Dispositif télémétrique. La présente invention a pour objet un dispositif télémétrique, caractérisé par un vi seur clair, dans le plan focal duquel est dis posé un diaphragme à iris éclairé de façon que l'image de son ouverture est projetée sur une glace claire du viseur, et par un méca nisme de commande qui permet de faire va rier à volonté l'ouverture de ce diaphragme, en vue d'obtenir que l'image de cette dernière dans la glace claire puisse être amenée à circonscrire exactement le contour apparent d'un objet, dont on connaît les dimensions, observé à travers cette glace pour pouvoir en apprécier l'éloignement.
Avantageusement, le mécanisme de com mande dudit diaphragme sera aménagé d'a bord en vue de son adaptation à chacun des différents buts que l'on peut être appelé à prendre en considération (différents types d'avions par exemple) et, en second lieu, de façon qu'elle puisse, selon ce qu'on désire, soit simplement fournir l'indication de la distance à apprécier, auquel cas les variations (l'ouverture du diaphragme joueront simple- ment, en quelque sorte, le rôle d'échelle stadi- métrique, la même échelle pouvant s'adapter par étalonnage à chaque type de but à consi dérer, soit, mieux encore, introduire directe ment et automatiquement la donnée de dis tance obtenue,
dans un mécanisme auxiliaire de correction de pointage au moyen duquel le tir est ajusté.
Pour ce dernier cas, on pourra par exem ple se servir d'un moyen de commande de variation d'ouverture du diaphragme à iris, comportant un levier d'adaptation de forme telle, qu'un même déplacement angulaire du levier de commande de correction (lequel peut être directement manoeuvré par l'observateur) provoque, pour chacun des différents buts en présence desquels on peut se trouver, une va riation d'ouverture du diaphragme, dont l'ori gine et l'amplitude correspondent, en fonction des dimensions du but considéré, à la zone de tir commune qu'on a choisie, par exemple 200, m à 600 m, c'est-à-dire que la manaeuvre du levier de commande de correction ayant pour conséquence, dans le cas d'un avion-but d'envergure _I,
une variation d'ouverture du diaphragme allant de M <I>à</I> N. lorsque l'avion passe de la distance 600 m à la distance 200 m, la même manoeuv re dudit levier de commande de correction aura pour consé quence, pour le même changement de distance de 6(l0 m à. 200 m d'un avion-but d'enver gure a. une variation d'ouverture du dia phragme allant de<I>p à q, p</I> étant différent. de 11, et q-p étant plus petit que N-M si <I>a</I> est plus petit que<I>A,</I> ou plus grand si<I>a</I> est plus grand que A.
Enfin, on pourra rendre l'objectif même du viseur clair mobile dans son propre plan. grâce à. quoi la parallaxe de pointage peut. à. l'aide d'une commande reliant l'objectif au mécanisme de correction, être corrigée et ré- (Ylée de la même manière que dans le cas connu où c'est le réticule qui est mobile.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente une vue en élévation de l'ensemble du dispositif.
La fi-. ? représente une coupe faite sui vant la ligne II-II de la fi-. 1.
Les fi-. 3, 4 et 5 représentent trois vues en plan, avec coupe partielle suivant la ligne III-III de la fi-. \?, lesdites vues correspon- clant toutes les trois aux cas du tir sur un avion d'envergure moyenne. et indiquant les positions des organes de commande et d'adap tation, respectivement: dans le cas d'une dis tance de tir voisine de la moyenne, dans le cas de la distance maximum de tir envisagée. et enfin. clans le cas de la distance minimum de tir envisagée, toutes ces distances pou vant d'ailleurs être choisies arbitrairement. et le dispositif étalonné en conséquence.
Les fig. 6 et 7 représentent de façon sché matique deux images d'avions vues par l'ob servateur à travers la glace du viseur,-respee- tivement, la première, dans le cas d'un avion d'envergure moyenne, situé à. la distance de tir la plus faible envisagée. la seconde. dans le cas du même avion d'envergure moyenne. situé à la distance de tir maximum prévue. l'image vue par l'observateur dans le même cas d'un avion d'envergure moyenne, situé à une distance de tir voisine de la moyenne. étant indiquée sur la fig. 1.
