Arbre et procédé pour la fabrication de cet arbre. La présente invention se rapporte à un arbre et plus particulièrement à un arbre pourvu -de parties saillantes formant au moins une nervure.
Un exemple typique du problème auquel l'invention se rapporte réside dans, ,la forma tion d'un arbre ayant au moins une nervure en hélice, tel qu'un arbre fileté. Afin de mouler en une seule pièce un arbre ayant une ou plusieurs nervures hélicoïdales, par exem ple, il est-nécessaire ,de prévoir un moule très compliqué constitué par un certain nombre de pièces différentes et il serait difficile d'ob tenir une ou plusieurs nervures continues uniformes.
Un des buts de l'invention est de simpli fier le moulage de tels arbres sans introduire des difficultés d'alignement.
Suivant la présente invention, l'arbre comprend un certain nombre de tronçons mou lés pourvus desdites parties saillantes, celles- ci étant disposées -de façon que différentes sections droites successives de chaque saillie sont angulairement décalées les unes par rap port aux :autres et en ce qu'il comprend, en outre, -des moyens pour maintenir les tronçons correctement alignés.
Suivant ;l'invention, le moule employé pour la fabrication des sections d'arbre com prend deux pièces formant coquilles, au moins ; une ligne de séparation des deux pièces étant conforme à la ligne médiane -de la nervure formée par les saillies.
L'invention sera exposée en détail dans la description suivante de certains exemples, d'exécution représentés dans les dessins annexés dans lesquels: Les fig. 1 à 4 représentent différentes formes d'arbres suivant l'invention; La fig. 5 représente, en section droite, un moule pour un tronçon des arbres des fig. 1 à 4; La fig. G montre une vue en plan du moule de la fig. 5; La fig. 7 est une coupe suivant la ligne A-A de la fig. 5;
La fig. 8 est une coupe suivant la. ligne B-B -de la fig. 5, et les fig. 9 et 10 représentent, en plaie et en élévation, une pièce de moulage pour for mer un évidement servant de logement à une clavette de guidage dans un tronçon d'arbre fileté.
Si l'on désire mouler un arbre fileté, par exemple avec des produits de condensation du phénol, il se produit des .difficultés de moulage par suite -des saillies ou nervures en hélice. Si, toutefois, un arbre fileté est moulé en tronçons, le problème du moulage devient très simple. On peut mouler des tronçons com prenant chacun une, spire -de 180 degrés de la nervure hélicoïdale ou de chaque nervure hélicoïdale.
Les arbres représentés sur les fig. 1 à 4 sont pourvus de nervures hélicoïdales sans fin 1 au moyen desquelles une pièce dépla- çable axialement, en prise avec les nervures, peut être déplacée dans .les deux sens par une rotation continue de l'arbre dans une direc tion. Un tel arbre peut trouver par exemple une application dans certains sélecteurs télé phoniques.
Aux points de croisement des nervures hélicoïdales 1, on prévoit des saillies de gui dage isolées pour empêcher la pièce guidée de sortir de son trajet correct.
L'arbre se compose -de plusieurs tronçons, chaque tronçon allant d'un point -de croise ment des nervures au suivant et comportant par suite une spire de 180 degrés de chaque nervure hélicoïdale qu'elle porte.
Chaque saillie de guidage 2 devrait être formée par -des saillies -des extrémités en con tact des tronçons d'arbre adjacents. Ces sail lies, ne peuvent pas être -moulées pratique ment; les tronçons d'arbre sont donc prévus avec des cavités coopérantes, constituant des logements dans lesquels peuvent être placés des clavettes ou tenons, de guidage.
En divisant l'arbre de la manière décrite, tous les tronçons intermédiaires sont de forme identique et sont moulés -dans le même moule.
Les portions d'extrémités sont .différentes en ce que la. nervure hélicoïdale se poursuit ,jusqu'aux extrémités de l'arbre et revient en suivant l'hélice d'inclinaison inverse. Un deuxième moule est en conséquence prévu pour les tronçons d'extrémités.
Lies arbres montrés sur les fi,-. 1 à, 4 diffé rent dans le mode de montage des tronçons pour constituer un arbre complet.
Dans la construction représentée sur la fig. 1, 'Les tronçons sont creux et enfilés sur un axe 3 ayant des portions filetées en 4 sur lesquelles sont vissés -des serous 5 pour main tenir en place les tronçons.
Les tronçons creux de l'arbre présentent des nervures axiales internes qui s'engagent dans des encoches de l'axe afin de maintenir correctement alignés lesdits tronçons.
