Dispositif de commande pour mécanisme d'entraînement de véhicule, à vitesse variable. La présente invention a pour objet un dispositif de commande pour mécanisme d'entraînement de véhicule à vitesse variable, utilisé notamment sur des véhicules routiers, des tanks militaires, des tracteurs agricoles ou autres véhicules analogues.
Le dispositif selon l'invention est carac térisé en ce qu'il comprend des moyens à cames susceptibles de se déplacer en rotation et axialement, commandant des organes mo biles destinés à commander le rapport de vi- tesse du mécanisme d'entraînement, les moyens à cames étant formés et disposés de manière à. coopérer avec lesdits organes, de telle sorte que ces.
derniers agissent en cor respondance des mouvements de rotation et axial desdits moyens à cames, en ce qu'il comporte, en outre, des moyens de commande à main pour actionner--les moyens à cames dans une de leurs possibilités de mouvement, et des. moyens soumis à l'influence de la vi tesse du véhicule pour actionner les moyens à cames dans leur autre possibilité de mou vement.
La dessin annexé représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution du dis positif faisant l'objet de la. présente inven tion.
La fig. 1 est une vue schématique., par tiellement en coupe, d'une première forme d'exécution.
La. fig. 2 est une vue en coupe, et à. plus grande échelle, de la. came et des organes qui lui sont associés, du dispositif représenté à la fig. 1.
Les fig. 3 et 4 sont des vues en bout de chaque extrémité de la came montrée en fi g. 2.
Les fig. 5 à "r, 8 à 10 et 11 à 13 sont res pectivement des vues semblables aux fig. 2 à 4, montrant la came dans trois autres posi tions.
La fig. 14 est une élévation latérale, par tiellement en coupe, d'une deuxième forme d'exécution. La fig. 15 est une vue en bout, partielle ment en coupe, de cette forme d'exécution.
Les fig. 16 à 19 sont des vues montrant quatre positions différentes de la came et des organes qui lui sont associés, du dispo sitif représenté aux fig. 14 et 15.
Ce mécanisme est désigné par a à la fig. 1.
Le dispositif de commande qui va. être décrit est applicable à un mécanisme du type épicyclique à quatre vitesses commandé hydrauliquement (ou pneumatiquement) et comprenant une paire d'engrenages à deux vitesses commandables à choix et disposés en série. La variation du rapport de vitesse du mécanisme a est effectuée par la pression d'un fluide selon l'actionnement de n'importe laquelle des soupapes soumises à l'action d'un ressort, enfermées dans un carter b, les sou papes étant actionnables par des poussoirs c, d mobiles axialement, qui font saillie du carter.
Ce dernier est relié au mécanisme a par des tuyaux<I>e, f</I> dans lesquels du fluide destiné à faire varier le rapport de vitesse du méca nisme peut s'écouler sous la commande des soupapes. Les déplacements des poussoirs<I>c, d</I> d'actionnement des soupapes. vers l'intérieur du carter servent à établir une communica tion entre les conduites e, f et n'importe quelle source appropriée de fluide sous pres sion.
Les déplacements inverses des poussoirs <I>c, d</I> servent à interrompre la communication entre les conduites<I>e, f</I> et la source de fluide sous pression, et permettent au liquide se trouvant dans .les conduites d'être évacué dans n'importe quel récipient. Le premier rapport de vitesse du mécanisme a est obtenu lorsque le poussoir c est dans sa position externe et le poussoir d dans sa position in terne, par rapport au carter b, ce qui corres pond aux conditions représentées à la fig. 1.
Le second rapport de vitesse est obtenu lorsque les deux poussoirs<I>c, d</I> occupent leurs positions externes. Le troisième rapport de vitesse est obtenu lorsque les deux poussoirs <I>c, d</I> sont dans leurs positions internes. Le quatrième rapport de vitesse ou prise directe est obtenu lorsque le poussoir c est dans sa position interne et le poussoir d dans sa po sition externe. On emploie habituellement le premier rapport de vitesse seulement pour le départ dans des conditions inusitées, le se cond rapport de vitesse étant employé pour le départ habituel.
