Procédé et installation pour la fabrication de profilés métalliques.
EMI0001.0001
La. <SEP> présente <SEP> invention <SEP> est <SEP> relative <SEP> à <SEP> un
<tb> procédé <SEP> de <SEP> fabrication <SEP> de <SEP> profilés <SEP> métal liques. <SEP> spécialement <SEP> de <SEP> profilés <SEP> métalliques
<tb> de <SEP> faible <SEP> section <SEP> transversale. <SEP> à <SEP> partir <SEP> de
<tb> Crosses <SEP> pièces <SEP> métalliques, <SEP> dans <SEP> lequel <SEP> on <SEP> fait
<tb> usage <SEP> de <SEP> laminoirs <SEP> pour <SEP> transformer <SEP> les
<tb> grosses <SEP> pièces <SEP> en <SEP> profilé\
<tb> Par <SEP> l'expression <SEP> ..profilés <SEP> de <SEP> faible <SEP> sec tion <SEP> transversale". <SEP> il <SEP> faut <SEP> comprendre, <SEP> dans
<tb> le <SEP> présent <SEP> brevet.
<SEP> non <SEP> seulement <SEP> les <SEP> produits
<tb> métalliques <SEP> de <SEP> section <SEP> plus <SEP> ou <SEP> moins <SEP> com pliquée <SEP> communément <SEP> appelés <SEP> ..profilés"
<tb> dans <SEP> la <SEP> technique <SEP> du <SEP> laminage, <SEP> mais <SEP> égale ment <SEP> les <SEP> fers <SEP> de <SEP> section <SEP> ronde. <SEP> carrée <SEP> ou <SEP> rec tangulaire <SEP> ainsi <SEP> que <SEP> 'es <SEP> fil:
. <SEP> L'application <SEP> de
<tb> l'invention <SEP> à <SEP> la <SEP> fabrication <SEP> de <SEP> fils <SEP> est <SEP> parti culièrement <SEP> ava.ntaneu-ze <SEP> parce <SEP> que, <SEP> dans
<tb> l'état <SEP> actuel <SEP> de <SEP> la <SEP> technique. <SEP> les <SEP> fils, <SEP> qui
<tb> sont <SEP> des <SEP> profilés <SEP> de <SEP> grande <SEP> longueur <SEP> et <SEP> de
<tb> faible <SEP> section <SEP> transversale. <SEP> ne <SEP> peuvent <SEP> pas
<tb> être <SEP> obtenus <SEP> directement <SEP> par <SEP> laminage <SEP> à <SEP> par tir <SEP> de <SEP> grosses <SEP> pièces.
<tb> Jusqu'à <SEP> présent.
<SEP> pour <SEP> obtenir <SEP> des <SEP> profilés de faible section transversale et notamment des verges à tréfiler, on, coule généralement le métal en lingots qu'on fait passer dans un laminoir, généralement dénommé blooming, pour les transformer en blooms. On réchauffe ceux-ci avant de les faire passer dans un nouveau laminoir de façon à obtenir des billettes qu'on doit également réchauffer avant de les faire passer dans un nouveau laminoir où on les transforme en verges à tréfiler.
Parfois, au lieu de partir de lingots cou lés, on. part de grosses masses résultant de 'la compression à froid de déchets métalliques, tels que des copeaux de tours. Ces masses sont ensuite chauffées à la. température de soudage des copeaux, puis laminées et ré chauffées successivement jusqu'à l'obtention du profilé désiré.
La présente invention permet de fabri quer spécialement des profilés de faible sec tion transversale sans nécessiter des réchauf- fages et des laminages successifs, comme c'est le cas habituellement. Il en résulte que 1"s profilés qu'elle permet d'obtenir ont un prix de revient moindre que celui des profilés obtenus par les procédés habituels.
Dans le procédé suivant l'invention, on découpe les grosses pièces susdites en élé ments longs et fins qu'on fait passer avant qu'ils se soient oxydés entre des rouleaux semblables à des cylindres de laminoir don nant directement lieu à leur sortie à un pro filé continu de la grandeur désirée.
