple (en tôle ou caoutchouc par exemple) évitant les tourillons aérodynami ques, sait coupée en 31 au voisinage du fuse lage, comme l'indique la fig. 4.
Dans l'exemple représenté à la fig. 5, la machine volante comporte des moteurs laté raux tels que 32 portés par les ailes. et l'axe d'articulation oblique XX' de chacune de ces aile -est disposé de telle manière que le ou les moteurs latéraux (situés de chaque côté du corps central),
sont placés sur la partie mobile de l'aile correspondante. On voit que si le sens de rotation de chaque moteur est choisi de manière à donner un couple de renverse ment tendant à incliner vers le bas l'aile qui le supporte,
la disposition ainsi adoptée a l'avantage d'entraîner une diminution auto matique d'incidence de cette aile (en cas d'ar rêt ou 4e ;
diminution de puissance de ce mo teur) et d'augmenter, grâce ait fonctionnement du dispositif d'équilibrage latéral, l'incidence de l'aile opposée. Il en résulte un. couple de lacet, de sens. opposé à celui produit par le ou les moteurs restant en marche sur l'autre aile. La machine peut donc voler dans de meilleures conditions qu'une machine ordi naire en cas @de panne ou de baisse de régime d'un moteur.
La fig. 6 représente la vue en plan d'un aéronef muni par exemple de quatre moteurs latéraux, chacune des ailes portant deux mo teurs 32, 33 et l'axe oblique XX' d'articula- tion de cette aile étant placé entre ces deux moteurs. Cette solution permet de bénéficier de l'avantage précédemment exposé en cas de panne d'un moteur situé :sur la partie mobile de l'aile, tout en diminuant l'inertie de cette partie mobile par rapport à la. partie centrale portant l'axe d'articulation.
Il est précisé que, de façon générale, dans le cas d'aéronefs dont une partie de cha que aile comporte des compartiments pour passagers, charge utile ou combustible ou en core supporte des moteurs, l'axe XX' d'arti culation de chaque aile peut être placé immé diatement après le dernier moteur ou après la partie occupée par la charge utile du coin- bustible;
il peut aussi être disposé en un en droit quelconque de cette partie réservée aux charges utiles, combustibles ou moteurs, de manière à obtenir tel effet particulier désiré.
La variante de disposition des liens élas tiques représentée à la fig. 7 diffère de la première disposition décrite par le seul fait qu'il n'existe qu'un seul lien élastique et amortisseur 7.2, l'autre ayant été remplacé par une simple biellette rigide 34.
Dans la. variante de la fig. 8, le balancier 15 est articulé en son milieu, autour de l'axe 16, sur la pièce 17 fixée au corps 3 .de la, ma chine. Sur chacune de ses extrémités est arti culé. autour d'un axe 35, un renvoi 36.
L'un des bras de chaque renvoi 36 est relié -par -une biellette 3 7 a l'appendice 7 ou 8 de l'aile cor respondante 1 ou 2, tandisi que les autres bras des renvois<B>36</B> sont reliés entre eux par l'intermédiaire d'un lien élastique et amortis seur unique 38.
Il est précisé en outre, à titre de variante, que l'on peut modifier cette disposition en supprimant le balancier 15, les. axes 35 étant alors fixés au corps central 3 de la machine. On voit aisément que cette variante permet aussi bien (si les renvois 36 sont de dimen sions convenables) l'équilibrage latéral de la machine.
Dans le mode d'exécution représenté à la fig. 9, les appendices 7, 8 des ailes 1, 2 sont reliés directement, par exemple par des four- chettes 39,
à des tenons 40 portés par un ba lancier 15 articulé en son centre autour d'un axe 16 solidaire d'un lien élastique et amor- tisseur unique 38 relié en 41 au corps central 3 de la machine volante.
Dans le mode d'exécution représenté par la fig. 10, les appendices 7 et 8 des ailes 1 et 2 entraînent respectivement les bras de deux renvois 42, pouvant tourner autour d'axes transversaux 43 solidaires du corps central de la machine. Les autres bras de ces renvois sont reliés aux
liens élastiques et amortisseurs 11 et 12 articulés, d'autre part, aux deux extrémités ,d'un balancier 15 pou vant tourner autour d'un axe 16 solidaire du corps central ,de la machine. On voit :
que cette disposition permet de placer longitudinale- ment les liens élastiques et le dispositif .d'é quilibrage latéral, ce qui peut diminuer l'en combrement dans le corps central de la ma- chine et faciliter dans certains cas l'installa- tion des charges utiles dans ce corps central.
Suivant la variante de la fig. 11, les ren vois 42 sont reliés directement aux extrémités du balancier 15 dont l'axe 16 est relié par un lien élastique et amortisseur 38 à un point fixe 41 solidaire du corps central de la ma chine.