La circulation dans des agglomérations est principalement effectuée selon le deuxième et le troisième rapport de vitesse, le quatrième rapport de vitesse n'étant utilisé seulement ou principalement pour le déplacement sur route libre, à une vitesse relativement élevée.
Le mécanisme de commande représenté aux fig. 1 à 13 comporte un arbre<I>la</I> qui est supporté par un ou plusieurs paliers fixes i. et qui peut se déplacer angulairement autour de son axe, dans n'importe laquelle de quatre positions déterminées à l'avance, sous l'action d'une petite manette j. Cet arbre est associé à une détente 1c sollicitée par un ressort qui l'empêche de se déplacer accidentellement de la position dans laquelle il a été amené par la manette et cette dernière est associée, si on le désire, à un cadran de guidage (non représenté). Une came in de la forme d'une douille est. montée de manière à pouvoir cou lisser sur l'arbre la.
Cette came m est fixée à l'arbre<I>la</I> par une cheville transversale o qui passe à travers un trou diamétral de l'arbre et qui pénètre dans des rainures longitudi nales p de la came, de telle sorte que cette dernière peut coulisser par rapport à l'arbre, mais ne peut pas tourner par rapport à celui-ci;
la. came in peut coulisser le long de l'arbre h dans un sens sous l'action d'un res sort 9 entourant. cet arbre, et dans le sens opposé sous l'action d'un solénoïde r, ce der nier présentant un noyau s mobile qui est relié à la came de n'importe quelle manière appropriée, et étant commandé par la vitesse du véhicule de la manière décrite ci-après.
Le solénoïde r est disposé dans un circuit <I>t</I> comportant un interrupteur u normalement ouvert, actionné par un ressort, et une bat terie<I>v.</I> L'interrupteur u est sous l'action d'un relais w électromagnétique disposé dans un circuit x comportant la batterie<I>v</I> et les trois interrupteurs supplémentaires y, z, 2, les interrupteurs z, 2 étant sollicités par un ressort. Lorsque les interrupteurs y, z, 2 sont fermés, le relais w est excité et ferme l'inter rupteur u du circuit<I>t</I> du solénoïde<I>r:</I> L'in terrupteur y est celui de l'allumage du mo teur.
L'interrupteur z se trouve sous la com mande d'un régulateur 3 centrifuge ou autre, dont l'action dépend de la vitesse du véhi cule. L'interrupteur 2 se trouve sous l'action d'un autre solénoïde 4, appartenant au cir cuit 5 de la batterie v et de deux autres inter rupteurs 6, 7 sollicités constamment par un ressort, l'interrupteur 6 dépendant du mou vement axial de la came m et l'interrupteur 7 dépendant du régulateur 3.
De plus, les interrupteurs z et 7 se trouvant sous la com mande du régulateur sont disposés de telle manière que, lorsque le véhicule se déplace moins rapidement qu'une vitesse déterminée à l'avance, l'interrupteur z est fermé et l'in terrupteur 7 est ouvert, mais lorsque le véhi cule dépasse cette vitesse déterminée à l'avance, l'interrupteur z est ouvert et l'in terrupteur 7 est. fermé. Pour permettre ces actions de se produire, les interrupteurs z et 7 peuvent être constitués par un seul in terrupteur à deux voies, dont la partie mo bile est commandée par le régulateur 3, mais pour la clarté de la description, on se réfé rera ci-après à deux interrupteurs séparés.
Comme indiqué précédemment, la came in présente deux possibilités de mouvements, à savoir un mouvement axial par rapport à l'arbre<I>la</I> et un mouvement de rotation avec cet arbre. De plus, la came m est de forme et de disposition telles qu'elle peut, par des mouvements dans l'une ou dans l'autre de ces possibilités, servir à actionner les pous soirs<I>c et d</I> d'actionnement des soupapes, pour faire varier le rapport de vitesse du mé canisme a.
