Appareil de chauffage domestique à combustibles solides. La présente invention a pour objet un appareil de chauffage domestique à combus tibles solides, caractérisé par la combinaison de deux foyers superposés, la partie infé rieure du foyer supérieur comportant un dis positif destiné à créer, lors de la combustion, un intervalle entre les deux couches de com bustible contenues dans les deux foyers, le foyer inférieur étant à feu direct et le foyer supérieur à feu renversé.
L'air d'alimentation primaire passe par le bas du foyer pour le foyer inférieur, et par le haut, à travers la couche de combustible, pour le foyer supérieur.
L'air d'alimentation secondaire, réchauffé, passe par l'intervalle susdit qui est en com munication avec une chambre de flammes-, les trois courants d'air d'alimentation étant en communication permanente entre eux, de telle façon que, si l'un des orifices d'entrée d'air est ouvert, l'air d'alimentation se divise automatiquement en trois courants.
Une paroi de séparation entre le foyer supérieur et la chambre de flammes peut être munie .de dispositifs assurant un espace libre entre ladite paroi et la couche de combusti ble, afin de permettre aux gaz de distillation de passer librement et directement dans la chambre de flammes au travers de l'inter valle susmentionné.
Le dispositif que comporte la partie infé rieure -du foyer supérieur, et destiné à créer ledit intervalle, peut être un étranglement réglable destiné à retenir le combustible en suspens afin de créer l'intervalle entre les deux foyers.
Le fond du foyer inférieur peut compor ter un dispositif pour l'abaisser ou le rele ver au moyen de charnières, ceci afin d'aug menter ou de diminuer l'intervalle séparant les deux couches de combustible des deux foyers.
La partie supérieure du stock de com bustible du foyer supérieur peut être entou rée entièrement ou en partie par une chambre d'air de circulation, pour son refroidissement.
La chambre de flammes peut être pourvue de chicanes et posséder deux sorties de com- munication avec la cheminée, par une voie directe et par ime voie indirecte au travers d'un radiateur.
Pour créer un tirage forcé du foyer, la, cheminée peut posséder en outre une com munication directe avec le cendrier par un canal qui lui amène une partie de l'air d'ali mentation, dit air en excès, 'lequel ne prend aucune part à la combustion. Cet air en excès fortement réchauffé par le contact des parties chaudes de l'appareil monte directe ment dans la cheminée.
Des dispositifs peuvent être prévus pour le réglage des orifices de passage des trois courants susmentionnés: courant direct, indi rect et en excès; de ces trois courants, deux, voie directe et voie indirecte, sont des gaz, et le troisième seulement est l'air en excès qui ne prend aucune part à la combustion.
L'air d'alimentation peut être introduit dans l'appareil par des orifices appropriés pourvus de moyens .de réglage -et de clapets de sécurité contre le refoulement des gaz dans le local en cas de tirage négatif de la che minée.
Des formes d'exécution de l'appareil selon l'invention peuvent constituer des appareils domestiques pour chauffages centraux, des cuisinières, des poêles, etc.
Le dessin ci-joint montre, schématique ment et à. titre .d'exemple, une forme d'exécu tion de l'appareil faisant l'objet de l'inven tion.
La fi-. 1 en est une coupe verticale sui vant A-A de la fig. 2 qui est une vue en plan, moitié en. coupe suivant B-B de fig. 1.
Lors de la combustion, un intervalle 1 sé pare du combustible contenu dans le foyer inférieur 2 le combustible contenu dans le foyer supérieur 3. Le foyer inférieur 2 est à feu direct, tandis que le foyer supérieur 3 est à feu renversé.
En 4, 5, 6 sont des entrées d'air régla bles. L'air d'alimentation primaire passe par 4 pour le foyer 2-, et par 5 pour le foyer 3. L'air d'alimentation secondaire passe par 6 et par l'intervalle 1 en communication avec une chambre de flammes 7; 6a est un clapet de sécurité.
Cet. air secondaire est réchauffé en passant entre des ailettes 6b et 6c. Les trois courants d'air d'alimentation sont en communication permanente. La paroi 8 du foyer supérieur est munie d'organes 9 assu rant l'espace libre entre cette paroi et la couche de combustible. Suivant les combusti bles, la grandeur de l'étran-lement à la base du foyer 3 peut être réglée au moyen d'or- banes <B>10</B> à charnières, et le fond du foyer 2 peut être déplacé angulairement autour de l'axe d'une charnière 11.
Par des ouvertures 12a pénètre et par 12l> sort l'air de circulation passant dans une chambre 13 de refroidisse ment qui entoure la. partie supérieure du stock de combustible du foyer supérieur.
L'intervalle entre les deux foyers se crée d e lui-même au cours de la combustion, du fait que les bûches restent accrochées par l'étranglement de la section inférieure du foyer supérieur, que provoquent les organes 10; dans le cas du combustible charbon, ce dernier s'agglutine en une voûte concave s'ap puyant sur les organes 10. tandis que, dans les deux cas, les morceau.: incandescents tom bent dans le foyer inférieur. De cette façon, il se forme un vide entre le combustible re tenu en. suspens par les organes 10 et les matières incandescentes sur la grille du foyer 2.
La chambre de flammes 7, pourvue de chicanes 14, communique avec une cheminée 15 par une voie directe et par une voie indi recte au travers d'un radiateur 16. Un canal 17 fait communiquer cette cheminée avec le cendrier 1.8 et lui amène une partie de l'air d'alimentation, cet air en excès ne prenant aucune part à la combustion mais créant un tirage forcé du foyer. En 19 est. un tambour de réglage des ouvertures, les trois voies res tant toujours ouvertes, mais, suivant la posi tion qu'on donne au tambour 19, les orifices varient dans leurs dimensions grâce à la forme donnée aux lumières du disque for mant le fond du tambour.
En 20 est un tube d'arrivée d'air en permanence, air qui est ré chauffé par un passage dans ledit tube.