CH237751A - Procédé de préparation de bétons à haute résistance et à durcissement rapide. - Google Patents

Procédé de préparation de bétons à haute résistance et à durcissement rapide.

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CH237751A
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    • B28B1/00Producing shaped prefabricated articles from the material
    • B28B1/08Producing shaped prefabricated articles from the material by vibrating or jolting

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Description


  Procédé de préparation de bétons à haute résistance et à durcissement rapide.    Le béton est constitué par le mélange  d'un liant, ciment par exemple, d'eau et  d'agrégats, le terme d'agrégats désignant les  matériaux chimiquement inertes comme le  sable et le gravier. Sitôt après le gâchage,  les grains du liant dispersés dans l'eau s'en  tourent d'une solution colloïdale des consti  tuants du liant. Peu à peu cette solution se  coagule pour former un     #gel".    Selon certains  auteurs, le durcissement serait produit par le  fait que cette couche de gel, presque     imper-          méable,empêche    l'eau d'être absorbée par les  grains, d'où résulte une force     d'attraction    qui  soude les particules les unes aux autres.

   Ce  premier phénomène serait suivi de la forma  tion de combinaisons cristallines autour de  chaque grain de     liant;    ces     cristaux    rempli  raient peu à peu les interstices. Certains  auteurs aussi n'attribuent le     durcissement    du  liant qu'à la formation des cristaux, tandis  que d'autres disent n'avoir observé que la  présence du gel. On peut considérer qu'en  réalité     ces        -deux    conceptions ne sont pas abso-         lument    contraires, mais que la cristallisation,  si elle se produit, n'est qu'une évolution de  la     .gélification.     



  Pour donner au béton fraîchement gâché       une    fluidité     suffisante    lui     permettant    d'être  manié sans     difficulté    et de prendre la forme  désirée en assurant le remplissage total des  moules ou des coffrages dans lesquels il est  coulé, il a toujours été nécessaire d'utiliser  pour la préparation du béton une quantité  d'eau notablement supérieure à celle qui est  strictement indispensable pour produire les       transformations        physico-chimiques    présidant  à la prise du liant et au durcissement du  béton.

       Cette        quantité    d'eau est actuellement       définie    par le rapport
EMI0001.0021  
   du poids de l'eau  à     celui    du liant.    On s'explique aisément la constatation  courante qu'un excès d'eau de gâchage,dimi  nue considérablement les qualités du béton,  entre autres sa résistance mécanique et son      étanchéité; la minéralisation des couches de  gel, c'est-à-dire leur concentration en sub  stances dispersées, diminue avec l'augmenta  tion de la quantité d'eau; d'autre part, une  partie de l'eau en excès s'évapore avec le  temps en laissant de petites cavités dans le  béton durci, qui reste ainsi poreux et moins  résistant, en particulier aux efforts méca  niques et à l'action du bel.

      En diminuant la quantité d'eau de     gà-          chage,    on tend à atténuer ces inconvénients;  on constate parallèlement une augmentation  du poids spécifique apparent, c'est-à-dire du  poids de la masse rapporté à l'unité de  volume brut, vides intérieurs compris. Cette  augmentation est due à la fois au fait     que     le béton contient moins de son     constituant    le  plus léger (l'eau) et au fait que les vide  dus à l'évaporation de l'excès d'eau sont  moins     nombreux.     



  Mais l'eau de oaehage constitue un lubri  fiant et plus on cherche à en diminuer la  quantité, plus on a de peine à. mettre le  béton correctement en place, à cause du  frottement des grains les uns sur les autres.  Les vides à l'intérieur de la masse et les  risques de formation de nids de gravier aug  mentent alors par     suite    d'un arrangement  défectueux des grains, et la résistance de  même que le poids spécifique apparent di  minuent à nouveau, par rapport à celui d'un  béton plus fluide; pour remédier à ces incon  vénients, on a tout d'abord cherché à aug  menter la compacité du béton en le pilonnant  ou en     secouant    les moules ou encore en frap  pant avec un marteau sur les coffrages.