Un actionnement automatique de la came m est principalement désirable pour le deuxième, le troisième et le quatrième rap port de vitesse du mécanisme a et, dans ce but, des dispositions sont prises pour une commande à la fois manuelle et automatique de ces trois rapports et pour une commande manuelle seulement du premier rapport de vitesse.
Comme représenté, la came m est de forme cylindrique et présente, prés de son extrémité, une saillie 8 périphérique et à ou prés de son autre extrémité, deux saillies 9, 10 périphériques, diamétralement opposées. Le premier rapport de vitesse du mécanisme a peut être obtenu lorsque la came m occupe la position angulaire représentée aux fig. 1 et 2.
Dans cette position de la came, le pous soir c d'actionnement de la, soupape se trouve dans sa position externe, dans laquelle il repose sur la périphérie de la partie cylin drique principale de la came et l'autre pous soir d d'actionnement de soupape est dans sa position interne, dans; laquelle il repose sur la saillie 9 de la came. Le deuxième rapport de vitesse est obtenu lorsque la came m occupe la position angulaire représentée à la fig. 5.
Dans cette position de la came, les deux poussoirs<I>c et d</I> occupent leurs positions externes, dans lesquelles ils reposent sur la partie principale cylindrique de la came. Le troisième rapport de vitesse est obtenu lors que la came n2 est dans la position repré sentée à la fig. 8. Dans cette position de la came, les poussoirs c et d sont dans leurs po sitions internes, dans lesquelles ils reposent sur les saillies 8 et respectivement 10 de la came. Le quatrième rapport de vitesse est obtenu lorsque la came in occupe la position représentée à la fig. 11.
Dans cette position de la came, le poussoir c est dans sa posi tion interne, dans laquelle il repose sur la saillie 8 de la came, et l'autre poussoir d est dans sa position externe, dans laquelle il re pose sur la partie cylindrique principale de la came.
Pour faciliter les explications, on suppo sera que le véhicule est arrêté et que la came in est dans sa position axiale extrême, repré sentée à la fig. 1, dans laquelle elle est ame née par le ressort q. Dans ces conditions., l'in- terrupteur u, sous commande du relais, est maintenu ouvert par son ressort de sollicita tion. De même, l'interrupteur z, commandé par le régulateur, est maintenu fermé par son ressort de sollicitation, l'autre interrupteur 7 commandé par le régulateur étant ouvert.
De plus, l'interrupteur 2, sous commande du solé noïde, est maintenu fermé contre l'action de son ressort de sollicitation par un collier 11 monté sur une tige 12 pouvant coulisser axialement, qui est supportée à une extré mité par une prolongation cylindrique 13 de la came . m, l'autre extrémité de cette tige étant constituée de manière à former un noyau mobile pour le solénoïde 4, ou étant fixée à un tel noyau. En outre, l'interrupteur 6, ,sous la commande de la came, est main tenu ouvert contre l'action de son ressort de sollicitation; par un épaulement 14 de la prolongation 13 de la came.
Lorsque le véhicule est mis en marche et que la came m se trouve dans la position re présentée à la fig. 1, le premier rapport de vitesse du mécanisme a est obtenu. La ferme ture de l'interrupteur y d'allumage du mo teur, par le conducteur, lors des opérations de mise en marche, complète le circuit x com portant le relais w et les interrupteurs z et 2. Du courant venant de la batterie v passe alors par le circuit x et excite le relais<I>w.</I> L'excitation du relais w a pour effet de fer mer l'interrupteur u et de compléter le cir cuit<I>t</I> comprenant le solénoïde r, en provo quant l'excitation de ce dernier.
La came m est alors mue par le solénoïde r contre l'action du ressort q, jusque dans l'autre position axiale extrême représentée à la fig. 2, et elle est maintenue dans cette position par l'enga gement de la détente 15 sur l'extrémité ad jacente de la tige 12, avec un enfoncement complémentaire 16 de la prolongation 13 de la came, la tige étant mue axialement pour réaliser cet engagement avec l'aide de l'in terrupteur 2, sollicité par un ressort, qui s'ouvre automatiquement lorsque la tige est laissée libre de se déplacer dans la direction appropriée, grâce à l'enfoncement 16.