Les fig. 8 et 9 représentent deux vues en plan. destinées à permettre de comprendre comment le mécanisme de commande utilisé permet d'adapter le dispositif à plusieurs buts (avions par exemple) de dimensions diffé rentes.
Comme> on le voit sur ce dessin, et plus particulièrement sur les fig. 1, 2 et 3, le dis positif représenté comprend un viseur clair de type bien connu comportant, comme d'ha bitude, un corps de collimateur en deux pièces 1. la. sur lequel sont disposés le condensateur usuel de lumière ?. la source de lumière 3 (ampoule électrique par exemple), et l'objectif :ï, lequel, conformément à ce qui sera indiqué plus loin, est monté et aménagé de manière à pouvoir être déplacé dans son plan, c'est- à-dire perpendiculairement à son axe.
Le viseur clair en question comporte en outre, disposé dans le plan focal de son objec tif 5. au lieu et place du réticule habituel. un diaphragme à iris 4 qui. suivant la tech nique usuelle, est constitué par un certain nombre de lamelles 6a, convenablement arti culées à l'intérieur d'une monture annulaire 6 (solidaire en l'occurence de l'élément la du corps de collimateur) et soumises à l'action d'un anneau de commande 7.
L'ergot d'entraî- nement de ce dernier fait lui-même saillie à travers la monture annulaire 6, laquelle est à cet; effet ajourée en 6h, et s'engage dans une échancrure 8 d'un levier de commande et d'adaptation 9, qui est monté, par l'intermé diaire d'une chappe circulaire 9a. sur l'élé ment la du corps de collimateur autour du quel il a, par suite, la faculté de tourner en entraînant avec lui l'anneau de commande 7, et en provoquant, suivant son sens de ro tation. l'ouverture ou la fermeture du dia phragme à iris 4.
Sur l'élément 1 du corps de collimateur est également fixée. suivant la technique ha bituelle. la. glace claire à faces parallèles<B>10.</B>
Pour des motifs qui seront indiqués plus loin, le levier d'adaptation 9 n'est pas coin- mandé directement, mais est mis en mouve ment par l'intermédiaire d'une bielle 11 por tant, à l'une de ses extrémités, un axe 19, par l'intermédiaire duquel elle est articulée sur le levier 9, et qui est articulée elle-même, à son autre extrémité, sur un axe 17 dont est muni un levier de manceuvre 12, lequel est monté et articulé sur un support 14.
Le levier 12 comporte, à l'une de ses extrémités, une poignée de manoeuvre 12a, et à son autre extrémité, une aiguille indicatrice 12b, qui peut se déplacer en regard d'une graduation 12c, tracée sur ledit support 14.
Le support 14 et l'élément 1 du corps de collimateur du viseur clair sont tous les deux fixés sur un bâti commun 20.
Pour limiter de façon voulue la zone d'uti lisation du dispositif, on a prévu sur le sup port 14 des butées d'arrêt 15 et 16, qui em pêchent le levier 12 de dépasser les positions extrêmes qui lui sont imposées.
A l'inspection des fig. 1, 3, 4 et 5, d'une part, et des complémentaires 6 et 7, d'autre part, on se rend compte que, suivant la posi tion que l'on est obligé de donner au levier 12 pour que ce dernier, par l'intermédiaire de la bielle 11 et du levier d'adaptation 9, im pose au diaphragme à iris 4 une ouverture telle que l'image de cette ouverture, vue par l'observateur à l'infini à travers la glace claire 10, circonscrive exactement le but visé (avion par exemple), le degré d'éloignement du but en question se trouvera immédiate ment déterminé, tout au moins de façon suf fisamment approchée pour la pratique usuelle de tir.
Pour rendre possible l'adaptation du dis positif à l'observation d'un certain nombre d'objets (avions) de dimensions différentes, on a prévu sur le levier 9 un certain nombre d'orifices d'accouplement 18, dans chacun desquels on peut, à volonté, au moyen du bouton de manoeuvre 19a qui le termine à son extrémité supérieure, introduire la partie d'accouplement inférieure 19b de l'axe d'ar ticulation 19 de la bielle 11, et on a en outre donné audit levier d'adaptation 9, une forme talle qu'à un même déplacement total du levier de maaeuvre 12 entre ses deux butées d'arrêt 15,
16 correspondent des points de départ d'ouverture et des amplitudes d'ouver ture différentes du diaphragme, adaptées cha cune à chacun des différents buts (avions) en présence desquels on prévoit qu'on pourra se trouver.