Ce procédé présente l'avantage de per mettre l'obtention des profilés désirés en quelques instants et à bien meilleur marché que par le procédé de réduction de section de: grosses pièces de départ exclusivement par réchauffages et laminages successifs. En outre, le coût d'une installation pour la réalisation de ce procédé ne représente qu'une petite partie du coût des installations actuelles.
Ce procédé permet également d'utiliser comme pièces de départ toutes sortes de grosses pièces, même celles généralement con sidérées comme pièces de rebut. On peut, par exemple. utiliser les chutes des lingots, des grosses barres. On peut aussi utiliser les grosses mitrailles telles que les tôles des vieux bateaux, les essieux, les arbres de transmission. etc. convenablement nettoyées.
Le procédé suivant l'invention permet d'obtenir d'une manière continue et régulière un produit métallique d'une composition bien précise, ce qui n'est pas le cas quand on lamine des blooms résultant de la compres sion de copeaux sales et oxydés. auxquels on doit. ajouter des substances destinées à cor- ri;er, les défauts introduits par les impuretés qui Souillent les copeaux utilisés.
Selon une variante du procédé suivant l'invention, on peut faire arriver directement dans une trémie servant à l'alimentation des premiers cylindres, des éléments fins et longs découpés des grosses pièces de départ et dont la longueur est cependant relativement faible par rapport à la, longueur du profilé continu susdit. De préférence. on oriente les éléments longs et fins parallèle-r-nt à ï:u@r-mèmas avant de les faire passer entre les cylindres.
Selon une autre variante du procédé sui vant l'invention, on peut introduire, de ma nière continue, le profilé susdit dans un four électrique au fur et à mesure de sa fusion. on laisse s'écouler de manière continue le métal fondu et on refroidit le métal coulé de façon à former un boudin pâteux qu'on lamine suivant. le profilé désiré.
Selon une autre variante du procédé sui vant l'invention, on peut chauffer le profilé obtenu par la juxtaposition massive des élé ments longs et. fins à une température suf fisante pour permettre le soudage de ces élé ments par compression et on comprime le profilé ainsi chauffé. de façon à assurer ce soudage en le faisant passer entre des rou leaux semblables à des cylindres de laminoir.
Suivant une autre variante facilitant la fabrication des profilés et permettant. en outre d'améliorer éventuellement la conducti- bilité électrique par rapport au cas d'emploi d'éléments découpés plus courts, on peut la miner des éléments obtenus par découpage et dont la longueur est telle qu'ils s'étendent sur toute la long leur du profilé fini.
Suivant une forme de réalisation avan tageuse, on peut laminer un seul élément dé coupé ayant une section transversale approxi mativement égale à celle du profilé désiré.
Le profilé obtenu de cette façon peut notamment servir, .seul ou juxtaposé à d'autres semblables à lui-même, à fabriquer l'enveloppe tubulaire de baguettes de soudure constituées, de manière connue en soi, par une enveloppe tubulaire formée par l'enroulement d'un ou de plusieurs rubans et contenant d'autres matières, généralement en poudre.
De préférence, dans le cas où on lamine un seul élément découpé ayant une section transversale de surface approximativement égale à celle du profilé désiré, on découpe cet élément de façon qu'il présente une section transversale dont la forme est voisine de celle du profilé désiré. On obtient de cette façon un profilé qui peut être avantageusement utilisé comme ba guette de section pleine pour la. soudure.
Il est également préférable d'effectuer un laminage à chaud immédiatement après le découpage de façon à récupérer la chaleur . dégagée par le découpage des éléments.
On effectue avantageusement ce chauf fage électrique par effet Joule de l'élément découpé, jusqu'à l'endroit du laminage de fa çon que la température maximum ne soit atteinte qu'à l'endroit où le laminage com mence.