L'ou verture de l'interrupteur 2 coupe le circuit x comprenant le relais w, il s'ensuit que l'in terrupteur u s'ouvre et coupe le circuit<I>t</I> com prenant le solénoïde<I>r,</I> mais la came m est empêchée de revenir à sa. position initiale sous l'action du ressort q par l'engagement de la détente 15 avec l'enfoncement 16.
En comparant les fig. 1 et 2, on voit que le mouvement axial de la came m décrit ci- dessus n'a aucun effet sur le poussoirs c et d. On remarquera cependant que ce mouve ment permet à l'interrupteur 6 de se fermer sous l'action de son ressort de sollicitation.
Lorsqu'il est nécessaire de passer de la première à la deuxième vitesse du mécanisme <I>a,</I> la came în est déplacée par la manette j dans la position angulaire représentée à la fig. 5. Si la vitesse du véhicule dépasse alors une limite déterminée à l'avance, le régula teur 3 ouvre l'interrupteur z et ferme l'inter rupteur 7, il s'ensuit que le solénoïde 4 est excité et ramène la tige 12 dans sa position initiale, dans laquelle l'interrupteur 2 est fermé et la détente 15 est dégagée de l'en foncement 16 de la prolongation 13 de la came.
La came ira est alors ramenée par le ressort q dans sa position axiale extrême et l'ouverture de l'interrupteur 6 coupe le cir cuit 5 comportant le solénoïde 4.
S'il est maintenant nécessaire de passer du second au troisième rapport de vitesse du mécanisme<I>a,</I> la came<I>m</I> est amenée par la manette j dans la position représentée à la fig. 8, en obligeant les poussoirs<I>c et d</I> de se déplacer dans leurs positions internes par les saillies 8 et 10 de la came. Tant que la manette j est maintenue dans 1a position cor respondant au troisième rapport de vitesse, ce rapport reste effectif aussi longtemps que la vitesse du véhicule est supérieure à ladite limite.
Mais dans le cas où la vitesse du véhi cule baisse au-dessous de cette limite, le régu lateur 3 permet à l'interrupteur 7 de s'ouvrir et à l'interrupteur z de .se fermer, ce qui fait que le relais w est excité avec pour résultat que la came m est à nouveau déplacée par le solénoïde<I>r</I> contre l'action du ressort<I>q</I> pour atteindre la position axiale extrême repré sentée à la fig. 5. Pendant ce mouvement de la came, les poussoirs. c et d sont déplacés, par les saillies 8 et 10 de la came, dans leurs positions -externes, ce qui fait que le rapport de vitesse du mécanisme a. revient en arrière du troisième au second rapport.
Lorsque la vitesse du véhicule dépasse à nouveau ladite limite, la. came m est ramenée, comme décrit ci-dessus, à sa position axiale extrême ini tiale, en obligeant les tiges<I>c et d</I> à se dé placer dans leurs positions internes par les saillies 8 et 10 de la came, de façon à réta blir le troisième rapport de vitesse du méca nisme a. Si l'on désire maintenant passer du troi sième au quatrième rapport de vitesse du mé canisme<I>a,</I> la came<I>m</I> est déplacée par la ma nette j dans la position représentée à la fig. 11, en permettant au poussoir d de se déplacer dans sa position externe.
En main tenant la manette j dans la position corres pondant au quatrième rapport de vitesse, ce rapport reste effectif aussi longtemps que la vitesse du véhicule dépasse la limite men tionnée ci-dessus. Mais au cas où la vitesse du véhicule tomberait au-dessous de cette limite, la came m est à nouveau déplacée axialement comme décrit ci-dessus, dans la position extrême représentée à la fig. 5.