La structure de la<B>,</B> fig. 1 peut présenter certaines difficultés par suite de la. fixation rigide des tronçons de l'arbre qui peut don ner naissance à un gondolement des tronçons lorsqu'une dilatation a lieu.
Dans la fig. 2, le tronçon de droite, de l'arbre porte contre un collier 6 enfilé sur l'axe, et les tronçons sont maintenus par la pression d'un ressort i contre le tronçon de gauche et un collier 8 qui pénètre dans une encoche de l'axe.
Dans la forme d'exécution selon fi.g. 3, les tronçons de l'arbre creux présentent des ner vures, et des fentes en coopération à leurs extrémités de butée pour empêcher une rota tion réciproque et sont placés entre -des pièces d'extrémité creuses 9, 19 dont les ouvertures vont en diminuant jusqu'à leur extrémité extérieure de manière à s'adapter sur l'extré mité d'une tige 10 analogue à un rayon de bicyclette.
Une extrémité du rayon est rivée sur la pièce de gauche 19, tandis que son autre extrémité passe à travers l'autre pièce 9 pour recevoir un écrou 11 qui maintient l'ar bre assemblé.
Dans la fi-. 4, les tronçons d'arbre sont assemblés sur un axe creux 12 au moyen d'un ressort de compression 13 et d'une ron delle 14 fixée .dans une fente de l'arbre creux. Des tïges pleines 15 sont introduites à force dans les extrémités de l'arbre 12.
lie moule représenté sur les fig. 5 à 10 comprend les parties principales et -de fer- rneture 20 et 22 d'un logement de moule, la portion principale 20 étant percée en 30 pour recevoir les pièces du moule 26, 27, 29 et 33 et présentant un évidement étroit 31 s'éten dant vers le bas à partir de l'évidement de moulage 30 pour le passage d'un prolonge ment 35 de la pièce centrale 33 -du moule qui est maintenue en position par un écrou 3 7 dans un -évidement 36. Le couvercle 22 est évidé en 32 pour recevoir les pièces,du moule.
Des trous d'éjection 21 vont de l'évide ment 30 à la base de .la pièce 20 et on .a prévu une, encoche de trop-plein 24.
La pièce centrale 33 du moule, qui forme le canal du tronçon d'arbre moulé, possède des fentes longitudinales 34 afin -de consti tuer des nervures intérieures sur les tronçons d'arbre pour les mettre en position sur un axe central -de même section droite que la pièce 33.
La ligne de séparation 28 (fig. 5 et 8) des pièces du moule 26 et 27 suit la ligne mé diane de l'évidement hélicoïdal -dans lequel est formée la nervure hélicoïdale ,du tronçon d'arbre. Une pièce 26 présente une base cylin drique, en forme de boite, pour recevoir la pièce inférieure -du moule 29,
tandis que l'autre pièce 27 présente une boîte cylindri que supérieure pour recevoir la pièce supé rieure du moule 29.
Les pièces 29 sont représentées en détail sur les fig. 9 et 10; elles présentent des sail lies 41 pour former les évidements dans les tronçons d'arbre destinés -à - recevoir les te nons ide guidage 2 (fig. 1).
Des tiges de mise en position 25 sont pré vues pour les pièces du moule ainsi qu'une cale de mise en position 23 et des goujons 40 (fig. 6).
On voit que le trop-plein du moulage vient sur le sommet de la surface de la ner vure hélicoïdale de chaque tronçon. Comme on n'utilise que les surfaces latérales de la nervure pour le guidage, cet excès de sub stance n'a pas besoin :d'être enlevé. [Tu moule analogue peut être prévu pour les tronçons d'arbre ayant une nervure héli coïdale unique ou deux nervures hélicoïdales parallèles.
Un problème analogue se posa à propos de .la réalisation d'un arbre ayant un certain nombre de saillies de cames hélicoïdalement disposées le long de l'arbre. Un tel arbre est par exemple employé dans des systèmes. de commutateurs sélecteurs.
Chaque saillie est parallèle à l'axe pour actionner des ressorts ,de contact normalement à l'arbre. Dans ce cas., la ligne de séparation des pièces extérieures du moule comprendrait de préférence un bord de chaque saillie puis qu'il utilise ces surfaces supérieures de ces saillies. Dans ce cas, deux pièces de moulage périphériques seulement sont nécessaires pour un tronçon d'arbre.
Bien que l'invention ait été décrite en relation avec certains exemples particuliers de réalisation, il est clair qu'elle n'y est en rien limitée mais -est au contraire susceptible -de nombreuses modifications et adaptations sans sortir de son domaïne.