L'invention a également comme objet une installation pour la mise en oeuvre du pro cédé auquel il vient d'être fait allusion.
Cette installation comporte au moins une machine à découper des éléments métalliques longs et fins disposée de façon que ces élé ments puissent arriver, par gravité, dans une trémie servant à l'alimentation de rouleaux semblables à des cylindres de laminoirs qui compriment ces éléments en un profilé.
De préférence, chaque machine à décou per les grosses pièces en éléments longs et fins est pourvue de moyens de réglage de la quantité d'éléments longs et fins qu'elle dé coupe.
Suivant une forme d'exécution simple, peu eofiteuse et robuste. les machines à dé couper peuvent comporter des outils à mou vement alternatif.
Les dessins annexés au présent mémoire représentent schématiquement, et à titre d'exemple seulement. quelques formes d'exé cution d'une installation convenant pour la réalisation du procédé suivant l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation d'une installation suivant l'invention, après coupe verticale de la partie supérieure de cette ins tallation. La fig. ? est. à plus grande échelle, et après brisures partielles. une vue en perspec tive d'une partie de l'installation suivant la fi-, 1.
La fig. 3 est une vue en perspective. après coupe transversale. d'un outil équipant les machines à découper représentées aux fig. 1 et 2.
Les fi--. 4 et 5 sont respectivement une vue en élévation et une vue en plan de l'ou til suivant la fig. 3.
Les fig. 6, 7 et 8 représentent, comme à la fig. 1, trois autres formes d'exécution d'une installation suivant l'invention.
La fig. 9 représente une installation pour la fabrication d'un fil continu à partir d'une seule pièce métallique.
La fig. 10 représente une installation pour la fabrication de feuillards métalliques continus à partir de deux pièces métalliques.
La fig. 11 représente une installation pour la réalisation de feuillards métalliques de longueur limitée à partir d'une seule pièce métallique.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
A la fig. 1, on a représenté une installa tion convenant particulièrement bien pour la réalisation de l'invention. Dans cette installa tion, on découpe des grosses pièces telles que constituées, par exemple, par des blooms ou par de grosses mitrailles, au moyen de machines comportant des outils à mouvement alternatif.
La machine à découper représentée est actionnée par un moteur 3 dont l'arbre 4 (fi-. 1 et \?) porte un pignon conique 5 qui engrène avec un autre pignon conique 6 calé sur un vilebrequin 7. Ce vilebrequin: présente trois manivelles 8 à, chacune desquelles est accouplée une bielle 9 reliée à un porte- outil 10. Chacun de ceux-ci est guidé recti- lignement dans un guide 11 et porte un outil 1? par l'intermédiaire d'un pivot 13.
L'arbre 4 porte également une vis sans fin 14 qui engrène avec une roue hélicoïdale 15 calée sur un arbre 16. Sur celui-ci sont calées. trois poulies étagées 17 sur chacune desquelles passe une courroie 18 passant, d'autre part, sur une poulie .étagée 19. Les différentes pou'..ies 1;' sont montées libre ment sur- un arbre 20 et sont solidaires de roues cannelées ?l. Chaque pièce 2 à décou- per est .serrée entre une roue cannelée 21 et une roue semblable ??. Son avancement est donc commandé en permanence par le moteur 3, par l'intermédiaire d'un dispositif de ré glage de sa vitesse d'avancement constitué par les poulies 1 7<I>ut</I> 19 et la courroie 18.
Ce dispositif constitue donc un dispositif de ré glage de la quantité rte matière découpée. Tour éviter due les outils 1? frottent contre les pièces ? pendant leur coure de re tour, on a. prévu de les faire pivoter autour de leur pivot 13, grâce au fait que des ])ou- tons ?3 constamment sollicités vers= l'exté rieur par des ressorts ?4 frottent contre des bandes 5 disposées latéralement.
