Elément photographique sensible à la lumière. La présente invention a pour objet un élé ment photographique sensible à la lumière, destiné à être utilisé pour la formation d'image par impression par réflexion.
Pour copier des documents ou analogues, on a déjà utilisé des éléments photographi ques présentant une couche sensible à la lu mière, portée par un support, par exemple en papier, la couche sensible étant mise en con tact avec l'objet à copier et l'éclairage se fai sant à travers ce support. Par développement dans n'importe quel bain révélateur habituel, on obtient; une image négative. On n'obtient cependant pas les mêmes résultats qu'avec la matière constituant les supports transparents habituels, tels que verre ou film. D'autre part, le papier peut produire un effet madré sur l'image.
L'élément faisant l'ojet de la présente in vention est caractérisé en ce qu'il comprend un support transparent- portant une couche sensible à la lumière et une couche diffusante de la lumière comportant dispersée en, elle une matière réfléchissante finement divisée, la disposition étant telle que cette couche ne produise pas, après développement, d'effet nocif sur l'image.
La couche diffusante peut être ou non éli minée du support après exposition.
On emploie un support transparent; par exemple du verre ou un film, auquel cas on évite, particulièrement avec 1e verre, la distor sion qui se produit lorsqu'on utilise des sup ports en papier.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution de l'élément photographique faisant l'objet de l'invention.
Les fig. 1 à 5 représentent à- grande échelle des vues en coupe de ces 'formes d'exé cution.
La couche diffusante comprend une ma tière réfléchissante présentant -de préférence le pouvoir de réflexion le plus élevé possible; mais ladite couche ne doit pas être opaque. De plus, la matière- de la couche diffusante ne doit pas se noircir de façon notable à l'exposition lorsque cette couche n'est pas éliminée lors du développement.
De préférence, cette couche consiste en une matière agglomérante colloïdale, telle que de la gélatine, qui contient un pigment fine ment divisé ou autre matière réfléchissante et recouvre uniformément un support. La matière de cette couche ne doit avoir aucun effet nocif sur l'image; par exemple, elle ne doit pas produire un voile excessif lors du développement, ni agir sur les propriétés de la couche de formation d'image par diffusion des constituants de la couche diffusante dans ladite couche de formation d'image.
La couche d'émulsion de formation d'image est de préférence aussi transparente que possible à la lumière de la couleur à la quelle elle doit être exposée et qui doit être compatible avec les propriétés photographi ques désirées. De préférence, cette couche consiste en une émulsion d'halogénure d'ar gent, tel que du bromure ou du ehloro- bromure ou du iodo-bromure d'argent, présen tant une caractéristique dont le gamma est aussi élevé que possible et la densité à la quelle la partie rectiligne de sa courbe carac téristique commence doit être aussi basse que possible.
De préférence, la majeure partie de la courbe caractéristique est très inclinée, c'est-à-dire que la courbe présente un petit palier ou seuil, mais une émulsion avec long palier peut être utilisée si celui-ci est soit très bas, soit très incliné. On préfère utiliser une émulsion qui, lorsqu'elle est employée suivant le poids d'enduit habituel, c'est-à-dire 4-5 gr par demi-plaque, et lorsqu'elle est développée dans un révélateur "process" tel que celui décrit ci-après, présente une ca ractéristique ayant un gamma d'au moins 3,5 ou mieux de 5, mais de préférence au-dessus de 7, et des résultats spécialement bons sont obtenus lorsque le gamma est au-dessus de 8.
L'émulsion peut être une émulsion ayant une courbe caractéristique qui, en utilisant un révélateur "process", tel que celui décrit ci-après, est telle que sur une série de loga rithmes de temps d'exposition s'étendant sur 0,35, à, partir du temps où la densité corres pondante n'est que de 0,4, la pente moyenne de la courbe ait un y d'au moins 2,5. De meilleurs résultats sont obtenus si la pente moyenne pour la valeur définie ci-dessus a un y d'au moins 3, mais de préférence d'au moins 5 et des résultats -spécialement bons sont obtenus lorsqu'il est plus grand que 6.