Pen dant ce mouvement de la came, le poussoir e est laissé libre, par la saillie 8, de se déplacer dans sa position externe, et il provoque ainsi le passage du quatrième au deuxième rap port de vitesse du mécanisme a.
On voit de la description précédente qu'en plaçant la manette j dans la. position corres pondant au troisième rapport de vitesse du mécanisme a, le rapport de vitesse de ce mé canisme peut être changé automatiquement du troisième au second et vice versa selon la vitesse du véhicule. Comme indiqué précédemment, on emploie habituellement le deuxième rapport de vitesse du mécanisme a pour faire démarrer le véhi cule, le premier rapport de vitesse n'étant utilisé que dans des cas accidentels seule ment.
De plus, comme le second rapport de vitesse peut être obtenu de la manière indi quée ci-dessus, lorsque la manette j est dans la position correspondant au troisième rap port de vitesse, cette manette peut, par con séquent, être mise dans cette position avant que le véhicule soit mis en marche. Dans ce cas, le second rapport de vitesse est effectif lorsque le véhicule est mis en marche et il persiste jusqu'à ce que la vitesse du véhi cule dépasse une limite déterminée à l'avance, sur quoi le troisième rapport de vitesse sera automatiquement mis en action.
Des modifi cations subséquentes entre le troisième et le deuxième rapports de vitesse peuvent être effectuées automatiquement selon la vitesse du véhicule.
On peut prévoir également un dispositif de contrainte ("kick-down" gear), se trouvant sous la commande des mouvements de la pé dale de l'accélérateur au delà de la position normale d'ouverture maximale ("full throttle4' position). Dans ce but, une roue à rochet 18 est fixée sur l'arbre h (fig. 1), cette roue peut être engagée par un cliquet 19, sollicité par un ressort et pivoté à l'extrémité d'un levier ?0.
Ce levier 20 est actionnable par les mou vements mentionnés ci-dessus de la pédale de l'accélérateur (non représentée) et la dispo sition est telle que le cliquet 19 peut servir à communiquer des mouvements angulaires pas à pas à la came în par l'intermédiaire de la roue à rochet 18 et de l'arbre h, selon les mouvements du levier, ces mouvements étant tels que la descente de n'importe quel rap port de vitesse à un rapport inférieur peut être effectuée par la pédale de l'accéléra teur.
On comprendra que le cliquet 19 est normalement dégagé de la roue à rochet 18, de manière à ne pas entraver les mouvements < le la came<I>m</I> produits par la manette j.
Lorsque le mécanisme a comporte une marche arrière, on peut employer, pour com mander cette marche arrière, une manette sé parée (non représentée) qui est indépendante de la manette j décrite ci-dessus.
Au lieu de faire intervenir la liberté de mouvement axial de la came pour la com mande automatique et la liberté de mouve ment rotatif pour la commande manuelle. les conditions inverses peuvent être prévues. Une forme d'exécution comprenant cette mo dification est représentée aux fig. 14 à 19. dans lesquelles les parties semblables, à celles des fig. 1 à 13 sont indiquées par les mêmes références, mais présentant l'indice 1.
Dans cette forme d'exécution, un arbre creux 22 est supporté de. façon à pouvoir tourner, mais. empêché de se déplacer axiale- ment par rapport à des paliers fixes ii dis posés sur les côtés opposés, d'une chambre 23, à travers laquelle s'étend cet arbre. La chambre présente sur un de ses côtés. un carter 24 renfermant le mécanisme épicy- clique à quatre vitesses, qui doit être com mandé. Ce mécanisme épicyclique est sem blable à celui indiqué par a dans la forme d'exécution précédemment décrite. Un arbre & est supporté par l'arbre creux 22 et s'étend à travers cet arbre creux.
L'arbre li' est mobile axialement dans quatre positions déterminées à l'avance, sous l'action d'une manette 31, l'arbre creux externe étant associé à une détente P sollicitée par un ressort qui, par engagement avec des rainures circonfé- rentielles 25 de l'arbre interne, est destinée à maintenir ce dernier contre un mouvement accidentel hors des positions. dans lesquelles il est amené par la manette.