Le pivote ment des outil: 12 dans le sens corrcz;pon- dant à leur écartF.nient des pièces à découper \? est limité grâce à une butée 26 portée par le porte-outil e t contre laquelle v ien t bitter un talon 27 de l'outil. Cette commande du pivotement de l'outil 1? est beaucoup plus simple que la commande positive qui a déjà été proposée dans des machines telles que les étau-limeur, pour provoquer le pivotement des outil. dans des circonstances semblables.
En principe, pour découper des éléments longs et fins au moyen d'un outil à mouve ment alternatif, on a prévu d'employer un outil pourvu de deux arêtes coupantes 28 (fig. 3, 4 et 5) qui sont constituées chacune par de fines dentelures telles que 29 juxta posées de façon que les projections de ces dentelures parallèles à la direction transver sale à la direction d'avancement de la pièce à, découper se recouvrent partiellement.
En d'autres termes, si la. flèche X des fi-. 1. ?, 3 et 5 représente la direction dans laquelle la pièce à découper se déplace horizontale ment. la direction transversale à la. direction d'avancement de la. pièce à découper est re présentée par la double flèche Y des fig. 3, 4 et 5. On voit. que les faces 35 (fia. 4 et 5) des dentelures ?9 qui sont parallèles à la di rection de la flèche Y sont cachées partielle ment l'une par l'autre quand on l'es regarde dans le sens X d'avancement de la pièce à découper par le fait que les faces 30 de ces dentelures forment des angles aigus avec les faces 35.
La direction générale de chacune des arêtes coupantes de l'outil à mouvement alter natif représenté aux fig. 3, 4 et 5 est oblique par rapport au plan dans lequel la pièce à découper se déplace. Ceci résulte notamment de la fig. 4.
En effet, cette figure est une vue en élé vation de l'outil et le bord inférieur dentelé de celui-ci est oblique par rapport au plan horizontal dan: lequel la pièce à découper ce déplace.
Si l'outil présentait une seule arête cou pante, il donnerait lieu sur la. pièce à décou per 2 à. une poussée latérale dans l'une ou l'autre des directions indiquées par la double flèche Y. En vue d'éviter cette poussée, an a prévu d'incliner les deux arêtes coupantes symétriquement par rapport à la direction X d'avancement de la pièce à découper.
En d'autres termes, les deux arêtes cou pantes \?8 de l'outil- forment entre elles un <B>V</B> dont le plan de symétrie est parallèle à la direction Y d'avancement de la pièce à dé couper. A la fig. 5, qui est une vue en plan, on voit clairement que les deux arêtes cou pantes \?8 forment un V dont le plan de sy métrie est parallèle à la direction Î d'avan cement horizontal de la pièce à découper.
En pratique, ori emploie un outil dont les parties actives sont amovibles. Pour éviter la nécessité d'une mise en place précise de cha que partie active sans qu'on doive craindre la formation d'une languette non découpée au fond du<B>V</B> dans le cas où les parties actives ne seraient. pas suffisamment rapprochée. de ce fond, on a prévu d_r- disposer une des parties actives, de façon que son arête coupante soit à un niveau différent de celui de l'arête coupante de l'autre partie active et (le faire pénétrer la partie active dont.
l'arête coupante est au ni- veau supérieur dans l'autre partie active, de façon que les projections des arêtes coupantes dans la direction de déplacement de l'outil se croisent.
Aux fig. 3 -et 4. on voit que la partie active 31 de l'outil est découpée en 32 à une certaine distance de son arête coupante et qu'une partie 33 de l'autre partie active 34 de l'outil pénètre dans la partie active 31. de façon que les projections des arêtes cou- pantes dans 12 direction de déplacement de l'outil, indiquées par la double flèche Z, 5ze -uperposent comme représenté à la fie. -5.