Lorsque l'émulsion est traitée avec un co lorant sensibilisant pour modifier la sensi bilité spectrale de l'émulsion, il est bon d'uti liser une quantité: plus faible de colorant que celle donnant le maximum de sensibilité, pour assurer une grande transparence de la couche à la lumière d'impression. En employant une faible concentration d'un colorant sensibili sant ou mélange de colorants, il est possible d'utiliser une bande de longueur d'onde plus étendue de lumière d'exposition effective que lorsqu'on utilise une couche non sensibilisée. Ainsi la rapidité de la couche pour des sour ces de lumière normale peut être considéra blement augmentée sans que cela soit au dé triment des copies obtenues par réflexion ré sultantes.
Dans quelques cas, la quantité de colorants peut être très petite, puisqu'un ré sultat satisfaisant a été obtenu avec 0,005 ou moins de la valeur optimum.
La couche diffusante et la couche d'émul sion de formation d'image peuvent être pla cées sur le même côté d'un support ou, si l'on désire, sur les côtés opposés de celui-ci. Le support est constitué, par exemple, par du verre ou par un film transparent, mais on pourrait également utiliser un support cons titué par du papier transparent par exemple.
L'élément photographique représenté à. la fig. 1 comprend un support 1 enduit d'une couche diffusante 2 sur laquelle est placée une couche 3 d'émulsion de formation d'image.
A la fig. 2, la couche diffusante 2 et la couche 3 d'émulsion de formation d'image sont placées sur les côtés opposés du sup port 1. Dans cette forme d'exécution, il est bon que le support soit aussi mince que cela est compatible avec la résistance nécessaire , pour supporter les couches, de manière à obte- nir la plus petite séparation possible entre les deux couches.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 3, une couche homogène d'une émul sion d'halogénure d'argent est placée sur un support suivant une épaisseur plus grande que d'habitude et immergée dans un bain de substance colorante sensibilisante, telle qu'un colorant de cyanine, pendant une période suf fisante pour ne sensibiliser que la surface extérieure de l'émulsion.
L'élément peut être ensuite employé pour la copie par réflexion, en exposant à une lumière de couleur telle que seule la couche extérieure sensibilisée au moyen d'un colorant est impressionnée par la lumière, alors que la couche non sensibi lisée agit comme une couche diffusante. Un tel élément est représenté en coupe à la fig. 3, dans laquelle le support transparent 1 porte une couche -épaisse d'émulsion dont la surface extérieure 5 a été traitée avec un colorant sen sibilisant.
La couche restante de l'émulsion d'halogénure d'argent qui n'a pas été touchée par le colorant sensibilisant est désignée par 4. Cette couche intérieure 4 agit comme cou che diffusante et n'enregistre aucune image appréciable lorsque l'élément est exposé à la lumière d'une composition spectrale telle que la couche 4 lui est relativement insensible alors que la couche 5 lui est sensible.
Cette sensibilisation à la couleur d'une partie de la couche peut aussi être réalisée en recouvrant la couche d'émulsion insensible d'une mince couche de gélatine ou autre con tenant une quantité limitée d'un sensibili sateur à la couleur qui diffuse dans la couche sous-jacente.
Dans une autre forme d'exécution, repré sentée à la fi-. 4, la couche diffusante peut être entièrement enlevée après exposition, et l'élément est construit de la manière utilisée pour tout procédé d'enlèvement de bande humide ou sec. Après exposition, pour la quelle le support a été en contact avec le sujet à copier, la couche diffusante peut être éliminée à n'importe quel moment au cours du traitement. La couche diffusante peut être portée par un support séparé et enlevée avec ce support, ou bien ladite couche peut consister en une matière telle que celle uti lisée habituellement pour des supports de film, mais contenant un pigment finement dispersé ou autre matière de dispersion.
Dans le cas<B>></B> de l'élément représenté à la fig. 1, la couche diffusante n'est pas éliminée. Pour une telle forme d'élément, il est désirable que le support portant la couche sensible soit aussi mince que possible.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 4, le support 1 porte la eouele 6 d'émulsion de formation d'image et par dessus celle-ci une couche détachable 7 con sistant en une couche de matière de support de film renfermant un pigment finement di visé, dispersé uniformément dans cette cou che.
