Dispositif de transmission à distance. Parmi les dispositifs de transmission à distance, les dispositifs électriques et spécia lement ceux qui utilisent des impulsions de courant sont les plus sûrs.
La présente invention a pour objet un dispositif de transmission à distance au moyen d'impulsions de courant, dans lequel un axe de commande entraîne dans un sens de rotation l'un de deux mécanismes émet teurs d'impulsions et, dans l'autre sens, l'autre mécanisme émetteur d'impulsions, grâce à la combinaison d'un différentiel et de cliquets, les impulsions de chacun de ces deux mécanismes émetteurs agissant sur un dispositif à électro-aimant, et ces deux dispo sitifs à électro-aimant faisant tourner l'un dans un sens, l'autre dans l'autre, un arbre récepteur,
grâce à la combinaison d'un diffé rentiel et de cliquets.
La fig. 1 représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution pos sible de l'objet de l'invention. Il est admis que les indications à transmettre sont fonc- tim de la rptatio)n d'un axe; ainsi, la rotation de l'aiguille d'un instrument de mesure ou de la manette d'un transmetteur d'ordres, par exemple. Cette rotation est communiquée à l'arbre de commande 1, lequel, par l'intermé diaire des engrenages 2 et 3, fait tourner l'axe 4, qui porte le satellite 5 d'un différen tiel.
Ce satellite engrène avec les roues so laires 6 et 7. La roue 7 à son tour, par l'inter médiaire des roues 8, 9, 10 et 11, entraîne, d'une part, un cylindre 12 et, d'autre part, un ressort 13, lesquels constituent avec les bras de levier 14 et 15 un système d'échap pement. La roue 11 est montée folle sur l'axe 16 et entraîne une roue à rochet 17, en prise avec un cliquet fixe 18. L'arbre 16 est soli daire des leviers 14 et 15, d'une roue l'9 et d'une came double 20. La roue 19 entraîne par le pignon 21 un frein centrifuge 22, tel qu'on en trouve dans de nombreux méca nismes d'horlogerie. La came 20 laisse nor malement ouvert le contact de travail 23.
D'un autre côté, le satellite 5 engrène avec la roue solaire 6 qui commande, par l'intermédiaire des roues dentées 2'4, 25 et 26, d'une part, la rotation du cylindre 27, d'autre part, la tension du ressort 28. La roue 26 entraîne une roue à rochet 29, en prise avec. un cliquet fixe 30. Le ressort 28 entraîne les leviers 31 et 32, lesquels sont solidaires de l'arbre 33. L'arbre 33 est solidaire étalement de la roue 34 entraînant par le pignon 35 le frein centrifuge 36, et de la came 3<B>7</B>, qui, normalement, laisse ouvert le contact de tra vail 38.
L'ensemble du mécanisme qui vient d'être décrit constitue l'appareil émetteur.
Dans l'appareil récepteur, nous trouvons des électro-aimants 39 et 40 attirant des ar matures 41 et 42. Les axes de ces armatures portent, par l'intermédiaire de leviers 43 et 44, des cliquets 45 et 46 qui sont, dans la position représentée sur la figure, bloqués par des butées fixes 66 et 67. Ces cliquets engrè nent avec les roues à rochet 47 et 48 en prise avec les cliquets fixes 64 et 65. Les roues à rochet 47 et 48 sont. solidaires des roues ,so laires 49, respectivement 50. Les roues so laires engrènent avec un satellite 51, porté par un arbre 52, lequel est solidaire d'une roue 58 engrenant avec la roue 54, comman dant l'arbre récepteur 55.
Des connexions électriques appropriées réunissent le contact de travail 38 avec une source de courant 56 et l'électro-aimant 40, d'une part, et le contact de travail 23 avec une source de courant 56 et l'électro-aimant 39, d'autre part.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: Si l'axe de commande 1 tourne dans le sens de la flèche 57, par exemple, le satellite 5 tournera dans le sens de la flèche 58, mais ce mouvement ne saurait entraîner la roue solaire 6, celle-ci étant retenue, par l'inter médiaire des roues 24, 26 et 29, par le cliquet 30. Le satellite 5 roule donc sur la, roue so laire 6 et entraîne la. roue solaire 7. Cette dernière, à son tour, communique son mouve ment aux roues 8, 9, 10 et 11. La rotation de la roue 11 tend le ressort 13 et, à chaque demi-tour, le cylindre 12 laisse échapper l'un des leviers 14 et 145, qui sont entraînés par le ressort 13.
A chaque demi-tour du cylindre 12, l'arbre 16 exécute ainsi un demi-tour, pendant lequel la came double 20 actionne le contact de travail 23 qui se ferme un ins tant; la constance de la durée de fermeture du contact 23 est assurée par le frein centri fuge 22 faisant fonction de régulateur.
Ainsi, à chaque demi-tour de l'arbre 16, une impulsion de courant est envoyée à l'élec- tro-aimant 39.
De son côté, l'électro-aimant 39 attire, pendant la durée de l'impulsion, l'armature 41 qui, aussitôt après, revient en arrière sous l'action d'un ressort.
Quand l'armature est attirée, le cliquet 45 se débabe de la butée fixe 66 et avance d'une dent sur la roue à rochet 47; le mouvement de retour de l'armature 41 provoque la rota tion de la, roue à, rochet 47. La roue solaire 19, solidaire de la roue à rochet 47, tourne dans le sens de la flèche 59. Ceci tend à entraîner le satellite :51 et la roue solaire 50 dans le sens de la. flèche 60; mais la roue so laire 50 en est empêchée par le cliquet 65. Le satellite 51 roulera donc sur la roue so laire 5,0 et entraînera, par l'intermédiaire des roues 53 et 54, l'arbre récepteur 55 dans le sens de la flèche marquée du signe -.
Dans l'exemple choisi, l'arbre récepteur 55 com mande la rotation d'une minuterie à tam bours.
De façon tout à fait analogue, la rotation de l'axe de commande 1, dans le sens de la flèche 61, provoquerait la fermeture momen tanée du contact 38, l'envoi de courant dans l'électro-aimant 40 et la rotation de l'arbre récepteur 5,5 dans le sens -I-.
Il est évident que les organes représentés schématiquement pourrâient être remplacés par d'autres ayant la même fonction et le même effet. Ainsi, par exemple, les freins centrifuges ?? et 36 pourraient être rempla cés par des freins à palettes; au lieu d.'entraî- ner une minuterie à tambours, l'arbre récep teur 55 pourrait commander la rotation d'une aiguille, le déplacement d'un index, ou l'ap pareil récepteur d'un transmetteur d'ordres.
Les fig. 2 et 31 représentent deux va riantes possibles des connexions électriques de l'installation.
La fig. 2, en particulier, représente un circuit à trois fils, alimenté en courant alter natif. La fi,-. 3 est une autre variante ne né cessitant que deux conducteurs, grâce à l'em ploi de courant continu et de soupapes, telles que des redresseurs, ou des relais polarisés. Ainsi, la fermeture du contact 38- ne laisse passer le courant qu'à travers la soupape 62 pour actionner l'électro-aimant 40; de façon analogue, la fermeture du contact 2'3 pro voque l'excitation de l'électro-aimant 39, le courant ne pouvant passer que par la soupape 63. Bien entendu, un des .conducteurs pour rait être constitué par la terre.