Machine pour la fabrication d'agglomérés. Il existe quelques types de machines ca pables d'agglomérer des matières sèches sans adjonction de liants, tels que brais, gou drons, etc. Ces machines comportent en géné ral un piston de compression coulissant dans un cylindre de compression. Ce cylindre est prolongé par un canal ajouré et de longueur variable selon la matière à agglomérer. Les agglomérés formés successivement sont pous sés par le piston à travers ce canal, et subis sent dans celui-ci une compression complé mentaire pendant un certain temps. La lon gueur du canal est choisie de manière à maintenir cette compression complémentaire pendant un temps suffisant pour permettre l'échappement des fluides (air, gaz) que peu vent contenir les agglomérés.
Enfin, ces machines comportent un dispo sitif d'alimentation du cylindre de compres sion. Ce dispositif comprend, en général, un cylindre de précompression communiquant directement avec le cylindre de compression et alimenté par un dispositif transporteur. Le piston de ce cylindre de précompression vient, en fin de course, obturer l'orifice de charge du cylindre de compression et reste dans cette position pendant la course de com pression du piston de compression. Ces machines permettent d'agglomérer certains genres de produits - tels que sciure, tourbe, etc. - présentant à l'état naturel (non comprimés) une densité apparente rela tivement faible par rapport à la densité réelle de la matière.
Par contre, elles ne permettent pas d'agglomérer des produits - tels que des copeaux, déchets de papier, etc. - qui pré sentent, à l'état non comprimé, une densité apparente extrêmement faible en comparai son de la densité réelle de la matière.
La présente invention a pour objet une machine pour la fabrication d'agglomérés comportant un cylindre et un piston de com pression, un dispositif d'alimentation et un canal ajouré prolongeant ledit cylindre et dans lequel les agglomérés subissent une compression prolongée permettant l'échappe ment des fluides qu'ils contiennent. Cette machine tend à.
éliminer l'inconvé nient cité et se distingue des machines connues par le fait qu'au moins la partie médiane du cylindre de compression est constituée par des organes mobiles l'un par rapport à l'au tre et dont les déplacements sont commandés en synchronisme avec les déplacements du piston de compression, de manière à délimi ter, pendant le temps de charge, un espace plus grand qu'au cours de la phase de com pression par le piston.
Le dessin annexé montre, schématique ment et à titre d'exemple, une forme d'exé cution de la presse, objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en coupe axiale. La fig. 2 en est une vue en coupe par tielle suivant la ligne II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est un diagramme destiné à illustrer le synchronisme des mouvements exécutés par les divers organes de la presse.
La fig. 4 est une vue en plan de la presse, une partie du canal étant arrachée et cer taines parties étant vues en coupe.
La fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4.
Dans la forme d'exécution représentée, la presse comporte, comme d'autres presses de ce genre connues: Un bâti 1, dans lequel tourne un vilebre quin 2 actionné par un moteur non repré senté. Sur ce vilebrequin sont montées deux bielles 3 attaquant un axe 4. Cet axe cons titue l'articulation médiane d'une genouillère 5, 6, dont l'une, 7, des articulations extrê mes s'appuie sur une partie du bâti, tandis que l'autre, 9, est solidaire du piston de com pression 10. Ce dernier coulisse dans un cylindre de compression 11, alimenté en ma tière à comprimer par un dispositif de pré- compression. Ce dispositif comporte un cy lindre auxiliaire 12, communiquant avec le cylindre de compression par une ouverture latérale.
Un piston auxiliaire 13 coulisse dans le cylindre 12 qui est alimenté latéralement par un dispositif transporteur, constitué par une vis d'Archimède 33, dont l'une des extré mités plonge dans un réservoir 14 (fi-. 4), destiné à recevoir une réserve de produits à comprimer.
Enfin, le cylindre de compression 11 s'ouvre sur un canal ajouré 34, dans lequel les agglomérés, formés successivement, subis sent une compression complémentaire. La lon gueur de ce canal est choisie de manière que les agglomérés restent sous l'effet de cette compression complémentaire pendant un temps suffisant pour que les fluides (eau, gaz, air, ete.) restés emprisonnés dans ceux-ci, aient le temps de s'échapper.
Le cylindre de compression 11 est consti tué par plusieurs parties. Dans la forme d'exécution représentée (fig. 1 et 2), ce cy lindre comporte deux parties extrêmes 28 et 29 fixes, et une partie médiane constituée par deux coquilles<I>a</I> et<I>b</I> articulées sur un axe fixe c maintenu dans des logements (non représentés) pratiqués dans le bâti 1. Chaque coquille porte un levier de commande 15, sur lequel est articulée par l'une de ses extrémités une tige 16. Les autres extrémités de ces dernières sont articulées sur un axe 17 portant un galet 18. Ce dernier roule sur le profil d'une came 19 fixée sur un arbre à e mes 20 entraîné desmodromiquement par le vilebrequin 2 et tournant à. la, même vitesse angulaire que ce dernier.
L'axe 17 est soumis à l'action d'un ressort 21 tendant à mainte nir le galet 18 en prise avec le profil de la came 19.
L'arbre à cames 20 porte encore une came 22 pour la commande des déplacements du piston auxiliaire 13. Sur cette came 22 roule un galet 23 soumis à, l'action d'un res sort 24 et relié mécaniquement à. une bielle 25 articulée sur le piston 13.
