Machine pour horlogers, permettant au moins le découpage des verres de montres, pendulettes ou analogues en matière plastique transparente. L'invention concerne une machine pour horlogers, permettant au moins le découpage des, verres de montres, pendulettes ou analo- gues, en matière plastique transparente, telle que le celluloïd, les acétates ou autres esters @cel1ul-osiques, certaines, résines artificielles, etc.
La ma,c:hi,ne .suivant l'invention est c.arac- téri,sée par un plateau tournant portant un d':spositif pour y fixer une feuille de matière transparente à découper, et par un. outil die découpage réglable radialement et déplaçable perpendiculairement par rapport audit pla- teau.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une forme de réalisation de l'invention. Fig. 1 en: est une vue en perspective génié- rale.
Fi-. 2 en eut une vue en plan avec coupe d''une matrice de bombage.
Fib. 3 et; 4 sont des coupes par les plans horizorntaux indiqués en III-III et IV-IV en fib. 1, Fig. 5 est une coupe de détail par l'axe de la vis décommande montrant un dispositif de rattrapage de jeu.
Fig. 6, est une vue partielle de côté de la machine équipée d'un dispositif pour le façonnage de verres non circulaires.
î à 11 sont des coupes s-ehématiques montrant les diverses étapes successives dés opérations ,de façonnage d'un verre non circu laire par le moyen -de la machine équipée comme indiqué en fig. 6.
La machine représentée en fiô. 1 à 5 se compose d'un bâti 1 pouvant se figer sur le bord d'un établi grâce à un sabot ,de serrage 2 commandé par une vis 3@ à la façon usuelle.
Le bâti 1 porte deux colliers. 4 dans: les- quels tourne un, arbre vertical 5 pouvant être manoeuvré par une manivelle à main 6 calée sur son extrémité inférieure.
L'arbre 5 porte à sa. partie supérieure un plateau circulaire 7 pourvu de deux lumières radiales 8 (fig. 21 et 3) traversées par des boulons, 9 recevant ,des écroue moletés de ser rage 10 (fig. 1) grâce auxquels ils. peuvent serrer contre le plateau 7 des pattes. de fixa tion 11.
Le bâti 1 porte encore latéralement une colonne verticale fixe 12 sur laquellle pivote un moyeu 113 portant latéralement -deux barres de guidage parallèles 14.
Cers dernières reçoi vent deux chariots 15 et 16 et. elle;, sont réunie: .à leurs extrémités libres par une bar rette 17.
Cette dernière .est traversée par une vis 18 portant deux filetages à pas fin dis pos,és en sens inverse l'un de l'autre, chacun se vissant dians un al.ésag@.e fileté, dé façon correspondante, des chariots respectifs 15 et 1,6.
La vis 18 se termine par un bouton de manoeuvre 19 portant un moyeu gradué 20 dont la graduation se déplace en face d'un repère 51 gravé sur la barrette 17. Le mon tage est tel que la vis 18 ne puisse se dépla- cer axialement de telle sorte que sa rotation entraîne -dies mouvements linéaires opposés des chariots 15 et 16.
Le mouvement angulaire du moyeu 13 autour de la colonne 12 est limité par un doigt 22, solidaire dudit moyeu, et un taquet 2-3 fixé, au bâti 1.
Le chariot 15 porte latéralement un alé- sage vertical à l'intérieur duquel peut se dé- pla,cer un outil 24. Ce dernier peut être abaissé, à l'encontre d'un ressort de rappel intérieur non visible en fig. 1, par un bou ton supérieur 25. Enfin, une vis latérale 26, se déplaçant dans une échancrure verticale de la masse du chariot 15, empêche l'outil 24 de tourner tout en le laissant libre d'obéir à la poussée exercée sur le bouton 25.
La position de l'alésage de guidage de l'outil 24 est telle que lorsque le doigt 22 est au con tact du taquet 23, la pointe de l'outil 24 se trouve sur le diamètre du plateau 7 paral lèle à la direction commune des tiges de gui dage 14 (fig. 3).