On sait, en effet, que pour une même va riation d'éloignement, la variation de l'angle sous lequel on voit un objet est déterminée suivant une loi simple, qui est fonction des dimensions dudit objet.
Si l'on appelle en effet D le diamètre réel de l'objet, et L sa distance, son diamètre ap parent sera:
EMI0003.0012
et, par suite, le diamètre de l'ouverture à don ner au diaphragme sera donnée par la for mule.
EMI0003.0013
où k est un coefficient facile à déterminer en fonction des éléments optiques du dispositif.
La forme du levier d'adaptation 9 est éga lement facile à déterminer, à l'aide d'une épure simple, en fonction des dimensions des objets que l'on veut prendre en considération.
Bien entendu, seule la partie utile dudit levier, au point de vue adaptation, est la partie courbe, c'est-à-dire la partie 9b, le long de laquelle sont pratiqués les orifices d'ac couplement 18.
Le raccordement coudé 9c, qui relie la partie 9b à la chape 9a, est destiné à tenir compte du fait que, pratiquement, l'orifice de diaphragmes à iris. qui, tels que ceux-ci, sont construits industriellement, ne peut être ramené au zéro absolu.
L'usage du dispositif d'adaptation qui vient d'être indiqué et le résultat obtenu sont faciles à comprendre en examinant les fig. 8 et 9.
Si l'on se trouve en présence du plus petit des buts envisagés, on disposera, conformé= ment à ce qui est indiqué sur la fig. 8, l'axe 19 de la bielle<B>Il</B> dans l'orifice extrême 18a;
du levier d'adaptation 9 et, lorsque le levier 12 passe de la position dans laquelle il est représenté en traits pleins à. la position dans laquelle il est représenté en traits mixtes, entraînant avec lui la, bielle 11 et le levier d'adaptation 9, il provoque une variation d'ouverture du diaphragme 4, dont l'origine est voisine de la plus faible ouverture dudit diaphragme, et dont l'amplitude est relative ment restreinte, ladite variation correspon dant à. la loi de rapprochement du but con sidéré.
Si, au contraire, on se trouve en présence du plus grand des buts que l'on a pris en considération, on introduira, conformément à ce qui est indiqué sur la fi-. 9, l'axe 19 de la bielle 11 dans l'orifice 18b, qui est le plus rapproché du viseur, et, en même temps qu'on obtiendra un point de départ d'ouverture du diaphragme convenable, différent de ceux qui correspondaient aux autres buts, on ob tiendra également une amplitude de variation d'ouverture du diaphragme beaucoup plus considérable.
Lorsqu'on veut directement utiliser l'in dication ;le distance obtenue pour commander les corrections correspondantes, sans même avoir besoin de se préoccuper de la valeur numérique de cette indication de distance, il suffit de monter et claveter le levier 1-2) sur l'arbre d'actionnement 13 du mécanisme de commande automatique de correction, dont le support 14 peut, par exemple, constituer le carter. Dans ces conditions, la manceuvre du levier 12 provoquera directement la correction correspondant au degré d'éloignement du but visé.
On obtient ainsi, au total, un dispositif de visée et de correction qui tient compte de la, distance du but d'une façon extrêmement simple, et sans imposer à l'utilisateur, quel qu'il soit, observateur ou tireur, ou observa teur-tireur, si les deux sont réunis en une seule et même personne, comme c'est le cas dans les avions monoplaces, aucun effort sup plémentaire, de quelque nature qu'il soit. L'action exercée par le pointeur sur un seul levier, pour assurer l'inscription exacte de l'image apparente du but dans le cercle lumineux aperçu à travers le viseur clair, suf fit à elle seule pour obtenir à la fois une visée correcte et une correction correcte de tir, tenant compte de la. distance du but.