La couche 7 est collée à l'émulsion 6, au moyen d'un adhésif approprié et peut être<B>dé-</B> tachée du film à n'importe quel moment après l'exposition. Evidemment, l'élément peut être également conçu de telle manière, que la couche détachable en matière diffu- sante de la lumière, soit appliquée sur le côté du support opposé à la couche d'émulsion, ou bien la couche d'émulsion peut être détachée de la couche diffusante, laquelle est portée par le support.
La fig. 5 représente une autre forme d'exécution dans laquelle l'élément comprend une couche 8 d'émulsion sensible, étendue sur un support mince 1 et une couche 9 de ma tière liante colloïdale contenant un pigment finement divisé, dispersé dans cette matière et étendue sur la couche 8, le -colloïde étant facilement soluble dans l'eau ou dans un des bains de traitement, tel que le révélateur ou même un bain spécial prévu dans ce but.
Le colloïde peut être une des matières bien con nues utilisées pour les couches antihalo ou autres couches protectrices solubles dans le révélateur prévu; ledit colloïde ne doit pas , avoir une couleur qui puisse nuire à l'impres sion. Dans cette forme d'élément, il est dési rable que le support soit aussi mince que pos sible, puisque l'élément doit être mis avec le support en contact avec le document à copier i et que l'exposition est faite de telle façon que la lumière passe en premier lieu ù travers la couche diffusante, puis à travers la couche sensible et le support.
Dans des cas où l'on désire obtenir le maximum de détail et de contraste, on pré fère utiliser les formes d'exécution décrites qui n'ont pas la couche de formation d'image sensiblement séparée -du sujet à copier ou de la couche diffusante.
Les éléments photographiques décrits sont utilisés de la façon suivante; L'élément est placé en contact avec le sujet à copier, tel qu'un document, il est exposé à une lumière appropriée de telle façon que les rayons pas sent en premier à travers la couche diffu- sante, ensuite à travers la couche d'émulsion pour arriver sur le document. De la lumière est réfléchie des parties brillantes du docu ment, elle traverse à nouveau l'émulsion, ren contre la couche diffusante où une partie de la lumière est de nouveau réfléchie vers la surface du document @à travers l'émulsion sensible à la lumière, et ainsi de suite.
Ainsi l'effet photographique maximum est obtenu par de la lumière réfléchie.
La lumière utilisée pour l'exposition dé pend du type d'élément. Si la couche diffu- sante n'est pas sensible à la lumière, la cou leur de la lumière utilisée peut varier selon l'émulsion et/au selon la couleur du sujet à copier, en suivant les principes bien connus de l'art photographique. Si la couche diffu- sante de la lumière comprend une ou plu sieurs matières sensibles à la. lumière, comme décrit ci-après, il peut être -désirable que l'on expose à travers un filtre qui absorbe une partie- ou toutes les longueurs d'onde aux quelles la couche diffusante est sensible.
Pour assurer le maximum de transparence des -cou ches à la lumière d'impression, il est dési rable d'utiliser de la lumière d'une longueur d'onde telle, qu'elle ne soit pas trop fortement absorbée par les couches.
Dans le cas des couches de formation d'image qui ne sont pas spécialement sen sibles à certaines couleurs, il est souvent avantageux de se servir d'un filtre et de tra vailler du côté des grandes longueurs d'onde du maximum de la, courbe de sensibilité spec trale de l'émulsion; par exemple de la lu mière de longueur d'onde plus grande que 520 mu a donné de bons résultats.
D'autre part, lorsque la différence de vitesse entre les couches d'émulsion et diffu- sante est très grande, un tel filtre n'est pas indispensable et il peut même être indiqué dans ce cas d'utiliser un fil transmettant de la lumière de longueurs d'ondes plus courtes.
