Relais manométrique.
La présente invention, due à M. Coquard, vise les relais manométriques tels qu'utilisés dans des régulateurs de pression, limiteurs et dispositifs similaires. Ils comportent, comme connu, un organe sensible à la pression,, dont les déformations ou les déplacements provoquent la fermeture et l'ouverture d'un contact électrique, ou encore le mouvement d'un distributeur de fluide moteur.
Dans les relais à membrane utilisés jusqu'ici, cette dernière est un soufflet en métal mince. Les hautes qualités d'élasticité et de résistance requises dans ce cas font éliminer les métaux communs. En outre, la fabrication de ces membranes présente de réelles diffi cultés, surtout dans une production en série où les caractéristiques doivent être fidèlement reproductibles. Enfin, pour les pressions élevées on est conduit à des parois multiples au détriment de la flexibilité, doncde la sensi- bilité.
Ces désavantages disparaissent dans les dispositifs suivant l'invention, grâce à l'em- ploi d'une membrane plane, ou à peu prés, combinée avec les autres organes d'un manomètre de la manière qui va être décrite.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du relais manométrique faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une coupe axiale du dispositif élémentaire de mesure de ce relais et la fig. 2 est une coupe axiale d'une variante de ce même dispositif ; les fig. 3 et 4 montrent respectivementleschémaetla,disposition constructive-, d'un relais manométrique com- portant un dispositif élémentaire de mesure selon fig. 1 ou 2.
Dans la forme d'exécution représentée en fig. 1, une membrane metalsique 3, d'épais- seur appropriée à la pression de travail, est serrée à joint étanche, par rivetage ou autrement, entre deux coquilles 1 et 2 formant monture.
Cette membrane, qui est plane, peut comporter éventuellement un renflement 4 pour diminuer le taux de fatigue du métal. La pres- sion de fluide s'exerce suivant Q. La face suprieure de la membrane vient en contact avec le champignon d'un pointeau-poussoir dont la tige 5 est guidée dans la pièce 2. En 6, on a figuré une rondelle-écran évitant l'entrée de poussières dans l'appareil. Dans une réalisa tion de ce genre, la surface non appuyée de la membrane est limitée à une couronne de largeur radiale d très faible. Les contraintes dans le métal se trouvent donc considérablement réduites par rapport aux dispositifs anterreurs.
Il est alors possible d'adopter, pour la membrane, des métaux ordinaires sous de fai bles épaisseurs, avec ce que cette dernière caractéristique entraîne d'amélioration au point de vue de la flexibilité.
En variante, lorsqu'il est nécessaire d'aug- menter la poussée qui s'exerce sur le pointeaupoussoir, on peut avoir recours au montage de la fig. 2, qui comporte deux-ou éven- tuellement davantage-membranes actives 3 et 3'agissant mécaniquement en tandem.
La pousséeest)transmisedela.membrane inférieure 3 à la membrane supérieure 3'par un champignon 4. La chambre 7 est mise en communication avec la chambre 8 par des canaux 9. La membrane auxiliaire 10 ne joue qu'un rôle d'étanchéité.
En définitive et par rapport au dispositif simple de la fig. 1, l'arrangement suivant fig. 2 se comporte comme ayant une surface exposée à la pression du fluide à peu près doublée sous un encombrement sensiblement équivalent.
On a représenté schématiquement (fig. 3) un relais manométrique pour régulateur, in corporant comme détecteur des variations de pression un dispositif élémentaire de mesure suivant fig 1 ou fig. 2. Ce dernier est indiqué par A. Le pointeau agit sur le levier 1, pivoté en 0. La poussée est équilibrée par le res sort 3, dont) on peut ajuster la tension au moyen de la vis 4. La branche supérieure du levier commande le basculement d'un interrupteur à mercure usuel 5 pivoté en 0'et dont l'axe est horizontal dans la position médiane.
Aux deux positions extrêmes du levier 1, à savoir la position 1 de la. fig. 3 et la ligne 1'en trait mixte, correspondent respectivement la fermeture du contact par la goutte de mercure et son ouverture. L'écart entre les deux valeurs de la pression Q qui correspon- dent aux deux positions précitées du levier, écart déterminant la. marge de réglage de l'appareil, est réglable à l'aide du ressort auxiliaire 6 dont la vis 7 permet d'ajuster la tension.
Ce ressort 6 agit, par 1'entremise d'un levier auxiliaire 8 normal au plan de la figure, sur le levier principal 1, lorsque celui-ci s'approche de l'une de ses positions extrêmes de façon qu'à ce moment l'action du ressort 6 s'ajoute à celle du ressort principal 3.
La fig. 4 donne la disposition constructive d'nn relais manometrique conçu d'après le schéma de la fig. 3.
Tous les éléments sont fixés sur, ou dans, un carter 9 servant de support à l'ensemble.
Les divers organes sont désignés par les mêmes chiffres que dans la fig. 3. Le détec- teur de variations de pression à pointeaupoussoir est en A. On a en 1 le levier principa. l pivoté sur un couteau fixe en 0 et soumis à Faction du ressort principal 3. Celui-ci est réglable à l'aide de la vis 4. L'interrupteur a mercure, qui est en 5, pivote autour de l'axe 0'normal au plan du dessin. Enfin 6 représente, le ressort auxiliaire pour l'ajustage de la marge de réglage avec, sa vis 7.
Bien entendu, cette forme d'exécution pratique n'a aucun caractère limitatif pour l'in- vention, laquelle peut être mise en oeuvre sui- vant toutes variantes constructives d'après les dispositions de base qui ont été décrites, et appliquées à tous genres d'appareils à pres sion de fluide.