Les chariots 15 et 16 sont munis latéra lement de saillies 27 et 28 (fig. 3) dont l'en semble forme en quelque sorte les deux becs d'un pied à coulisse. Le chariot 15 porte en outre une réglette graduée 29 (fig. 4) qui coulisse contre la face inférieure du chariot 16 contre laquelle elle est retenue et .guidée par un goujon 30 coulissant dans une fenêtre allongée 31 prévue dans la réglette 29.
Enfin les chariots 15 et 16 se prolongent vers le haut pour venir porter respectivement un poinçon d'emboutissage 32 et une ma trice correspondante 33.
Le fonctionnement est le suivant: Pour monter un verre dans une lunette, on commence par disposer sur le plateau un morceau de feuille de matière plastique de dimensions suffisantes et on le serre en place par les pattes de fixation 11, plaquées par les écrous 10.
Grâce aux lumières 8, il est possible de rapprocher les pattes de fixation 11 à la demande, de manière à serrer le mor ceau à découper, mème s'il est de petites dimensions, par exemple un verre mal dé coupé. Pour faire cette opération commodé ment, on peut d'ailleurs écarter du plateau 7 tout l'ensemble des chariots 15 et 16 et des appareils accessoires en faisant tourner le moyeu 13 autour de la colonne 12 dans le sens indiqué par les flèches des fig. 1 et 2.
Ceci fait, on peut procéder de deux ma nières pour régler l'outil. Si l'on connaît le diamètre à découper, on peut man#uvrer le bouton 19 en surveillant la réglette graduée 29 jusqu'à ce que le bord interne du chariot 16 se trouve sur celle-ci è, la graduation cor respondant au diamètre désiré.
Si l'on ne connaît pas le diamètre à découper, on peut présenter au droit des saillies 27 et 28 la lunette dans laquelle le verre doit être monté et maneeuvrer ensuite le bouton 19 jusqu'à ce que lesdites saillies viennent juste au con tact de deux points opposés de la périphérie de la lunette à la façon des becs d'un pied à coulisse pour alésage intérieur.
On tient ensuite compte éventuellement du retrait en diamètre nécessité par le bom bage du verre, ce qui peut s'obtenir en écar tant les chariots 15 et 16 d'une quantité sup plémentaire déterminée, lue sur la réglette 29. Ceci fait, on ramène en place le doigt 22 contre le taquet 23, on fait tourner la manivelle 6 et l'on presse le bouton 25 de manière à faire pénétrer l'outil 24 dans la matière à découper. L'outil 24 étant biseauté, on obtient finalement un disque de diamètre correct, parfaitement biseauté sur son pour tour.
On place ce disque entre le poinçon 32 et la matrice 33 après avoir engagé la lu nette sur le poinçon et on rapproche ces deux organes par le bouton 19. Le verre se bombe alors et diminue de diamètre jusqu'à s'engager aisément dans la gorge de la lu nette. On manoeuvre alors le bouton 19 en sens inverse et le verre bombé se trouve ainsi instantanément posé sans colle ou autre ma tière.
Il va sans dire que les outils 32 et 33 peuvent varier suivant les cas.
Il est important que la vis 18 ait un jeu axial aussi faible que possible. On y parvient en prévoyant un dispositif de rattrapage de jeu tel que, par exemple, celui représenté schématiquement en fig. 5 et qui se compose d'une vis-butée 34 qui peut se bloquer en position de réglage à l'aide d'un contre- écrou 35.
Quand on désire façonner un verre non circulaire, on procède comme suit: On enlève les outils 32 et 33 et on les remplace par une plaque chauffante 36, ren fermant une résistance électrique entièrement fermée, et par un goujon 37 à extrémité ar rondie. La plaque chauffante 36 peut être de tout type approprié pourvu qu'elle pré sente sur sa face libre une surface lisse, par exemple chromée; on a représenté en 36a les fiches destinées à lui amener le courant au moyen de fils souples convenables.
