Appareil à fileter pour tour automatique. L'invention se rapporte à un appareil à fileter pour tour automatique comportant une broche de filetage et un arbre de com mande à rotation bidirectionnelle entraîné par deux embrayages à cônes, caractérisé en ce que son arbre de commande est venu de fa brication avec les cônes d'entraînement des embrayages.
Dans les tours automatiques, en particu lier dans les machines aux vis dites à, tarau dage différentiel, la broche de taraudage est animée d'une rotation dont le sens ou la vi tesse, selon le genre de pas de vis taillé (gauche ou droite) varie à des intervalles -qui, dans les machines à .grandes vitesses ac tuelles, sont de l'ordre de grandeur du dixième de seconde. Pour lesdites machines, le rythme de ces changements brusques cons titue une fatigue énorme pour les parties. qui doivent les subir.
En outre, les freinages et les accélérations successifs absorbent une force considérable du fait que la force vive accumulée dans les, pièces en mouvement est en fonction du carré de la vitesse à laquelle tournent lesdits éléments. Il s'agit donc d'al léger le plus. possible toutes les. parties de la machine soumise à ces fatigues.
L'objet de la présente invention est un appareil à fileter dans lequel on a fait l'arbre de commande d'une seule pièce avec les cônes d'entraînement des embrayages. Dans une forme préférée de l'invention, et pour pou voir donner à cet arbre des dimensions ne dé pendant que des fatigues qu'il a à supporter du fait du moment de torsion transmis aux organes avec lui accouplés, on a prolongé les paliers dudit arbre pour leur permettre de supporter les parties conductrices des: em brayages.
De cette manière, on peut pousser la légèreté de l'arbre jusqu'aux limites extrêmes données par les coefficients de sû reté admissibles pour les matériaux avec les quels est construite la pièce en question.
Le dessin Pi-annexé représente un exem ple d'exécution de T'objet de l'invention. C'est une coupe par l'arbre de commande de l'ap pareil à fileter pour machines à grandes vi tesses. Le bâti est désigné par 1. Des paliers 2. 3 supportent les différents éléments rota tifs de l'appareil qui n'est que partiellement représenté. Ces éléments sont la broche de ta raudage 4 avec la filière 5, l'arbre de com mande 6 et le renvoi 7.
Cet arbre de. com mande 6 est venu d'une seule pièce avec les cônes 8 des accouplements 9 et 1.0 que les déplacements axiaux de l'arbre 6 provoqués par un dispositif de leviers non représenté se terminant par le levier 11, mettent en rela tion indirecte avec la broche de taraudage 4. Cet arbre de commande<B>6</B> est tourillonné dans des coussinets 12 qu'il dépasse pour être atta quée d'un bout par le levier 11 et conduit de l'autre. Les coussinets 12 sont prolongés l'un vers l'autre par des douilles 18 sur lesquelles sont introduits, à frottement dur, des roule ments à billes 14 qui supportent les poulies 15 des embrayages.
Dans les bords de ces dernières sont taillés des renfoncements co niques 16 qui coopèrent alternativement avec les cônes 8 pour l'entraînement de l'arbre de commande dans un sens ou dans l'autre. Ce dernier porte à l'extrémité opposée au levier 11 un pignon denté 17 en relation mécanique continue avec le renvoi 7 et la broche 4.
On peut voir dans l'exemple précité que l'arbre de commande 6 n'est fatigué qu'à. la torsion. Il reçoit des poulies 15 un couple parfait qu'il transmet à la broche au moyen du pignon 17. Les poulies elles-mêmes sont supportées par les douilles 13 et ce sont ces dernières qui reçoivent l'effort de traction de la courroie. Il est donc possible de faire l'arbre de commande très léger.