   Plus  tard, on a cherché à perfectionner ce seeouage  par l'application de vibrations pour     lesquelles     on dispose actuellement de divers appareils.  On peut, par exemple, faire vibrer les  coffrages, mais le procédé présente le gros in  convénient d'exiger une énergie très grande  absorbée en majeure partie par les coffrages  eux-mêmes, et qui ne se communique au béton  qu'à une très faible profondeur.

   On peut  aussi introduire dans la masse du béton des  appareils dits     #pervibrateurs"    de formes di-    verses; ces appareils, étant basés sur l'action  d'une masse excentrique en rotation, provo  quent souvent la ségrégation des matériaux  constituant le béton, c'est-à-dire la séparation  des grains suivant leur     niasse.    En outre, la vi  bration ne se transmet bien que dans le voi  sinage du vibrateur et, lorsqu'on retire l'ap  pareil, on     crée    dans la masse. à l'endroit où  il était enfoncé, une cavité qui se remplit       mal,    ou essentiellement de laitance, et qui  constitue de ce fait un point faible.

   On peut  également soumettre     à,    la vibration le moule  a<B>a</B>     vec        la.        masse        qu'il        contient,        mais        l'applica-          tion    de ce procédé     exige    une grande dépense       d'éner    oie et ne peut     être    que     limitée    aux  petits objets     moulés    d'avance.  



  Toutes les méthodes de pilonnage et de  vibration     décrites    ci-dessus ont pour objet de  faciliter la     nuise    en     place    du béton en com  muniquant de petits mouvements à tous les  grains, de     manière         < n    les séparer les uns des  autres pendant de courts instants, pour sup  primer les     frottements    de contact et permet  tre à ces grains (le se tasser plus facilement  sous l'effet de leur poids propre, combiné       éventuellement    avec l'effet de forces supplé  mentaires appliquées à, la masse     (compres-          --ion,    force     centrifuge,

      par exemple). Ce sont  en fait des secousses plus ou moins rapides.  



  On sait aussi que les vibrations de ce  genre     appliquées    à un     bétons    gâché avec un  excès d'eau sont nettement nuisibles, parce  qu'elles provoquent rapidement une ségré  gation des matériaux; certaines couches sont  ainsi appauvries en ciment et d'autres couches  noyées dans un excès d'eau.     Le    résultat est  meilleur avec un béton mou, et s'améliore  encore notablement avec l'emploi d'un béton  relativement sec.

   Cependant, si la quantité  d'eau de     gâchage    est inférieure à un certain  minimum, le béton ne peut plus être mis en  place par les moyens actuellement utilisés,  les frottements augmentant dans une propor  tion trop     considérable.    Les grains, même     soirs     l'effet des secousses, n'arrivent plus à glisser       suffisamment    les uns sur les autres pour  prendre leur place; il reste entre eux des      vides et la compacité diminuant, la     résistance     du béton diminue aussi.  



  L'expérience montre de même     qu'avec    les  bétons fabriqués actuellement et les moyens  utilisés jusqu'à ce jour, on n'a pas intérêt à       augmenter    au delà de certaines limites la  fréquence des vibrations et la durée de leur       application.    Ces faits ressortent clairement  des études effectuées par différents auteurs  et résumées entre autres par F. Kaufmann  en 1938 (article paru les 20.8. 38 et 5. 9. 38  dans     #Beton    und Eisen, Internationales Organ  für Beton-Bau", Verlag Wilhelm Ernst und  Salin, Berlin, voir en particulier la fig. 8).  



  Il résulte de tout     ce    qui précède que dans  les conditions actuelles, le poids spécifique  apparent d'un béton de constitution normale  (D = 30 mm), mis en place avec les procédés  connus, avec ou sans vibrations, ne dépasse  pas les 93 % du poids spécifique moyen des  matériaux secs (poids rapporté à l'unité de  volume,de matière supposée absolument com  pacte, c'est-à-dire exempte de vides inté  rieurs).  