Les éléments longs et fins, 36 qui ,out découpés des pièce. \? arrivent dans une tré mie 37 (fig. 1) après avoir passé dans un tambour rotatif incliné 38 vers lequel ils son'<B>,</B> guidés par une trémie 39. Dans le tambour rotatif incliné 38, les éléments longs et fins :',6 s'orientent parallèlement à eux-mêmes avant de passer clans la trémie 37. Les élé ments 36 sont entraînés hors de la trémie<B>37</B> par une paire de rouleaux semblables à des cylindres de laminoirs 40.
Ces cylindres ont comme effet de comprimer latéralement la masse d'élément: longs et fins sortant de la trémie 37. de façon à former un faisceau con tinu. Ces cylindres sont écartés de façon à donner lieu à leur sortie à un faisceau 41 de faible section transversale.
La compre.@- îz_on de ce faisceau peut être augmentée en le faisànt passer dans une nouvelle paire de cy lindres tels que 4? dont les axes sont, par exemple, orientés perpendiculairement aux, axe. des cylindres 40. Eventuellement. le faisceau sortant de la deuxième paire de cy lindres peut passer dans une ou dans plu- #ieurs autres paire.
On obtient ainsi un fais ceau continu qui peut être utilisé, par exem ple. comme baguette de soudure, soit pour la soudure à l'arc. ,soit pour a soudure au cha- Inineau. On peut enrouler ce faisceau sur un tambour 53 ou le découper en tronçons au moyen d'une cisaille représentée schématique ment en 44.
Dans le cas où on veut répartir d'une ma nière particulièrement précise sur toute la Ion- gueur du faisceau continu un corps d'une composition bien déterminée dont la propor tion dans le faisceau doit. être faible, oii petit disposer au sein de ce faisceau un fil con tinu tel.
que 45 entraîné en même temps que les éléments 36 par les cylindres de ]ami- noirs. Dans le cas oii on désire incorporer au faisceau des matières pulvérulentes destinées . à modifier la composition du produit final. on a avantage à ajouter ces matières aux éléments 36 avant que ceux-ci pénètrent dans le tambour rotatif incliné 38. C'est ce qui e=t représenté à la fie. 1. où on voit des ma tières pulvérulentes tombant d'un réservoir 46 dans la trémie 39 recevant en même temps les éléments 36 découpés des pièces 2.
Il est à remarquer que le passage des élé ments 36 depuis l'endroit où ils sont décou pés jusque dans la trémie d'alimentation des cylindres de laminoirs, uniquement sous l'ac tion de la pesanteur présente un avantage important par rapport au cas où les éléments découpés seraient amoncelés au pied de la machine à découper et devraient être ramas sés pour être eha@rgés dans la trémie<B>Ô7.</B> En effet, dans ce cas. la compacité des éléments 36 chargés dans la trémie 3 7 pourrait varier facilement, ce qui influencerait défavorable ment la régulamité du produit sortant des cy lindres de laminoirs.
Le faisceau sortant. des cylindres de la minoirs ne présente pas une résistance mé canique comparable à celle d'un profilé obtenu par coulée et laminage d'une masse métallique. mais on peut facilement lui don ner une résistance semblable en le chauffant à sa sortie des rouleaux de laminoirs jusqu'à une température permettant. le c6oudage des éléments métalliques entre eux par compres sion.
la fig. 6, on a représenté une installa tion dans laquelle le faisceau 41 sortant des rouleaux de laminoirs passe d'abord dans un four 47 où il est chauffé à la température de soudage des éléments métalliques qui le cons tituent, puis entre dans les cylindres de lami noirs 48 et 49 qui provoquent la compression nécessaire à ce soudage.
Le produit 50 .oc tant des rouleaux 49 peut être étiré à froid dans une filière 51, afin<B>de</B> donner à la sortie (le celle-ci un fil 5\? présentant toute: les qualités d'un fil obtenu par les procédés de fabrication ordinaires. Ce fil peut être en- roulé sur un tambour 53 ou être découpé par une cisaille 44.
<B>A</B> la fig. î . on a représenté une installa tion semblable à celle de la fig. 6, dans la quelle le chauffage du faisceau 41 sortant des cylindres 4?, au lieu d'être réalisé dans un four. est réalisé par le passage d'un cou rant électrique amené par des molettes 54 disposées de part et d'autre de lui.