Des filtres employés avec n'importe quels éléments peuvent être avantageusement in corporés dans ceux-ci, soit sous forme de matières colorantes dispersées uniformément dans une ou plusieurs couches ou dans une couche spéciale d'un colloïde, tel que de la gélatine étendue sur l'élément. La matière co lorante filtrante est de préférence telle qu'elle puisse être décolorée par les bains de traite ment ou par un bain spécial prévu dans ce but, mais non au moyen de la lumière d'im pression. On connaît déjà des matières colo rantes appropriées et les procédés pour les in corporer aux couches ou aux émulsions.
On peut, en outre, utiliser dans les couches fil trantes, d'autres substances absorbantes de la lumière, telles que des matières solides dis persées colloïdalement, par exemple -de l'ar gent sous forme colloïdale.
Le développement peut être effectué dans un révélateur donnant un maximum de con traste ou gamma avec l'émulsion sensible utilisée.
Dans une forme d'exécution très avanta geuse, la couche diffusante est telle qu'elle ou la matière réfléchissante qu'elle contient peut être enlevée de l'élément après exposition, soit par un bain de traitement spécial, soit de pré férence par un des bains habituels de traite ment tel qu'un révélateur ou un fixateur, par exemple au thiosulfate de sodium. Le pig ment doit avoir un grand pouvoir de ré flexion (lorsqu'il est dispersé dans de la géla tine), spécialement pour la lumière de lon gueurs d'ondes auxquelles la couche sensible est exposée.
Des pigments appropriés sont, par exemple, de l'oxyde de zinc, du carbonate de cadmium ou de l'oxalate de plomb sous forme finement divisée. L'oxalate de plomb se dissout dans des bains fixateurs neutres, tandis que l'oxyde de zinc et le carbonate de cadmium exigent un bain fixateur acide.
Les pigments peuvent être dispersés unifor mément dans la matière colloïdale agglomé- rante, telle que de la gélatine, par broyage ou meulage, si c'est nécessaire, ou bien; ils peu vent être déposés dans ladite matière par pré cipitation chimique de manière connue (suivie de lavage pour enlever les substances solubles) et la suspension est ensuite étendue sur le support. Une matière colorante peut être in corporée dans la couche pour lui donner n'im porte quelle couleur désirée.
Dans la forme d'exécution préférée, la couche diffusante consiste en une émulsion d'halogénure d'argent de sensibilité relative ment faible comparée avec la couche de for mation d'image de l'élément, une telle émul sion d'halogénure d'argent ne fournissant aucune partie appréciable de l'image d'argent finale. Cette couche est, de préférence, éten due entre le support et la couche de forma tion d'image et peut contenir n'importe quel halogénure d'argent relativement insen sible à la lumière utilisée pour exposer la couche sensible.
Par exemple, le support peut être enduit .d'une émulsion d'halogénure d'argent non spécialement sensible -à une cou leur et une émulsion plus rapide d'halogénure d'argent non sensibilisée à une couleur peut être étendue par-dessus. Le support peut en core être enduit d'une émulsion d'halogénure d'argent qui n'est pas rendu spécialement sen, Bible à une couleur donnée, telle que du bro mure d'argent, par-dessus laquelle peut être étendue une couçhe d'émulsion sensibilisée à une lumière n'ayant pratiquement aucun effet sur la couche inférieure. L'exposition est alors faite à travers un filtre transmet tant de la lumière telle que seule est utilisée la sensibilité, particulière à la couleur donnée, de la couche extrême supérieure.
Ceci peut être réalisé en utilisant un filtre sur la lu mière d'impression ou en incorporant une cou che filtrante dans l'élément photographique, entre la source de lumière et la couche de formation d'image, un tel filtre étant décolo- rable si on le désire.
Les rapidités et les contrastes des deux émulsions peuvent être choisis de telle ma nière que le rapport de la rapidité de la cou che de formation d'image (par exemple la couche supérieure) à la rapidité de la couche diffusante (par exemple la couche inférieure) n'est pas de préférence inférieur à 20, mais si ce rapport est inférieur à 20, le produit obtenu en multipliant le rapport de la rapi dité de la couche de formation d'image à la rapidité de la couche diffusante par le rap port du "gamma" de la couche de formation d'image au "gamma" de l'autre couche ne doit alors pas être inférieur à 20.