  En résumé, on sait actuellement que si  l'on diminue la     quantité    d'eau au-dessous  d'une certaine valeur, la résistance diminue;  on sait, d'autre part, que     des        chocs    et des    vibrations augmentent en général la résis  tance.  



  La présente invention a pour objet     un     procédé de préparation de bétons à haute ré  sistance et à durcissement rapide, qui évite  les inconvénients cités. Selon ce procédé, on  gâche des matériaux secs avec une quantité  d'eau inférieure à celle nécessaire pour obte  nir un béton présentant une consistance de       terre    humide, et on soumet le mélange à des  vibrations dont     une        partie    au moins est à       fréquence    élevée, c'est-à-dire     supérieure    à  3000     vibrations    par     minute,

      et dont     l'accélé-          ration        maximum,    est supérieure à 4 g, g,dé  signant l'accélération de la pesanteur.  



  Les , exemples suivants montrent dans  quelle mesure on peut diminuer la quantité  d'eau de gâchage. Le tableau ci-dessous in  dique les résultats atteints dans l'application  ,du procédé -selon l'invention et     -ceux    obtenus  pour     un    béton à     consistance    de terre humide  dont la mise en     place    est difficile et dans cer  tains cas ne peut se faire que par vibrations  ou     damage    énergique. Ces     résultats    sont  extraits d'une série d'essais effectués par le  professeur     Bolomey    pour déterminer l'in  fluence du mode de mise en rouvre du béton  sur sa résistance.

    
EMI0003.0028     
  
    Dosage <SEP> Résistance <SEP> à <SEP> 7 <SEP> jours
<tb>  en <SEP> ciment <SEP> Eau <SEP> par <SEP> E <SEP> Poids <SEP> spéc. <SEP> <U>en <SEP> kg/cm2</U>
<tb>  par <SEP> m3 <SEP> Agrégats <SEP> Essais <SEP> m3 <SEP> de <SEP> - <SEP> apparent
<tb>  p
<tb>  de <SEP> béton <SEP> béton <SEP> C <SEP> T/m3 <SEP> Flexion <SEP> Compres    Roulés <SEP> Suivant <SEP> Bolomey <SEP> I <SEP> 118 <SEP> 1 <SEP> ! <SEP> 0,37 <SEP> I <SEP> 2,50 <SEP> <B><U>1</U></B> <SEP> Sion
<tb>  , <SEP> 69à <SEP> 72 <SEP> I <SEP> 503à <SEP> 570
<tb>  318 <SEP> kg <SEP> 0-30 <SEP> Suivant <SEP> une <SEP> forme <SEP> _.
<tb>  d'exécution <SEP> du <SEP> pro  ,2 <SEP> 55 <SEP> 110 <SEP> à <SEP> 125 <SEP> 820 <SEP> à <SEP> 880
<tb>  <B><U>90</U></B> <SEP> 1 <SEP> <B><U>0,

  3</U></B>
<tb>  mm <SEP> cédé <SEP> selon <SEP> l'inven  <U>tion</U>
<tb>  Roulés <SEP> Suivant <SEP> Bolomey <SEP> 126 <SEP> 1 <SEP> I <SEP> 0,575I <SEP> 2,47 <SEP> I <SEP> 61 <SEP> à <SEP> 69 <SEP> I <SEP> 345 <SEP> à <SEP> 401
<tb>  Suivant <SEP> une <SEP> forme <SEP>   218 <SEP> kg <SEP> 0-30 <SEP> d'exécution <SEP> du <SEP> pro  mm <SEP> cédé <SEP> selon <SEP> l'inven- <SEP> g5 <SEP> 1 <SEP> <U>044</U> <SEP> 2'54 <SEP> 95 <SEP> à <SEP> 105 <SEP> 630 <SEP> à <SEP> 680
<tb>  <U>tion</U>
<tb>  Roulés <SEP> Suivant <SEP> une <SEP> forme
<tb>  334 <SEP> kg <SEP> 0-15 <SEP> d'exécution <SEP> du <SEP> pro- <SEP> 114 <SEP> 1 <SEP> 0,34 <SEP> 2,