Pour façonner un verre de montre à l'aide du dispositif ainsi réalisé, on commence par enlever le, mouvement de la montre de son boîtier 38 et on place ce dernier contre la plaque 36; on lui applique une feuille 39 de la matière dans laquelle le verre doit être découpé, puis on maintient le tout en place en rapprochant les deux chariots 15- et 16 par la manoeuvre de la vis 18 jusqu'à ce que le goujon 37 vienne porter contre la feuille 39 avec une pression suffisante (position de fig. 6). Les pièces se présentent alors comme indiqué en coupe schématique en fig. 2.
On laisse alors la plaque chauffante 36 (préalablement mise sous tension) échauffer le boîtier 38, lequel ,à son tour échauffe la feuille 39 qui se ramollit. On man#uvre à nouveau à ce moment le bouton 19 de ma nière à faire avancer le goujon 37 d'une quantité déterminée vers la plaque 36, quan tité qui dépend du degré de bombé qu'on désire donner au verre.
L'expérience montre d'ailleurs qu'avec un peu d'habitude cette manoeuvre n'offre aucune difficulté et on notera d'ailleurs que le degré de bombé dé pend uniquement de l'angle dont on a fait tourner le bouton de commande 19 de la vis 18 et non pas du degré de plasticité atteint par la feuille 39 et qui varie suivant la tem pérature, la nature et l'épaisseur de celle-ci. On arrive ainsi à la position -représentée schématiquement en fig. 8.
On déplace alors (à l'aide des bords de la feuille thermoplastique 39 encastrée dans le boîtier) le boîtier 38 sur la plaque chauffante 36 . de telle manière que le goujon 37 soit amené aussi près que possible du bord du boîtier (position de fig. 9) et l'on fait ensuite suivre audit goujon toute la longueur dudit bord. On comprend que, dans ces conditions, le verre se trouve bombé au rayon de cour bure du goujon et suivant un profil corres pondant exactement à celui de la fenêtre du boîtier.
On ramène éventuellement le goujon 37 au centre du verre (fig. 10) afin de donner à celui-ci un degré de bombé supplémen taire dans sa partie centrale, s'il y a lieu (ce qui s'exécute facilement par une manoeuvre ultérieure du bouton 19), puis on arrête le chauffage et on dégage le verre .et le boîtier.
Dès que le verre est sorti du boîtier, on procède aussitôt à son découpage à l'aide de ciseaux alors qu'il est encore chaud, afin d'éviter qu'il ne se cintre ou ne se gondole et ne devienne ensuite cassant en refroidis sant.
Le verre finalement obtenu ne nécessite plus qu'un très léger finissage .à la lime pour s'ajuster de façon parfaite au boîtier (fig.11).
En pratique, l'opération est très rapide et n'exige qu'un minimum d'habileté de la part de l'opérateur grâce au fait que la pro fondeur atteinte par le goujon 37 est déter minée par la manoeuvre du bouton 19 sans qu'on ait à tenir compte du degré de plasti cité de la matière. Il est facile de la déter miner à l'avance, suivant la dimension du boîtier et la, grosseur du goujon 37 qu'on devra utiliser et de faire correspondre à chaque grosseur de goujon un angle déter miné de manoeuvre du bouton 19 à partir du moment où le goujon est en contact avec la feuille plastique 39. Le travail devient ainsi très précis.
La même machine peut également servir pour enlever ou mettre en place les axes de balanciers et notamment ceux des Téveils. Dans ce but, les chariots 15 et 16 portent, suivant le même axe longitudinal, l'un une douille 40 (fig. 6), l'autre une pastille 41 pourvue en son centre d'un trou borgne. Le balancier dont on désire enlever l'axe est en gagé par une extrémité dans la douille 40, tandis que la pointe de l'extrémité opposée est logée dans le trou borgne de la pastille 41.
En manaeuvrant le bouton 19 de manière à rapprocher les chariots 15 et 16, on oblige l'axe du balancier à coulisser dans le corps retenu par la paroi d'entrée de la douille 40 dont le trou est prolongé à travers le cha riot de manière à déboucher sur la face op posée. On comprend qu'on peut, de façon analogue, engager ensuite à force en place un axe neuf ou remis à neuf dans le même corps, le tout sans risque d'efforts obliques susceptibles de fausser le balancier.