Gyroscope.
On sait que pour qu'un gyroscope soit susceptible de jouer le rôle de dispositif tachymétrique de réglage pour tirs d'artillerie par exemple, il est indispensable que la vitesse de rotation de la masse tournante soit constante, ou tout au moins très sensiblement constante.
On sait, d'autre part, que quel que soit le mode d'entraînement utilisé pour la mise en rotation de la masse tournante, il est pratiquement impossible d'obtenir par le simple réglage de la vitesse de rotation de l'organe de commande, la constance de la vitesse de rotation dont il a été parlé plus haut.
Un progrès sensible a déjà été obtenu dans le sens voulu par la réalisation d'un gyroscope à entraînement par friction du genre de ceux qui ont été décrits, par exemple, dans le brevet suisse no 193663.
Le mode d'entraînement utilisé dans ces gyroscopes rend en effet la vitesse de rotation de la masse tournante pratiquement indépendante des variations de la vitesse de rotation de l'organe de commande.
Mais néanmoins, dans les gyroscopes à entraînement par friction du genre susvisé, la vitesse de rotation de la masse tournante peut encore, pour différentes causes, subir des variations qui sont susceptibles d'être gênantes, spécialement lorsqu'on utilise de tels gyroscopes comme dispositifs tachymétriques de réglage pour tirs d'artillerie.
Parmi les causes de variation dont il s'agit, il convient tout d'abord de retenir celles qui dépendent d'une variation des conditions mécaniques de l'appareil, usure des frotteurs, usure des paliers, affaiblissement des ressorts qui agissent sur les frotteurs, etc., variations lentes en général, mais cependant appréciables.
En outre, dans le cas où l'appareil est appelé à fonctionner dans des atmosphères différentes, notamment au point de vue de leur densité (cas de pressions barométriques différentes par exemple), la variation des résistances passives consécutive à une variation de la résistance de l'air et de son frottement contre la masse tournante entraîne nécessai rement une variation de la vitesse de rotation de cette dernière.
Cette dernière variation peut d'ailleurs être beaucoup plus gênante dans certains cas que la précédente, étant donné que ses fluctuations sont beaucoup moins lentes, sinon très rapides, et sont moins facilement prévisibles.
La présente invention a pour objet Ull gyroscope comportant, en combinaison avec une masse tournante formant rotor dans un carter, deux dispositifs compensateurs a gis- sant tous les deux par friction sur le rotor et dont l'un, constitué par un frein réglable, est destiné à compenser les effets des variations qui peuvent se produire dans l'état mécanique de l'appareil sur la vitesse du rotor, et dont l'autre, qui comprend un frein commandé de façon automatique par une capsule manométrique, est destiné à compenser les variations de résistance résultant d'une variation de la pression de l'atmosphère dans laquelle fonctionne le gyroscope,
la pression de l'air contenu dans la capsule manométrique et l'action de cette dernière étant elles-memes réglables à volonté pour le réglage initial des conditions de fonctionnement en régime normal.
Le gyroscope suivant l'invention constitue un véritable produit industriel nouveau, susceptible de donner la plus entière satisfaction, spécialement comme dispositif tachymétrique de réglage pour tirs d'artillerie.
Sur le dessin annexé, on a représenté, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention, du type à entraînement par friction, dans son application à un dispositif tachymétrique de réglage pour tirs
d'artillerie du genre de ceux décrits dans le brevet suisse no 188648, mais il va de soi que l'invention n'est pas limitée à la construction représentée, ni à l'application particulière adoptée.
Sur ce dessin, la fig. 1 représente une vue en élévation du gyroscope et la fig. 2 une coupe diamétrale suivant la ligne II-II de la fig. 1.
Sur ces figures, on a tracé en traits plus épais deux dispositifs compensateurs combinés avec la masse gyroscopique.
Comme oI1 le voit sur ce dessin, et confor- mément à ce qui a déjà été décrit dans le brevet suisse no 193663, le gyroscope comporte une masse gyroscopique 1la ! formant rotor, tourillonnée suivant son axe de révolution dans un demi-carter 22ass qui est lui-même suspendu par l'intermédiaire de tourillons 33a sur un bâti 4, dans lequel, d'autre part, est tourillonnée une poulie 5 à surface externe cintrée, calée sur un arbre 5a entraîné par un moteur ou par un autre mécanisme de transmission qu'il n'a pas été jugé utile de représenter.
Ainsi qu'il est connu, la masse gyroscopique 1 la porte des frotteurs 6 (dont un seul est représenté), disposés dans des cavités radiales 6a de la partie 1 et soumis à l'action de ressorts de poussée 7, qui tendent eonstamment à les maintenir en contact avec la surface externe eintrée de la poulie 5.
Un bossage 8 du carter 2 est destiné à re cevoir, d'une part, la poussée d'un ressort 9 et, d'autre part, la réaction d'un piston piézométrique 10, agissant à la façon d'un tiroir réglant l'amenée d'un fluide sous pression à un instrument indicateur dont l'aiguille dévie en quelque sorte en fonction de la position de l'axe la de la masse gyroscopique par rapport au bâti 4.
Dans la forme d'exécution représentée ici, le carter 2 du gyroscope comporte, en vue des compensations envisagées, tout d'abord une première cavité cylindrique 11, qui sert de guide à un frotteur 12 maintenu en contact avec la partie 1 du rotor par l'action d'un ressort 13, qui prend appui sur un siège réglable 14.
Le carter 2 comporte, d'autre part, une seconde cavité cylindriquc 15 qui sert de guide à un frotteur 16 maintenu en contact avec la partie 1 du rotor par une capsule manométrique 17, dont l'autre extrémité prend appuie contre une butée réglable 18.
En ce qui concerne le frotteur 12, on comprend facilement son rôle compensateur, son action et le freinage qu'il exerce sur le rotor pouvant être corrigés et réglés périodiquement à l'aide du siège 14, en vue de rétablir à l'endroit voulu, par exemple au niveau du sol, la vitesse de régime prévue pour le rotor.
Il est à remarquer en passant que la tension du ressort 13 doit être d'autant plus réduite que l'usure des frotteurs 6 est plus grande.
Quant au frotteur 16, il est appliqué sur le rotor par l'action résultant de la dilatation ou de la contraction (suivant le cas) de l'air contenu dans la capsule 17, au moment où celle-ci se trouve plongée dans une atmosphère de pression nouvelle, alors que, par hypothèse, elle a été chargée d'air à la pression atmosphérique normale. Son action est pratiquement proportionnelle à la différence de pression et, par suite, très sensible ment, à la perte ou à l'accroissement de pression de l'air ambiant.
Comme le frottement de l'air sur le rotor est précisément une fonction à peu près di recte de sa densité, on conçoit que la compensation automatique par le frotteur 16 est suffisamment exacte pour être pratiquement satisfaisante.
I1 est à remarquer que le réglage par la vis-butée 18 a uniquement pour but de rattraper le jeu au sol, c'est-à-dire lorsque l'appareil est dans une atmosphère à pression normale.
Bien entendu, les deux dispositifs qui viennent d'être indiqués et décrits seraient susceptibles, le cas échéant, d'être appliqués à d'autres gyroscopes que des gyroscopes a entraînement par friction, en vue d'obtenir sur ces autres gyroscopes des compensations de même ordre et de même nature que celles envisagées ci-dessus.