Eventuellement, les cylindres de lami noirs tels que 48. 49 pourraient servir à l'amenée du courant de chauffage en rem placement des molettes 54. .
Si on veut obtenir un profilé constitué par un alliage de composition déterminée, on fait découper, par les machines à découper, des pièces 2 de compositions différentes, en rapport avec l'alliage à former. Les vitesses d'avancement de ces pièces sont réglées. par exemple, par le choix des poulies<B>17</B> et 19 sur lesquelles les courroies 18 passent.
en fonction de la proportion des différents mé taux constitutifs de l'alliage à former. De même, on fait éventuellement tomber du ré servoir 46 des poudres métalliques nécessaires à la formation de l'alliage. Le faisceau de faible section transversale 41 sortant des cy lindres de laminoirs 42 est alors utilisé comme électrode dans. un four électrique.
C'est ce qui est représenté à la fig. 8 où on voit que le courant est amené à l'électrode 55 d'un four électrique 56 grâce à des mo lettes 57 connectées au secondaire d'un trans formateur 58 en même temps que le fond du four.
Le laitier est évacué d'une manière con tinue de ce four grâce à un orifice 59, tan dis que le métal fondu est évacué en perma nence par un orifice 60 en proportion de la fusion de l'électrode.
Aussitôt après sa sortie du four, ce métal est refroidi à l'état pâteux en passant dans une buselure 61 parcourue par de l'eau intro duite en 6? et évacuée en 63. Le boudin pâ teux sortant de cette buselure est laminé ait profil désiré par des cylindres tels que 64, 65, 66, 6 7 et 68. On obtient ainsi un fil 69 qui peut être étiré dans une filière 51 et, soit enroulé sur un tambour 53. soit découpé en morceaux par une cisaii:e 44.
L'alliage ainsi obtenu est d'une grande régularité.
En effet, toutes les opérations interve nant dans la fabrication de cet alliage, per mettent d'obtenir une grande précision dans le dosage des constituant. ce qui est difficile à obtenir avec les procédés industriels ac tuels.
La possibilité de faire varier instantané ment la proportion de chacun des consti tuants permet non seulement de faire varier instantanément et à volonté les caractéris tiques de l'alliage obtenu mais également de passer en très peu de temps de la fabrication d'un alliage à celle d'un aliiaae très diffé rent.
Au lieu d'utiliser des machines à décou per pourvues d'un mouvement alternatif, on peut évidemment utiliser d'autres machines.
Si. par exemple. le débit en élément; longs et fins doit être important. on peut avoir intérêt à utiliser des machines compre nant des outils rotatif;. Ces outils peuvent être disposés de façon que p*îusieurs d'entre eux découpent simultanément une même grosse pièce.
3 la fia. 9, on a représenté une installa tion grâce à laquelle on découpe un seul élé ment continu au lieu de découper des élé ments discontinus tels que ceux dont il a été question à propos des fi;. 1 à 8. On y voit une pièce métallique constituée par un cy lindre ? qui tourne dans le sens de la flèche ZT devant un outil i0 pouvant être déplacé dans le sens de la flèche lue. Cet outil dé coupe dans la masse du cylindre métallique une ébauche<B>71</B> avant une section trans versale approximativement égale à celle d'un fil métallique qu'on désire fabriquer.
La forme de cette section transversale est en outre voisine de celle du fil à fabriquer.
L'ébauche obtenue de cette façon est gé néralement inapte à un usa ae industriel parce que le métal qui la constitue est écroui et. par conséquent, casant. Ce- ,-,e ébauche petit présenter des fissures ou amorces de cassures. De plus, elle ne se présente pas toujours sous .a forme et les dimensions exactes désirées.