Une came in' est clavetée sur la partie de l'arbre creux 22 se trouvant dans la. chambre 23, de manière à pouvoir coulisser, cette came ayant la forme d'une douille et étant reliée à l'arbre P intérieur par une cheville transversale o1 qui passe à travers des rainures longitudi nales telles que<I>p'</I> de l'arbre 22.
La came 7n' peut ainsi coulisser par rapport à l'arbre exté rieur 22, sous .l'action de l'arbre intérieur li'. L'arbre 22 et la came gril sont déplaçables angulairement autour de leur axe dans un sens, sous l'action d'un ressort q' de compres sion qui agit sur un bras court. 26 faisant: saillie latéralement et fixé à l'arbre creux 22;
l'arbre 22 et la came m' sont déplaçables en sens opposé ,sous l'action d'un solénoïde r' dont le noyau mobile est relié par une bielle 27 à un bras court 28 faisant saillie latérale ment et fixé à l'arbre creux 22. Le solénoïde r' est commandé par la vitesse du véhicule au moyen d'un régulateur centrifuge ou mitre, d'une manière semblable au solénoïde correspondant de la. forme d'exécution précé demment décrite.
La came ira' est de forme cylindrique et présente à sa périphérie trois. saillies. circon- férentielles 30, 31 et 32, venues de fabrica tion avec elle ou fixées sur elle. La saillie 30 s'étend tout autour de la came, tandis, que chacune des saillies 31 et 32 n'entoure pas complètement la came et est interrompue par un espace 33, les deux espaces étant pratique ment en alignement l'un avec l'autre. De même, les côtés adjacents des trois saillies 30, 31 et 32 et les extrémités des saillies 31 et 32 sont inclinés, comme représenté.
Comme dans la forme d'exécution précédente, la came in' sert à actionner les poussoirs & et d' d'action- nement des. soupapes. Le premier rapport de vitesse du mécanisme épicyclique, qui doit être commandé, est obtenu lorsque la came in' occupe la position axiale représentée à la fig. 16. Dans cette position de la came, le poussoir c' est dans sa. position externe, dans laquelle il repose sur la partie cylindrique de la came, entre les saillies 31 et 32, et l'autre poussoir d' est dans sa position interne dans laquelle il repose sur la saillie 30 de la came.
Le second rapport de vitesse est obtenu lorsque la came in' occupe la position axiale représentée à la fig. 17. Dans cette position de la came, les deux poussoirs cl et d' occu pent leurs positions externes, dans lesquelles ils reposent. sur les parties cylindriques de la came se trouvant entre ses saillies. Le troi sième rapport de vitesse est obtenu lorsque la came wnl est dans la position axiale repré sentée aux fig. 14 et 18.
Dans cette position de la came, les poussoirs ('1 et dl sont dans leurs positions internes, dans lesquelles ils reposent sur les saillies 32 et respectivement. 31 de la came. Le quatrième rapport de vi tesse est obtenu lorsque la came ira' occupe la position axiale représentée à la fig. 19.
Dans cette position de la came, le poussoir c' est dans sa position interne, dans laquelle il repose sur la saillie 32 de la came, et l'autre poussoir dl-est dans sa position externe, dans laquellé il repose sur la partie de la. came située entre les saillies 31 et 32.
En supposant que le véhicule est mis en marche avec le premier rapport de vitesse, c'est-à-dire lorsque la came m' est dans la position représentée à la fig. 16, la fermeture du contact d'allumage du moteur par le con ducteur, lors des opérations de mise en marche, provoque l'excitation du solénoïde r', lequel est sous la commande d'un relais (non représenté) comme dans l'exemple précédem ment décrit.
La came m' est alors déplacée par le solénoïde r' contre l'action du ressort q' à partir de sa position angulaire initiale jusqu'à une deuxième position angulaire, dans laquelle les poussoirs<I>c' et d'</I> sont ali gnés avec les espaces 33 interrompant les saillies 31 et 32 de la came.
