Accouplement entre un arbre entraîneur et un arbre entraîné, pour distributeur automatique. La présente invention concerne un accou- pleme@nt entre un arbre -entraîneur et un arbre entraîné, pour un distributeur automatique, constitué, d'une part, ,par un rochet solidaire de l'arbre entraîneur, d'autre part,
par un cliquet solidaire de l'arbre entraîné et destiné à s'engager avec le rochet lorsqu'il est libéré par l'introduction de la monnaie dans le dis tributeur.
De nombreux accouplements de ce genre sont déjà connus, dont une forme d'exécution typique est représentée à la fig. 1, une va riante améliorée à la fig. 2, tandis que la fig. 3 représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution possible de l'objet de la présente invention.
Dans le mécanisme connu illustré par la fig. l., l'arbre entraîneur 1 est supposé ac- tionné par une manivelle à main 2, mais pourrait Atre mis en rotation par tout autre moyen, ,,soié à la main, soit avec l'aide d'un moteur. Cet arbre entraîneur porte un rochet 3.
L'arbre 1 étant libre, le poids de la ma nivelle a pour effet de placer ce rochet dans la position de repos représentée par la figure, mais on pourrait naturellement imaginer un autre dispositif ayant le même effet. Un pla teau 4 est solidaire de l'arbre entraîné (non représenté), lequel actionne les organes de distribution. Ce -plateau porte un cliquet 5 pivotant en 6 et muni d'un doigt 7.
En posi tion de repos, le ressort 14 tend à appuyer l e doigt 7 du cliquet sur un -organe de rete- nue, en. l'occurrence un demi-cylindre pivo tant 8, analogue aux cylindres -d'échappe ment. Ce demi-cylindre, dans l'exemple re- présenté, est solidaire d'un fléau 9 muni d'un doigt 10 qui pénètre dans le canal à monnaie 11.
Le cliquet 5 est muni d'une goupille 12 qui coopère avec la rampe de dégagement 13, ainsi qu'on l'expliquera plus loin.
Le fonctionnement du dispositif. décrit est le suivant: Lorsque l'usager du distributeur insère une pièce de monnaie, celle-ci, en tombant dans le canal à monnaie 11, heurte le doigt 10 et fait basculer le- fléau 9; le demi-cylin- dre 8 pivote, ce qui libère le doigt 7. Sous l'action -du ressort 14, le cliquet 5 bascule et son arête vient :s'engager avec la nez :du ro chet 3.
L'arbre entraîné est alors accouplé à l'arbre entraîneur et -en tournant la manivelle dans le sens indiqué par la flèche F, l'usager actionnera le mécanisme -de distribution. Peu avant d'avoir effectvÉ un tour complet, la goupille 12 passe sur la rampe de dégage ment 13 et le cliquet 5 se dégage du rochet 3;
son doigt 7 vient alors reposer à nouveau sur le :demi-cylindre 8 revenu entre-temps dans sa position primitive, et l'ensemble se retrouve dans la position de repos représentée par le dessin. Dans cette position de repos, l'arbre 1 est libre et- la rotation de la mani velle n'a,
aucun effet sur le mécanisme de distribution. Ce dispositif présente un inconvénient rédhibitoire: Si pour une raison ou pour une autre, l'arête du cliquet 5 se trouve si peu que ce soit en arrière du nez du rochet 3 (par rapport au sens de rotation), le cliquet ne s'engagera pas avec le rochet lors de sa 11bPratlon par le passage de la monnaie.
Le premier tour,de. manivelle n'aura aucun effet, et bien qu'ayant inséré la monnaie, l'usager ne recevra pas sa marchandise; il pourra croire. que l'appareil ne fonctionne pas, alors qu'un second tour de manivelle lui eût donné son dû.
De nombreux dispositifs ont été proposés pour remédier à cet înconvénient: un de ceux- ci utilise par exemple deux cliquets et assure la distribution à chaque tour de manivelle, car le fonctionnement du mécanisme a lieu sur un .demi-tour seulement de l'arbre en traîné.
Mai-- ce dispositif aboutit à une cons- truction assez compliquée.
Une des solutions connues les plus simples est illustrée par la fig. 2. Dans ce dispositif, un galet 1-5 porté par un levier à ressort 16 suit le pourtour du plateau de l'arbre entraîné qui comporte une encoche 17.
Au bout d'un tour de manivelle, le levier à ressort et son galet coopèrent de telle façon avec l'encoche du plateau que le plateau tourne encore d'une fraction de tour, en sorte que l'arête du cli- quet se trouve, en position d e repos, un peu en avant du nez du rochet.
Ainsi, lorsque le cliquet sera à nouveau libéré par le passage de la monnaie, il s'engagera immédiatement <B>,</B> a vec le rochet, et le fonctionnement du, mé- canisme de distribution sera assuré dès le premier tour de manivelle.
Les deux dispositifs décrits. précédem ment, ou autres analogues, mais particulière- ment celui décrit en premier lieu, présentent un sérieux inconvénient., inhérent à leur prin cipe même. Pour transmettre l'effort de l'ar bre entraîneur à l'arbre entraîné, le nez du rochet exerce sur l'arête du cliquet une cer- kine pression.
La séparation du cliquet et du rochet en fin de course ne se fera donc pas sans effort; elle devra être très progres- ,sive si l'on ne veut pas fatiguer exagérément des pièces relativement délicates, telles que <B>le</B> cliquet. La progressivité -de la séparation sera déterminée par le dessin de la rampe de dégagement 13.
La présente invention échappe aux incon vénients ci-dessus, l'expérience ayant montré qu'un ydispositif analob ie à celui représenté par la fig. 2 peut fonctionner parfaitement bien .sans rampe de dégagement, le cliquet étant dégagé du rochet simplement lorsque son doigt vient buter sur le demi-cylindre de retenue,
ceci à la condition qu'un dispositif qui peut être le levier à ressort, coopérant avec le contour du plateau porte-cliquet qui agit à la manière d'une came, imprime en fin de course à l'arbre entraîné une vitesse plus grande que celle de l'arbre entraîneur.
Si cette condition est réalisée, l'arête du cliquet décollera en fin de course du nez du rochet; ce dernier n'exerçant plus de pression sur le cliquet, le dégagement du cliquet se fera sans heurt lorsque ,son doigt viendra buter sur le demi-cylindre. Ensuite, le galet du levier à ressort tombant au fond de l'en coche stoppera la rotation du plateau. Une forme d'exécution possible d'un 'tel méca nisme est représentée, à titre d'exemple, à la fig. 3.
Si l'arbre entraîneur est. actionné par un moteur, sa vitesse angulaire est facilement déterminable. Si l'arbre -entraîneur est ac tionné à la main, comme le représente ladite figure, la vitesse angulaire de l'arbre entraî neur dépendra de la personne de r l'usager, mais ne saurait dépasser certaines limites dé- terminables par l'expérience.
Il sera dans tous les cas possible de donner au plateau en fin de course une vitesâe angulaire supérieure à celle de l'arbre entraîneur, cette vitesse dé pendant de la pression du galet sur le pour tour du plateau -et du tracé 18 de ce pour tour.
On remarquera que l'énergie dépensée en fin de course pour faire tourner le plateau sans. l'aide de l'arbre entraîneur a été fournie par cet arbre. entraîneur au début de la rota- lion et emmagasinée par le ressort du levier. Il serait loisible d'imaginer un autre dispo sitif d'accumulation d'énergie ou de faire appel à une source d'énergie spéciale.