De meilleurs résultats sont obtenus lors que les valeurs du rapport ci-dessus ne sont pas inférieures à 30. Les valeurs de la ra pidité et de gamma pour le but de la défini tion sont celles obtenues en mesurant ces émulsions étendues séparément et développées dans un révélateur normal d'hydroquinone caustique.
<I>Exemple 1:</I> Une plaque de verre est enduite d'une couche d'une émulsion peu sensible de géla- tino-bromure d'argent ayant une rapidité de 0,49 et un gamma de 0,50 mesurés comme indiqué ci-dessous. Le poids d'enduit est de <B>375</B> gr d'émulsion par mètre carré, c'est-à- dire 7,5 gr d'émulsion (contenant 0,25 gr d'argent) par demi-plaque.
Cette couche est séchée et enduite d'une couche d'une émul sion "process" à contraste au gélatino-chloro- bromure d'argent ayant une rapidité de 3,55 et un gamma de 6,3,5 mesurés comme indi qué ci-dessous. Cette couche présente une très grande sensibilité comparativement à l'émulsion sous-jacente au bromure, par rapport à la lumière utilisée pour faire les copies par réflexion. Cette dernière émulsion , est étendue à raison de 440 gr d'émulsion par mètre carré, c'est-à-dire 9,0 gr (contenant 0,714 gr d'argent) par demi-plaque.
Lorsque des plaques sont exposées avec la surface sensible en contact avec une sur face blanche émaillée portant une ligne des- sinée, à travers un écran de filtre absorbant effectivement toute lumière ayant une action photographique de longueur d'onde plus courte qu'environ 520 mu, ces plaques de mandent approximativement 30 secondes d'exposition à un mètre d'une lampe de 250 watts "Photoflood". En développant dans un révélateur d'hydroquinone caustique em ployé au-dessous de 21 C pendant une pé riode de trois minutes, on obtient un négatif à fort contraste de réflexion.
On donne ci- dessous les valeurs de la rapidité et du gamma des émulsions inférieure et supérieure, mesurées par des méthodes habituelles, c'est- à-dire pour des émulsions exposées à la lu mière dans un sensitomètre gradué par rap port au temps, ayant une densité de 30 bou gies mètre, à partir d'une lampe à filament incandescent fonctionnant à une température de 2;
700 K, et développées dans des condi tions d'agitation maximum pendant 6 mi nutes à 20 C dans un révélateur standard au metholhydroquinone.
EMI0006.0013
<U>Vitesse <SEP> Gamma</U>
<tb> Couche <SEP> supérieure <SEP> 3,55 <SEP> 6,35
<tb> Couche <SEP> inférieure <SEP> 0,49 <SEP> 0,50 La rapidité est définie par
EMI0006.0014
, où E est. l'exposition demandée pour donner une den sité de 0,3 au-dessus du voile.
Dans les conditions d'exposition et de dé veloppement utilisées pour faire des néga tifs de réflexion, c'est-à-dire en employant un écran d'exposition jaune et un révélateur "process" à contraste maximum, la couche in férieure ne présente qu'un sixième de la ra pidité de l'émulsion de la couche supérieure et son gamma reste pratiquement inchangé, tandis que l'émulsion de la couche supé rieure peut être développée à un gamma de neuf.
Le révélateur utilisé pour les éléments dans chacun -des exemples décrits, a la com position suivante: Solution <I>de réserve A:</I>
EMI0006.0019
Ilydroquinone <SEP> 25 <SEP> gr
<tb> Métabisulfite <SEP> de <SEP> potassium <SEP> 25 <SEP> "
<tb> Bromure <SEP> de <SEP> potassium <SEP> 25 <SEP> "
<tb> Eau <SEP> jusqu'à <SEP> 1000 <SEP> <B>cm,</B>
EMI0006.0020
<I>Solution <SEP> de <SEP> réserve <SEP> B:</I>
<tb> Potasse <SEP> caustique <SEP> 50 <SEP> gr
<tb> Eau <SEP> jusqu'à <SEP> 1000 <SEP> <B>cm'</B>
<tb> Pour <SEP> l'emploi, <SEP> on <SEP> prend <SEP> des <SEP> parties égales des solutions A et B.