Pour augmenter la résistance mécanique (le cette ébauche. on lamine celle-ci à chaud entre une paire de rouleaux lamineurs -18. Le chauffage de l'ébauche est effectué électri quement par effet Joule. A cet effet. on relie une source de courant d'intensité réglable à deux bornes 7? et 73 connectées respective ment à des frotteurs 74 et 75. Le frotteur ï-1 appuie contre le cylindre métallique ?. tan dis que le frotteur<B>75</B> appuie contre un des rouleaux. lamineurs -18.
L'ébauche<B>71</B> joue le rôle d'un élément résistant sur toute #:a longueur comprise entre le cylindre métallique ? et les rouleaux lamineurs 48. Par conséquent. la température de cette ébauche augmente au fur et à me sure que celle-ci s'approche des rouleaux lamineurs 48. Par le fait que le chauffage de l'ébauche est réalisé jusqu'au moment où cette ébauche est laminée. celle-ci ne se re froidit pas entre l'endroit où elle atteint sa température maximum et l'endroit où elle est laminée. Par conséquent. la température maximum à laquelh on doit porter l'ébauche est celle nécessaire au laminage.
Le laminage à chaud a comme effet de reconstituer par une sorte de forgeage le mé tal sain qui avait été détruit par écrouissage au cours du découpage. En même temps, le laminage à chaud a comme effet de donner lieu à un profilé ayant la aection et la forme exactes désirées.
En vue de pouvoir récupérer la elialeiir engendrée dans l'ébauche au cours du dé coupage de celle-ci. on a intérêt à di@poaer les cylindres lamineurs au voisinage de l'en droit où on effectue le découpage de l'ébauche.
Entre l'endroit du découpage et celui (Iii laminage, on fait passer l'ébauche<B>71</B> clin. une --aine -76 constituée. de préférence. paii, une matière calorifuge.
De cette façon. on réduit le refroidissement de l'ébauche pen- dant son acheminement vers les cylindres la- mineur. Ce refroidissement est en outre con trarié par la circulation d'un courant cliantl de gaz neutre.
tel que l'azote, entre la gaine <B>76</B> et l'ébauche<B>71.</B> L'azote est introduit en î ï à l'extrémité dune gaine 78 disposée en arrière des cy lindre,@ lamineurs 48.
En réglant l'intensité du courant d'azote, on peut faire varier la vitesse de refroidisse ment du profilé<B>79</B> sortant des cylindres lamineurs 48. L'azote qui s'échauffe de cette façon passe autour des cylindres lamineurs 48. puis dans la gaine 76 pour sortir à l'extrémité 80 de celle-ci. voisine de l'endroit de découpage.
L'emploi d'un gaz neutre tel que l'azote dans les conditions qui viennent d'être indi quées, a. en outre comme effet avantageux d'empêcher l'oxydation du métal pendant qu'il est à une température suffisante pour pouvoir s'oxyder rapidement en présence de l'air.
A sa sortie des rouleaux lamineurs 48, le profilé 79 se présente. par exemple. sous la forme d'un fil de section circulaire. L n fil de ce genre peut être utilisé avantageusement comme baguette de soudure et en particulier comme électrode pour la soudure à l'arc. Si on veut augmenter davantage les propriétés mécaniques. de ce fil. on peut l'étirer après refroidissement suffisant en le faisant passer dans une filière 51. Le fil tréfilé 5? sortant de cette filière peut être enroulé sur une bobine 53 qui est entraînée dan. le sens de la flèche P.
Si on ne désire pas obtenir un profilé présentant des propriétés mécaniques telles que celles obtenues après laminage à chaud. oii peut se contenter de laminer à froid l'ébauche 71. On obtient ainsi. surtout dans le c.as où cette ébauche est de très f,iible épaisseur, un profilé jouissant de propriétés mécaniques appréciable.
1\T11 recuit du profilé améliore sensible ment les qualités mécaniques du profilé olitetiii par laminage à froid.