Cette dernière est maintenue dans, cette position par J.'enga- gement d'une détente 15' avec un enfonce ment 16' complémentaire de la périphérie externe de l'arbre creux 22, cette- détente étant munie d'un levier 12' pivoté qui est sol licité par un ressort 35 et qui est mû par un autre solénoïde 4'.
On remarquera d'après le dessin que le mouvement angulaire décrit ci-dessus de la came in' n'a aucun effet sur les poussoirs ci et<B>dl.</B>
Lorsqu'il est nécessaire de passer du pre mier au deuxième rapport de vitesse du mé canisme épicyclique, la came 7n' est déplacée par la manette j' dans. la position axiale re présentée à la fig. 17. Si la vitesse du véhi cule dépasse alors une limite- déterminée à l'avance, le régulateur mentionné ci-dessus provoque l'excitation du solénoïde 41, sur quoi le levier 12' est déplacé pour dégager la dé tente<B>15'</B> de l'enfoncement 161 de l'arbre 22.
La came nz' est alors ramenée par le ressort q' dans sa position angulaire initiale.
Si l'on désire maintenant passer du deuxième au troisième rapport de vitesse du mécanisme épicyclique, la came m' est dé placée par la manette j' dans la position re présentée à la fig. 18, ce qui provoque le dé placement des poussoirs<I>c' et d'</I> dans leurs positions internes par ,les saillies--31 et 32 de la came.
La manette 3' étant maintenue dans la position correspondant au troisième rap- port de vitesse, ce rapport reste effectif aussi longtemps que la vitesse du véhicule dépasse ladite limite. Niais au cas.
où la vi- tesse@duvéhicule tomberait au-dessous de cette limite, le solénoïde r' commandé par le régu- lateur'serait de nouveau excité, ce qui provo querait le déplacement de la came ml contre l'action du ressort q' dans la deuxième posi tion angulaire mentionnée ci-dessus.
Pendant ce mouvement de la came, les poussoirs e' et d' peuvent se déplacer dans leurs positions externes grâce aux espaces 33, et peuvent ainsi ramener le rapport de vitesse du méca nisme épicyclique du troisième au second rap port.
Lorsque la vitesse du véhicule dépasse de nouveau ladite limite, la came m' est ra menée comme décrit ci-dessus à sa position angulaire initiale, en obligeant les poussoirs <I>c' et d'</I> à revenir à leurs positions internes, sous l'action des saillies 31 et 32, de façon à rétablir- ainsi le troisième rapport de vitesse du mécanisme épicyclique. S'il est nécessaire de passer du troisième au quatrième rapport de vitesse, la came m' est déplacée par la manette j' dans la posi tion axiale représentée à la fig. 19,
en per mettant au poussoir d' de se déplacer dans sa position externe. La manette j' étant main tenue dans la position correspondant au qua trième rapport de vitesse, il s'ensuit que ce rapport reste effectif aussi longtemps que la vitesse du véhicule dépasse la limite mention née ci-dessus. Mais dans le cas où la vitesse du véhicule tombe au-dessous de cette limite, la came m' est de nouveau déplacée comme décrit ci-dessus, dans sa deuxième position angulaire.
Pendant ce mouvement de la came, le poussoir c' peut se déplacer dans sa posi tion externe grâce à l'espace 33 de la saillie 32, et il provoque ainsi le retour du rapport de vitesse du mécanisme épicyclique du qua trième au deuxième rapport. Comme dans la forme d'exécution décrite précédemment, la manette y' peut être mise dans la position correspondant au troisième rapport du mécanisme épicyclique, si, comme c'est habituellement le cas, le deuxième rap- port de vitesse est employé pour la mise en mouvement du véhicule.
En ayant la manette dans cette position, le deuxième rapport de vi tesse est effectif lorsque le véhicule doit être mis, en marche et ce -second rapport persiste jusqu'à ce que la vitesse du véhicule dépasse une limite déterminée à l'avance, sur quoi le troisième rapport de vitesse sera mis automati quement en action.