Le tableau suivant illustre le degré du contraste de réflexion qu'il est possible d'obtenir avec ces plaques et donne les va leurs obtenues en utilisant une série d'expo sition donnant des densités de ligne variées. Dans la colonne intitulée "densité de ligne", on donne la, densité du négatif de réflexion en regard aux lignes ou portions foncées du document original.
Dans la colonne "con- traste de réflexion" sont indiquées la diffé rence de densité entre les lignes ou portions de lumière et le fond ou portions foncées d'un négatif à ligne utilisant des plaques en duites d'une émulsion sensible au chloro- bromure d'argent avec le même poids seule ment d'enduit que ci-dessus et avec des pla ques ayant une couche inférieure en émulsion insensible de bromure d'argent comme décrit ci-dessus.
EMI0006.0026
Contraste <SEP> de <SEP> réflexion
<tb> Densité <SEP> de <SEP> ligne <SEP> sans <SEP> couche <SEP> avec <SEP> couche
<tb> inférieure <SEP> inférieure
<tb> 0,30 <SEP> 0,65 <SEP> 1,32
<tb> 0,50 <SEP> 0,90 <SEP> 1,88 0,70 <SEP> 1,05 <SEP> 2,30 <I>Exemple 2:</I> On prépare des éléments photographiques comme suit:
On enduit des plaques de verre d'une émulsion gélatino-chlorure d'argent <I>ayant</I> une courbe de sensibilité spectrale pré sentant une interruption brusque entre 400 m,y et 450 my. Le poids d'enduit est de 500 gr d'émulsion par mètre carré, c'est-à- dire 10 gr par demi-plaque et contenant 0,17 gr d'argent par demi-plaque. Après avoir laissé sécher,
on enduit cette première émulsion d'une couche d'émulsion "process" à contraste ayant une courbe de sensibilité présentant une interruption plus graduelle s'étendant d'environ 480 à 550 my. On étend cette émulsion à raison de 125 gr par mètre carré, c'est-à-dire 2,5 gr par demi-plaque et contenant 0,0635 gr d'argent, principalement sous forme de bromure. Cette dernière émul sion .à contraste donne un gamma maximum d'environ 9 lorsqu'elle est étendue à raison du poids habituel de 4-5 gr par demi-plaque et lorsqu'elle est développée dans le révéla teur à l'hydroquinone caustique utilisé dans l'exemple 1.
Des copies "reflex" sont faites d'un des sin au trait dans les mêmes conditions que pour l'exemple 1 et les plaques sont dévelop pées dans un révélateur à fort contraste pen dant 31/2 minutes à environ 21 C et fixées.
A titre de comparaison, on enduit égale ment des plaques de verre d'une seule couche de l'émulsion à contraste ci-dessus avec le même poids d'enduit, c'est-à-dire 125 gr par mètre carré. Le tableau ci-dessous donne les valeurs du contraste "reflex" pour diffé rentes valeurs de densité de ligne avec expo sitions variées.
EMI0007.0002
Contraste <SEP> "reflex"
<tb> Densité <SEP> de <SEP> ligne <SEP> sans <SEP> couche <SEP> avec <SEP> couéhe
<tb> inférieure <SEP> inférieure
<tb> 0,30 <SEP> 0,28 <SEP> 1,03
<tb> 0,50 <SEP> 0,48 <SEP> 1,32
<tb> 0,70 <SEP> 0,72 <SEP> 1,61 Exemple <I>3:</I> On enduit comme dans le cas de l'exem ple 1, un support mince d'acétate de cellulose ayant une épaisseur de 0,076 mm avec l'émul sion au bromure d'argent ayant une vitesse de 3,,55 et un gamma de 6,35. Sur le côté opposé du support, on étend une suspension de bioxyde de titane dans une solution de gélatine.