Dans, l'exemple représenté par la fig. 12, sur les appendices 7 et 8 ides: ailes sont arti culés, en 9 et 10, l'es Siens :élastiques et amor- tisseurs à fluide 11 et 12. Chacun de ces liens est articulé, indépendamment de l'autre en 44, 45, sur le corps central 3 de la machine.
Ces liens élastiques et amortisseurs sont réunis par une (ou plusieurs) canalisation 46 per- mettant d'établir centre eux l'égalité de la pression du fluide intérieur et, par suite, l'équilibrage latéral ,des ailes..
Sur cette (ou ces) canalisation est prévu un robinet 47 per mettant, soit d'isoler les deux liens 11 et 12 l'un :de l'autre, et par conséquent;
de suppri mer l'équilibrage, latéral des deux ailes 1 et 2, soit .d'établir, par l'ouverture du robinet, l'égalisiation de pression dans les liens élasti ques 11 et 12 et, par suite, l'équilibrage laté ral cherché entre lest deux ailles.,
l'ouverture plus ou moins grande du robinet peut en outre permettre (grâce à la variation de la section de passage du fluide utilisé) d'amortir dans une mesure convenable le fonctionne- ment de ce dispositif d'équilibrage latéral.
Il est précisé que la même disposition peut également être utilisée en cas d'emploi de liens élastiques, de nature quelconque, le dispositif .d'équilibrage pouvant être obtenu ,
dais .ce cas par une transmission à fluide incompressible (hydraulique par exemple) re liant les extrémités, des liens élastiques; arti culés par ailleurs sur les appendices 7 et 8.
Cette transmisssion peut être constituée par exemple par une ou plusieurs: canalisations de jonction telles que 46 à robinet (ce robinet ayant le même -objet que le robinet 47 indiqué plus haut) aboutissant ù deux corps ide pompe articulés sur le coups central :de la machine en des pointas tells, que 44, 45.
Les liens élasti ques 11 et 12, articulés, d'une part, sur les appendices 7 et 8, viennent, d'autre part,,s'aar- ticuler respectivement sur le piston de chacun de ces, deux corps ide pompe.
La fig. 13 repirésiente, en coupe verticale transversale, une autre disposition des liens élastiques, et amortisseurs. 11 et 12 qui ne diffère de celle ,de ;la fig. 12 que par l'em- placement des. divers organes -du dispositif.
A titre de variante, la disposition de la fig. 13 peut d'ailleurs: être modifiée en reliant simplement les, pièces 7 et 8 par une transmis sion rigide dans laquelle est interposé un lien élastique, cette disposition permettant l'équi librage latéral désiré.
Dans cette variante, les amortisseurs (s'ils existent) agissent séparé- maant sur chaque aile et sont interposés entre le corps central 3 et une pièce solidaire de chaque aile mobile.
Il est entendu que les dispositifs d'équili- brage qui viennent d'être décrits peuvent être appliqués aux diverses dispositions de liens élastiques indiquées plus haut et notamment à celles correspondant aux fig. 3, 7, 10,
11 en remplaçant naturellement dans ce cas le balancier indiqué sur ces figures par l'un des dispositifs d'équilibrage qui viennent d'être indiqués,. Dans les divers. exemples énumérés précé demment, les liens. 11, 12 (ou le lien unique 38) jouent à la fois le rôle de liens élastiques et -d'amortisseurs;
ces -deux fonctions peuvent être dans tous les cas, et en particulier dans ceux décrits: ci-dessus à titre d'exemples, rem plies par des organes distincts, c'est-à-dire par deus liens élastiques (tels que:
ressorts de flexion ou de torsion, compression, traction, à lames, à boudins, tubulaires ou non, sandows, rondelles de caoutchouc, liens élastiques à fluide, etc.) et, séparément par des amortis seurs proprement dits (amortisseurs à fluide, à frottement, etc.) dont les dimensions peu vent par suite être convenablement réduites.
Chaque amortisseur peut aloi agir séparé ment sur le mouvement de chaque aile, à la quelle il est relié (par l'intermédiaire de la pièce 7 ou 8, correspondante, ou d'un point quelconque de cette aile mobile), son autre extrémité étant articulée en un point fixe du corps central de la machine ou de la partie fixe de l'aile correspondante.
111 est rappelé en outre que dans certains cas (notamment si l'amortissement aérodyna- mique s'exerçant sur les ailes est suffisant) les organes amortisseurs proprement dits peu vent être supprimés.
La fig. 14 représente, à titre d'exemple, un mode de réalisation dans lequel on utilise des liens élastiques travaillant en torsion, le' amortisseurs proprement dits (s'ils existent) étant des.
organes distincts. Dans cet exemple, le lien élastique travaillant en torsion est constitué par une pièce 48, située sur l'axe XX1 d'articulation de l'aile 1 et pouvant tour ner dans deux paliers 49 .solidaires du corps central 3.