  52 <SEP> 80 <SEP> à <SEP> 90 <SEP> 680 <SEP> à <SEP> 730
<tb>  cédé <SEP> selon <SEP> l'inven  mm <SEP> tion         L'emploi de ce béton très sec doit s'ac  compagner de vibrations particulières per  mettant non seulement de vaincre les frotte  ments entre les grains de sable, mais de faire  apparaître le phénomène de la thixotropie  dans le gel. L'une des particularités essen  tielles de ces vibrations réside dans le fait.  que leur accélération maximum est en tout.  cas supérieure à 4 g, en vue d'obtenir une  mise en mouvement, en particulier des élé  ments fins, suffisamment puissante pour leur  permettre de se mettre en position relative  les uns par rapport aux autres avec des in  terstices minima.

   Par ce moyen, les pellicules  d'eau, qui, grâce à leur tension superficielle,  entourent certaines agglomérations de grains  secs du liant sont rompues, ce qui facilite le  mouillage de tous les autres grains.  



  On fait usage de préférence de vibrations  dirigées, les vibrations non dirigées diffu  sant rapidement dans la masse, d'où résul  terait un amortissement considérable de  l'effet vibratoire. Ces vibrations dirigées  peuvent être produites par un appareil fixe,  par exemple par une table vibrante, utilisée  de préférence pour la fabrication d'objets de  dimensions restreintes ou pour l'opération de       #prévibration"    telle que décrite dans le brevet  suisse No 237342.  



  La masse de béton disposée sur une table  doit être couverte au moins en partie par un  organe mobile, soumis à une légère pression,  de manière que     les,    éléments avec lesquels il  est en contact ne puissent pas se     détacher,     sous l'effet des vibrations à grande accélé  ration.  



  De même, le béton qui doit être vibré  peut être enfermé dans un récipient     dont    au  mains une partie de la paroi est mobile, cette  partie étant soumise à une légère pression.  Les vibrations peuvent être transmises à la  masse par l'intermédiaire de la partie mobile  du récipient qui la contient. Elles pourraient       aussi    l'être par l'intermédiaire d'un fluide,  par exemple     pneumatiquement,    la.     matière    à  vibrer étant alors placée dans un récipient  fermé.

      Pour permettre la préparation continue  d'in béton à haute résistance et à durcisse  ment rapide, on peut soumettre la masse ou  une partie de cette dernière à l'action de vi  brations, alors que celle-ci traverse un tube  dont elle remplit la section sur au     moins     une partie de sa longueur.  



  Enfin, des corps de section cylindrique  ou polygonale peuvent être préparés en pla  çant la. masse dans un moule     vertical    et en  soumettant les parois latérales du moule à  des     vibrations.    Dans     ce    cas, il n'est en gé  néral pas nécessaire de prévoir une paroi  mobile soumise à     une    légère pression et fer  mant     l'ouverture    supérieure du moule, spé  cialement lorsque la surface de cette ouver  ture est faible eu égard à la hauteur du  moule.  



  Ces vibrations peuvent aussi être pro  duites par un appareil mobile qu'on applique  à la surface du béton.  



  Dans tous les cas. il se forme à l'endroit  de la masse soumise aux vibrations une  agglutination     constituant    un milieu continu  qui se développe progressivement à,     travers     toute la masse et dans lequel le; vibrations  se transmettent avec un faible amortissement.  



  partir du moment. où ce milieu continu       atteint    une paroi opposée à la surface rece  vant les vibrations, il peut. s'établir à travers  la masse un régime d'ondes stationnaire par  réflexion sur cette paroi. Ces ondes per  mettent -de parfaire     l'arrangement    des grains  avec une très faible dépense d'énergie. L'ex  périence montre que les résultats sont d'au  tant meilleurs que la. fréquence de ces vibra  tions est plus élevée, par exemple supérieure  à, 5000 vibrations par minute. On peut faire       usage    avec intérêt de vibrations ultrasonores.  