Cette suspension contient<B>16%</B> de bioxyde de titane dispersé dans une solution à 7 % .de gélatine et est étendue à raison de 250-500 gr de suspension par mètre carré, c'est-à-dire 5 à 10 gr par demi-plaque. Ce film est placé avec son côté sensible en con tact avec un dessin au trait comme dans l'exemple 1 et exposé puis développé dans les mêmes conditions en vue de produire un négatif à fort contraste "reflex".
Les valeurs de contraste "reflex" pour différentes valeurs de la densité ,de ligne pour différentes expositions sont données ci- dessous, mais on doit remarquer que ces va leurs peuvent varier si l'épaisseur du support utilisé est modifiée par suite de la différence dans la séparation de la couche inférieure, d'une part, d'avec 1a couche de formation d'image, d'autre part.
EMI0007.0015
Densité <SEP> Contraste <SEP> "reflex"
<tb> de <SEP> ligne <SEP> sans <SEP> enduit <SEP> au <SEP> avec <SEP> enduit <SEP> au
<tb> bioxyde <SEP> de <SEP> titane <SEP> bioxyde <SEP> de <SEP> titane
<tb> 0,30 <SEP> 0,46 <SEP> 1,60
<tb> 0,50 <SEP> <B>0,77</B> <SEP> 2,00
<tb> 0,70 <SEP> 1,07 <SEP> 2,10 <I>Exemple</I> On enduit fortement des plaques de verre d'une couche d'une émulsion "process" à con traste au gélatino-ch#loro-bromure d'argent comme utilisé dans l'exemple 1. L'enduit comporte 600 gr d'émulsion par mètre carré, c'est-à-dire 12 gr par demi-plaque (conte nant 0,36 gr d'argent).
Ces plaques sont en suite sensibilisées à la couleur en les trem pant pendant deux minutes à environ 21 C dans une solution contenant 1 partie de iodure de 2',2'-diéthyl-3.,4 : 3' . 4'-dibenzoxa- carbocyanine dans 20,000 parties d'alcool éthylique à<B>50%.</B>
Cet élément est placé avec sa surface sen sible en contact avec un dessin au trait comme dans le cas de l'exemple 1 et exposée à travers le support à de la lumière passant à travers un filtre de verre au sélénium arrê tant la lumière de longueur d'onde plus courte que 620 mu. En développant pendant trois minutes â environ 2i1 C dans le révéla teur à l'hydroquinone caustique utilisé dans l'exemple 1, on produit une forte densité dans la couche de .surface de l'émulsion, mais au cun développement ne semble s'être produit dans la couche inférieure.
Pour illustrer le contraste "reflex" que l'on peut obtenir avec les plaques de cet exemple, on a exécuté des essais comparatifs avec des plaques semblables fortement en duites et qui n'avaient pas été sensibilisées à la couleur. Ces plaques non sensibilisées ont été exposées à travers le support avec un filtre arrêtant la lumière au-dessous d'une longueur d'onde de 520 my, tandis que les plaques sensibilisées sont exposées comme précédemment à travers un filtre arrêtant la lumière au-dessous de 620 ma. Le tableau ci dessous donne les valeurs de contraste "reflex" obtenu sur les deux séries de plaques pour des valeurs différentes de densité de ligne obtenues en faisant varier l'exposition.
Ces valeurs montrent que la. plaque sensibili sée donne une amélioration considérable du contraste "reflex" comparativement à la pla que non sensibilisée et ceci doit être dû au fait que la couche inférieure de l'émulsion qui n'a pas été sensibilisée par le traitement du bain, a agi comme une couche inerte dis- persante ou diffusante.
EMI0008.0004
Densité <SEP> Contraste <SEP> "reflex"
<tb> de <SEP> ligne <SEP> plaques <SEP> plaques
<tb> non <SEP> sensibilsées <SEP> sensibilisées
<tb> 0,3 <SEP> 0,15 <SEP> 0,81
<tb> 0,5 <SEP> 0,25 <SEP> 1,40
<tb> 0,7 <SEP> 0,33 <SEP> 1,76
<tb> 0,9 <SEP> 0,38 <SEP> 1,94