On peut également employer un ruban (le ce !@-onre pour former. seul ou juxtaposé à Tautrcs rubans semblables. l'enveloppe tubu laire d'une baguett,- clé soudure et en parti- onlier (1'1111e électrode- pour la soudure à l'arc constituée,
de manière connue en soi. par un- enveloppe tubulaire formée par l'enroulement d'un ou plusieurs rubans et contenant d'autres matières. généralement en poudre.
Si on désire fabriquer un profilé d'épais seur relativement forte, par exemple, un fer feuillard, il peut être difficile de découper une ébauche d'épais.eur suffisante pour don ner lieu à elle seule au profilé en question. Cette difficulté peut provenir notamment du fait que le métal découpé serait trop écroui et que l'outil s'userait d'une manière anor male. Dans ce cas, on peut couder par lami nage à chaud plusieurs ébauches dont l'épais seur totale correspond à celle du profilé dé siré.
A la fig. 10. on a représenté une installa tion dans laquelle on forme un profilé de brande longueur à partir de plusieurs élé ments métalliques continus. On y voit une pièce métallique ? de laquelle on découpe simultanément deux ébauches telles que 71 et 71' au moyen d'outils désignés respective ment par 70 et î 0' et une pièce métallique ?' de laquelle on découpe une ébauche<B>î l"</B> au moyen d'un outil 70". Ces trois ébauches 71, 71' ' et 71" sont appliquées l'une contre l'autre au moyen d'une paire de rouleaux 81 en communication électrique avec la borne .de prise de courant. 7? par des frotteurs 8?.
L'autre borne de prise de courant 73 est en communication par des frotteurs 83 avec des rouleaux lamineurs 49. Le chauffage des trois ébauches appliquées l'une contre l'autre est effectué par effet Joule entre les rouleaux 81 et 49. Ce chauffage est effectué de façon que la température de ces ébauches soit suf fisante pour permettre leur soudage par suite de leur passage entre les rouleaux lamineurs 49. Cette température peut donc être un peu plus élevée que dans le cas du procédé @scIié- matisé à la fig. 9 où les rouleaux lamineurs 48 servent uniquement à donner au profilé î 9 la forme et la section voulues.
Dans le cas de l'installation suivant la fig. 10, le profilé<B>79</B> -sortant des rouleaux lamineurs 49 passe ensuite entre des rouleaux finisseurs 48 qui jouent le même rôle que les rouleaux lamineurs 48 de la fi-. 9.
Le cylindre métallique ?' FVt -supposé être d'une autre composition que le cylindre mé tallique ?. Le profilé 79 obtenu par la rtii- nion des ébauches 71.<B>71'</B> et<B>71"</B> est donc lui profilé hétérogène du genre connu générale- ment sous le nom de bimétal.
<B>À</B> la fig. 11. o:i a représenté une instal lation dans laque'-le un outil 71)<B>\</B> découpe à partir d'une pièce ?" des ébauches telles (lue 71"' d'une longueur finie.
Deux de ces ébauches. ont. été superposées de faon que leurs extrémités coïncident avant leur passage entre des rouleaux lamineur:. .18. Le chauf fage des ébauche. avant leur pa-s-sage entre les rouleaux 48 est réalisé au moyen (le brn- leurs à gaz 84 de façon nue ces ébauches -soient soudées entre elles au cour:
(le hier laminage à. chaud. 3 leur sortie de. rouleaux lamineurs 48. les profilés peuvent être treni- pés par refroidissement brusque dan= uil bain d'huile ou d'eau 85.
Cette forme de réalisation du procédé convient parfaitement pour l'obtention dt# feuillards. Eventuellenient. les rouleaux 48 sont suivis d'autres rouleaux tels que les rouleaux 48 des figures précédentes. Il va de soi que l'invention permet la fa brication lion seulement de fils, de fcuiilards et de tôles, mai, égaiement d'autres profilé.
spécialement de profilé: de petite section.
Il va de soi que le chauffage pourrait être réalisé dans d'autres conditions que celles dont il a été question ci-dessus.