Cette pièce 48 est clavetée à ses deux extrémités en 50 sur des pièces 51 soli daires de l'aile 1 et elle porte rigidement fixé sur elle un appendice 52 dont l'extrémité est articulée (à rotule par exemple)
sur l'une des extrémités d'une biellette transversale d'équi librage latéral 53 dont l'autre extrémité est articulée de la même manière à l'extrémité de l'appendice symétrique correspondant à l'au tre aille. Pour chaque aile, l'organe amortis seur 54 (s'il existe), situé dans le corps central de la machine, vient s'articuler, d'une part, sur une pièce 55 solidaire de l'aile 1 et, d'au tre part,
en un point 56 solidaire du corps central de la machine volante.
<B>Il</B> est précisé que ce dernier exemple -s'ap plique aussi bien au cas où l'axe d'articula tion est éloigné du corps central:
il suffit de choisir convenablement la longueur et la forme de l'appendice 52 et de la pièce 55 et de modifier la disposition de l'amortisseur 54 (s'il existe) afin que ces organes, puissent être logés à l'intérieur de la partie fixe de l'aile tout en permettant les débattements né cessaires à ces organes lorsque l'aile 1 tourne autour de XX1.
On peut par exemple relier l'amortisseur 54 (disposé à l'intérieur de la partie fixe de l'aile) à la pièce 51 (longueur convenablement réduite en fonction de l'am plitude maximum du mouvement de l'aile) soit directement, soit par l'intermédiaire d'un ou plusieurs renvois d'angle (avec articulation à rotules par exemple).
Les fig. 15 et 16 représentent respective ment ]la vue en plan et la coupe schématique d'un mode de réalisation du dispositif sur un aéronef dont chaque aile comporte plusieurs articulations obliques suivant, l'invention. Les tourillons 4 et 4a de la fig. 16 matérialisent les axes d'articulation XX1 et X2X3 de la fig. 15 (ces axes obliques n'étant naturelle ment pas perpendiculaires au plan de la fi-. 16).
Chaque tronçon d'une aile est équi libré latéralement avec le tronçon cor re.spon- dant clé l'autre aile. Il est précisé que les roi nets 47 et 47a peuvent être commandés sépa rément ou simultanément.
Il est entendu en outre que cette articulation multiple de l'aile peut être réalisée eu utilisant l'une des dispo sitions déjà indiquées et desl liens élastiques tels que ceux décrits plus haut (notamment aux fig. 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 pour les a.rti- culation@s 4 et aux fig. 13,
14 pour les articu lations 4a y compris les variantes dé erites avec ces différentes figures).
Les fig. 17 et 18 représentent des exem ples d'application du dispositif respective ment à un monoplan à ailes hautes et à un monoplan à ailes surbaissées munis de mâts.
La disposition des articulations obliques des ailes de ces machines volantes peut se présen ter en plan dans ces deux exemples, suivant une disposition. analogue à celle représentée par la fige. 4. Les liens élastiques et amor tisseurs sont interposés dans les mâts en 58, 59.
S'ils sont à fluide, l'équilibrage latéral est réalisé pair une (ou plusieurs) canalisation 46, munie d'un robinet 47 comme dans legs exemples représentées sur les fig. 12, 13 et 16. S'ils sont de nature quelconque, .l'équilibrage latéral lest obtenu par un dispositif à fluide incompressible (hydraulique par exemple) du même type que celui décrit à propos de la fig. 12 (variante) et interposé d ans les mâts de la machine avec une ou plusieurs canali sations -de jonction telle que 46 à robinet 47.
Les, mâle 58, 59 sont articulés, d'une part, sur le corps central 3,en 60, 61 et, d'autre part, sur les ailles en 67, 68.
Les fig. 19 et 21 représentent un exemple d'application des mêmes dispositifs que ci- dessus à un sesquiplan. Les axes d'articula tion des ,ailes sont matérialisés par les. points XX1, YY1 constituant les sommets de la py ramide de cabane de la machine. Les liens élastiques et amortisseurs sont interposés dans les mâts et l'équilibrage latéral est obtenu comme précédemment.
La fig. 20 représente un exemple d'appli cation des mêmes dispositifs à un biplan hau- banné. Les ailes supèrieures sont articulées autour de deux axes obliques matérialisés, comme dans l'exemple précédent, pas les som mets XX1, YY1 de, la pyramide de cabane de la machine et les ailes inférieures sont arti- culées autour d'axes obliques X4X5, Y4Y5, disposés en plan comme d ans l'exemple repré senté schématiquement par lia fig. 4.
Afin -de permettre la rotation des poutres de cellule autour des axes d'articulation, les liens élas tiques et amortisseurs 58, 59 tiennent lieu de croisillons aux poutres transversales de cel lules et, d'autre part, tous les points d'attache clos haubanes et croisillons sont constitués par des articulations (à rotules par exemple).
Naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux macles d'exécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à litre d'exem ple.