  Dans le cas de vibrations dirigées, il n'est  pas indispensable de déposer le béton en  couches minces vibrées séparément, car de  telles vibrations dirigées se propagent à une  grande profondeur.  



  Les vibrations à fréquence élevée ont peu       d'action    sur les grains les plu: gros et par  conséquent les plus inertes. Elles n'ont. pas  pour effet de secouer     toute    la masse de béton,      mais de faire vibrer plus spécialement les  grains fins et agissent avec intensité sur les  couches, de gel entourant les grains du liant  en provoquant le phénomène déjà     mentionné     de la thixotropie.  



  Le traitement selon le procédé décrit pré  sente encore l'avantage de permettre une sou  dure parfaite des couches successives de béton,  de sorte qu'il ne se crée pas de discontinuités  (joints du bétonnage) dans la masse de béton.  Bien mieux, le procédé permet de souder du  béton frais sur du béton durci en assurant  une très grande adhérence de la reprise du  bétonnage.  



  On agit sur les     micelles    constituant le gel  d'autant plus rapidement et avec une dépense  d'énergie d'autant plus faible que les vibra  tions appliquées au béton sont plus courtes,  c'est-à-dire à fréquence plus élevée, puis  qu'on intéresse     uniquement    les éléments les  plus fins, sans mettre en mouvement les plus  gros. En poussant     ce    cas à l'extrême, on  observe un passage très rapide de l'état de       thixotropie    à un état de coagulation final.

   Ce  phénomène a reçu le nom de     #rhéopexie".    On  peut en faire usage avec intérêt, en appli  quant au béton mis en     place        par        des    vibra  tions des ultrasons provoquant très rapide  ment la prise du liant, ce qui facilite encore  le démoulage immédiat du béton.  



  Les vibrations peuvent être engendrées  par un vibrateur à     fréquence    variable, per  mettant d'agir     successivement    sur     les    grains  de différentes grosseurs du béton. On peut,  par exemple, procéder de la façon suivante:

    à l'aide de vibrations à basse et moyenne fré  quence, an réalise un premier tassement de  la masse du béton; puis on agit sur les élé  ments fins et sur le bel avec des vibrations à  fréquence élevée, c'est-à-dire supérieure à  3000 vibrations par minute, et dont l'accélé  ration est supérieure à 4 g; cette dernière  opération, en provoquant l'arrangement des  petits éléments, peut laisser quelques vides  au     voisinage    des gros grains, qu'on arrange à  nouveau par des vibrations à basse fréquence;  on complète alors l'arrangement des grains  fins et on entretient l'état thixotropique du    gel en revenant aux vibrations à fréquence  élevée, et ainsi de suite.

   On fait donc varier  plusieurs fois de suite la fréquence d'une  extrémité à l'autre de la gamme, jusqu'à l'ob  tention d'une compacité pratiquement     com-          plète    du béton.  



  On peut aussi, de manière avantageuse,  employer simultanément des vibrateurs à  basses,     moyennes    et hautes fréquences, les  plus basses     fréquences    destinées au tassement  -des grains les plus gros étant produites par  des vibrateurs peu coûteux, comme ceux qu'on  trouve actuellement dans le     commerce.     



  Toutes ces vibrations à fréquences diffé  rentes     peuvent    être également dirigées, de  manière à augmenter leur efficacité, ou à trai  ter plus spécialement certaines parties d'un       ouvrage.     