Des modifications subsé quentes entre le troisième et le deuxième rap port de vitesse peuvent également être effec tuées automatiquement selon la vitesse du véhicule.
L'arbre intérieur la' présente, à son extré mité éloignée de la manette f, des rainures 36 circonférentielles, de manière à constituer un rochet .pouvant coopérer avec un cliquet <B>19'</B> sollicité par un ressort et pivoté à une extrémité d'un levier 20l. Ce levier 20' est actionnable par des mouvements de la pédale de l'accélérateur au delà de la position nor male d'ouverture complète ("full throttle" position).
Ce levier est disposé de telle sorte que le cliquet <B>191</B> peut servir à communiquer des mouvements. pas à pas à la came ml par l'intermédiaire de l'arbre hl en correspon dance avec les mouvements du levier, ces mouvements étant tels qu'une descente de n'importe quel rapport de vitesse à un rap port inférieur peut être effectuée par la pé dale de l'accélérateur.
Les poussoirs c1 et dl sont supportés de manière à pouvoir coulisser dans un carter b1 et font saillie à une extrémité de ce carter. Ce dernier renferme deux soupapes 37, solli citées par un ressort, qui sont actionnées par les. extrémités internes des poussoirs, et qui sont destinées à coopérer avec des sièges 38 dans le carter. Ce dernier est relié au méca nisme épicyclique à commander par des con duites el et f 1 et à un réservoir de liquide ou à une autre source de fluide 39 sous pres sion par une conduite 40.
Des mouvements vers l'intérieur des poussoirs cl et dl, qui sont de forme creuse, servent à soulever les soupapes 37 de leurs sièges 38. Dans cette position des soupapes 37, les conduites el et f1 communiquent avec la conduite 40.
Des mouvements de retour des poussoirs cl<I>et dl</I> permettent aux soupapes 37 de revenir sur leurs sièges, ainsi qu'aux extrémités internes des poussoirs de s'éloigner légèrement des soupapes: Dans ces conditions, la communica tion des conduites el et f 1 avec la conduite 40 est interrompue, et la communication entre les conduites el et f 1 et le ou les passages 41 d'échappement du fluide se trouvant dans le carter b1 est établie par l'intérieur creux des poussoirs el et dl,
ces derniers présentant près de leurs extrémités inférieures des ouver tures 42 latérales destinées à communiquer avec le ou lesdits passages lorsque les pous soirs sont dans leurs positions externes.
Dans le cas où le mécanisme à comman der comprend une unité épicyclique à deux rapports de vitesse, combinée avec une boîte d'engrenages supplémentaires à deux vi tesses, du type normal actionné par un levier à main, on peut prévoir que le mouvement de changement effectué à la main, utilisé pour passer à un rapport de vitesse inférieur, ou à partir d'un rapport de vitesse inférieur, de ladite unité normale de changement de vitesse,
effectue en même temps le mouve ment requis des soupapes pour accomplir le- changement corrélatif nécessaire dans l'unité épicyclique.
Egalement dans certains cas, on peut em ployer plusieurs cannes telles que celles dé crites ci-dessus pour commander les rapports de vitesse, et ceci plus particulièrement dans les cas où le mécanisme d'entraînement est prévu pour effectuer plus de quatre vitesses en marche avant.
Le dispositif décrit permet d'effectuer à la fois une commande manuelle et une com mande automatique des rapports de vitesse d'une manière très simple et très commode. Cependant, le dispositif n'est pas limité aux formes d'exécution décrites et de détails se- eondaires peuvent être modifiées pour se con former à différentes nécessités. Ainsi, lors que la commande du mécanisme à vitesse va riable est effectuée électriquement, la came peut actionner un ou plusieurs interrupteurs.
De plus, le dispositif décrit peut être appli- qué à des mécanismes à vitesse variable autres que ceux du type épicyclique.