La fi--. 3 illustre schématiquement la synchronisation des mouvements exécutés par les divers organes suivant la presse décrite: l.. du piston principal 10, 2. des coquilles<I>a</I> et<I>b,</I> 3. du piston auxiliaire 13.
Dans les diagrammes de cette figure, la. courbe A donne les positions du piston de compression reportées en ordonnées en fonc tion des angles de rotation du vilebrequin, reportés en abscisse. Au début et à la fin de la courbe A, le piston de compression se trouve, en fin de phase de compression, dans la, position représentée à la fig. 1.
La courbe B donne les positions angu laires relatives des coquilles<I>a</I> et<I>b -</I> repor tées en ordonnées - en fonction des posi tions angulaires du vilebrequin, reportées en abscisse.
La courbe C donne les positions du piston auxiliaire - reportées en ordonnées - en fonction des positions angulaires du vilebre quin, reportées en abscisse.
On voit que, lorsque le piston 10 est en fin de course de compression (ordonnée o), les coquilles sont écartées les unes des autres, de sorte que le cylindre de compression est largement ouvert et communique directement avec le cylindre auxiliaire dont le piston est situé en haut de sa course (position repré sentée au dessin). Pour cette position, la vis 33 alimente le cylindre auxiliaire en produits à comprimer. Toutefois, ceux-ci ne peuvent encore pénétrer dans le cylindre de compres sion 1l, le piston 10 obstruant ce dernier.
Le vilebrequin étant entraîné en rotation, le piston 10 recule et, à. partir de l'ordonnée 95 environ, libère progressivement l'ouver ture de charge du cylindre de compression. A ce moment, le piston auxiliaire commence sa course de compression. Ce piston est actionné par sa came 22 ou plus exactement par le ressort 24 qui tend à maintenir le galet 23 en contact avec le profil de ladite came.
Lorsque le piston de compression atteint l'ordonnée 150 environ, l'ouverture de charge est entièrement ouverte et les coquilles<I>a</I> et<I>b</I> sont encore dans leur position écartée (fig. 2). Par contre, le piston auxiliaire atteint l'extré mité de sa course de compression. Au cours de celle-ci, il a comprimé dans l'espace de charge, situé entre les coquilles ouvertes, tout le volume de matière que la vis 33 a. accu mulé dans le cylindre auxiliaire. Afin d'évi ter une fuite de la matière par le fond de l'espace de charge, les coquilles comportent chacune un prolongement d qui constitue le fond de cet espace.
Il est à remarquer que le volume de cet espace de charge est beau- 5o coup plus grand que celui du cylindre de compression puisque sa section transversale est plus grande que celle de ce dernier.
A partir de cette ordonnée 150 et jusqu'à l'ordonnée 210 environ, c'est-à-dire pendant la fin de course de recul et le début de la course de compression du piston 10, les deux coquilles se ferment, de manière à former le cylindre de compression en comprimant la matière refoulée entre elles par le piston auxiliaire 13. Ce dernier reste pendant ce temps en position de fin de course de com pression. La fermeture des coquilles est pro voquée par le ressort 21 qui tend à, mainte nir le galet 18 en contact avec la came 19.
A partir de cet instant, le piston 10 entrant en contact avec la matière précom- primée enfermée dans le cylindre dé com pression, comprime celle-ci en la refoulant dans le canal ajouré 34, contre la résistance qu'opposent à leur déplacement tous les agglomérés déjà refoulés dans ce dernier et que peut contenir celui-ci.
A partir de l'ordonnée 210 environ, le piston auxiliaire recule, actionné par sa came 22; et arrive en position haute à la hauteur de l'ordonnée 265 environ. A cet instant, le piston 10 obstruant ù nouveau entièrement l'ouverture de charge et la matière ne pou vant plus s'échapper par celle-ci, les coquilles a, b sont actionnées par leur came 19 et s'écartent l'une de l'autre. Elles sont entière ment ouvertes lorsque le piston atteint l'ex- trémité de sa course de compression, c'est- à-dire l'ordonnée 360.
A cet instant, tous les organes de la presse sont de nouveau dans la position qu'ils occupaient à la hauteur de l'ordonnée o.
Le cycle décrit ci-dessus se répète indéfi niment, et au cours de chaque cycle un com primé est refoulé dans le canal ajouré.
Les produits contenus dans le réservoir 14 sont donc comprimés une première fois par le piston auxiliaire, une seconde fois par la fermeture des coquilles, et enfin une troi sième fois par le piston principal, et ensuite les agglomérés subissent, pendant tout le temps de leur séjour dans le canal 34, une compression complémentaire. Dès lors, il est possible de fabriquer des briquettes dures, dont le volume est stable dans le temps - ce qui évite un effrittement et la désagrégation ultérieure des briquettes - avec des pro duits tels que des déchets de papier, des co peaux, etc., sans préparation préliminaire et sans adjonction d'un liant quelconque.
Ces compressions successives sont nécessaires vu le grand écart de volume occupé par de tels produits à l'état comprimé et non comprimé.
Le réservoir 14 est de type connu, il com porte un fond 26 fixe, en colimaçon, traversé en partie par la vis 33, et des parois latérales 27 rotatives.
On pourrait prévoir une partie médiane du cylindre de compression présentant plus de deux parties mobiles, l'une par rapport à l'autre, et ces parties pourraient exécuter un mouvement de translation en va-et-vient. On pourrait aussi prévoir un cylindre de com pression ne comportant pas de parties extrê mes figes. Dans ce cas, il est toutefois néces saire de guider le piston 10 par un guide placé entre l'articulation 9 et le cylindre 11.