  Le procédé décrit présente, par rapport  aux méthodes actuellement employées, les       avantages    suivants:       aJ    Il permet de réaliser -des bétons à très       haute    résistance, en     particulier    à la     co-in-          pression    et à la flexion, et à durcissement  rapide, sans qu'un surdosage en ciment :soit  nécessaire.  



  b) Il permet d'élever le module -d'élasti  cité du béton,     qui    peut dépasser 600     T/em2.     c) Il permet, grâce aux résistances mé  caniques très     élevées        atteintes    par le     béton,     de diminuer ou même de supprimer dans     cer-          tai;ns    cas les étriers et les barres tendues -du  béton     armé.     



  d) Il permet également     d'utiliser    plus  complètement les avantages des aciers d'ar  mature à haute     résistance.     



  e) Les bétons obtenus sont parfaitement       étanches    et     résistants    au gel.  



  f) La meilleure ordonnance des éléments  du béton, et particulièrement des éléments  très fins, permet de réaliser une économie très  appréciable -de ciment, sans sacrifier pour     cela     la     résistance.     



  En résumé, il     ressort    de ce qui précède  qu'en     soumettant    à     -des    vibrations de carac  tère bien     déterminé    un     mélange        contenant     notablement moins d'eau que     ce        qui    est       actuellement        considéré    comme le     minimum         possible, on obtient des résistances et     une     rapidité de durcissement du béton qui consti  tuent un progrès technique considérable.  



  On obtient, en outre, un béton très com  pact, et on économise     une    quantité notable  de ciment, tout en améliorant les qualités du  béton; en particulier, sa résistance mécanique,  son module d'élasticité et sa résistance au  gel sont augmentés.  



  Le béton préparé suivant le procédé de  l'invention présente enfin un poids spéci  fique apparent très élevé. Des corps en béton  fabriqués suivant le procédé ont montré par  exemple un poids spécifique apparent de  95% du poids des matériaux secs, alors que  pour     un    béton préparé suivant les procédés  connus, il ne dépasse généralement pas 90  à 93%.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de préparation de bétons à haute résistance et à durcissement rapide, caracté risé en ce qu'on gâche des matériaux secs avec une quantité d'eau inférieure à celle nécessaire pour obtenir un béton présentant une consistance de terre humide, et en e e qu'on soumet le mélange à des vibrations dont une partie au moins est à fréquence élevée, c'est-à-dire supérieure à 3000 vibrations par minute, et dont l'accélération maximum est supérieure à 4 g, g désignant l'accélération de la pesanteur. SOUS-REVENDICATIONS: 1. Procédé selon la revendication, carac térisé en ce qu'on soumet au moins une partie de la masse à des vibrations dirigées.
    Procédé selon la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on soumet au moins une partie de la masse à des vibrations de fréquence supérieure à 5000 vibrations par minute. 3. Procédé selon la revendication, carac térisé en ce qu'on soumet, au moins une partie de la niasse à des vibrations ultrasonores. 4. Procédé selon la revendication, carac térisé en ce qu'on soumet au moins une partie de la masse à des vibrations de fréquence variable. 5. Procédé selon la revendication, carac térisé en ce qu'on soumet: au moins une partie de la masse à des vibrations de différentes fréquences appliquées simultanément. 6.
    Procédé selon la revendication, carac térisé en ce qu'on soumet la masse à des vibra.tioiis, celle-ci étant placée dans un réci pient dont an moins une partie de la paroi est mobile et. s'oppose à la dislocation de la masse en cours de vibration. 7. Procédé selon la revendication, carac- téris6 en ce qu'on soumet la. masse à des vibrations, celle-ci étant placée dans Lin réci pient fermé, par l'intermédiaire d'un fluide. 8.
    Procédé selon la revendication, carac térisé en ce qu'on soumet la masse à des vibrations dans un conduit dont. elle remplit la. section sur an moins une partie de sa lon gueur en le traversant.
CH237751D 1942-02-23 1941-10-01 Procédé de préparation de bétons à haute résistance et à durcissement rapide. CH237751A (fr)

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EP0153287A3 (fr) * 1984-02-15 1988-06-22 Lars Ivar Setterberg Procédé de vibrage de matière en vrac dans des moules

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